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Syrie

Attaque chimique en Syrie : Le médecin à l’origine de l’info fiché comme djihadiste par le MI6

Lu sur IbiTimes

Shajul Islam (photo), le médecin britannique qui a « révélé » l’attaque par armes chimiques en Syrie a été considéré comme un « djihadiste » par le MI6 et a été radié du Conseil médical général en 2016.

He appeared on several television networks such as NBC to discuss what he saw, but it has now emerged Islam was previously charged on terror offences in the UK.

Islam, from Stratford in east London, first travelled to Syria in 2012 and worked in opposition-held areas of the country such as Al Bab, close to the Turkish border.

But shortly after arriving, he was wanted by MI6 – Britain’s foreign intelligence agency – for his alleged role in the kidnapping of British photojournalist John Cantlie and his Dutch colleague Jeroen Oerlemans.

Cantlie and Oerlemans were held captive for nine days after they strayed into a jihadist camp in northern Syria where Islam was working.Lire la suite

Une coordination russo-américaine pourrait libérer Rakka rapidement (Southfront)

Le bien informé site de géostratégie Southfront affirme que russes et américains pourraient s’allier prochainement pour un assault concerté contre la capitale de l’Etat Islamique, Rakka, située au nord Syrie. Une carte du 13 mars permet de comprendre la progression de l’encerclement de l’armée de l’EI.

Evacuation d’Alep-Est : comprendre les accords entre Damas et les rebelles avec Bassam Tahhan

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Emission du 17 décembre 2016 avec le syrien Bassam Tahhan, linguiste et professeur de géopolitique (biographie). 

Alep : les rebelles de Jaysh al islam gardaient l’aide humanitaire et laissaient les civils mourrir de faim

Un reportage d’Euronews dont l’objectivité est bienvenue. Le quartier général des rebelles salafistes de Jaysh al Islam (L’armée de l’islam), financés par l’Arabie Saoudite et le Qatar, membres de la coalition Front Islamique avec Ahrar el Sham, était sis dans une école. Ils ont décampé de ce lieu depuis la récente libération d’Alep. Les civils se ruent dans cet endroit pour y récupérer les précieux colis de nourritures, et affirment en avoir été privé par les mal nommés « rebelles modérés » des médias occidentaux :

Alep : les brigades de l’ASL Sultan Mourad et Fastaqim, armées par les Etats-Unis, sont islamistes.

Les médias français et les « spécialistes » (comme Ulysse Gosset de BFMTV) tentent de distinguer parmi les rebelles présents à Alep Est les djihadistes de Fatah al Cham (Al Qaida) , des « gentils » rebelles démocrates luttant contre le tyran Bachar Al Assad : outre  les salafistes d’ Ahrar al Sham armés par l’Arabie Saoudite et le Qatar, ils présentent la brigade turkmène Sultan Mourad armée par la Turquie et les Etats-Unis comme étant fréquentable, et regrettent sa défaite. « Alep succombe » comme le dit la journaliste de France 24 mercredi 14 décembre. Dans  vidéo ci dessus, du compte Youtube officiel de Sultan Mourad, du nom du sultan Ottoman Mourad II (1404-1451) qui attaqua Thessalonique et la Serbie, donne une idée de la radicalité islamiste de ses chefs.

Sultan Mourad est allié avec un autre groupe islamiste de l’ASL présenté comme « modéré » également, Fastaqim Kama Amrit, armé par les américains, clairement islamiste selon tous les analystes sérieux. Ses commandants prêchent dans les mosquées. Ses soldats à la barbe fournie ont un emploi névrotique du Allah Akbar. Sur cette vidéos, ses soldats font un salut nazi :

La brigade Fastaqim (fiche) exhibait en décembre 2014 deux cadavres de soldats loyalistes chrétiens , en zoomant sur leur chapelets :

Alep: la guerre des 5 jours : l’analyse de Bassam Tahhan au 10 décembre

La situation à Alep au 8 décembre : cartographie détaillée

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Après la libération du quartier de  Bab al-Nayrab, les forces pro gouvernementales ont purgé les quartiers de Salheen, al-Qasileh, et la gare de al-Madi, situés au sud de la citadelle d’Alep. Les forces Tigre ont joué un rôle déterminant dans la bataille. La nuit dernière, les forces du régime ont délogé les djihadistes des environs des environs de la citadelle d’Alep .

La situation est désespérée pour les islamistes, leur seul salut dépend d’un soutien armé de leurs alliés occidentaux, qui est moins qu’hypothétique étant donné leur situation désespérée.

Alep: le point sur la progression de l’armée syrienne au 1er décembre

Bassam Tahhan a fait ses études au Séminaire Sainte-Anne des Pères Blancs, à Rayak, au Liban. Reçu major au baccalauréat en Syrie, puis major à la faculté de lettres de l’université d’Alep, il a obtenu le prix d’excellence Gulbenkian pour les universités du Proche-Orient. En 1972, il est nommé  maître-assistant à la faculté de lettres de l’université d’Alep. Il poursuit ses études doctorales en France à l’École normale supérieurerue d’Ulm, à Paris, où il a soutenu sa thèse en 1979 : Lectures sociocritiques de textes de Maupassant.

