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Tunisie

Tunisie: affrontements entre militaires et djihadistes sur les hauteurs de Kasserine

Des affrontements entre des unités militaires et des djihadistes se sont déclenchés mardi matin sur les hauteurs de Kasserine, au centre-ouest du pays, faisant jusqu’à présent des morts parmi les extrémistes et un soldat légèrement blessé, selon un premier bilan d’une source médicale à l’hôpital régional de Kasserine. Ayant confirmé la réception du soldat, blessé au niveau de la jambe, la source sous couvert d’anonymat a affirmé que l’état de ce soldat n’est pas grave et il a reçu les soins nécessaires. Sans donner des détails sur l’opération militaire lancée depuis ce matin sur les hauteurs de Kasserine, pour la traque d’éléments djihadistes, le ministère tunisien de la Défense a préféré ne pas se prononcer sous prétexte que l’opération est en cours. Cependant, des sources sur place ont confirmé la mort de deux éléments extrémistes dans cette opération sécuritaire. (Radio Chine internationale, le 01-03-2017)

Valence : un multirécidiviste tunisien pro daesh menace un hôpital d’un massacre : il pourra revenir en France dans 3 ans.

801899Lu dans Le Dauphiné du 15 décembre:

«Je veux me battre aux côtés de Daesh et faire un massacre […] Je veux aller à Nice et finir le travail […] Je veux faire le djihad ». Ces propos ont coûté six mois de prison ferme et l’interdiction du territoire français pendant trois ans à Fathi Akremi, jugé hier à Valence pour “apologie du terrorisme” devant le tribunal correctionnel. 

Des propos qu’il a tenus, mardi, aux urgences de l’hôpital de Valence où il avait été conduit après avoir été débarqué d’un TGV dans lequel, complètement ivre, il importunait des passagers.

Seulement voilà, ce ressortissant tunisien d’une cinquantaine d’années n’en était pas à ses premières menaces. Encore moins à son premier rendez-vous avec les juges qui, à vingt-cinq reprises par le passé, l’ont sanctionné pour des faits de vol, de violences, d’agression sexuelle, de menaces de mort…

Ses déclarations aux urgences de l’hôpital de Valence faisaient en effet écho à d’autres propos tenus par lui, le 19 juillet dernier, dans des circonstances glaçantes puisque prononcés à Nice, cinq jours seulement après le terrible attentat de la promenade des Anglais. Il fut condamné par la justice des Alpes-Maritimes. […]

Attaque de l’EI à Ben Guerdane en Tunisie : 39 morts (vidéos)


Mise à jour 14h10 :

Un nouveau bilan vient d’être annoncé par le ministère de l’Intérieur. Il en ressort que 28 terroristes ont été abattus et 7 ont été arrêtés. Suite à cette attaque, on a déploré la perte de 7 civils et de 10 éléments de nos forces armées (6 de la Garde nationale, 2 agents de l’ordre, 1 militaire et 1 douanier), outre 9 blessés (1 de la Garde nationale, 3 agents de l’ordre, 4 militaire et 1 douanier).

À 559 kilomètres de Tunis par la route, cette ville a subi lundi matin une attaque planifiée, visant à mettre K.-O. l’appareil sécuritaire, une semaine après une première attaque (5 morts chez les islamistes, 1 civil). Peu avant l’orée de l’aube, de petits groupes armés (une soixantaine d’assaillants) ont attaqué les districts de police et de la garde nationale ainsi que la caserne militaire situés dans la ville de Ben Guerdane. les djihadistes connaissaient la ville, et bénéficieraient de taupes dans l’appareil sécuritaire, car ils les adresses personnelles de certains membres des forces de l’ordre.  Le chef de la brigade anti-terroriste Abdelati Abdel-Kébir, a été assassiné à son domicile ce matin . Le colonel Mourad Mahjoubi, qui commandait l’ unité militaire au sud, a lui été blessé à la tête.

Selon Neil Ben Yahmed de Tunisie-Secret :

« Contrairement à ce qui a été rapporté par la plupart de nos confrères, les auteurs de l’attaque terroriste de ce matin ne venaient pas tous des territoires libyens. Plusieurs d’entres-eux sont des habitants de Ben Guerdane et de ses environs. C’est d’ailleurs ce qu’a affirmé la spécialiste en matière antiterroriste, Badra Gaaloul.   » Article intégral.

