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Syrie

« Le viol d’une femme alaouite ou chrétienne n’est pas contraire aux préceptes de l’Islam »

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Voir la fatwa ici 

Lu sur l’Agence Fides, traduit par Le Salon Beige :

« La conquête du quartier de Cheikh Maksoud à Alep par la milice anti-Assad pourrait marquer le sort de la métropole battue pendant des mois par une guerre civile sanglante. « Ce quartier», confirme à l’Agence Fides le Père David Fernandez, un missionnaire de l’Institut du Verbe Incarné – est situé sur une colline surplombant Alep et est un point stratégique pour ceux qui veulent conquérir la zone centrale de la ville, où il y a aussi des bâtiments gouvernementaux. On me dit que déjà de nombreuses rues du centre-ville ont été fermées et personne ne peut passer à travers ces rues, parce que des snipers tirent sur tout ce qui bouge.

Parmi les fugitifs, des nouvelles sur les meurtres et les viols de femmes commis ont circulé. « Même moi, j’en ai entendu parler », dit le père David, « mais l’information que nous recevons est parfois contradictoire, et pour le moment il n’y a aucun moyen de la vérifier. » Hier, une fatwa émise par Yasser al-Ajlawni – un salafiste jordanien résident à Damas – a été émise sur le réseau social, qui déclare légale pour les opposants au régime de Bachar al-Assad le viol commis contre toute femme syrienne non sunnite. Selon le cheikh, la capture et le viol de femmes alaouites ou chrétiennes ne sont pas contraires aux préceptes de Islam. »

Sur cette question de la légalité du viol en islam (sur les femmes considérées comme butin de guerre), lire notre article précédent.

Cartographie des groupes islamistes en Syrie (février 2016)

Parue dans Le Figaro du 1er février. Pour lire le détail de la composition des groupes et leurs alliances, se référer à notre article précédent.

Numériser 3

Cliquer pour agrandir.

La France juge modérés les djihadistes de Arhar al Sham et de l’Armée de l’islam

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Dans le cadre du Groupe de soutien aux rebelles syriens sous l’égide de l’ONU, la Jordanie est chargée de classer les groupes rebelles djihadistes infréquentables. Elle a décidé de blacklister à raison le groupe salafiste Ahrar al-Sham, qui collabore avec Jahbat Al Nosra à la fois dans la région de Damas (dans la coalition Jund al Malahim) et dans la région d’Alep (depuis juillet 2015 dans la coalition Ansar al Charia),  soutenu par l’Arabie Saoudite et le Qatar. Les Emirats Arabes Unis ont aussi placé Ahrar al Sham sur leur liste des groupes terroristes.

Mais la France, pour complaire à ses alliés du golfe, refuse de voir des extrémistes dans Ahrar al Sham et même Jaich al Islam (L’Armée de islam, salafiste, soutenue par l’Arabie Saoudite), malgré leurs exactions contre les civils chrétiens  :

Georges Malbrunot dans Le Figaro de ce jour rend compte que  « la position de la France, qui considère Ahrar al-Cham et l’Armée de l’islam comme des rebelles «modérés». «Ce qui nous importe, répond un diplomate français de haut rang, c’est que les groupes se rallient à la transition politique qui préconise un État civil et démocratique. Ahrar al-Sham et l’Armée de l’islam l’ont fait la semaine dernière à la conférence de Riyad. Pour nous, la liste des organisations terroristes, c’est celle déjà établie par les Nations unies.»

L’ancien chef de Ahrar al-Sham, Abu Khalid al-Suri, décédé en 2014, était le représentant de Ayman Al-Zawiri (Al Qaida) au Levant. Son chef actuel, Hassan Aboud, a déclaré que Ahrar al-Sham a travaillé et travaillera avec Al Nosra (Al Qaida) tant qu’ils continuaient la lutte contre Assad. Aboud a également déclaré que Ahrar al-Sham a travaillé avec l’État islamique dans certaines batailles, bien que son programme lui soit désagréable.

Ahrar al-Sham et Jaich al Sham font partie de la même coalition sous protection saoudienne : le Front islamique.

Mohamed Najeeb Bannan, juge du tribunal islamique d’Alep sous contrôle du Front islamique explique dans un reportage que ce qu’il reproche à l’Etat Islamique n’est pas sa vision du contenu de la charia, mais son application trop précoce avant que la Syrie ne soit conquise.

