Observatoire de l'islamisation : la plus grande base de données francophone sur l'islamisme

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Syrie

La propagande des islamistes ‘Casques Blancs’, relayée par Emmanuel Macron.

Richard Labévière directeur de L’Observatoire du Proche et Moyen-Orient était l’invité de Russia Today pour commenter la séquence des frappes americana-françaises, basée sur les images tournées par les « Casques Blancs » financés par le MI5 dont les talents de metteurs en scène ont beaucoup émus les rédactions occidentales et orientales lors de la bataille d’Alep. 

 L’Observatoire co dirigé par Labévière a révélé  un télégramme diplomatique  britannique de Benjamin Norman – « Syrieleaks » – que prochetmoyen-orient.ch a révélé depuis Munich le 17 février (numéros 166 et 167), le « Petit Groupe sur la Syrie » – Etats-Unis, Grande Bretagne, France, Arabie saoudite et Jordanie – a recentré la « stratégie occidentale » en Syrie selon trois priorités : 1) endiguer l’influence iranienne en militarisant durablement l’Est de la Syrie ; 2) faire échouer le plan de paix russe ; 3) enfin, poursuivre une guerre de basse intensité afin de diviser la Syrie pour aboutir à une partition territoriale et politique. (…)

Les commentaires en conclusion de ce Télégramme Diplomatique sont fort éloquents en ce qui concerne l’avenir de la stratégie occidentale en Syrie. Les trois conclusions essentielles soulignent « une vraie réaffirmation du leadership des Etats-Unis dans les coulisses… ». La deuxième perspective consiste à « maintenir la pression sur la Russie, même si celle-ci ne parvient pas à convaincre Moscou de lâcher le régime comme nous l’espérions ». Sur ce plan, « nous devons continuer – ce que nous faisons déjà – à dénoncer l’horrible situation humanitaire ainsi que la complicité russe dans la campagne de bombardements de cibles civiles ». Enfin, conclut l’auteur du TD, « les Américains m’ont dit combien ils avaient apprécié notre contribution et notre soutien ces derniers mois alors qu’ils étaient en train de finaliser leur stratégie ». Lire le compte rendu complet dans ProcheMoyen-Orient.ch.

Syrie : Informations biaisiées autour de La Ghouta

Présentation de Bassam Tahhan sur Wikipédia (extrait) : En 1994, il devient titulaire de la chaire supérieure d’arabe créée pour la première fois en France. En vingt ans d’enseignement au lycée Louis-Le-Grand, le nombre d’élèves de CPGE du Maghreb et du Machrek a quadruplé.(…) Il a par ailleurs enseigné à l’École de Guerre (Collège interarmées de Défense) pendant deux ans (2004-2005) en tant que  directeur du séminaire de la géopolitique de l’Islam dans le monde. (…) Bassam Tahhan fut le premier maître de conférences d’arabe à l’École polytechnique, en 1986.

Syrie : le délégué qui négocie avec Damas sur Ghouta est un djihadiste membre du comité saoudo-occidental

Lu sur France 24 :

« La barbe noire bien taillée, et costume-cravate inhabituel pour un islamiste convaincu, Mohammad Allouche avait la tâche de conduire la délégation rebelle syrienne, qui a négocié pour la première fois – du moins publiquement et officiellement – avec le régime de Damas, du 23 au 24 janvier à Astana.

Le chef du bureau politique du groupe rebelle Jaïch al-Islam (l’Armée de l’Islam), fréquemment qualifié de terroriste par l’émissaire de Damas, l’ambassadeur Bachar Jaafari, est apparu tantôt souriant, tantôt grave, dans les travées de l’hôtel Rixos d’Astana, théâtre de la conférence qui s’est conclue mardi 24 janvier.

Un islamiste formé à l’école wahhabite

Ancien étudiant en jurisprudence islamique en Arabie saoudite, le royaume wahhabite qui prône la pratique et la propagation d’un islam rigoriste, Mohammad Allouche n’est autre que le cousin de l’ancien leader de Jaïch al-Islam Zahran Allouche. Celui-ci a été tué dans un raid aérien de l’armée syrienne, le 25 décembre 2015.

Membre du Haut Comité des négociations (HCN) de l’opposition, l’instance qui représente les principaux groupes politiques et armés de l’opposition syrienne, mise sur pied fin 2015 avec l’appui de l’Arabie saoudite et des Occidentaux, Mohammad Allouche représente surtout l’un des plus importants groupes rebelles syriens.

