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Syrie

Des milliers d’habitants retenus jusqu’alors par les djihadistes sortent des quartiers est d’Alep

Agence SANA 29.11.2016

Alep/Une grande partie d’habitants assiégés par les réseaux terroristes takfiristes dans les quartiers est d’Alep, en est sortie.

Citant une source du gouvernorat, le correspondant de SANA à Alep a fait noter que des milliers de familles assiégées par les réseaux terroristes dans les quartiers est de la ville avaient pu en sortir.

La source a ajouté que l’armée arabe syrienne les avaient accueilli et transporté vers les lieux sûrs, alors que les parties concernées dans le gouvernorat œuvrent pour leur assurer les besoins nécessaires.

Lire aussi : L’armée syrienne s’empare de plusieurs quartiers dans la partie est de la ville d’Alep

L’Egypte interviendrait militairement en Syrie contre les rebelles islamistes selon plusieurs sources

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Le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, visite les pilotes le 18 février 2015 sur une base militaire

Après des manoeuvres militaires conjointes avec la Russie qui eurent lieu en octobre dernier sur le sol égyptien, après le soutien de la position russe quant à Alep au Conseil de sécurité de l’ONU, l’Egypte serait entré en guerre aux côtés de Damas rapportent des médias orientaux.  Le site Debka, proche des milieux de renseignement de l’armée israélienne. dit détenir les informations selon lesquelles des dizaines de pilotes égyptiens ont été expédiés dans une base aérienne de l’armée à Hama pour aider le gouvernement syrien dans sa lutte contre les terroristes.

« Les pilotes égyptiens volent à bord des hélicoptères russes déployés dans la base aérienne de Hama. La plupart de ces pilotes ont été entraînés, fin 2015, pour apprendre comment piloter ces hélicoptères. » Lire l’article

Aussi, le journal libanais As-Safir croit savoir que des avions de chasse égyptiens sont arrivés sur la base aérienne de Hama (Syrie). Probable, car le mois dernier, des conseillers militaires égyptiens avaient participé à des exercices conjoints sur la base aérienne T-4 à l’est de Homs.

Engagé dans un combat interne contre les Frères Musulmans, le président Abdel Fattah Al-Sissi cherche dorénavant à déployer sa politique étrangère contre les groupes islamistes armés soutenus par l’Arabie Séoudite et l’Occident, dans un renversement d’alliances suscitant l’ire de Riyad. 

Les pierres d’achoppement ne manquent pas entre les deux géants orientaux : le rejet début novembre par Le Caire de la rétrocession à l’Arabie séoudite de Tiran et Snafir, deux îles situées sur la Mer Rouge sous contrôle égyptien, le refus de l’Egypte de participer à la coalition au Yémen, son refus d’appuyer les résolutions saoudiennes à l’ONU. On peut aussi ajouter le silence approbateur du Caire quant à la loi américaine Jasta autorisant des poursuites pour terrorisme contre l’Arabie…

 Riyad vient de suspendre, jusqu’à nouvel ordre, un accord prévoyant l’approvisionnement de l’Égypte en produits pétroliers raffinés via le géant saoudien Aramco pendant 5 ans pour un montant de 23 milliards de dollars.

Tout cela mis en perspective, on comprend que le théâtre syrien est le révélateur de la nouvelle multipolarité géopolitique : l’axe Moscou-Le Caire-Damas-Téhéran versus l’axe Washington-Bruxelles-Riyad. Si l’administration Trump cesse prochainement de soutenir les rebelles salafistes dominant le Haut comité des négociations (HCN) , et si l’Armée syrienne termine la reconquête de la « Syrie utile », il est à prévoir un net décrochage de l’Arabie Séoudite dans son influence régionale. 

Un djihadiste ayant exécuté 20 soldats syriens désarmés accueilli dans un foyer de réfugiés en Autriche

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Image tirée du site officiel de la brigade Al Farouk ( membre de l’ASL) soutenue par l’occident, « non djihadiste » selon l’AFP…

L’Orient Le Jour / AFP du 10 novembre

« Un Syrien de 27 ans a été formellement mis en accusation en Autriche pour l’exécution de 20 soldats gouvernementaux désarmés alors qu’il combattait dans une unité de l’Armée syrienne libre (ASL), a-t-on appris jeudi auprès du parquet.
L’homme avait été arrêté en juin dans un foyer de réfugiés de Kufstein, au Tyrol (ouest de l’Autriche), après avoir été dénoncé par un compatriote.

