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Tunisie

Tunisie : les professeurs de l’Université de la Zitouna totalement contre l’égalité dans l’héritage.

FACEBOOK/ – UNIVERSITE ZAYTOUNA

Lu dans le Huffpost (extrait) :

Les professeurs de l’Université de la Zitouna ont, dans un communiqué publié mardi, refusé l’initiative de l’égalité dans l’héritage proposée par le président de la République Béji Caid Essebsi le 13 août dernier.

Selon eux, le président de la République a fait un “déni du caractère religieux de l’État tunisien”.

En effet, les professeurs de la Zitouna ont appelé à “la nécessité de garder la référence islamique de l’État tunisien qui est spécifiée dans le préambule et les articles de la Constitution” et de ne pas “opposer le caractère civil de l’État à (…) l’identité du peuple tunisien musulman”.

“Les règles de l’héritage sont clairement chariatiques et prévues par le Coran (…) et ne doivent pas dépendre de situations humaines” ont-ils estimés, tout en affirmant que cela pourrait “fissurer l’entité familiale”.(…)

Une proposition qui n’a pas manqué de faire réagir, notamment du côté d’Ennahda (parti des Frères Musulmans). Estimant que ce n’était pas le moment pour une telle initiative , Lire la suite dans le Huffington Post Maghreb

Tunisie: le parti islamiste Ennahdha remporte le plus de mairies

Le mouvement d’inspiration islamiste Ennahdha a remporté le plus grand nombre de mairies à l’issue des premières municipales démocratiques de Tunisie, a annoncé aujourd’hui le ministère des Affaires locales à l’AFP. Ce scrutin s’est tenu le 6 mai, puis les conseillers municipaux ont été amenés à élire les maires dans chaque localité. A ce jour, 347 maires sur 350 ont été désignés. 

Deuxième parti au pouvoir – après Nidaa Tounès, fondé par l’actuel président Béji Caïd Essebsi -, Ennahdha a décroché 130 mairies, a indiqué le ministère de l’Environnement et des Affaires locales. Les listes indépendantes arrivent en deuxième position avec 114 mairies, juste devant Nidaa Tounès, qui a remporté 80 municipalités. Vingt-trois ont été remportées par d’autres partis, d’après la même source. Lire la suite dans Le Figaro

Tunisie: Fréquenter les restaurants durant le ramadan, « une provocation » pour le ministre de l’Intérieur

Lu dans BusinessNews du 21 mai 2018 (extrait)

En 2018, les libertés individuelles sont encore sujet à débat surtout lors du mois de ramadan où le fait de manger déchaîne les passions. Face à la polémique stérile liée à la liberté, ou non, de ne pas jeûner en public, le ministre de l’Intérieur Lotfi Brahem vient mettre le feu aux poudres en affirmant que la loi devrait protéger la majorité pratiquante contre  la minorité non-pratiquante. Pourtant, la loi, elle, ne fait pas cette distinction…

Le ministre a indiqué que l’ouverture des cafés et des lieux de restauration pendant les horaires du jeune était « une provocation pour les citoyens pratiquants et une menace à l’ordre public qui pourrait induire des réactions violentes, voire même engendrer des attentats terroristes ». Lire l’article intégral

L’université islamique d’al-Azhar vent debout contre les lois égalitaires en Tunisie

RFI du 22 août :

La préoccupation d’al-Azhar est due au fait qu’en Egypte, mais aussi dans d’autres pays arabes, de plus en plus de femmes commencent à réclamer l’égalité dans l’héritage.

Une polémique oppose depuis deux jours l’Egypte et la Tunisie au sujet des droits de la femme, que ce soit en matière d’héritage ou de mariage. Plus précisément, l’université islamique d’al-Azhar, une des plus hautes autorités de l’islam sunnite, et le président tunisien Beji Caïd Essebsi. Actuellement et conformément à la législation islamique en cours dans le monde arabo-musulman la fille n’hérite que la moitié de la part de son frère en cas de décès des parents.

Le président Essebsi avait promis dimanche 13 août de relancer le débat sur l’égalité de l’héritage entre hommes et femmes et s’est aussi engagé à abroger une circulaire interdisant à une Tunisienne d’épouser un non-musulman.

Des déclarations qui ont fait beaucoup de vagues dans les médias arabes, même si elles ont reçu le soutien des autorités religieuses tunisiennes. Des déclarations jugées choquantes par beaucoup de responsables religieux, du Golfe à l’Atlantique.

Mais c’est l’Université islamique d’al-Azhar qui est officiellement montée au créneau avec l’adjoint du Grand Imam, qualifiant les propositions du président tunisien de « contraires à la charia islamique ». La préoccupation d’al-Azhar est due au fait qu’en Egypte, mais aussi dans d’autres pays arabes, de plus en plus de femmes commencent à réclamer l’égalité dans l’héritage.

