Observatoire de l'islamisation : la plus grande base de données francophone sur l'islamisme

Archives

Tunisie

Tunisie : prison car il fume durant le ramadan

Par Le Figaro.fr avec AFP – Mis à jour le 12/06/2017 à 21h50 | Publié le 12/06/2017 à 21h47

Un tribunal de la ville tunisienne de Bizerte a condamné aujourd’hui à un mois de prison un homme accusé d' »atteinte aux bonnes moeurs » pour avoir fumé en public en plein mois de ramadan, selon une source judiciaire.

« Un homme a été arrêté et déféré devant la justice lundi, après qu’un responsable judiciaire eut rapporté à la police l’avoir vu en train de fumer dans le jardin du tribunal », a déclaré le porte-parole du ministère public près le tribunal de première instance de Bizerte, Choukri Lahmar. Le tribunal cantonal de Bizerte a condamné l’homme « à un mois de prison conformément » au code pénal tunisien, qui incrimine « toute personne portant atteinte aux bonnes moeurs ».

L’accusé a dix jours pour faire appel. En Tunisie, aucune loi n’interdit de boire ou manger en public pendant le ramadan mais le débat sur cette question revient chaque année. Début juin, quatre hommes ont été condamnés à un mois de prison pour « outrage public à la pudeur » après avoir mangé et fumé dans un jardin public pendant le ramadan.

Dimanche, des dizaines de personnes ont manifesté à Tunis pour réclamer le droit de manger et de boire en public durant le ramadan et pour protester contre l’arrestation des non-jeûneurs, une première en Tunisie.

Sky News Arabia : Rached Ghannouchi serait impliqué dans l’assassinat de Chokri Belaïd

Rached Ghannouchi et Jean-Pierre Raffarin.

Le journal Sky News Arabia a indiqué aujourd’hui, vendredi 9 juin 2017, que des documents et des informations de renseignement datant de 2014, ont démontré que des parties financées par le Qatar se cachent derrière l’assassinat de Chokri Belaïd. Le média ajoute que la décision d’assassinat de Chokri Belaïd a été prise, après qu’il ait annoncé détenir des informations concernant l’entrée de parties suspectes sur les territoires tunisien et algérien à bord de voitures qataries.

Les mêmes sources précisent que Belaïd détenait des documents secrets révélant l’implication du Qatar dans l’opération Aïn Amenas en Algérie […]. Dans les mois qui suivent, la ville de Ghedames s’est transformée en un endroit sécurisé pour les éléments d’Al Qaïda, en tant que cellules prêtes à exécuter des opérations servant les agendas de Doha dans la région.

D’autre part, le Qatar a réussi à avoir une mainmise sur les troupes armées libyennes via le soutien direct d’Abdelhakim Belhaj. Toujours selon la même source, le terroriste Abou Anas Al-Liby, arrêté par le FBI, a révélé que les assassinats politiques en Tunisie, notamment celui de Chokri Belaïd, impliquaient Abdelhakim Belhaj qui collaborait directement avec le président d’Ennahdha, Rached Ghannouchi.

Sky News souligne que cette collaboration avait lieu avec l’approbation des qataris. Quant aux auteurs des opérations de kidnapping et d’assassinats, ils appartenaient à Katibat Ennawassi, dont la majorité des membres sont impliqués dans l’opération d’Ain Amenas en Algérie.

Tunisie: Ils manifestent pour la liberté de manger en public durant le ramadan

AFP du 12 juin 2017 :

Des dizaines de personnes ont manifesté dimanche à Tunis pour réclamer le droit de manger et de boire en public durant le ramadan, le mois de jeûne musulman, et pour protester contre l’arrestation des non-jeûneurs, une première en Tunisie.

Aucune loi n’interdit de manger ou de boire en public pendant le ramadan en Tunisie mais le débat sur cette question revient chaque année.

Quatre hommes arrêtés début juin pour avoir mangé dans un parc

Début juin, quatre hommes avaient été arrêtés puis condamnés à un mois de prison pour «outrage public à la pudeur» après avoir mangé dans un jardin en plein ramadan.

«Nous sommes ici pour protester contre les poursuites judiciaires contre les non-jeûneurs et pour réclamer (le respect de) la liberté individuelle. Celui qui veut jeûner, il jeûne, et celui qui ne veut pas, il ne jeûne pas», a dit à l’AFP Karim Chaïr, la trentaine.

