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Paranoïa aux Assises de l’islamophobie : entre délire de persécution et comique involontaire

Abdelaziz Chaambi du groupuscule  Coordination contre le Racisme et l’Islamophobie (CRI), était pleine forme le 3 décembre à Lyon. 

« Les organisations qui luttent contre l’islamophobie se sont réunies, samedi, à Lyon (Centre) pour débattre des moyens de lutte contre la stigmatisation des musulmans dans les médias et au sein de la classe politique, notamment, à l’approche de l’élection présidentielle de 2017.

Cette journée pilotée on le voit par la crème des intellectuels musulmans, est présentée comme cela :

Co-organisées par l’ORIW (Organisation of Racism and Islamophobia Watch) et la PSM (Participation et Spiritualité musulmane , les « Assises contre l’islamophobie » ont réuni près de 200 activistes, dont le Conseil pour la Justice, la Paix et l’Egalité (COJEP), le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), l’AFD International, la Coordination contre le Racisme et l’Islamophobie (CRI) et es Etudiants Musulmans de France (EMF), dans un souci de mobilisation de la Société civile contre des discours médiatico-politiques anti-musulmans. »

En bonus :

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« La haine antichrétienne est souvent enseignée » (France-Soir)

Extrait de la chronique d’Alexandre del Valle intitulé « Bilan 2010 terrible pour les Chrétiens d’Orient » paru dans France-Soir du 3 janvier :

(…)

Bien qu’installés en Égypte avant les conquérants arabo-musulmans, les Coptes, héritiers de l’ancienne civilisation pharaonique, sont accusés d’être des « complices de l’Occident judéo-croisé ». Leur présence est un reproche vivant car elle prouve que le Moyen-Orient n’a pas toujours été islamique. Et ce n’est hélas pas la première fois qu’ils sont pris pour cibles. Leur situation s’est détériorée depuis les années 1950, marquées par des violences xénophobes qui aboutirent à l’exil des juifs égyptiens et des chrétiens européens. Ces violences se sont accentuées depuis les années 1980 à l’instigation des groupes islamistes dissidents des Frères musulmans comme le Gamaà. De l’Irak au Nigeria, en passant par l’Égypte, les persécutions de chrétiens sont le fruit d’un enseignement de la haine banalisée dans les discours politiques, les médias et les universités islamiques, telle la prestigieuse Al-Azhar en Égypte. Jadis siège d’une pensée en évolution portée par le cheikh Abd Al-Razeq, Al-Azhar a été gangrenée depuis les années 1930 par les fanatiques qui y enseignent, comme en Arabie saoudite, que les chrétiens sont des « associationnistes » (mushrikun) qui « mangent Dieu » (hostie) et l’insultent en affirmant que Jésus est son fils. Mais au lieu de combattre cette haine qui ronge leurs sociétés comme jadis l’idéologie antisémite a rongé l’Europe, les dirigeants musulmans fuient leurs responsabilités en incriminant une « main étrangère », comme l’a fait samedi le président égyptien, Hosni Moubarak.
« Islamophobie » et haine antichrétienne

Pourtant, comme durant le Noël copte passé (7 janvier 2010), où 7 chrétiens furent tués dans une église, les meurtriers sont bien des fanatiques égyptiens et pas des « étrangers ». L’appel du pape Benoît XVI, qui a demandé aux dirigeants du monde de défendre les chrétiens, est plus actuel que jamais. N’est-ce pas en effet à nos dirigeants, si prompts à dénoncer « l’islamophobie », d’exiger une condamnation de la « christianophobie » dans les pays islamiques où les lois discriminent les chrétiens ? Au sein du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, l’année 2010 a été marquée par la condamnation, le 25 mars, de « l’islamophobie » et du « profilage ethnique et religieux » des musulmans en Europe, puis de l’interdiction des minarets en Suisse. Or, en Europe, les musulmans sont libres de prier et de construire des mosquées. Aucune violence contre eux n’est encouragée ou impunie, tandis que dans les pays musulmans, la haine antichrétienne est souvent enseignée et appliquée. Rappelons que l’un des derniers pogroms de chrétiens en Égypte, en mars 2010, fut perpétré contre des ouvriers coptes accusés de construire une église, acte interdit par la loi sauf exception rarissime…