Elections en Tunisie: les Frères Musulmans en minorité mais à 26%

Lu sur le média tunisien Kapitalis (extrait)

Par Rachid Barnat

« Si pour les Tunisiens, il était clair qu’il fallait écarter les Frères musulmans de tout pouvoir pour leur idéologie néfaste, qui a mis à genou la Tunisie en 3 ans de pouvoir, et les occasions n’ont pas manqué pour leur dire leur rejet (assassinats politiques de de Lotfi Nagdh, Chokri Belaid, Mohamed Brahmi…); pour l’opposition, son attitude vis-à-vis des Frères nahdhaouis, a agacé bon nombre de Tunisiens d’autant qu’elle traitait les «khwanjia» nahdhaouis comme s’ils étaient incontournables et indispensables à la vie politique en Tunisie. Obéirait-elle à des «pressions» étrangères qui veulent que les islamistes restent coûte-que-coûte au pouvoir ou du moins dans le paysage politique en Tunisie, depuis que leurs «frères» en Egypte ont été écartés du pouvoir et leur parti a été interdit pour cause de terrorisme? Il faut croire que oui!

Faisant de la Tunisie un laboratoire pour expérimenter de nouveaux concepts «démocratiques», qui choqueraient les démocrates des vieilles démocraties mais qu’ils imposent aux démocrates tunisiens.

Rappelez-vous les manifestations massives quotidiennes durant plus d’un mois, pour dire «dégage» à Ennahdha, responsable de tous les malheurs des Tunisiens et des assassinats politiques ! Que fit chaque fois l’opposition? Elle a repris le dialogue après chaque assassinat avec les responsables politiques de la mort de Lotfi Nagdh, de Chokri Belaid et de Mohamed Brahmi ! Et de «consensus», en «dialogue national», concepts que découvrent ahuris les démocrates tunisiens, l’opposition a, à chaque fois légitimé, un parti qui a perdu toutes les légitimités et en premier la légitimité électorale. Ce qui est une première en «démocratie»: des élus refusent de respecter le peuple ni le mandat qu’il leur accorde ni sa durée… et l’opposition acquiesce.

Et depuis les Tunisiens ont compris le rôle joué par les Américains et les Européens qui soutiennent les islamistes: ils voulaient par tous les moyens imposer les Frères musulmans aux Tunisiens, poussant le cynisme jusqu’à prétendre que leur islamisme est modéré et compatible avec la démocratie. D’où leur idée de «consensus» et de «dialogue national» pour redonner leur chance à des «frères» que beaucoup de Tunisiens exècrent de plus en plus, transformant ainsi la Tunisie en laboratoire expérimental pour une «démocratie» spéciale pour le «monde arabe», après l’échec de la démocratie version occidentale en Irak, inadaptée aux «Arabes», selon leurs analystes!

Selon les estimations des observateurs, Ennahdha compterait entre 500.000 et 800.000 entre adhérents et sympathisants. Alors que le nombre d’électeurs potentiels tunisiens est estimé à 5 millions.

Le succès mitigé des démocrates

Au vu du résultat des élections législatives et des premières estimations, on s’étonne de voir que Nida Tounes ne récolterait que 37% voix alors qu’Ennahdha en récolterait 26%! Lire l’article intégral sur Kapitalis.

Juppé promet une « une aide économique massive à la Tunisie »

Lu dans Le Figaro (extrait):

« Le chef de la diplomatie française, Alain Juppé, a appelé hier Rached Ghannouchi, le chef d’Ennahda, vainqueur des élections du 23 octobre en Tunisie, pour lui transmettre un « message de confiance sans préjugé ni procès d’intention« .

Lors de cet appel, le ministre a félicité le chef islamiste de sa victoire, a-t-on ajouté de même source. Fin octobre, Alain Juppé avait conditionné l’aide du G8 à la Tunisie au respect des valeurs démocratiques. « Nous allons mettre en place une aide économique massive à la Tunisie », avait-il dit sur France Inter. « Naturellement, cette aide, nous l’apporterons dans la mesure où les lignes rouges ne seront pas franchies. Je pense que c’est important d’avoir cette conditionnalité », avait-il ajouté, en citant le respect de l’alternance démocratique, des droits de l’homme, et de l’égalité hommes-femmes.

Dans un entretien au journal Le Monde, Rached Ghannouchi avait réagi séchement à ces propos. « Nous n’avons pas besoin d’une telle parole pour respecter les droits de l’Homme. Cela fait partie de nos valeurs et de notre religion et les Tunisiens n’acceptent pas les aides conditionnées« , avait-il fait valoir. »

Au printemps, Nicolas Sarkozy avait déjà promis 300 millions d’euros pour le développement de la Tunisie, sans évidemment consulter les contribuables français.

