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Syrie

Da’ech perd Deir Ezzor et bat en retraite face aux forces démocratiques syriennes

Lu dans La Référence du 15 janvier 2019 (extrait) :

Le matin du 4 janvier 2019, les Forces démocratiques syriennes kurdes (Qasd) ont pris le contrôle de la ville d’Al-Bou Hassan et du secteur d’Al-Kashmeh à Al-Shifa, dans la banlieue Est de Deir Ezzor, après des combats sanglants avec l’organisation terroriste Da’ech selon l’agence de presse nationale syrienne «SANA».

Qasd a pris le contrôle de la région après de violents combats avec des éléments du Daech, qui ont provoqué la fuite de milliers d’habitants de la région.

Qasd a pris également le contrôle de la ville d’Al-Boukhater, mercredi 2 janvier 2019, une semaine après avoir pris le contrôle total de la ville de Hajin, l’une des principales places fortes de Daech.

La situation actuelle sur le terrain témoigne de l’avancée des forces démocratiques syriennes qui contrôlent désormais plusieurs régions de Deir Ezzor, à l’exception d’Al-Sousse, Al-Shafa et Al-Bagouz, ainsi que certaines régions de la Badia, où il n’y a pas d’habitants. Lire la suite.

Les islamistes attaquent Alep au gaz dans l’indifférence des médias français

Une femme syrienne soignée dans un hôpital à Alep, le 24 novembre 2018.

Lu sur RT :

La diplomatie syrienne, qui accuse des groupes rebelles et djihadistes d’avoir utilisé du gaz dans une attaque de roquettes contre Alep survenue le 24 novembre, a pointé du doigt le rôle des Etats étrangers dans l’obtention d’armes chimiques par des organisations terroristes. (…) La veille, en fin de soirée, citant des sources médicales, l’agence de presse syrienne Sana avait fait savoir que l’attaque ayant visé Alep avait provoqué au moins 100 cas de suffocation parmi les civils. De son côté, le directeur des services de santé d’Alep, Ziad Hajj Taha, avait évoqué une probable attaque au gaz de chlore toxique, sur la base des symptômes présentés par les blessés.

Des experts russes ont utilisé des «analyseurs de gaz» pour confirmer la contamination chimique des zones touchées, selon un porte-parole des troupes de protection radio, chimique et biologique des Forces armées russes (NBC). Des échantillons de terre, ainsi que des fragments de bâtiments et de munitions, ont été récupérés afin d’établir la composition de la substance toxique utilisée par les combattants lors de l’attaque. 

Riposte russe :

Le ministère russe de la Défense a annoncé ce 25 novembre que l’armée russe avait mené des frappes aériennes en Syrie contre plusieurs positions de «groupes rebelles et djihadistes». Moscou accuse ces groupes d’avoir utilisé des armes chimiques lors de l‘attaque du 24 novembre dans le nord-ouest d’Alep, zone contrôlée par les forces gouvernementales.

«Toutes les cibles ont été détruites», a précisé le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konachenkov, qui a indiqué que l’armée russe avait visé des «groupes terroristes» se trouvant dans la zone tampon d’Idleb, contrôlée par le groupe djihadiste Hayat Tahrir al-Sham. Ces derniers ont tiré sur un quartier d’Alep à l’aide de lance-grenades des «explosifs contenant apparemment du chlore», a poursuivi Igor Konachenkov, citant une source militaire russe sur place.

Comprendre la bataille d’Ildeb (Syrie), bastion d’Al Qaida, avec Alexandre del Valle

Entretien du 4/9/2018 avec Alexandre del Valle, géopolitologue, spécialiste du terrorisme. Invité à commenter la situation syrienne, Alexandre del Valle, regrette notamment qu’on «continue nos relents de guerre froide» et aimerait voir s’unir les «démocrates comme les pas démocrates» contre «l’ennemi commun, l’ennemi du genre humain qui est l’ennemi djihadiste». Il donne son analyse géopolitique, notamment sur le rôle de la Turquie dans la région.

La propagande des islamistes ‘Casques Blancs’, relayée par Emmanuel Macron.

Richard Labévière directeur de L’Observatoire du Proche et Moyen-Orient était l’invité de Russia Today pour commenter la séquence des frappes americana-françaises, basée sur les images tournées par les « Casques Blancs » financés par le MI5 dont les talents de metteurs en scène ont beaucoup émus les rédactions occidentales et orientales lors de la bataille d’Alep. 

