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Bouabdellah Ghlamallah

La campagne électorale algérienne dans les mosquées « françaises »

Le ministre algérien des Affaires religieuses, Bouabdallah Ghlamallah, connu pour traquer les Chrétiens en Algérie, était l’invité dimanche de la Grande mosquée de Paris afin de mettre au diapason les mosquées de l’hexagone pour soutenir la réélection du boucher des Harkis, Bouteflika. Eric Besson a, pour cette sympathique besogne, délivré un titre de séjour à l’islamiste…

Voici reproduit un article du magazine Tout sur l’Algérie, par Sonia lyes , 30/03/2009 racontant son périple :

« En France, les prêches de vendredi prochain dans les mosquées «algériennes» seront consacrés à la présidentielle

Convaincre les Algériens de France d’aller voter massivement aux élections présidentielles. Depuis quelques semaines, d’importants moyens sont mobilisés dans l’Hexagone pour atteindre cet objectif. Dans ce pays, qui compterait plus de quatre millions d’Algériens, les opérations de vote débuteront le 4 avril. Elles se poursuivront jusqu’au 9 du même mois et le degré de mobilisation des électeurs pourrait avoir un impact sur la participation en Algérie, principal enjeu du scrutin. Les autorités cherchent à rééditer l’impact du scrutin de 1995 : la forte participation des électeurs en France avait contribué à mobiliser fortement les Algériens et crédibiliser l’élection de Liamine Zeroual.

Le succès, samedi 28 mars, du meeting parisien animé par Abdelmalek Sellal est de bon augure pour la suite des événements, estime-t-on dans l’entourage de la campagne de Bouteflika en France. « L’enthousiasme qu’on a vu à travers les représentants des différentes régions présentes samedi à Paris, avec notamment la présence de beaucoup de jeunes et de femmes, montre qu’il existe en France un nouvel état d’esprit par rapport aux élections en Algérie. C’est grâce au travail de préparation que nous avons mené ici avec d’autres associations que ce résultat a été rendu possible. Nous pensons qu’il y aura une forte participation, particulièrement des jeunes qui voteront pour la première fois. Le message du président lu par M. Sellal est bien passé. Mais une fois élu, il ne doit pas les décevoir », explique Adam Nacer Benahmed, un des piliers du dispositif électoral du président Bouteflika en France.

Dimanche, le ministre des Affaires religieuses Bouabdallah Ghoulamallah, a tenu une réunion à la Mosquée de Paris avec les imams des mosquées contrôlées par les Algériens. Il leur a demandé de consacrer leurs prêches de vendredi prochain à la sensibilisation des électeurs algériens pour s’assurer d’une forte participation à la prochaine présidentielle.

C’est la première fois que les mosquées algériennes en France sont officiellement sollicitées pour jouer un rôle politique. Ces dernières années, les autorités algériennes se sont montrées méfiantes sur les questions liées à la gestion de religion après les événements connus par le pays dans les années 1990. Résultat : une politique prudente a été menée, au point où la Mosquée de Paris a perdu, en 2008, les élections du Conseil français de culte musulman (CFCM) face à des Marocains minoritaires. La présidentielle ouvrira-t-elle une nouvelle ère dans la gestion par Alger de l’Islam en France ? « 

Rappel de l’Observatoire de l’islamisation : Lundi 21 juin 2004, le ministre algérien des Affaires religieuses, Bouabdallah Ghlamallah, dénonça l’évangélisation des kabyles en Algérie dans une conférence de presse à Alger. Il rappela que l’islam est la « religion d’Etat et de tous les Algériens », puis avertit que l’apostolat chrétien entraînerait irrémédiablement un affrontement : « Il y aura effusion de sang ». En mars 2008, il tient des propos tout aussi durs dans le journal L’Expression : « J’assimile l’évangélisation au terrorisme ». Entre ces deux déclarations fracassantes, en mars 2006, une loi algérienne marqua clairement le virage islamique du régime. La loi prévoit des peines de 2 à 5 ans de prison et une amende de 500.000 à 1.000.000 de dinars (5.000 à 10.000 euros) contre toute personne qui « incite, contraint ou utilise des moyens de séduction tendant à convertir un musulman à une autre religion ». Les mêmes sanctions sont prévues contre toute personne qui « fabrique, entrepose, ou distribue des documents imprimés ou métrages audio-visuels ou tout autre support ou moyen, qui visent à ébranler la foi musulmane ». La loi n’a pas tardé à être suivie d’application.

Lire notre note sur les récentes condamnations de Chrétiens et les fermetures d’églises en Algérie.