Tunisie: Ennahda selon le professeur Hamadi Redissi

Juriste et écrivain, Hamadi Redissi est professeur de sciences politiques à l’Université de Tunis. Il est l’un des penseurs critiques de la modernité dans le monde arabe. Hamadi Redissi est membre fondateur, avec le politologue tunisien Riadh Sidaoui, du Centre arabe de recherches et d’analyses, basé à Genève3, dont le nom change en 2010 en Centre arabe de recherches et d’analyses politiques et sociales (Caraps)

Dans le numéro de décembre du Courrier de l’Atlas, il est longuementn interrogé sur le parti islamiste tunisien Ennhada ayant remporté les élections.

« Ennhada se dit un parti civil, mais commence tous ses meetings par la basmallah [ = Au nom d’Allah, le miséricordieux etc.], du takbir » [= cri de guerre historique en islam] et quelques versets du coran. Il les fini par le rappeur Psycho M, un rappeur antisémite, misogyne et violent (il avait notamment appelé au meurtre du cinéaste Nouri Bouzid) »

« ils [les islamistes d’Ennahda] entretiennent cette ambiguité de la condamnation ferme de la violence publiquement, mais dans le même temps, au niveau de la prise de position, la condamnation de l’atteinte à ce qu’ils appellent le « sacré » ou encore « les bonnes moeurs » et autres arguments de cette nature justifient la violence à demi-mot. (…) Une police des moeurs est entrain d’être instituée, une sorte de hissba, de commanderie du Bien et d’interdiction du Mal sur le modèle wahhabite, mais dont j’anticipe que les islamistes vont se disculper. Ils nous diront dans les jours à venir qu’ils n’ont rien à voir avec ces dérives »

« Ennahda est une hydre à plusieurs têtes(…) Ennahda est dans un flou artistique régulièrement entretenu et inquiétant.(…) Aussi bien avant qu’après les résultats [des élections], Ghannouchi affirme que les salafistes sont ses « frères » et qu’ils ont le droit d’avoir un parti légal. Ce parti étant contre la démocratie, contre le pluralisme, et voulant appliquer la charia in integrum, sans le jeu de référentialité ou ou les ruses sémantiques de Ennahda« 

Tunisie: Ennahda confirme la spécificité politique de l’islam

Lu sur Businesnews (extrait):

« Ceux qui veulent séparer la religion de la politique touchent à la base de l’Islam »

Sahbi Atig, président du groupe parlementaire d’Ennahdha, a présenté les lignes générales que défendra son partie quant à l’élaboration de la Constitution, aujourd’hui 28 février 2012, en séance plénière de l’Assemblée constituante.

M. Atig a rappelé, pendant 20 minutes d’une allocution de près d’une demi-heure, les principes islamiques qui prévalent, selon Ennahdha, dans l’élaboration de la Constitution. Il a notamment affirmé que celle-ci ne devra pas être contraire aux principes édictés par le Coran et la Sunna du Prophète, qui doivent être la source principale de la Loi fondamentale.

Sahbi Atig a, en outre, déclaré que l’histoire de l’Islam ne connaît pas de séparation entre la religion et la politique, et que la chose religieuse, dans l’Islam, ne se limite pas à la sphère privée, mais est un principe de société organisant la sphère publique. Il affirme, en ce sens, que ceux qui appellent à la séparation entre la religion et la politique touchent aux bases fondamentales de la pensée islamique. Suite

Ghannouchi a rencontré Qaradawi au Qatar la semaine dernière

Rached Ghannouchi, grand vainqueur des élections en Tunisie, présenté comme un « islamiste modéré » par les médias français, a été invité chaleureusement par le cheikh Qaradawi justifiant dans ses prises de positions le meurtre des apostats, des homosexuels, et qui voit dans la Shoa un « châtiment divin ». Qaradawi a déclaré que le prochain châtiment d’Allah contre les Juifs sera perpétré par les musulmans. Modéré en effet.