En mars 2015, deux marchands d’alcool de la ville d’Ildib, Nael Elias et son père Elias Naguib, chrétiens, furent exécutés par le groupe Ahrar al Sham (source).

Voir notre liste complète des coalitions djihadistes en Syrie

Excellente analyse du professeur Bassam Tahhan sur le jeu pro EI de la Turquie

Interview du 2 décembre 2015.

Bassam Tahhan est un professeur de lettres arabes, islamologue et politologue franco-syrien, spécialiste des questions internationales. En 1994, il devient titulaire de la chaire supérieure d’arabe créée pour la première fois en France. En vingt ans d’enseignement au lycée Louis-Le-Grand, le nombre d’élèves de CPGE du Maghreb et du Machrek a quadruplé.

Il a par ailleurs enseigné à l’Ecole de Guerre (Collège interarmées de Défense) pendant deux ans (2004-2005) en tant que  directeur du séminaire de la géopolitique de l’Islam dans le monde

France Inter reconnait enfin que la France a armé les islamistes syriens dont al Nosra

Relire nos articles:

Liste des coalitions djihadistes en Syrie

Situation en Syrie au 1er novembre 2015. Cartographie par Thomas van Linge.

Situation en Syrie au 1er novembre 2015. Cartographie par Thomas van Linge.

Coalition du Front islamique

Capture d’écran 2015-11-05 à 17.27.08Parrains officiels : Arabie Saoudite et Qatar.

Fédère les groupes salafistes suivant :

Jaich al-Islam (l’Armée de l’islam) 10 000 hommes, aussi soutenue par le Qatar.

Ahrar al-Sham (les Hommes libres du Levant), également membre de la coalition de Jaich al-Fateh,voir plus bas. Collabore avec l’ASL sur le terrain. Armé aussi par la Turquie. Entre 10 000 et 20 000 hommes.

Coalition Jund al Malahim (les Soldats de l’aventure) :

Coalition spécifique à la région de Damas.

Fédère les groupes salafistes suivants:

– Front al-Nosra (entre 10 000 et 15 000 hommes)

Ahrar al-Sham (les Hommes libres du Levant)

– Ajnad al-Sham (les soldats du Levant).

Lire la suite

Le Chaos Syrien : interview d’Alexandre del Valle par Joachim Véliocas

Syrie: 5 églises détruites lors des attaques de l’État Islamique dans la région d’Hassaké

L’offensive lancéele 23 février par l’État Islamique sur les 35 villages chrétiens assyriens de la vallée de la Khabour, se serait soldée par la destruction d’au moins cinq églises selon une dépêche d’Assyrian International News Agency d’hier. Voici la liste de ces églises : église de Tel Hurmiz, église Mar Bisho de Tel Shamiran, église de Qabr Shamiyi, église de Tel Baloua et église Saint-Sawa de Tel Jadiya (cette dernière ville a été reprise par les combattants assyriens et kurdes).

Source Assyrian International News Agency (16 mars)

Rappelons que selon les livres musulmans les plus vendus en France, comme La Voie du Musulman  d’al Djazairi disponible à la Fnac, ou les Statuts Gouvernementaux d’El Mawerdi, il est interdit de construire des églises en terre d’islam. L’Etat islamique agit de manière tout à fait orthodoxe.

22 villages chrétiens syriens attaqués par l’Etat Islamique : l’information occultée par la presse

Le 23 février, plus de 40 camionnettes de miliciens djihadistes du prétendu Etat islamique (EI) ont attaqué 22 villages chrétiens assyriens sur la rive est de la rivière Khabur, du gouvernorat de Hassaké, dans le nord-est du pays. Des centaines de chrétiens assyriens ont été pris en otage par les djihadistes et les églises incendiées ou endommagées. Mgr Jacques Behnan Hindo, archevêque syro-catholique d’Hassaké-Nisibi, confiait à l’agence Fides que « les terroristes ont attaqué les villages de Tel Tamar jusqu’à Tel Hormuz, où ils ont tout brûlé. (…) ils ont pris des dizaines d’otages, peut- être dans l’intention de les utiliser pour demander des rançons ou en vue d’un échange de prisonniers ». Il confirmait également que plus de 1.000 familles chrétiennes assyriennes et chaldéennes avaient pu fuir ces villages et trouver refuge, pour la plupart, à Hassaké. L’archimandrite Emanuel Youkhana, des chrétiens assyriens, précisait à l’Aide à l’Eglise en Détresse (AED) : « Les combats ont commencé à 4h du matin (heure syrienne)… ils ont profité de l’engagement militaire du PYD (Parti démocratique de l’union Kurde) sur d’autres fronts pour avancer. Particulièrement à la frontière irako-syrienne. C’est pourquoi il y a eu moins de résistance pour combattre les djihadistes. »