Passionné par l’interdisciplinarité, Bassam Tahhan est diplômé en sciences humaines : licence de philosophie, de lettres modernes (Sorbonne Paris III et IV), de littérature générale et comparée, de lettres arabes, de linguistique générale spécialisée (Sorbonne Paris III), de littérature française (Université d’Alep). En 1994, il devient titulaire de la chaire supérieure d’arabe créée pour la première fois en France. En vingt ans d’enseignement au lycée Louis-Le-Grand, le nombre d’élèves de CPGE du Maghreb et du Machrek a quadruplé.

Puis, il fut muté au lycée Henri-IV à Paris, afin de créer une filière d’enseignement d’arabe à option qu’il dirige jusqu’à aujourd’hui, tout en cumulant le poste de professeur de CPGE au lycée privé Sainte-Geneviève de Versailles.

 Bassam Tahhan fut le premier maître de conférences d’arabe à l’École polytechnique, en 1986. Il œuvra au développement de la langue arabe dans les CPGE pour introduire cette langue aux concours et dans les cursus des grandes écoles françaises. Il y a également introduit la civilisation, la géopolitique, la géostratégie et l’islamologie. Il a par ailleurs enseigné à l’École de Guerre (Collège interarmées de Défense) pendant deux ans (2004-2005) en tant que  directeur du séminaire de la géopolitique de l’Islam dans le monde.

Des milliers d’habitants retenus jusqu’alors par les djihadistes sortent des quartiers est d’Alep

Agence SANA 29.11.2016

Alep/Une grande partie d’habitants assiégés par les réseaux terroristes takfiristes dans les quartiers est d’Alep, en est sortie.

Citant une source du gouvernorat, le correspondant de SANA à Alep a fait noter que des milliers de familles assiégées par les réseaux terroristes dans les quartiers est de la ville avaient pu en sortir.

La source a ajouté que l’armée arabe syrienne les avaient accueilli et transporté vers les lieux sûrs, alors que les parties concernées dans le gouvernorat œuvrent pour leur assurer les besoins nécessaires.

Lire aussi : L’armée syrienne s’empare de plusieurs quartiers dans la partie est de la ville d’Alep

L’Egypte interviendrait militairement en Syrie contre les rebelles islamistes selon plusieurs sources

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Le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, visite les pilotes le 18 février 2015 sur une base militaire

Après des manoeuvres militaires conjointes avec la Russie qui eurent lieu en octobre dernier sur le sol égyptien, après le soutien de la position russe quant à Alep au Conseil de sécurité de l’ONU, l’Egypte serait entré en guerre aux côtés de Damas rapportent des médias orientaux.  Le site Debka, proche des milieux de renseignement de l’armée israélienne. dit détenir les informations selon lesquelles des dizaines de pilotes égyptiens ont été expédiés dans une base aérienne de l’armée à Hama pour aider le gouvernement syrien dans sa lutte contre les terroristes.

« Les pilotes égyptiens volent à bord des hélicoptères russes déployés dans la base aérienne de Hama. La plupart de ces pilotes ont été entraînés, fin 2015, pour apprendre comment piloter ces hélicoptères. » Lire l’article

Aussi, le journal libanais As-Safir croit savoir que des avions de chasse égyptiens sont arrivés sur la base aérienne de Hama (Syrie). Probable, car le mois dernier, des conseillers militaires égyptiens avaient participé à des exercices conjoints sur la base aérienne T-4 à l’est de Homs.

Engagé dans un combat interne contre les Frères Musulmans, le président Abdel Fattah Al-Sissi cherche dorénavant à déployer sa politique étrangère contre les groupes islamistes armés soutenus par l’Arabie Séoudite et l’Occident, dans un renversement d’alliances suscitant l’ire de Riyad. 

Les pierres d’achoppement ne manquent pas entre les deux géants orientaux : le rejet début novembre par Le Caire de la rétrocession à l’Arabie séoudite de Tiran et Snafir, deux îles situées sur la Mer Rouge sous contrôle égyptien, le refus de l’Egypte de participer à la coalition au Yémen, son refus d’appuyer les résolutions saoudiennes à l’ONU. On peut aussi ajouter le silence approbateur du Caire quant à la loi américaine Jasta autorisant des poursuites pour terrorisme contre l’Arabie…

 Riyad vient de suspendre, jusqu’à nouvel ordre, un accord prévoyant l’approvisionnement de l’Égypte en produits pétroliers raffinés via le géant saoudien Aramco pendant 5 ans pour un montant de 23 milliards de dollars.

Tout cela mis en perspective, on comprend que le théâtre syrien est le révélateur de la nouvelle multipolarité géopolitique : l’axe Moscou-Le Caire-Damas-Téhéran versus l’axe Washington-Bruxelles-Riyad. Si l’administration Trump cesse prochainement de soutenir les rebelles salafistes dominant le Haut comité des négociations (HCN) , et si l’Armée syrienne termine la reconquête de la « Syrie utile », il est à prévoir un net décrochage de l’Arabie Séoudite dans son influence régionale. 

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