En garde à vue, il a reconnu avoir « achevé » 20 soldats gouvernementaux blessés et désarmés à l’issue de combats, des faits qui se sont produits en 2013 et 2014 à Homs et dans sa région, dans le centre de la Syrie. Il est depuis revenu sur ses aveux, a précisé le parquet d’Innsbruck.

Le suspect combattait au sein des Brigades al-Farouk, une unité de l’ASL »

En mai 2013, le commandant de cette brigade (soutenue par la France et les Etats-Unis) a soulevé l’indignation  en mangeant le coeur d’un soldat syrien.

La situation en Syrie en ce début novembre : décryptages

Faites un don pour les civils syriens à Alep avec Aide à l’Eglise en Détresse qui a des relais locaux.

Comprendre les batailles d’Alep et de Mossoul avec Bassam Tahhan (23 octobre)

7 morts et 71 blessés lors d’ attaques djihadistes contre des quartiers d’Alep

AlepAgence Sana 4 octobre :

Alep / 7 personnes sont tombées en martyr, alors que 71 autres ont été blessées dans des attaques terroristes aux roquettes contre des quartiers dans la ville d’Alep.

Une source du commandement de la police d’Alep a indiqué que les réseaux terroristes avaient tiré des roquettes sur le campus universitaire et les quartiers de Méridien, Salaheddine, Sabil, Jabiriya, Souleymaine Halabi, Talifone Hawa’i, Franciscaine et Azamiya, soulignant que cette attaque avait fait 7 martyrs et 4 blessés.

Elle a affirmé que les réseaux terroristes avaient lancé des roquettes sur le campus universitaire et sur les quartiers de Méridien, Sabil et Souleymane Halabi, ce qui y a fait 6 martyrs, 47 blessés et des dégâts matériels dans les propriétés des civils.

Dégâts matériels dans une attaque terroriste contre les fermes du village de Hadhar

Par ailleurs, une source du commandement de la police dans le gouvernorat de Quneitra a fait savoir à SANA que des terroristes du « Front Nosra », qui se déploient à Jebata Khachab, avaient lancé aujourd’hui 4 obus de mortier et ouvert le feu sur les civils et les agriculteurs dans le village de Hadhar dans leurs champs à Jouloul au sud du village.

La source a ajouté que l’attaque avait causé des dégâts matériels dans les champs et une des voitures des agriculteurs sans faire de victimes parmi eux. »

Manipulation grossière d’I-Télé sur la bataille d’Alep

Un reportage de début août sur la préparation de l’offensive des groupes djihadistes enclavés dans la partie orientale d’Alep comporte plusieurs inexactitudes, dont une grossière manipulation par l’image. Au début de la vidéo, les rebelles islamistes qui contrôlent cette zone de la ville sont présentés comme « des rebelles pro occidentaux ».  Il faut savoir que ces djihadistes lancent depuis ces quartiers des roquettes ayant tué des dizaines de civils des quartiers alépins contrôlés par le régime, notamment chrétiens. L’expert Fabrice Balanche explique que « les djihadistes et les salafistes dominent de façon écrasante la «rébellion», en particulier à Alep. » (Cité dans Le Figaro). 

Ensuite, I-Télé fait un lien direct entre le brisement du « siège d’Alep » par ces groupes et la reprise de l’aide humanitaire qui pourrait enfin accéder à ces quartiers. Les images des rebelles islamistes agitant le drapeau noir du djihad, en liesse, sont suivies d’images de véhicules humanitaires chargés de vivres. Les téléspectateurs sont donc enclins à se réjouir que des rebelles « pro occidentaux » permettent de rétablir l’aide humanitaire pour les civils. Sauf que les images présentées montrent un convoi humanitaire déployant les drapeaux russes, libanais et celui du régime…avec ce commentaire « des camions chargées de nourriture ont enfin pu accéder aux zones assiégées ».