« Je tiens à dire clairement, a déclaré Mgr Hindo le 24 février par l’intermédiaire de Fides, que nous avons la sensation d’avoir été abandonnés entre les mains de ceux du prétendu Etat islamique. Hier, les bombardiers américains ont survolé plusieurs fois la zone mais ne sont pas intervenus. Nous avons cent familles assyriennes qui ont trouvé refuge à Hassaké mais elles n’ont reçu aucune aide de la part du Croissant Rouge et des organismes gouvernementaux syriens d’assistance peut-être parce qu’elles sont chrétiennes. L’organisme chargé des réfugiés de l’ONU est lui aussi aux abonnés absents ».

Le 27 février, le nombre des chrétiens pris en otage et déportés par les djihadistes dans leurs places fortes a dépassé les 300. « Si les premières informations faisaient état de 90 otages, indiquait l’archevêque syro-catholique, maintenant, nous sommes en mesure de dire qu’ils sont environ 350 entre les mains des djihadistes », après vérifications et informations auprès des exilés. Parmi les prisonniers, se trouveraient également 40 miliciens kurdes et des miliciens as- syriens appartenant à la brigade d’autoprotection Sutoro.

Le dimanche 1er mars, 19 chrétiens assyriens, habitants du village de Tel Goran, ont été relâchés par les djihadistes contre rançon. Parmi eux se trouvent deux femmes, dont l’une enceinte a dû laisser sa fille de 6 ans aux mains des djihadistes. « Il s’agit d’un petit groupe, si on le compare aux centaines de chrétiens encore prisonniers du prétendu Etat islamique mais les négociations se poursuivent afin de libérer égale- ment les autres et nous espérons que cela sera possible », déclarait Mgr Hindo. Entre temps, les milices kurdes et l’armée syrienne ont repris le contrôle de secteurs de la zone proche de Quamishli mais n’ont pas encore tenté de re- prendre les villages assyriens de la vallée de la rivière Khabur. « Depuis le début de l’offensive djiha- diste sur ces villages, soulignait alors l’archevêque, les incursions aériennes de la coalition inter- nationale contre les positions de l’Etat islamique ont étrangement été suspendues ».

Syrie: pourquoi la France s’est trompée.

dimanche, faisant 13 morts et 29 blessés » (AFP dépêche du 21/10/2012)

[if !supportLists]-    21 mars 2013 : un attentat suicide fait 42 morts à la mosquée Al Imane de Damas, visant le cheikh Ramadan Al Bouti qui a le tort de soutenir le régime.

[if !supportLists]-     11 novembre 2013 : un obus frappe un bus scolaire dans le quartier de Bab Sharqi à Damas, 5 enfants décèdent. Dans le même temps, le quartier chrétien  Al Cassano est pilonné par les rebelles : 11 enfants décèdent suite au bombardement de l’école Saint-Jean Damascène. Plus généralement, de nombreux quartiers civils de Damas sont régulièrement bombardés par les rebelles armés par Paris : Jaraamana, Qassa, Zablatani, Bab Touma, faisant des dizaines de morts. Un reportage d’Arte l’atteste recueillant l’indignation et le désespoir des habitants.Toutes ces attaques furent ensuite revendiquées par la brigade Sham al rasul.

Frédéric Pichon, qui a passé 10 ans en Syrie, relève qu’il croisait le personnel de l’ambassade de France dans les boites de nuits le quartier chrétien de Bab Sharqi, le même personnel aujourd’hui obligé de soutenir l’opposition islamiste par Paris…

– 20 mars 2012, un rapport de Human Right Watch accuse les insurgés de « graves violations des droits de l’homme, d’enlèvements, de tortures, d’exécutions ». Rapport censuré par les médias pro rebelles français.

