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La mairie Modem-En Marche d’Amiens soutient le projet de grande mosquée des Frères Musulmans (UOIF)

Lu dans Le Courrier Picard du 10 juillet :

Le tribunal administratif d’Amiens a rendu ce lundi 10 juillet son délibéré dans l’affaire concernant le permis de construire du projet de mosquée rue Francklin-Roosevelt. Un recours d’une dizaine de riverains opposés à ce projet et défendus par Me Destarac, avait été examiné mardi 20 juin. Le tribunal administratif a donc décidé d’annuler le permis de construire (lire les raisons dans le détail)

Contacté cet après-midi, Ahmed Berami, ancien président de l’association et initiateur du projet, aujourd’hui membre du Conseil d’administration, ne comprend pas cette décision. «  C’est un projet que nous avons mis près de trois ans à monter avec la Ville qui nous a accompagnés tout le long, dit-il. Nous avons eu de nombreuses réunions. Il y a eu un concours d’architecte. L’architecte de la ville, lui-même, a entendu les différents projets présentés.

Adjoint au maire chargé de l’urbanisme, Jean-Christophe Loric est l’élu qui a signé le permis de construire. «  Je ne suis pas inquiet, dit-il, nous allons nous réunir pour apporter des modifications, des améliorations. Le plus important, c’est que le projet sorte. C’est un projet architectural de qualité qui répond à un vrai besoin dans le secteur. » Pourquoi ne pas l’avoir défendu au tribunal si c’est vraiment le cas ? «  Parce qu’il est extrêmement rare que la Ville soit représentée à ce type d’audience. C’est la procédure écrite qui compte et elle avait été particulièrement soignée. Soyez sûr que la Ville est derrière l’association qui porte ce projet. Nous connaissons son sérieux, on a beaucoup travaillé avec elle. Je le répète ce que nous importe c’est que ce projet aboutisse, je suis optimiste. » Lire l’article intégral

Dans notre ouvrage Mosquées Radicales, ce qu’on y dit, ce qu’on y lit (éditions DMM, 2016), nous avons exposé que l’Association des Musulmans de Picardie (fédération UOIF), qui porte ce projet de mosquée, diffuse la pensée des Frères Musulmans, pages 35 à 42, extraits :

« Le 12 juin 2015 l’Association des Musulmans de Picardie (AMP) partageait à ses membres sur le réseau social Facebook une citation du penseur islamiste Muhammad Al Ghazâli (1917-1996) qu’il ne faut pas confondre avec son homonyme du XIIe, le célèbre juriste qui polémiqua avec Averroès.  Ghazâli justifa le jihâd armé contre ceux qui n’observent pas les règles de la charia, ainsi qu’on peut le lire dans un de ses ouvrages phares trouvé à la Fnac des Ternes à Paris en octobre 2015, L’Éthique du musulman (éditions Al Qalam, 2012) :

« Certaines personnes mobilisées pour le jihâd obligatoire avancent avec la chair de poule […] le délaissement du jihâd est une porte grande ouverte à l’infidélité » (page 45).

Dans la courte conclusion de cet imposant traité de droit musulman, Ghazâli résume :

« Le jihâd, en matière de recommandation du bien et du mal et le jihâd avec les différents moyens pour faire triompher la Parole de Dieu relèvent de l’éthique que j’ai analysée en parlant de la politique de l’Islam intérieure et extérieure » (page 315).

Donc le jihâd est bien compris comme une action coercitive visant non pas à se défendre simplement, mais à « faire triompher » le programme politique de l’islam.

Ghâzali est un penseur des Frères Musulmans qui approuva l’assassinat du penseur réformiste égyptien Farag Foda en 1992. Ce dernier réclamait notamment une laïcisation de la société et la n des discriminations envers la minorité Copte. Le cheikh, auréolé de son statut de professeur à l’Université islamique d’Al-Azhar avait commenté: «si le gouvernement peine à condamner les apostats, n’importe qui peut se charger de le faire ». Il définit devant le tribunal chargé de juger Farag Foda que les apostats étaient ceux qui refusaient d’appliquer la charia, et qu’ils méritaient la condamnation à mort. Auteur de 94 livres, prêchant dans les plus grandes mosquées du Caire, souvent cité en référence par Tariq Ramadan dans ses conférences en occident, il mourut à 78 ans en 1996.

Une telle référence devrait suffire à justifier le renvoi des responsables de l’AMP dans leurs pays respectifs, que ce soit le Maroc pour Ahmed Berami ou la Tunisie pour le Frère Musulman Abdallah Ben Mansour, membre d’Ennahda, et dirigeant le département éducation de l’association.