 L’Observatoire co dirigé par Labévière a révélé  un télégramme diplomatique  britannique de Benjamin Norman – « Syrieleaks » – que prochetmoyen-orient.ch a révélé depuis Munich le 17 février (numéros 166 et 167), le « Petit Groupe sur la Syrie » – Etats-Unis, Grande Bretagne, France, Arabie saoudite et Jordanie – a recentré la « stratégie occidentale » en Syrie selon trois priorités : 1) endiguer l’influence iranienne en militarisant durablement l’Est de la Syrie ; 2) faire échouer le plan de paix russe ; 3) enfin, poursuivre une guerre de basse intensité afin de diviser la Syrie pour aboutir à une partition territoriale et politique. (…)

Les commentaires en conclusion de ce Télégramme Diplomatique sont fort éloquents en ce qui concerne l’avenir de la stratégie occidentale en Syrie. Les trois conclusions essentielles soulignent « une vraie réaffirmation du leadership des Etats-Unis dans les coulisses… ». La deuxième perspective consiste à « maintenir la pression sur la Russie, même si celle-ci ne parvient pas à convaincre Moscou de lâcher le régime comme nous l’espérions ». Sur ce plan, « nous devons continuer – ce que nous faisons déjà – à dénoncer l’horrible situation humanitaire ainsi que la complicité russe dans la campagne de bombardements de cibles civiles ». Enfin, conclut l’auteur du TD, « les Américains m’ont dit combien ils avaient apprécié notre contribution et notre soutien ces derniers mois alors qu’ils étaient en train de finaliser leur stratégie ». Lire le compte rendu complet dans ProcheMoyen-Orient.ch.

Syrie : Informations biaisiées autour de La Ghouta

Présentation de Bassam Tahhan sur Wikipédia (extrait) : En 1994, il devient titulaire de la chaire supérieure d’arabe créée pour la première fois en France. En vingt ans d’enseignement au lycée Louis-Le-Grand, le nombre d’élèves de CPGE du Maghreb et du Machrek a quadruplé.(…) Il a par ailleurs enseigné à l’École de Guerre (Collège interarmées de Défense) pendant deux ans (2004-2005) en tant que  directeur du séminaire de la géopolitique de l’Islam dans le monde. (…) Bassam Tahhan fut le premier maître de conférences d’arabe à l’École polytechnique, en 1986.

Syrie : le délégué qui négocie avec Damas sur Ghouta est un djihadiste membre du comité saoudo-occidental

Lu sur France 24 :

« La barbe noire bien taillée, et costume-cravate inhabituel pour un islamiste convaincu, Mohammad Allouche avait la tâche de conduire la délégation rebelle syrienne, qui a négocié pour la première fois – du moins publiquement et officiellement – avec le régime de Damas, du 23 au 24 janvier à Astana.

Le chef du bureau politique du groupe rebelle Jaïch al-Islam (l’Armée de l’Islam), fréquemment qualifié de terroriste par l’émissaire de Damas, l’ambassadeur Bachar Jaafari, est apparu tantôt souriant, tantôt grave, dans les travées de l’hôtel Rixos d’Astana, théâtre de la conférence qui s’est conclue mardi 24 janvier.

Un islamiste formé à l’école wahhabite

Ancien étudiant en jurisprudence islamique en Arabie saoudite, le royaume wahhabite qui prône la pratique et la propagation d’un islam rigoriste, Mohammad Allouche n’est autre que le cousin de l’ancien leader de Jaïch al-Islam Zahran Allouche. Celui-ci a été tué dans un raid aérien de l’armée syrienne, le 25 décembre 2015.

Membre du Haut Comité des négociations (HCN) de l’opposition, l’instance qui représente les principaux groupes politiques et armés de l’opposition syrienne, mise sur pied fin 2015 avec l’appui de l’Arabie saoudite et des Occidentaux, Mohammad Allouche représente surtout l’un des plus importants groupes rebelles syriens.

Très actif dans les zones rurales de la région de Damas, notamment dans la Ghouta orientale (banlieue est de la capitale), Jaïch al-Islam serait constitué de 15 000 à 20 000 combattants islamistes, selon des services de renseignement occidentaux. Lire la suite sur France 24

Jaish Al Islam place des civils dans des cages pour en faire des boucliers humains informe l’AFP. Rappelons que la France a soutenu le Haut Comité des Négociations (HCN), aussi appelée Plateforme de Riyad, lors des négociations de Genève I et II. Relire notre interview avec la syrienne Randa Kassis de l’opposition laïque.

Les chars allemands Leopard engagés dans le djihad turc contre les kurdes à Afrin

Hormis RFI, les médias français ne parlent pas de ce qui embarrasse au plus haut point la chancellerie allemande, suscitant l’annonce du gel des futurs exportations d’armes par le ministre des Affaires étrangères, Sigmar Gabriel.