Tunisie : prison car il fume durant le ramadan

Par Le Figaro.fr avec AFP – Mis à jour le 12/06/2017 à 21h50 | Publié le 12/06/2017 à 21h47

Un tribunal de la ville tunisienne de Bizerte a condamné aujourd’hui à un mois de prison un homme accusé d' »atteinte aux bonnes moeurs » pour avoir fumé en public en plein mois de ramadan, selon une source judiciaire.

« Un homme a été arrêté et déféré devant la justice lundi, après qu’un responsable judiciaire eut rapporté à la police l’avoir vu en train de fumer dans le jardin du tribunal », a déclaré le porte-parole du ministère public près le tribunal de première instance de Bizerte, Choukri Lahmar. Le tribunal cantonal de Bizerte a condamné l’homme « à un mois de prison conformément » au code pénal tunisien, qui incrimine « toute personne portant atteinte aux bonnes moeurs ».

L’accusé a dix jours pour faire appel. En Tunisie, aucune loi n’interdit de boire ou manger en public pendant le ramadan mais le débat sur cette question revient chaque année. Début juin, quatre hommes ont été condamnés à un mois de prison pour « outrage public à la pudeur » après avoir mangé et fumé dans un jardin public pendant le ramadan.

Dimanche, des dizaines de personnes ont manifesté à Tunis pour réclamer le droit de manger et de boire en public durant le ramadan et pour protester contre l’arrestation des non-jeûneurs, une première en Tunisie.

Sky News Arabia : Rached Ghannouchi serait impliqué dans l’assassinat de Chokri Belaïd

Rached Ghannouchi et Jean-Pierre Raffarin.

Le journal Sky News Arabia a indiqué aujourd’hui, vendredi 9 juin 2017, que des documents et des informations de renseignement datant de 2014, ont démontré que des parties financées par le Qatar se cachent derrière l’assassinat de Chokri Belaïd. Le média ajoute que la décision d’assassinat de Chokri Belaïd a été prise, après qu’il ait annoncé détenir des informations concernant l’entrée de parties suspectes sur les territoires tunisien et algérien à bord de voitures qataries.

Les mêmes sources précisent que Belaïd détenait des documents secrets révélant l’implication du Qatar dans l’opération Aïn Amenas en Algérie […]. Dans les mois qui suivent, la ville de Ghedames s’est transformée en un endroit sécurisé pour les éléments d’Al Qaïda, en tant que cellules prêtes à exécuter des opérations servant les agendas de Doha dans la région.

D’autre part, le Qatar a réussi à avoir une mainmise sur les troupes armées libyennes via le soutien direct d’Abdelhakim Belhaj. Toujours selon la même source, le terroriste Abou Anas Al-Liby, arrêté par le FBI, a révélé que les assassinats politiques en Tunisie, notamment celui de Chokri Belaïd, impliquaient Abdelhakim Belhaj qui collaborait directement avec le président d’Ennahdha, Rached Ghannouchi.

Sky News souligne que cette collaboration avait lieu avec l’approbation des qataris. Quant aux auteurs des opérations de kidnapping et d’assassinats, ils appartenaient à Katibat Ennawassi, dont la majorité des membres sont impliqués dans l’opération d’Ain Amenas en Algérie.

Tunisie: Ils manifestent pour la liberté de manger en public durant le ramadan

AFP du 12 juin 2017 :

Des dizaines de personnes ont manifesté dimanche à Tunis pour réclamer le droit de manger et de boire en public durant le ramadan, le mois de jeûne musulman, et pour protester contre l’arrestation des non-jeûneurs, une première en Tunisie.

Aucune loi n’interdit de manger ou de boire en public pendant le ramadan en Tunisie mais le débat sur cette question revient chaque année.

Quatre hommes arrêtés début juin pour avoir mangé dans un parc

Début juin, quatre hommes avaient été arrêtés puis condamnés à un mois de prison pour «outrage public à la pudeur» après avoir mangé dans un jardin en plein ramadan.

«Nous sommes ici pour protester contre les poursuites judiciaires contre les non-jeûneurs et pour réclamer (le respect de) la liberté individuelle. Celui qui veut jeûner, il jeûne, et celui qui ne veut pas, il ne jeûne pas», a dit à l’AFP Karim Chaïr, la trentaine.

«Je jeûne et je suis venu pour participer à cette manifestation et appeler avec ces gens au respect de la liberté de la croyance et de la conscience», a affirmé Kamel Jalouli, un sexagénaire.