«Je jeûne et je suis venu pour participer à cette manifestation et appeler avec ces gens au respect de la liberté de la croyance et de la conscience», a affirmé Kamel Jalouli, un sexagénaire.

En Tunisie, la plupart des cafés et restaurants ferment ainsi pendant la journée. Ceux qui restent ouverts le font discrètement.

 Durant les premiers jours du ramadan cette année, un prédicateur très médiatique s’était rendu dans des cafés ouverts pendant la journée pour filmer les clients et jeter l’opprobre sur eux, une intervention qui a été très critiquée sur les réseaux sociaux. Article intégral ici.

Tunisie: affrontements entre militaires et djihadistes sur les hauteurs de Kasserine

Des affrontements entre des unités militaires et des djihadistes se sont déclenchés mardi matin sur les hauteurs de Kasserine, au centre-ouest du pays, faisant jusqu’à présent des morts parmi les extrémistes et un soldat légèrement blessé, selon un premier bilan d’une source médicale à l’hôpital régional de Kasserine. Ayant confirmé la réception du soldat, blessé au niveau de la jambe, la source sous couvert d’anonymat a affirmé que l’état de ce soldat n’est pas grave et il a reçu les soins nécessaires. Sans donner des détails sur l’opération militaire lancée depuis ce matin sur les hauteurs de Kasserine, pour la traque d’éléments djihadistes, le ministère tunisien de la Défense a préféré ne pas se prononcer sous prétexte que l’opération est en cours. Cependant, des sources sur place ont confirmé la mort de deux éléments extrémistes dans cette opération sécuritaire. (Radio Chine internationale, le 01-03-2017)

Valence : un multirécidiviste tunisien pro daesh menace un hôpital d’un massacre : il pourra revenir en France dans 3 ans.

801899Lu dans Le Dauphiné du 15 décembre:

«Je veux me battre aux côtés de Daesh et faire un massacre […] Je veux aller à Nice et finir le travail […] Je veux faire le djihad ». Ces propos ont coûté six mois de prison ferme et l’interdiction du territoire français pendant trois ans à Fathi Akremi, jugé hier à Valence pour “apologie du terrorisme” devant le tribunal correctionnel. 

Des propos qu’il a tenus, mardi, aux urgences de l’hôpital de Valence où il avait été conduit après avoir été débarqué d’un TGV dans lequel, complètement ivre, il importunait des passagers.

Seulement voilà, ce ressortissant tunisien d’une cinquantaine d’années n’en était pas à ses premières menaces. Encore moins à son premier rendez-vous avec les juges qui, à vingt-cinq reprises par le passé, l’ont sanctionné pour des faits de vol, de violences, d’agression sexuelle, de menaces de mort…

Ses déclarations aux urgences de l’hôpital de Valence faisaient en effet écho à d’autres propos tenus par lui, le 19 juillet dernier, dans des circonstances glaçantes puisque prononcés à Nice, cinq jours seulement après le terrible attentat de la promenade des Anglais. Il fut condamné par la justice des Alpes-Maritimes. […]

Attaque de l’EI à Ben Guerdane en Tunisie : 39 morts (vidéos)


Mise à jour 14h10 :

Un nouveau bilan vient d’être annoncé par le ministère de l’Intérieur. Il en ressort que 28 terroristes ont été abattus et 7 ont été arrêtés. Suite à cette attaque, on a déploré la perte de 7 civils et de 10 éléments de nos forces armées (6 de la Garde nationale, 2 agents de l’ordre, 1 militaire et 1 douanier), outre 9 blessés (1 de la Garde nationale, 3 agents de l’ordre, 4 militaire et 1 douanier).

À 559 kilomètres de Tunis par la route, cette ville a subi lundi matin une attaque planifiée, visant à mettre K.-O. l’appareil sécuritaire, une semaine après une première attaque (5 morts chez les islamistes, 1 civil). Peu avant l’orée de l’aube, de petits groupes armés (une soixantaine d’assaillants) ont attaqué les districts de police et de la garde nationale ainsi que la caserne militaire situés dans la ville de Ben Guerdane. les djihadistes connaissaient la ville, et bénéficieraient de taupes dans l’appareil sécuritaire, car ils les adresses personnelles de certains membres des forces de l’ordre.  Le chef de la brigade anti-terroriste Abdelati Abdel-Kébir, a été assassiné à son domicile ce matin . Le colonel Mourad Mahjoubi, qui commandait l’ unité militaire au sud, a lui été blessé à la tête.

