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Le Grand imâm d’al-Azhar (Le Caire) rejette toute réforme du « discours religieux » incitant à la haine

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Ahmed el Tayeb, directeur de l’université islamique d’al-Azhar, Le Caire, Egypte.

Nous avons écouté samedi dernier à Paris le général Ahmad Abou Maher expliquer (colloque au Palais Bourbon à l’initiative du député P.Folliot) que les ouvrages de droit musulman enseignés à l’université islamique d’Al Azhar contribuent à la radicalisation. D’autres voix s’élèvent en Egypte pour réclamer, à la suite du président Sissi (discours d’Al-Azhar du 28 décembre 2014), une réforme de l’enseignement islamique.

Interrogé début novembre, le Grand imâm d’Al-Azhar, Ahmed el Tayeb, diplômé de l’institution islamique ainsi que de la Sorbonne, a balayé d’un revers de main toute initiative visant à réviser le contenu de l’enseignement multiséculaire de ce temple de l’orthodoxie sunnite : « Les livres dont nous avons hérités sont innocents, et ont été maltraités par les ignorants et les indécents parmi nous »

Ces livres d’exégèse coranique, de hadith (faits et gestes de Mahomet rapportés) et de jurisprudence contiennent des prescriptions enjoignant de marquer les maisons des chrétiens, d’interdire la construction d’églises en terre d’islam, de tuer les apostats, etc.

Mais le Grand imâm de la plus prestigieuse université sunnite du monde préfère en faire l’apologie :Lire la suite

« La source du terrorisme est dans l’enseignement islamique officiel » alerte un général égyptien

Colloque « Origines du terrorisme islamique » à l’Assemblée Nationale, salle Colbert, du 26 novembre 2016, sous le patronage du député Philippe Folliot. 

Capture d’écran 2016-11-29 à 20.58.50Intervention du général Ahmad Abou Maher, responsable de la lutte contre l’extrémisme religieux dans le gouvernement égyptien du président Abdel Fattah al-Sissi. Il pointe la responsabilité d’al-Azhar, la prestigieuse université islamique, ainsi que des programmes scolaires officiels. Il brandit deux ouvrages programmés dans les collèges-lycées, qui prescrivent la haine des chrétiens : marquer leurs maisons, exiger des vêtements distincts, l’interdiction de construire des églises, la peine de mort contre les apostats…

L’Observatoire de l’islamisation (www.islamisation.fr) fut le seul média à couvrir ce colloque sensible, co organisé par l’Organisation Franco-égyptienne pour les droits de l »homme (OFEDH) et l’Union des Nords Africains Chrétiens de France (UNACF). En complément, regarder le passage d’Ahmad Abou Maher à la télévision égyptienne sur ce grave problème de l’enseignement de l’islam à l’école.

L’Institut Catholique de Paris va autoriser les professeurs d’al-Azhar à diriger les thèses de ses élèves

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Photo: Université islamique d’al-Azhar, Le Caire, Egypte.

La Croix du 25 mai rapporte :

« Le recteur de l’université d’Al Azhar, Ibrahim Al-Hodhod, et celui de l’Institut catholique de Paris, Mgr Philippe Bordeyne, ont signé mercredi 25 mai une convention entre leurs facultés de lettres, ouvrant la voie à des recherches communes.

(…) La convention encadre pour trois ans des activités de recherche communes, dans les domaines de la traductologie, des études littéraires, des études médiévales ainsi que du dialogue interreligieux.

La mise en place à l’ICP à la rentrée d’un séminaire doctrinal sur le dialogue interculturel, dans lequel interviendront des enseignants d’Al Azhar, sera la première traduction concrète. Des thèses françaises et égyptiennes pourront également être codirigées par des professeurs des deux institutions. » Lire l’article intégral sur La Croix

Pour comprendre l’islam totalitaire enseigné à Al-Azhar, modèle pour le CFCM, se reporter au chapitre sur l’institution dans le livre L’islamisation de la France.

Lire en complément:

Un Professeur d’Al-Azhar (partenaire CFCM) rappelle que le viol des captives de guerre est halal

 Au Collège des Bernardins, le professeur d’islam enseigne que Mahomet est annoncé dans la Bible et que la science prouve la divinité du Coran.

Un Professeur d’Al-Azhar (partenaire CFCM) rappelle que le viol des captives de guerre est halal

Al-Azhar-Professor-Suad-Saleh_-In-a-Legitimate-War-Muslims-Can-Capture-SlavegirVoir les extraits vidéo sur MEMRI TV

Dans une émission sur les fatwas datant du 12 septembre 2014,  Mme Suad Saleh, Professeur en théologie à Al-Azhar, affirme que les musulmans qui capturent des femmes dans une guerre légitime contre leurs ennemis peuvent les posséder et en faire des esclaves sexuelles « En vue de leur humiliation », déclare Pr Saleh, « elles deviennent la propriété du commandant militaire, ou d’un musulman, et il peut avoir des relations sexuelles avec elles, tout comme il a des relations sexuelles avec ses épouses ». La vidéo circule actuellement sur les médias sociaux. Extraits : Voir sur MemriTV

Problème : l’Université islamique d’Al Azhar, la plus prestigieuse du monde sunnite, a établi un partenariat avec le ministère de l’Intérieur français et la Grande mosquée de Paris en 2005, pour former des imâms ! Le ministre des Affaires étrangères de l’époque Philippe Douste-Blazy visita en compagnie de Dalil Boubakeur l’Université Al Azhar en octobre 2005 pour nouer cette collaboration : des imâms français viennent de former en Egypte, et des imâms d’al-aznar viennent en France pour enseigner dans les écoles coraniques de l’hexagone. Le Monde consacra un article à l’accord.