Observatoire de l'islamisation

Guérini : « un bonheur » de rencontrer le bourreau des Harkis


Jean-Noël Guérini (PS), président du Conseil général des Boûches-du-Rhône, visita Alger en février 2009 dans le cadre d’un partenariat entre le Département et la capitale algérienne, où il rencontra -outre Bouteflika Djamel Ould-Abbes, ministre de la Solidarité nationale et de la communauté algérienne à l’étranger, qui déclara : « Nous souhaitons qu’elle soit la plus importante mosquée de France ». En parlant de la Grande Mosquée de Marseille qui sera financée à hauteur de 1 million d’euros par Alger…

Lundi 21 juin 2004, le ministre algérien des Affaires religieuses, Bouabdallah Ghlamallah, dénonça l’évangélisation des kabyles en Algérie dans une conférence de presse à Alger. Il rappela que l’islam est la « religion d’Etat et de tous les Algériens », puis avertit que l’apostolat chrétien entraînerait irrémédiablement un affrontement : « Il y aura effusion de sang ». En mars 2008, il tient des propos tout aussi durs dans le journal L’Expression : « J’assimile l’évangélisation au terrorisme ». Entre ces deux déclarations fracassantes, en mars 2006, une loi algérienne marqua clairement le virage islamique du régime. La loi prévoit des peines de 2 à 5 ans de prison et une amende de 500.000 à 1.000.000 de dinars (5.000 à 10.000 euros) contre toute personne qui « incite, contraint ou utilise des moyens de séduction tendant à convertir un musulman à une autre religion ». Les mêmes sanctions sont prévues contre toute personne qui « fabrique, entrepose, ou distribue des documents imprimés ou métrages audio-visuels ou tout autre support ou moyen, qui visent à ébranler la foi musulmane ». La loi n’a pas tardé à être suivie d’application.

– En juin 2006, une trentaine d’étudiants Africains, qui eurent tort d’assister à un séminaire chrétien en Kabylie, eurent 10 à 15 jours pour quitter le territoire, une fois confisqué leurs titres de séjours.
– Le prêtre catholique Pierre Wallez, résidant en Algérie depuis de nombreuses années, fut été condamné le 30 janvier 2008 à un an de prison avec sursis par le tribunal de Maghnia (ouest Algérien).
– A Oran, le père Hugh Johnson, en retraite depuis 2006, vit toujours sous la menace d’une expulsion. Il attend la réponse au recours introduit devant le Conseil d’Etat.
– Le 21 mars 2008, huit ressortissants Suisses, devant animer des séminaires en Kabylie furent priés par la police de quitter le territoire.
– Il n’est pas possible non plus pour les prêtres français d’obtenir des visas pour l’Algérie, à l’image de l’évêque de Pontoise Mgr Riocreux qui s’est vu refuser une visite à la communauté catholique d’Algérie en mars 2008.
-En juillet 2008, deux Algériens convertis au Christianisme furent condamnés à 1000 euros d’amende.
-Selon Mustapha Krim, président des Eglises protestantes en Algérie, rien qu’entre janvier et mars 2008, dix églises protestantes ont été fermée dans tout le pays.

Les médias français restèrent très discrets sur le sujet jusqu’à une affaire largement médiatisée suite à un article[1] du Figaro en mars 2008, concernant Habiba Kouider, mère de famille comparaissant devant le tribunal de Tiaret pour…possession de bibles. Le caricaturiste Algérien Dilem note pertinemment : « On s’indigne de l’évangélisation de la Kabylie mais on trouve parfaitement normal que des imams islamisent toute la banlieue en France ! ».

L’Algérie de son côté a envoyé en France en février 2008, 29 imams et deux femmes prédicatrices (« mourchidate« ) pour encadrer des mosquées en application d’un accord entre le ministère algérien des Affaires religieuses et l’ Association de la mosquée de Paris. Déjà, au mois d’octobre 2005, près de soixante imams furent envoyés en France au début du ramadan par le ministère des Affaires religieuses pour diriger les prières, à la demande de communautés musulmanes établies en France. La tolérance française vis à vis de l’islam est largement unilatérale, sans aucune réciprocité. Il est scandaleux que la Grande Mosquée de Marseille soit financée par l’Algérie pratiquant une épuration anti-chrétienne légale, affichée et fièrement assumée. En autorisant la construction de mosquées sponsorisées par l’Algérie (la mosquée de Tours a également bénéficiée d’un soutien financier Algérien), la France envoie un signal clair à tous les pays musulmans dotés de législations anti-chrétiennes: vous pouvez non seulement continuer à nous islamiser, mais nous ne vous tiendrons jamais rigueur des discriminations et persécutions appliquées à vos minorités, fussent-elles autochtones, au nom de ce même islam dont nous vous assurons la bienveillante protection.