Très actif dans les zones rurales de la région de Damas, notamment dans la Ghouta orientale (banlieue est de la capitale), Jaïch al-Islam serait constitué de 15 000 à 20 000 combattants islamistes, selon des services de renseignement occidentaux. Lire la suite sur France 24

Jaish Al Islam place des civils dans des cages pour en faire des boucliers humains informe l’AFP. Rappelons que la France a soutenu le Haut Comité des Négociations (HCN), aussi appelée Plateforme de Riyad, lors des négociations de Genève I et II. Relire notre interview avec la syrienne Randa Kassis de l’opposition laïque.

Les chars allemands Leopard engagés dans le djihad turc contre les kurdes à Afrin

Hormis RFI, les médias français ne parlent pas de ce qui embarrasse au plus haut point la chancellerie allemande, suscitant l’annonce du gel des futurs exportations d’armes par le ministre des Affaires étrangères, Sigmar Gabriel.

Nombre des 350 chars Leopard modernisés livrés à la Turquie au milieu des années 2000, alors même que l’islamiste Erdogan était déjà au pouvoir (Premier ministre dès 2003), sont entrés en Syrie comme l’ont montré plusieurs vidéos des combats. Hors cette incursion agressive sur le territoire syrien est destinée à combattre les forces kurdes des YPG et FDS, occupées jusqu’alors à la lutte contre l’EI. La dimension djihadiste de cette attaque est claire : Erdogan a demandé aux responsables des mosquées de prier pour ses soldats, soldats turcs qui scandent des « takbir » , cri éructé avant chaque djihad depuis l’époque classique de l’islam. Aussi, les supplétifs des turcs sont les islamistes locaux de l’ASL qui ne cachent pas leur satisfaction de pouvoir ainsi combattre les « mécréants » kurdes non musulmans comme nous l’avons vu cette semaine. 

Syrie : les soldats turcs scandent le « takbir » , cri précédant le jihâd

Lu sur RFI du 29 janvier 2018 (extrait) :

Les soldats turcs sont appuyés dans leur offensive par l’Armée syrienne libre (ASL), des rebelles opposés au régime de Bachar el-Assad et entraînés par les forces spéciales turques. Abdulaziz Faraj, treillis beige et barbe bien taillée, est l’un d’eux. Il n’hésite pas à prendre la pose pour les photographes, sur un char.

Et il ne tarit pas d’éloges au sujet des Turcs : « Nous sommes de la même nation, de la même armée et nous sommes tous musulmans. Dieu merci. Nous sommes frères de religion, l’islam, et nous partageons la même terre, grâce à Dieu. Les Kurdes des YPG et du PKK sont des mécréants, des infidèles, des traitres. Si Dieu le veut, le bien va l’emporter et nous vaincrons ! »

Syrie: l’hôpital des « casques blancs » était un atelier de confection d’armes

Le Club de la presse suisse a organisé un colloque sur la guerre d’Alep, en donnant la parole à des reporters de guerre ayant réalisé des reportages accablants pour l’organisation  Casques Blancs (financée par le Qatar, les Etats-Unis et le RU et l’Union Européenne) qui opérait exclusivement dans la partie Est d’Alep aux mains des djihadistes. L’ « hôpital » de l' »ONG » bombardé par la Syrie, évènement couvert par les médias français reprenant la version des rebelles…s’avère être un centre de fabrication d’armes. Preuves en images :

Les Décodeurs du Monde confondent l’ASL soutenu par l’Occident avec l’Etat Islamique

Les « Décodeurs » du journal Le Monde tentent de rétablir la vérité des faits sur une vidéo partagée par Donald Trump, montrant un islamiste brisant une statue de la Sainte Vierge Marie en croyant savoir que le barbu ne peut être qu’un extrémiste de Daesh. Sauf que, Frédéric Pichon, spécialiste de la Syrie et auteur de plusieurs ouvrages sur le sujet, informe que : « le briseur de statue d’une des vidéos n’est autre qu’Omar Gharba, un commandant de l’Armée Syrienne Libre…soutenue par Washington depuis 5 ans. »

Il ne s’agit donc en rien d’une action de propagande de l’Etat Islamique comme l’écrivent Les Décodeurs (voir capture d’écran).