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Égypte : les « experts » incompétents des médias français

Interviewé dans Le Monde, Jean-Noël Ferrié, docteur en sciences politiques et directeur de recherche au CNRS, revient sur la situation des coptes d’Égypte et le contexte politique de cet attentat :

« ce serait une erreur de dire que les autorités égyptiennes négligent la menace qui pèse sur les coptes et la menace terroriste en général : le gouvernement est au contraire très attentif à la lutte contre le terrorisme et à ce qui peut arriver aux coptes. (…)Certains coptes ont tendance à parler de persécution. Mais il n’y a pas de menaces de ce type en Égypte sur les coptes venant des autres Égyptiens, et les musulmans d’Égypte sont unanimes pour condamner cet attentat. Il ne faut pas imaginer une minorité copte avec une majorité musulmane hostile : ce n’est pas une communauté persécutée »

Cette communauté ne serait pas persécutée ? Pour quelqu’un qui comme moi lit la presse anglophone Copte depuis 10 ans pour être au courant de ce que la presse française ne traite pas, qui a noué des relations avec des religieux sur le terrain, c’est incroyable de lire de telles absurdités. La police égyptienne elle même n’hésite pas à persécuter les Coptes pour les moindres raisons fallacieuses, les attaques de monastères et d’églises, de commerces chrétiens sont mensuels voire hebdomadaires depuis des années !

– Sobhy Gress, secrétaire général de l’association Solidarité Coptes Internationale pointe lui clairement l’attitude du laissez-faire du gouvernement égyptien, voir un compte rendu de sa toute récente conférence sur la tragédie.

Voir un échantillon de persécutions ignobles que j’avais recensé pour la seule année 2007.

– Voir le très lourd dossier sur les dernières années de Bicouac-ID

– Lire la synthèse de cette situation catastrophique sur Aide à l’Église en Détresse

Le ponpon revient à Odon Vallet qui dans Le Point fait un parallèle assez particulier que même Tariq Ramadan aurait trouvé too much :

« Il existe une « christianophobie » dans ces pays, comme il y a de « l’islamophobie » en Europe. Le radicalisme religieux vaut dans les deux sens. Depuis le 11-Septembre 2001, le durcissement entre religions prédomine, et la crise économique accroît ce phénomène. »

source

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Un ministre Turc remet en place l’UMP : pas de « partenariat privilégié »

Egemen Bagis, 39 ans, membre de l’AKP au pouvoir, a été nommé en janvier ministre d’État, négociateur en chef avec l’Union européenne (UE). Il refuse la notion de partenariat privilégié et affirme que la Turquie sera membre à part entière de l’UE ou pas du tout : « Plus de cinq millions de Turcs vivent dans les pays membres. Nous sommes déjà dans l’Europe. »

Comment la Turquie réagit-elle aux élections européennes et à la question turque dans la campagne ?

Le résultat était attendu : le centre droit et les conservateurs restent majoritaires. L’émergence des Verts est le progrès le plus notable. Les Verts sont largement en faveur d’une intégration de la Turquie, ils veulent une Europe multi-culturelle. De toute façon, le Parlement européen n’a pas un rôle décisif. Le plus important pour nous reste le message de la Commission et des États membres.

Celui de la France et de l’Allemagne a été assez virulent…

(…) L’Europe va affronter des défis dans les vingt ou trente ans à venir. La sécurité énergétique, la défense, le trafic d’êtres humains, l’intégration des immigrants, la crise économique, le terrorisme, l’islamophobie … Ces problèmes nécessitent la coopération des États membres. (…)

Il n’y a donc pas de ralentissement des réformes ?

(…) Vingt-sept pays sont devenus plus prospères et plus démocratiques en appliquant les critères de Copenhague et de Maastricht. C’est ce que la Turquie doit faire. Tous les pays qui ont commencé les négociations ont fini par adhérer.(Source)