Selon Neil Ben Yahmed de Tunisie-Secret :

« Contrairement à ce qui a été rapporté par la plupart de nos confrères, les auteurs de l’attaque terroriste de ce matin ne venaient pas tous des territoires libyens. Plusieurs d’entres-eux sont des habitants de Ben Guerdane et de ses environs. C’est d’ailleurs ce qu’a affirmé la spécialiste en matière antiterroriste, Badra Gaaloul.   » Article intégral.

Elections en Tunisie: les Frères Musulmans en minorité mais à 26%

Lu sur le média tunisien Kapitalis (extrait)

Par Rachid Barnat

« Si pour les Tunisiens, il était clair qu’il fallait écarter les Frères musulmans de tout pouvoir pour leur idéologie néfaste, qui a mis à genou la Tunisie en 3 ans de pouvoir, et les occasions n’ont pas manqué pour leur dire leur rejet (assassinats politiques de de Lotfi Nagdh, Chokri Belaid, Mohamed Brahmi…); pour l’opposition, son attitude vis-à-vis des Frères nahdhaouis, a agacé bon nombre de Tunisiens d’autant qu’elle traitait les «khwanjia» nahdhaouis comme s’ils étaient incontournables et indispensables à la vie politique en Tunisie. Obéirait-elle à des «pressions» étrangères qui veulent que les islamistes restent coûte-que-coûte au pouvoir ou du moins dans le paysage politique en Tunisie, depuis que leurs «frères» en Egypte ont été écartés du pouvoir et leur parti a été interdit pour cause de terrorisme? Il faut croire que oui!

Faisant de la Tunisie un laboratoire pour expérimenter de nouveaux concepts «démocratiques», qui choqueraient les démocrates des vieilles démocraties mais qu’ils imposent aux démocrates tunisiens.

Rappelez-vous les manifestations massives quotidiennes durant plus d’un mois, pour dire «dégage» à Ennahdha, responsable de tous les malheurs des Tunisiens et des assassinats politiques ! Que fit chaque fois l’opposition? Elle a repris le dialogue après chaque assassinat avec les responsables politiques de la mort de Lotfi Nagdh, de Chokri Belaid et de Mohamed Brahmi ! Et de «consensus», en «dialogue national», concepts que découvrent ahuris les démocrates tunisiens, l’opposition a, à chaque fois légitimé, un parti qui a perdu toutes les légitimités et en premier la légitimité électorale. Ce qui est une première en «démocratie»: des élus refusent de respecter le peuple ni le mandat qu’il leur accorde ni sa durée… et l’opposition acquiesce.

Et depuis les Tunisiens ont compris le rôle joué par les Américains et les Européens qui soutiennent les islamistes: ils voulaient par tous les moyens imposer les Frères musulmans aux Tunisiens, poussant le cynisme jusqu’à prétendre que leur islamisme est modéré et compatible avec la démocratie. D’où leur idée de «consensus» et de «dialogue national» pour redonner leur chance à des «frères» que beaucoup de Tunisiens exècrent de plus en plus, transformant ainsi la Tunisie en laboratoire expérimental pour une «démocratie» spéciale pour le «monde arabe», après l’échec de la démocratie version occidentale en Irak, inadaptée aux «Arabes», selon leurs analystes!

Selon les estimations des observateurs, Ennahdha compterait entre 500.000 et 800.000 entre adhérents et sympathisants. Alors que le nombre d’électeurs potentiels tunisiens est estimé à 5 millions.

Le succès mitigé des démocrates

Au vu du résultat des élections législatives et des premières estimations, on s’étonne de voir que Nida Tounes ne récolterait que 37% voix alors qu’Ennahdha en récolterait 26%! Lire l’article intégral sur Kapitalis.

Juppé promet une « une aide économique massive à la Tunisie »

Lu dans Le Figaro (extrait):

« Le chef de la diplomatie française, Alain Juppé, a appelé hier Rached Ghannouchi, le chef d’Ennahda, vainqueur des élections du 23 octobre en Tunisie, pour lui transmettre un « message de confiance sans préjugé ni procès d’intention« .