Le Monde ayant tenté de faire croire ces cinq dernières années que l’ASL était composé de combattants de la démocratie, afin de faire passer la pilule de l’aide américano-française, ne peut se résoudre à voir sa « rébellion modérée » agir en djihadiste. En effet, dans un article d’août 2014 sur les livraisons d’armes par la France à l’ASL, celle-ci était présentée comme la « branche modérée de l’insurrection anti-Assad » (lire l’article). 

En juillet 2017, Le Monde présentait la fin du programme d’aide à l’ASL par la CIA de manière très orientée, en ne donnant la parole qu’aux représentants de cette organisation, avec un intertitre sur les « contradictions de Washington » instillant l’idée que la fin de ce support aux « modérés » allait freiner la destruction de l’Etat Islamique. Cette excellente décision fut prise à l’initiative de Donald Trump, donc ne pouvait être applaudie par la rédaction militante. Quatre mois plus tard, sans l’aide de ce groupe, l’Etat islamique est tombé grâce aux Russes, Iraniens et Kurdes.

De notre côté, à l’Observatoire de l’islamisation, nous avions très tôt dénoncé la coloration islamiste de cette armée salafisto-occidentale. (lire cet article par exemple).

Observatoire de l’islamisation, 30 novembre 2017.

Revue de presse syrienne du 14 octobre 2017

Agence SANA Damas /  Le journal Tichrine, seul paru ce matin à Damas, consacre ses manchettes à nombre de sujets d’actualité, titrant :

L’armée arabe syrienne s’empare du village de Hattela et de deux quartiers à Mayadine et bloque les lignes de ravitaillement des terroristes de «Daech » à Deir Ezzor.

-Daraa/ Dans une nouvelle violation de l’accord sur la zone de désescalade, les groupes armés ont attaqué aux roquettes le quartier de Kachef dans la ville de Daraa, y faisant 3 martyrs et 4 blessés.Lire

-L’état-major russe : Destruction de 993 cibles des terroristes de “Daech” en Syrie.

Les parties concernées récupèrent le pilote Mohammad Soufane dont l’avion s’est écrasé en Turquie.

-Sabbagh, lors de sa rencontre avec Volodine : Interdiction de l’intervention dans les affaires souveraines des pays. Lire

-Terjeman, lors de sa rencontre à Damas avec une délégation médiatique : Importance de la coopération syro-iranienne dans le domaine médiatique.

-Qadiri examine avec une délégation des organisations non gouvernementales européennes la coopération bilatérale.

Les anciens alliés Ahrar Al Cham et Al Qaida dans une lutte à mort pour Ildib

Ahrar Al Cham vient de perdre le contrôle d’Ildib en Syrie

Par Georges Malbrunot
Mis à jour le 26/07/2017 à 19h16

Après des mois de combats fratricides, la branche syrienne d’al-Qaida a pris le contrôle de la ville d’Idlib, dans le nord-ouest du pays, ainsi que de nombreux villages de la province éponyme, le long de la Turquie. Le 23 juillet, Tahrir el-Cham, une coalition de groupes armés dominée par l’ex-branche locale d’al-Qaida, a expulsé d’Idlib ses rivaux salafistes d’Ahrar el-Cham, appuyés par la Turquie et le Qatar.

Les deux groupes avaient combattu ensemble pour chasser en 2015 les troupes gouvernementales d’Idlib et de sa province. Une lourde défaite pour Damas, surpris alors par la défection soudaine de nombreux policiers passés chez les rebelles. Lire la suite dans Le Figaro

Nota Bene : l’Occident (USA-France) soutenait Ahrar Al Cham lors de la bataille d’Alep.

Trump suspend l’aide de la CIA aux rebelles islamistes en Syrie (Washington Post)

Washington Post

July 19 at 5:41 PM

(traduction Observatoire de l’islamisation)

Le président Trump a décidé de mettre fin au programme secret de la CIA d’ armement et de formation des rebelles syriens « modérés » luttant contre le gouvernement de Bashar al-Assad, un désengagement recherché depuis longtemps par la Russie, selon les responsables américains.

Le programme a été la pierre centrale d’une politique lancée par l’administration Obama en 2013 pour évincer Assad , mais même ses soutiens ont mis en doute son efficacité puisque la Russie a déployé des forces en Syrie deux ans plus tard.

Des officiels ont confié que l’élimination progressive du programme secret reflète l’intérêt de Trump à trouver des moyens de travailler avec la Russie, qui a vu le programme anti-Assad comme une agression envers ses intérêts. Le verrouillage du programme est également une reconnaissance du manque d’influence de Washington sur le dossier syrien.Lire la suite

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