I Télévision en flagrant délit de manipulation, un cas d’école de désinformation par l’image en temps de guerre si bien analysé en son temps par Vladimir Volkoff

« Le gouvernement américain arme les jihadistes à Idleb qui sont en liaison avec le Front Al Nosra » s’alarme Randa Kassis

9782810007318Randa Kassis est une femme politique syrienne, elle est co-présidente de la délégation des syriens laïques aux pourparlers de paix pour la Syrie à Genève. Présidente de l’initiative d’Astana pour la paix en Syrie, Présidente du mouvement de la société pluraliste. Elle accorde un entretien exclusif à l’Observatoire de l’islamisation sur son essai co écrit avec Alexandre del Valle, Comprendre le chaos syrien (éditions du Toucan, juin 2016) :

L’OI: Vous avancez dans Comprendre le chaos syrien que l’attentat du 18 juillet 2012 au cœur du siège de la sécurité nationale syrienne à Damas, est le fruit de la CIA, sur quels éléments vous appuyiez-vous ?Lire la suite

Le groupe « modéré » soutenu par les Etats-Unis avait décapité un enfant, son commandant neutralisé.

1026851182Lu sur Sputnik News

Le commandant de l’une des unités du groupe « Nour al-Din al-Zenki », groupe considéré comme faisant partie de l’opposition modérée et soutenu par les autorités américaines, a été supprimé par l’armée syrienne à Alep.

C’est ce groupe qui a, la semaine dernière, décapité un Palestinien âgé de 12 ans accusé d’espionnage. L’exécution a été filmée. Dans la vidéo, des membres du groupe emmènent l’enfant dans une voiture, puis l’un d’entre eux coupe la tête du garçon avec un couteau sous les cris d' »Allah Akbar! »

D’après la chaîne Al-Mayadeen citant ses propres sources, Omar Salkhu, chef de l’une des unités du groupe, a été tué le 28 juillet lors d’une attaque de l’armée syrienne sur les positions des militants dans le nord-est d’Alep.

Selon le Nour al-Din al-Zenki, le garçon était un soldat de l’organisation Liwa al-Quds. Ce groupe inclut des Palestiniens expulsés des camps de réfugiés des islamistes. Aujourd’hui, les combattants de cette organisation se battent aux côtés des troupes gouvernementales.

Une internaute a fait valoir que le sénateur américain John McCain avait auparavant rencontré les membres du Nour al-Din al-Zenki et salué leur « lutte ».

Syrie: les groupes armés par l’Arabie Saoudite, le Qatar et la Turquie accusés de crimes de guerre par Amnesty

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Le groupe Ahrar el Sham (L’Aube du Levant) armé par l’Arabie Saoudite et la Turquie.

Amnesty international a accusé mardi des groupes rebelles islamistes en Syrie «d’exécutions sommaires et de torture» appelant la communauté internationale à retirer tout soutien aux mouvements responsables de crimes de guerre.

L’organisation de défense des droits de l’Homme basée à Londres pointe du doigt des groupes armés syriens dans les provinces d’Alep (nord) et d’Idleb (nord-ouest), et «dont certains auraient le soutien du Qatar, de l’Arabie saoudite, de la Turquie et des Etats-Unis».

«A Alep et à Idleb aujourd’hui, les groupes armés ont le champ libre pour commettre en toute impunité des crimes de guerre et d’autres violations du droit humanitaire international», souligne Amnesty dans un nouveau rapport, qui dénonce «une vague glaçante d’enlèvements, tortures et exécutions sommaires».

Amnesty cite le groupe rebelle islamiste Noureddine Zinki, le Front al-Chamia et la Division-16, qui font tous trois partie de la coalition islamiste «Fatah Halab» («la conquête d’Alep»), mais aussi le puissant groupe salafiste armé Ahrar al-Cham, soutenu par l’Arabie saoudite et la Turquie, et les jihadistes du Front al-Nosra, la branche syrienne d’Al-Qaïda.

Consulter la liste complète des groupes djihadistes et de leurs parrains.

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