Nombre des 350 chars Leopard modernisés livrés à la Turquie au milieu des années 2000, alors même que l’islamiste Erdogan était déjà au pouvoir (Premier ministre dès 2003), sont entrés en Syrie comme l’ont montré plusieurs vidéos des combats. Hors cette incursion agressive sur le territoire syrien est destinée à combattre les forces kurdes des YPG et FDS, occupées jusqu’alors à la lutte contre l’EI. La dimension djihadiste de cette attaque est claire : Erdogan a demandé aux responsables des mosquées de prier pour ses soldats, soldats turcs qui scandent des « takbir » , cri éructé avant chaque djihad depuis l’époque classique de l’islam. Aussi, les supplétifs des turcs sont les islamistes locaux de l’ASL qui ne cachent pas leur satisfaction de pouvoir ainsi combattre les « mécréants » kurdes non musulmans comme nous l’avons vu cette semaine. 

Syrie : les soldats turcs scandent le « takbir » , cri précédant le jihâd

Lu sur RFI du 29 janvier 2018 (extrait) :

Les soldats turcs sont appuyés dans leur offensive par l’Armée syrienne libre (ASL), des rebelles opposés au régime de Bachar el-Assad et entraînés par les forces spéciales turques. Abdulaziz Faraj, treillis beige et barbe bien taillée, est l’un d’eux. Il n’hésite pas à prendre la pose pour les photographes, sur un char.

Et il ne tarit pas d’éloges au sujet des Turcs : « Nous sommes de la même nation, de la même armée et nous sommes tous musulmans. Dieu merci. Nous sommes frères de religion, l’islam, et nous partageons la même terre, grâce à Dieu. Les Kurdes des YPG et du PKK sont des mécréants, des infidèles, des traitres. Si Dieu le veut, le bien va l’emporter et nous vaincrons ! »

Syrie: l’hôpital des « casques blancs » était un atelier de confection d’armes

Le Club de la presse suisse a organisé un colloque sur la guerre d’Alep, en donnant la parole à des reporters de guerre ayant réalisé des reportages accablants pour l’organisation  Casques Blancs (financée par le Qatar, les Etats-Unis et le RU et l’Union Européenne) qui opérait exclusivement dans la partie Est d’Alep aux mains des djihadistes. L’ « hôpital » de l' »ONG » bombardé par la Syrie, évènement couvert par les médias français reprenant la version des rebelles…s’avère être un centre de fabrication d’armes. Preuves en images :

Les Décodeurs du Monde confondent l’ASL soutenu par l’Occident avec l’Etat Islamique

Les « Décodeurs » du journal Le Monde tentent de rétablir la vérité des faits sur une vidéo partagée par Donald Trump, montrant un islamiste brisant une statue de la Sainte Vierge Marie en croyant savoir que le barbu ne peut être qu’un extrémiste de Daesh. Sauf que, Frédéric Pichon, spécialiste de la Syrie et auteur de plusieurs ouvrages sur le sujet, informe que : « le briseur de statue d’une des vidéos n’est autre qu’Omar Gharba, un commandant de l’Armée Syrienne Libre…soutenue par Washington depuis 5 ans. »

Il ne s’agit donc en rien d’une action de propagande de l’Etat Islamique comme l’écrivent Les Décodeurs (voir capture d’écran).

Le Monde ayant tenté de faire croire ces cinq dernières années que l’ASL était composé de combattants de la démocratie, afin de faire passer la pilule de l’aide américano-française, ne peut se résoudre à voir sa « rébellion modérée » agir en djihadiste. En effet, dans un article d’août 2014 sur les livraisons d’armes par la France à l’ASL, celle-ci était présentée comme la « branche modérée de l’insurrection anti-Assad » (lire l’article). 

En juillet 2017, Le Monde présentait la fin du programme d’aide à l’ASL par la CIA de manière très orientée, en ne donnant la parole qu’aux représentants de cette organisation, avec un intertitre sur les « contradictions de Washington » instillant l’idée que la fin de ce support aux « modérés » allait freiner la destruction de l’Etat Islamique. Cette excellente décision fut prise à l’initiative de Donald Trump, donc ne pouvait être applaudie par la rédaction militante. Quatre mois plus tard, sans l’aide de ce groupe, l’Etat islamique est tombé grâce aux Russes, Iraniens et Kurdes.

De notre côté, à l’Observatoire de l’islamisation, nous avions très tôt dénoncé la coloration islamiste de cette armée salafisto-occidentale. (lire cet article par exemple).

Observatoire de l’islamisation, 30 novembre 2017.

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