En Tunisie, la plupart des cafés et restaurants ferment ainsi pendant la journée. Ceux qui restent ouverts le font discrètement.

 Durant les premiers jours du ramadan cette année, un prédicateur très médiatique s’était rendu dans des cafés ouverts pendant la journée pour filmer les clients et jeter l’opprobre sur eux, une intervention qui a été très critiquée sur les réseaux sociaux. Article intégral ici.

Tunisie: affrontements entre militaires et djihadistes sur les hauteurs de Kasserine

Des affrontements entre des unités militaires et des djihadistes se sont déclenchés mardi matin sur les hauteurs de Kasserine, au centre-ouest du pays, faisant jusqu’à présent des morts parmi les extrémistes et un soldat légèrement blessé, selon un premier bilan d’une source médicale à l’hôpital régional de Kasserine. Ayant confirmé la réception du soldat, blessé au niveau de la jambe, la source sous couvert d’anonymat a affirmé que l’état de ce soldat n’est pas grave et il a reçu les soins nécessaires. Sans donner des détails sur l’opération militaire lancée depuis ce matin sur les hauteurs de Kasserine, pour la traque d’éléments djihadistes, le ministère tunisien de la Défense a préféré ne pas se prononcer sous prétexte que l’opération est en cours. Cependant, des sources sur place ont confirmé la mort de deux éléments extrémistes dans cette opération sécuritaire. (Radio Chine internationale, le 01-03-2017)

Valence : un multirécidiviste tunisien pro daesh menace un hôpital d’un massacre : il pourra revenir en France dans 3 ans.

801899Lu dans Le Dauphiné du 15 décembre:

«Je veux me battre aux côtés de Daesh et faire un massacre […] Je veux aller à Nice et finir le travail […] Je veux faire le djihad ». Ces propos ont coûté six mois de prison ferme et l’interdiction du territoire français pendant trois ans à Fathi Akremi, jugé hier à Valence pour “apologie du terrorisme” devant le tribunal correctionnel. 

Des propos qu’il a tenus, mardi, aux urgences de l’hôpital de Valence où il avait été conduit après avoir été débarqué d’un TGV dans lequel, complètement ivre, il importunait des passagers.

Seulement voilà, ce ressortissant tunisien d’une cinquantaine d’années n’en était pas à ses premières menaces. Encore moins à son premier rendez-vous avec les juges qui, à vingt-cinq reprises par le passé, l’ont sanctionné pour des faits de vol, de violences, d’agression sexuelle, de menaces de mort…

Ses déclarations aux urgences de l’hôpital de Valence faisaient en effet écho à d’autres propos tenus par lui, le 19 juillet dernier, dans des circonstances glaçantes puisque prononcés à Nice, cinq jours seulement après le terrible attentat de la promenade des Anglais. Il fut condamné par la justice des Alpes-Maritimes. […]

Attaque de l’EI à Ben Guerdane en Tunisie : 39 morts (vidéos)


Mise à jour 14h10 :

Un nouveau bilan vient d’être annoncé par le ministère de l’Intérieur. Il en ressort que 28 terroristes ont été abattus et 7 ont été arrêtés. Suite à cette attaque, on a déploré la perte de 7 civils et de 10 éléments de nos forces armées (6 de la Garde nationale, 2 agents de l’ordre, 1 militaire et 1 douanier), outre 9 blessés (1 de la Garde nationale, 3 agents de l’ordre, 4 militaire et 1 douanier).

À 559 kilomètres de Tunis par la route, cette ville a subi lundi matin une attaque planifiée, visant à mettre K.-O. l’appareil sécuritaire, une semaine après une première attaque (5 morts chez les islamistes, 1 civil). Peu avant l’orée de l’aube, de petits groupes armés (une soixantaine d’assaillants) ont attaqué les districts de police et de la garde nationale ainsi que la caserne militaire situés dans la ville de Ben Guerdane. les djihadistes connaissaient la ville, et bénéficieraient de taupes dans l’appareil sécuritaire, car ils les adresses personnelles de certains membres des forces de l’ordre.  Le chef de la brigade anti-terroriste Abdelati Abdel-Kébir, a été assassiné à son domicile ce matin . Le colonel Mourad Mahjoubi, qui commandait l’ unité militaire au sud, a lui été blessé à la tête.

Selon Neil Ben Yahmed de Tunisie-Secret :

« Contrairement à ce qui a été rapporté par la plupart de nos confrères, les auteurs de l’attaque terroriste de ce matin ne venaient pas tous des territoires libyens. Plusieurs d’entres-eux sont des habitants de Ben Guerdane et de ses environs. C’est d’ailleurs ce qu’a affirmé la spécialiste en matière antiterroriste, Badra Gaaloul.   » Article intégral.

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