Joachim Véliocas, Observatoire de l’islamisation, février 2009.

[1] Arezki Ait-Larbi, Offensive anti-chrétienne en Algérie, Le Figaro, 27/05/2008

Abdelaziz Belkhadem

Les inutiles compromis d’Alger avec l’islamisme

Abdelaziz Belkhadem, le Premier ministre islamiste du président Bouteflika

Lire l’ excellente analyse de Renaud Girard, grand reporter au service étranger du Figaro.

Lire toutes les notes de la catégorie Algérie.

Et pendant ce temps là, à Alger, Fadela Amara

La Grande Mosquee Dalger 2015

L’islamisation totale de l’Algérie va s’incarner dans une mosquée colossale

Le renforcement de l’islamisation en Algérie va bon train. Depuis la rentrée 2005, l’étude de la charia est imposée dans toutes les filières du secondaire algériennes. Autre signe fort vers la construction d’Etat islamique, la nomination en mai 2006 de Abdelaziz Belkhadem chef de file des « barbéfélènes« , les conservateurs du régime proches des islamistes. Hostile à l’occidentalisation de la société, il se prononce pour la réhabilitation du Front islamique du salut (FIS). En juin 2006, lors dela réunion des ministres des affaires étrangères de l’OCI à Bakou, l’Algérie dans sa déclaration réaffirma « son soutien inconditionnel à l’Autorité palestinienne et à ses institutions »[1], soit un soutien franc au Hamas.

Après la loi de mars 2006 punissant le prosélytisme chrétien de 2 à 5 ans de prison, la volonté de fermer les écoles francophones quelques mois plutôt (seuls véritables endroits d’alphabétisation), l’islamisation totale va s’incarner dans un monument colossal. Le quotidien El Moujahdi dans son édition du samedi 06 octobre 2007, rapporte l’évènement de la cérémonie de sélection du bureau d’études lauréat du concours international d’architecture pour la Grande Mosquée d’Alger. L’appel d’offre va déboucher sur une Mosquée aux mensurations extraordinaires :

« la Grande Mosquée d’Alger disposera d’une capacité totale de 120.000 places, une fois réalisée. Elle comprendra un minaret dynamique de 300 mètres de haut, contenant une bibliothèque et un institut supérieur des sciences islamiques. Le projet se composera également d’une maison du Coran, d’un centre culturel, d’un centre multi-services, d’un centre de soins, d’un hôtel, d’un immeuble d’habitation, d’une structure administrative, parking, espace vert… »

Les milliards d’euros dépensés n’iront pas combler les manques en matières sanitaires, sociales et scolaires. La population peut être analphabète, le ventre vide et malade, Boutéflika pense lui à sa postérité. Déconsidéré, il joue la carte de l’Islam pour sauver son image, dans une cynique hypocrisie d’un homme se découvrant pieux à 70 ans passés.
Un ancien compagnon du président Algérien, Hocine Ait-Ahmed, ancien cadre du FLN, déclara en juin 2005 ce qui mériterait d’être plus souvent dit :

« Les religions, les cultures juives et chrétiennes se trouvaient en Afrique du Nord bien avant les arabo-musulmans, eux aussi colonisateurs, aujourd’hui hégémonistes. Avec les Pieds-Noirs et leur dynamisme-je dis bien les Pieds-Noir et non les Français- l’Algérie serait aujourd’hui une grande puissance africaine, méditerranéenne. Hélas ! Je reconnais que nous avons commis des erreurs politiques, stratégiques. Il y a eu envers les Pieds-Noirs des fautes inadmissibles, des crimes de guerre envers les innocents et dont l’Algérie devra répondre au même titre que la Turquie envers les Arméniens[2] »

Voir notre dossier sur l’islamisation de l’Algérie contenant un rappel historique sur la création de cet État, un état des lieux de l’anti-christiannisme, ainsi qu’une réflexion sur l’hypothétique « traité d’amitié« .

Observatoire de l’islamisation, Octobre 2007.

[1] Cité in La 33ème réunion des ministres des affaires étrangères de l’organisation de la conférence islamique s’est ouverte à Bakou, Agence de presse de la république islamique (IRNA), 20 juin 2006.
[2] Hocine Ait-Ahmed, Ensemble, n°248, juin 2005