Observatoire de l'islamisation : la plus grande base de données francophone sur l'islamisme

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Observatoire de l'islamisation

Le remplacement de population en 5 lignes par la démographe Tribalat (Institut national d’études démographiques)

« Entre 1999 et 2011, c’est-à-dire en 12 ans, la population d’origine étrangère sur deux générations a augmenté de 2,4 millions (de 9,8 millions à 12,3 millions), dont un peu moins de la moitié seulement est composée d’immigrés, les autres (d’origine étrangère) étant nés en France. 2,4 millions, cela correspond à un taux d’accroissement de 25 % en douze ans. C’est plus, en valeur absolue, que l’accroissement du reste de la population qui s’est fait, sur la période, au rythme de 4,4 %. » Michèle Tribalat.

Lu dans Le Figaro du 2 septembre 2014

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Le Monde sur l’immigration : « amateurisme », « partialité, « contrevérités » et « minimisation » selon Michèle Tribalat de l’Ined

Directrice de recherche à l’Institut national d’études démographiques, Michèle Tribalat a consacré ses deux derniers ouvrages à contrer la désinformation sur la question migratoire en France.

Dans son livre « Assimilation, la fin du modèle français » (édition du Toucan, septembre 2013) elle revient sur un article type du quotidien Le Monde cherchant à minimiser les chiffres pour ne pas donner raison au FN, page 54 :

« La France connaîtrait une période de faible intensité migratoire par rapport à ce qu’elle a connu après la Deuxième Guerre mondiale. En gros, depuis la suspension du recrutement des travailleurs, l’immigration serait restée très modérée et n’aurait, en tout cas, rien à voir avec ce que l’on a pu observer pendant les Trente Glorieuses. Un article du Monde du 4 décembre 2009 annonçait même une stabilisation de l’immigration étrangère en France (1).

Sur quoi se fondait donc Le Monde pour asséner un tel constat? Sur l’évolution du nombre d’immigrés entre 1982 et 2006 qui avait gagné un million de personnes (soit un accroissement de 25%) ce qui, pour Le Monde, reflétait une stabilisation, alors que, dans le même article, il classait la Tunisie dans les pays où l’immigration était en baisse avec un recul de 0,5% entre 1982 et 1999! Car lorsqu’on entrait un peu dans le détail et regardait les histogrammes par pays d’origine produits par Le Monde, on constatait que la dernière année était 1999, alors que les données de 2006 étaient déjà établies.

Cette présentation très partiale, marquée par l’amateurisme, conduisait le lecteur confiant à croire que nous étions effectivement dans une période de basse intensité des flux migratoires. Le Monde n’a probablement pas concocté ce récit en étant tout à fait conscient de ce qu’il faisait. Il a été victime de lui-même, de son envie de minimiser un phénomène dont il pense qu’il prend trop d’importance dans l’opinion publique, et des assurances allant dans le même sens qu’il a reçues de personnes censées en savoir un peu plus long que lui.

Pourtant, même un lecteur attentif n’avait pas besoin d’être très versé dans la statistique pour détecter les incohérences de cet article. Mais l’intelligence a du mal à se mettre en route lorsque des contrevérités sont proférées avec la plus belle assurance et avec l’aval d’experts reconnus.

L’idée selon laquelle l’immigration étrangère est faible et sans commune mesure avec la vague migratoire de l’après-guerre est donc devenue un lieu commun, une vérité dont il faut convaincre l’opinion publique. La France serait sortie de l’histoire migratoire, comme l’affirme un récent rapport du ministère de l’Intérieur »

(1) Anne Chemin, « Le nouveau visage de la France, terre d’immigration« , Le Monde, 4 décembre 2009

En complément :

Audition de Michèle Tribalat, le 19 janvier 2011, par la commission parlementaire « droit à la nationalité ». A partir de la 37e minute, une belle séquence où, au-delà des explications peu rassurantes de Michèle Tribalat, Manuel Valls semble prendre conscience de toutes les conséquences que ces projections induisent :

Ce qui est frappant dans cette étude, (…) c’est le fait (…) qu’un certain nombre de ces villes seront très largement dominées par des citoyens d’origine étrangère subsaharienne et maghrébine et à confession musulmane.”
(40:30) Manuel Valls.

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Deux démographes pour un constat : une substitution de population

La démographe Michèle Tribalat, dans le numéro de janvier de la Revue générale de stratégie, dresse un constat alarmant. Pour la Seine-Saint-Denis, Tribalat remarque que « la conjonction d’une formidable croissance de la jeunesse d’origine étrangère et d’un recul de celle d’origine française dessine un processus de substitution démographique qui marque d’ailleurs Paris et l’ensemble de la petite couronne ».

La démographe, s’appuyant sur des chiffres officiels de 1999 (qui ont augmenté depuis), estime que ce changement de population gagne de nombreuses villes ou arrondissements et crée des « phénomènes de sécession territoriale ». Ces concentrations ethniques, surtout issues de pays musulmans, « risquent de déboucher sur des enclaves où pourraient apparaître des revendications politiques d’un droit dérogatoire sur base ethnico-religieuse et, plus généralement, sur la formulation d’exigence de conformité visant l’ensemble de la société française ».

Samedi 27 janvier dans Soir 3, François Héran, le directeur de l’Institut National d’Etudes Démographiques a annoncé le remplacement à terme de la population française par une population d’immigrés. Morceaux choisis :

« on ne peut pas prévoir l’immigration de demain (mais) la place de l’immigration sera plus importante que maintenant  »  » il y aura de plus en plus de décès, et il y aura moins de naissances car il y aura moins de femmes en âge d’avoir des enfants, du coup le solde naturel énorme, le record qu’on vient de battre, 300000 naissances de plus que de décès, va fondre, va disparaître, et l’immigration sans le vouloir, sera en première ligne de la croissance de la population française. Je trouve que le débat politique ne nous prépare pas du tout à cette idée. »

Mr. Héran s’est élevé contre l’idée que

« l’immigration pourrait devenir secondaire dans la croissance de la population française, par exemple en privilégiant une immigration choisie au lieu d’une immigration subie. Cela ne marche pas, car l’immigration familiale, l’immigration d’asile restent très importantes, qui accompagnent l’immigration de travail même sélectionnée. »

« Le brassage va continuer, ce n’est pas que je sois pour ou contre, c’est une question objective : l’immigration deviendra le premier moteur de croissance, alors forcément le brassage va progresser, et rien ne l’arrêtera, donc il vaut mieux s’y préparer que d’essayer de nier la réalité. »

« le débat politique n’envisage pas du tout ce qui va se passer d’ici une génération, ce qui me frappe beaucoup dans l’ensemble du débat politique, c’est qu’il est assez myope de ce point de vue là. Le rôle du démographe n’est pas du tout d’interpeller les candidats ou de commenter l’élection présidentielle, mais c’est d’essayer de faire en sorte que le regard puisse se porter plus loin, et essayer de faire en sorte qu’on puisse prendre en compte les données démographiques de base, les grandes lames de fond qui définissent la dynamique de la population. »