Lors de cet appel, le ministre a félicité le chef islamiste de sa victoire, a-t-on ajouté de même source. Fin octobre, Alain Juppé avait conditionné l’aide du G8 à la Tunisie au respect des valeurs démocratiques. « Nous allons mettre en place une aide économique massive à la Tunisie », avait-il dit sur France Inter. « Naturellement, cette aide, nous l’apporterons dans la mesure où les lignes rouges ne seront pas franchies. Je pense que c’est important d’avoir cette conditionnalité », avait-il ajouté, en citant le respect de l’alternance démocratique, des droits de l’homme, et de l’égalité hommes-femmes.

Dans un entretien au journal Le Monde, Rached Ghannouchi avait réagi séchement à ces propos. « Nous n’avons pas besoin d’une telle parole pour respecter les droits de l’Homme. Cela fait partie de nos valeurs et de notre religion et les Tunisiens n’acceptent pas les aides conditionnées« , avait-il fait valoir. »

Au printemps, Nicolas Sarkozy avait déjà promis 300 millions d’euros pour le développement de la Tunisie, sans évidemment consulter les contribuables français.

Tunisie: Ennahda selon le professeur Hamadi Redissi

Juriste et écrivain, Hamadi Redissi est professeur de sciences politiques à l’Université de Tunis. Il est l’un des penseurs critiques de la modernité dans le monde arabe. Hamadi Redissi est membre fondateur, avec le politologue tunisien Riadh Sidaoui, du Centre arabe de recherches et d’analyses, basé à Genève3, dont le nom change en 2010 en Centre arabe de recherches et d’analyses politiques et sociales (Caraps)

Dans le numéro de décembre du Courrier de l’Atlas, il est longuementn interrogé sur le parti islamiste tunisien Ennhada ayant remporté les élections.

« Ennhada se dit un parti civil, mais commence tous ses meetings par la basmallah [ = Au nom d’Allah, le miséricordieux etc.], du takbir » [= cri de guerre historique en islam] et quelques versets du coran. Il les fini par le rappeur Psycho M, un rappeur antisémite, misogyne et violent (il avait notamment appelé au meurtre du cinéaste Nouri Bouzid) »

« ils [les islamistes d’Ennahda] entretiennent cette ambiguité de la condamnation ferme de la violence publiquement, mais dans le même temps, au niveau de la prise de position, la condamnation de l’atteinte à ce qu’ils appellent le « sacré » ou encore « les bonnes moeurs » et autres arguments de cette nature justifient la violence à demi-mot. (…) Une police des moeurs est entrain d’être instituée, une sorte de hissba, de commanderie du Bien et d’interdiction du Mal sur le modèle wahhabite, mais dont j’anticipe que les islamistes vont se disculper. Ils nous diront dans les jours à venir qu’ils n’ont rien à voir avec ces dérives »

« Ennahda est une hydre à plusieurs têtes(…) Ennahda est dans un flou artistique régulièrement entretenu et inquiétant.(…) Aussi bien avant qu’après les résultats [des élections], Ghannouchi affirme que les salafistes sont ses « frères » et qu’ils ont le droit d’avoir un parti légal. Ce parti étant contre la démocratie, contre le pluralisme, et voulant appliquer la charia in integrum, sans le jeu de référentialité ou ou les ruses sémantiques de Ennahda« 

Tunisie: Ennahda confirme la spécificité politique de l’islam

Lu sur Businesnews (extrait):

« Ceux qui veulent séparer la religion de la politique touchent à la base de l’Islam »

Sahbi Atig, président du groupe parlementaire d’Ennahdha, a présenté les lignes générales que défendra son partie quant à l’élaboration de la Constitution, aujourd’hui 28 février 2012, en séance plénière de l’Assemblée constituante.

M. Atig a rappelé, pendant 20 minutes d’une allocution de près d’une demi-heure, les principes islamiques qui prévalent, selon Ennahdha, dans l’élaboration de la Constitution. Il a notamment affirmé que celle-ci ne devra pas être contraire aux principes édictés par le Coran et la Sunna du Prophète, qui doivent être la source principale de la Loi fondamentale.

Sahbi Atig a, en outre, déclaré que l’histoire de l’Islam ne connaît pas de séparation entre la religion et la politique, et que la chose religieuse, dans l’Islam, ne se limite pas à la sphère privée, mais est un principe de société organisant la sphère publique. Il affirme, en ce sens, que ceux qui appellent à la séparation entre la religion et la politique touchent aux bases fondamentales de la pensée islamique. Suite

Page 1 sur 212»