[if !supportLists]-     – [endif]Les 4 et 5 août 2013, plus d’une dizaine de villages Alaouites sont attaqués dans la région montagneuse de Lattaquié. Plus d’une centaine de femmes et d’enfants pour la plupart alaouites, sont kidnappés et retenus par les rebelles, les hommes sont eux executés. Aucune réaction de Paris. Human Right Watch, peu soupçonnable d’être en collusion avec Damas, relève 150 individus décapités par les rebelles islamistes.

– En 2012, sentant que les Chrétiens sont en voie d’épuration ethnique par la main de ses amis, Laurent Fabius tente d’obtenir un Fatwa de l’université islamique d’Al Azhar en Egypte afin de les protéger. Mais les attaques de villages chrétiens s’accélèrent :

L’Agence Fides rapporta le 28 novembre 2013 les nettoyages systématiques des villages chrétiens par les islamistes :

« Les villages, chrétiens ou non, situés au nord de Damas dans le massif du Qalamoun, ont été pris pour cible par des groupes armés de djihadistes étrangers qui les ratissent actuellement, portant seulement la mort et la destruction. C’est ce que raconte à l’Agence Fides le Père George Louis, curé gréco catholique de Saint-Michel de Qara, ville qui a été dévastée et incendiée. Le prêtre explique : « Maalula, Sednaya, Sadad, puis Qara et Deir Atieh, maintenant Nebek. Les djihadistes armés appliquent un même modèle : ils prennent pour cible un village, l’envahissent, tuent, brûlent, portent la dévastation. Pour les civils, chrétiens ou non, la vie est toujours plus difficile. Les miliciens étrangers agissent hors de tout contrôle de nos compatriotes syriens de l’armée libre syrienne, qui sont respectueux de tous et ne veulent pas réduire en cendres l’ensemble du pays. Ceux-là malheureusement, dans de nombreux cas, ont dû battre en retraite face aux groupes armés étrangers ». Le Père Louis raconte cet événement intervenu à Qara entre le 16 et le 20 novembre. Depuis des mois (…) Lire la suite sur l’agence Fides

– 5 avril 2013. A Alep, le Père Fernandez confirme à Fides qu’au cours de ces derniers jours, plus de 300 familles chrétiennes ont quitté le quartier conquis par les rebelles. « Au moins 120 chrétiens – indique le prêtre – ont trouvé refuge dans le couvent des frères maristes ». 13 femmes, et parmi elles des jeunes filles et des mères, ont été violées brutalement devant les leurs ; elles ont ensuite été égorgées avec toute leur famille.

– Novembre 2013 : l’attaque du village chrétien de Sadad par les djihadistes fait 45 morts civils.

– 19 juin 2013 : Des terroristes du Front Nosra ont mis le feu à l’église d’al-Wihdeh des Syriaques dans la ville de Deir Ezzor.

– 23 juin 2013 : trois moines sont décapités à Ghassanieh

 Concernant le massacre chimique au sarin d’Al Ghouta en mai 2013, au même moment où les inspecteurs de l’Onu arrivaient à Damas (ce qui aurait été un suicide politique pour Bachar al Assad), la piste de l’opposition islamiste, dont des éléments ont été arrêtés avec du gaz sarin à deux reprises, et équipée par la Turquie, est de plus en plus plausible.

Pour finir, il faut se pincer pour croire à ce dialogue surréaliste entre Laurent Fabius et Jean-Pierre Elkabbach sur Europe 1 au lendemain de la prise de Maaloula par le Front al Nosra, qui détruisit le couvent Saint-Thècle, enleva des religieuses et tua plusieurs civils Chrétiens :

« J-P Elkabbach : Bachar al Assad continue de tuer. Il a le permis de tuer avec des armes conventionelles…

L.Fabius : Aujourd’hui oui…

J.-P Elkabbach : il est peut être en train de massacrer les chrétiens de Maaloula qui appellent au secours, qu’il faut aider…

  1. Fabius : Exactement. »

 Le mensonge, arme décisive du pouvoir médiatico-politique en France, à l’inceste consommé, ne convainc plus personne.

Syrie: Pourquoi l’Occident s’est trompée, Frédéric Pichon, éditions du Rocher, 2014

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