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Égypte : la Haute magistrature remplacée de facto par les « savants » d’Al-Azhar

Les lois égyptiennes devront désormais se conformer à la jurisprudence islamique avant tout, et devront être validées par les oulémas d’Al-Azhar. La Haute cour constitutionelle dans sa forme actuelle est condamnée, et ne servira demain qu’à entériner les avis islamistes sans autre boussole que la Charia.

Lu dans Le Figaro :

« En fin de matinée, les manifestants ont gagné. Un porte-parole annonce que la cour se met en « grève ouverte », dénonçant l’« assassinat psychologique » des juges. La grève des 19 « Sages » lève le dernier obstacle juridique à la marche forcée du président Morsi, issu des Frères musulmans, vers la promulgation de la loi fondamentale contestée.(…)

« Le fossé qui s’est creusé entre les deux Égypte paraissait difficile à combler dimanche matin, devant le siège de la Haute Cour. Comme lors de la grande manifestation de samedi, les militants ne pratiquent pas l’art de l’esquive cher au président Morsi, qui parle d’« unir les Égyptiens ». Pour eux, la nouvelle Constitution, c’est surtout le triomphe du Coran. Le texte réserve aux savants de l’université islamique d’al-Azhar le rôle de conformer le droit à la jurisprudence des écoles sunnites »

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Rapprochement historique entre Al-Azhar et les Frères Musulmans

L’idée reçue selon laquelle « l’islamisme n’est pas l’islam » prend encore du plomb dans l’aile avec le rapprochement du plus grand mouvement islamiste mondial avec la plus grande Université islamique mondiale. La presse française occulte sans surprise cette information de grande importance.

Le média égyptien Al-Ahram rapporte ce qu’il décrit comme une « première en son genre » soit une rencontre entre les Frères Musulmans (FM) égyptiens et des dirigeants d’Al-Azhar :

« Lors d’une réunion entre le Grand Imâm d’ Al Azhar, Ahmed El-Tayeb, et les chefs des Frères musulmans a été discutée la nécessitée de construire un discours islamique unifié. La réunion a été suivie par Ahmed El-Tayeb, Grand Imam d’Al-Azhar, Abdallah El-Husseini, chef des fondations religieuses, Osama El-Abd, dirigeant de l’ Azhar, Mohamed Badei, guide suprême des Frères Musulmans (FM), Mahdi Akef, ancien guide suprême des FM , Abd El-Rahman El-Barr, membre du bureau d’orientation des FM et professeur de l’ Azhar. Après la réunion, qui a duré une demi-heure, El-Tayeb a déclaré que le MB ont toujours été proches d’Al-Azhar, mais que les circonstances passées ( note: comprendre la situation politique avec le contrôle de l’Azhar par Mubarak, qui nommait le doyen) ne permettaient pas de telles réunions. Il a ajouté que la réunion a eu pour sujet l’importance de parvenir à une homogénéisation du discours islamique, modéré, face aux revendications de certains mouvements islamistes. » (note: compendre les plus extrêmistes prônant l’action directe terroriste)  »

Après le rapprochement avec l’Arabie Séoudite et l’intégration du cheikh Qaradawi dans son Conseil de la recherche en juillet 2008 (ce dernier étant pro-Hamas et enseignant la nécessité de tuer les apostats et les homosexuels), la prestigieuse université, une référence dans le monde sunnite, fondée en 970 et formant des dizaines de milliers d’imâms chaque année, poursuit sa radicalisation. Alors ministre des Affaires étrangères, Douste-Blazy souhaitait établir un partenariat entre Al-Azhar et la France afin de dépêcher des professeurs de l’Azhar former les imâms en France. Un déplacement officiel au Caire avait même été organisé le 29 septembre 2005 , où Dalil Boubakeur qui accompagnait le ministre affirma que l’institution offre « le meilleur niveau » (Le Monde- 2 septembre 2005). Ce projet de partenariat tomba finalement à l’eau. L’Italie fit l’amère expérience du « meilleur niveau » de l’Azhar avec l’imâm de Rome justement diplômé de cette université, Ibrahin Moussa, qui officiait depuis février 2003 : il fut expulsé après avoir prononcé une série de sermons enflammés contre l’Occident, les Juifs et soutenant les djihadistes « du monde entier« …Son expulsion (suivie par les expulsions des imâms de Crémone, Florence, Naples et Bologne pour les mêmes raisons !) fut médiatisée dans la presse italienne et espagnole, mais fut passée sous silence en France. Encore pour ne pas égratigner l’enseignement, largement répandu dans les IEP, selon lequel « l’islam n’est pas l’islamisme » ?

Joachim Véliocas. Observatoire de l’islamisation, mai 2011