L’Association des Musulmans de Picardie soutient évidemment le président égyptien déchu Mohamed Morsi, même si ses premières mesures à la tête de l’Égypte, furent de libérer les jihadistes du groupe djihadiste Gamaa islamiya des prisons, et de libérer notamment l’assassin de Farag Foda, Abu Al-‘Ela Abd Rabbo. Le criminel put alors se pavaner sur les plateaux des chaînes de télévision islamiques, où il réaffirma le bien-fondé de la mise à mort des apostats. Morsi eut le culot de demander aux États-Unis la libération du metteur en scène des premiers attentats du World Trade Center en 1993 (six morts), Omar Abd el Rahman, lors de sa grande interview sur CNN en janvier 2013.

Mais les références islamistes de la mosquée de la rue de l’Europe ne s’arrêtent pas là.

Ahmed Berami fait l’éloge du fondateur du mouvement terroriste Hamas, le cheikh Ahmed Yassine, neutralisé en mars 2004 par l’armée israélienne :

« Symbole de la résistance palestinienne, le fondateur du mouvement Hamas cheikh Ahmed Yacine et sa ville natale Gaza. Alors que les dirigeants du Fatah poursuivent les négociations de la Honte, les gazaouis subissent un embargo sans pitié au vu et au su des défenseurs des droits de l’homme du monde libre. Il est vrai que ces « imbéciles » de gazaouis ont voté pour le Hamas à l’instar du reste du peuple palestinien dans des élections libres et démocratiques »  (Page Facebook de Ahmed Berami, publication du 11 novembre 2013.)

Le conférencier Hassan Iquioussen de l’UOIF, dont nous avons vu qu’il nie le génocide arménien, était la vedette des Rencontres culturelles de l’Association des Musulmans de Picardie en décembre 2012. Il soutient lui aussi le Hamas, et d’ailleurs sa phrase « Le Hamas qui, avec sa branche armée, fait du bon boulot » tenue lors d’une de ses conférences, avait émue jusqu’au journal pro palestinien L’Humanité.

(…) 

Une conférence sur « l’islam et la démocratie » se tint à la mosquée de l’AMP au mois de mars 2016, donnée par Ousmane Timera, issu de l’Institut de formation de l’UOIF, l’IESH. Le « professeur » d’islamologie rappela les fondamentaux :

« La charia est la loi qui oriente les lois. Les lois obéissent à une loi supérieure, une orientation générale. Le problème est que le juriste prend les lois toutes faites sans prendre en considération dans quel cadre elles s’insèrent, la vision générale et globale. Ce qu’il fait qu’il n’arrive pas à saisir que de révélations en révélations Il change les lois. C’est le même Dieu. À un moment donné Il dit Je vous ai demandé de faire ça, vous étiez en état de force, quand vous êtes vingt vous pouvez résister face à cent personnes. Ensuite Il dit, juste après, maintenant tu vois que vous êtes en état de faiblesse, donc on change la règle. On ne va pas dire que l’une est charia et l’autre n’est pas charia, les deux sont issus de la charia. » (Ousmane Timera – La différence entre démocratie et shura, You Tube, mis en ligne le 25 mai 2016.)

Ainsi, les musulmans peuvent accepter des lois différentes selon qu’ils sont ou non en position de force. S’ils peuvent prendre le dessus, ils n’hésiteraient pas à changer la constitution, ainsi que l’exemple égyptien lors du passage des Frères Musulmans au pouvoir (2011-2013) l’a illustré.

Un fidèle demande: «Faut-il recontextualiser, car on demande aux musulmans en permanence de recontextualiser la parole coranique ? »

Ousmane Timera répond : « Le Coran, si il est universel, il n’est pas restreint à son contexte de révélation. La preuve en est qu’il l’a dépassé »

Un autre fidèle ajoute « dans son histoire », Timéra réplique aussitôt : « mais quelle histoire, lisez le Coran vous voyiez une histoire là-dedans ? » Lire la suite dans l’ouvrage Mosquées Radicales, 320 pages, éditions DMM.

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Une candidate En Marche photographiée voilée dans une mosquée pro UOIF à l’imâm frériste

Latifa Chay, conseillère municipale PS, est investie par « La République En Marche » (mouvement de Macron) dans la 4ème circonscription de la Drôme.  Elle est connue pour réclamer la reconnaissance de l’état palestinien et l’autorisation du voile durant les sorties scolaires. Elle dit « Bravo » à l’imâm frériste Abdallah Dliouah, qui l’a accueilli dans sa mosquée en mai dernier. Elle s’y est rendue voilée :Lire la suite