Lu sur Tunisialive.net:

« 03 Janvier 2012- Rached Ghannouchi, dirigeant du parti de islamiste (Ennahda), s’est rendu au Qatar la semaine dernière lors d’une visite de deux jours. Selon Zoubair Chhoudi, l’assistante personnelle du dirigeant d’Ennahda, la visite de Ghannouchi était officieuse. Chhoudi a expliqué, « Ghannouchi est allé au Qatar pour des raisons personnelles, pas en tant que leader d’Ennahda. Sa visite était informelle. Selon le site de nouvelles tunisien Business News « Ghannouchi a été accueilli par Youssef Al-Qaradawi, le clerc islamique égyptien bien connu. Il a été rapporté que les deux hommes ont discuté des derniers développements dans la politique tunisienne, et les défis auxquels fait face le nouveau gouvernement lors de la phase de transition . » Ils ont également discuté de compensation du gouvernement tunisien de familles dont les proches ont été tués pendant la révolution tunisienne. Ghannouchi veut que le gouvernement intérimaire se concentrer sur des efforts accrus afin de parvenir à un développement politique, économique et sociale en Tunisie. Il a réitéré que la coopération avec les pays arabes, le Qatar  en particulier, assure que la Tunisie devienne « un exemple de progrès et de démocratie véritable, sur la base des valeurs de l’islam et ses enseignements. »

40% des Tunisiens en France seraient islamistes ( résultats élections)

Addendum 20H34 : les résultats dans la diaspora tunisienne en France donnent 4 sièges sur 10 au parti islamiste Ennhada. Pour l’ensemble des Tunisiens à l’étranger 9 sièges sur 18. Plus aucun journaliste ne peut dorénavant affirmer que l’islamisme, idéologie politique totalitaire, est un phénomène marginal chez les musulmans.

Selon des indiscrétions recueillies auprès des représentants de la commission électorale indépendante, les Tunisiens de France ont placé le parti islamiste Ennahda (la Renaissance) en tête des élections à la Constituante tunisienne. Le mouvement de Rachid Ghannouchi, aurait recueilli entre 30 et 35 % des voix. La France est divisée en deux circonscriptions électorales, les 600 000 Tunisiens résidant dans l’hexagone élisent dix représentant à l’Assemblée constituante. Le Congrès pour la République de Moncef Marzouki, l’opposant historique de Ben Ali, serait autour de 20 %.

Chaque année la France délivre 80 000 visas aux Tunisiens. La magma islamiste s’accroit en France avec la bénédiction du ministère de l’Immigration et de l’identité nationale.

Nous reviendront dans un dossier sur les écrits passés de Rachid Ghannouchi, issus de la presse islamiste arabe, introuvables dans la presse française. Vous apprendrez que celui qui se prétend aujourd’hui « modéré » dénonçait l’ex ministre de l’Education nationale Mohamed Charfi (+2008) pour avoir introduit l’étude de la philosophie au lycée, voulant la remplacer par l’étude des textes des islamistes contemporains comme Sayyed Qutb. Vous y apprendrez sa dénonciation catégorique de la laicité, incompatible avec l’islam selon lui, et l’immense respect qu’il voue à Yussef Al-Qaradawi prêcheur de haine voulant exterminer les homosexuels, les apostats et « évidemment » les Juifs israeliens.

Observatoire de l’islamisation.

Elections en Tunisie: un « militant islamiste » en campagne dans le 93 !

RÉUNION PUBLIQUE le dimanche 9 octobre à 15h. En présence de: Cheik ABDELFATTAH MOUROU

Les Salons Wilson

139, avenue du Président Wilson – 93210 La Plaine Saint Denis

Jeune Afrique a récemment écrit un article sur lui :

L’ex-numéro 2 du parti islamiste Ennahda, Abdelfattah Mourou dirigera une liste indépendante à l’élection de l’assemblée constituante en Tunisie, le 23 octobre prochain.(…)

Le divorce avec ses anciens compagnons de la mouvance islamiste semble bel et bien consommé. D’après la version officielle, Abdelfattah Mourou, cofondateur aux côtés de Rahed Ghannouchi du Mouvement à tendance islamiste (MTI) en 1989, devenu Ennhada, a pris ses distances parce que le parti « ne s’est pas excusé pour l’affaire de Bab Souika ». Il s’agissait de l’incendie criminel d’un local du RCD (ex-parti présidentiel) en 1991, dans lequel un gardien avait trouvé la mort.

Mais les détracteurs de Mourou voient en lui une simple vitrine modérée qui roule en réalité pour le mouvement islamiste. « Je suis un militant islamiste et je le reste », affirme Abdelfattah Mourou. « Je ne vais pas demander aux gens de fermer les yeux et de me remettre leurs voix pour les donner ensuite à Ennahda », se défend -il. Pourtant une alliance avec ses anciens camarades après les élections n’est pas exclue. « Tout est possible », lance-t-il. Source et suite

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