Observatoire de l'islamisation : la plus grande base de données francophone sur l'islamisme

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Toutes les publications en ligne comportant le tag ‘salafistes’

« Salafistes » : le documentaire en salles le 27 janvier 2016

Le tournage du film « Salafistes » a duré trois ans, de 2012 à 2015, et s’est déroulé dans plusieurs pays africains (Mali, Mauritanie, Tunisie). Les deux réalisateurs ont pu accéder à des lieux très peu médiatisés, notamment les villes de Tombouctou et de Gao lorsqu’elles étaient contrôlées par les djihadistes. Ils décrivent des frontières ténues entre le salafisme quiétiste ou piétiste et le salafisme djihadisme. Même si, tient à signaler Lemine Ould M.Salem « tous (les salafistes) rencontrés ne prônent pas le djihad ».Lire la suite

Sarkozy est-il au courant que les mairies de son parti ouvrent leurs terrains aux salafistes ?

David Lisnard, maire LR de Cannes, assume avoir contourné la loi de 1905 pour mettre à disposition des wahhabites saoudiens un terrain municipal pour la mosquée Iqra (Débat France3 lors des municipales 2014). Pour avoir la liste complète des mairies de droite et de gauche favorisant la construction de mosquées, voire les finançant, lire notre enquête de 320 pages « Ces Maires qui courtisent l’islamisme » ( éditions Tatamis, 2015).

La stratégie des islamistes des Frères et salafistes expliquée par Lina Murr Nehmé

Quels sont les fatwas, les sermons, les livres, les financiers qui ont déclenché la naissance et la montée en puissance d’Al-Qaïda et de Daech ? Comment les terroristes justifient-ils les tueries de Montauban, de Charlie Hebdo et de l’Hypercacher ? Quel est le véritable enseignement dispensé par les islamistes en France, en Belgique, en Angleterre, aux États-Unis, en Allemagne – y compris par des islamistes polis comme Tariq Ramadan ? Quel est le véritable but des Frères Musulmans en Europe ?

Fatwas et caricatures répond à toutes ces questions avec une collection de citations et de documents parfois stupéfiants. Lina Murr Nehmé, franco-libanaise, est professeur à l’Université Libanaise à Beyrouth. Elle est spécialiste de l’Islam, historienne et politologue. Durant 35 ans, elle a fait des recherches intensives au sujet des guerres contemporaines du Moyen-Orient, des mouvements terroristes, de leurs motivations, de leurs textes de référence, de leurs idées, de leurs actions, et aussi de leurs racines historiques

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« 80% des mosquées algériennes sont salafistes » (L’Expression)

Le très sérieux média algérien L’Expression rapporte dans son édition du 5 mai 2013 :

« Le phénomène du salafisme est rompant en Algérie. Selon des statiques, non confirmées par le ministère des Affaires religieuses, près de 80% des mosquées algériennes sont sous la domination des salafistes. Ces derniers ce sont, d’ailleurs, manifestés à plusieurs reprises et de quelle manière? A plusieurs occasions, des imams ont refusé de se lever alors que l’hymne national est entonné considérant que ce geste comme étant « une bidaâ » »

Les salafistes expulsent 62 familles coptes d’un village près d’Alexandrie

Les salafistes expulsent 62 familles coptes d’un village près d’Alexandrie

Alexandrie, 10 février 2012 (Apic) Des milliers de musulmans fanatisés, guidés par des leaders salafistes, ont attaqué à plusieurs reprises les chrétiens coptes du village de Kobry-el-Sharbat (el-Ameriya), près d’Alexandrie. Des maisons et des magasins coptes ont été pillés avant d’être incendiés, rapporte l’agence de presse catholique AsiaNews à Rome dans son édition du 9 février.
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Egypte : Le leader des salafistes : “on peut traiter avec les Égyptiens “infidèles” [chrétiens] comme Mahomet l’a fait avec les Juifs de Médine”

Égypte : Le leader des salafistes : “on peut traiter avec les Égyptiens “infidèles” [chrétiens] comme Mahomet l’a fait avec les Juifs de Médine”

Les Juifs de Médine ont fini massacrés par Mahomet (lire) . 27% des égyptiens ont voté pour les salafistes aux législatives…

Traduction de Bivouac-ID :

Yasser Al-Burhami : Nommer des infidèles à des postes d’autorité sur les musulmans est interdit. Allah a dit: “Jamais Allah ne donnera les moyens aux infidèles [de triompher] sur les croyants.

Nous n’avons pas peur de perdre les élections ou de ne pas obtenir des votes. Nous ne cherchons pas à convaincre le peuple.

Est-ce qu’on peut comparer les chrétiens d’Égypte aux Juifs de Médine ? Le cas des Juifs de Médine est un exemple des relations entre musulmans et infidèles. Les musulmans peuvent adopter toute les forme de conduite que le prophète Mohammed a lui-même utilisé. Quand le prophète Mohammed était encore à la Mecque, il traitait avec les infidèles d’une certaine manière, et quand les musulmans sont en position de faiblesse, ils doivent composer avec les infidèles de cette même façon. “S’abstenir de toute action, prier, et payer les zakkat.

Dans de nombreux pays peuplés d’infidèles, comme la Palestine occupée, nous demandons juste aux musulmans de faire comme ça. Nous ne disons pas aux musulmans à Gaza de tirer des roquettes tous les jours, car ceci conduirait à la destruction de tout le pays. Nous leur disons de respecter la trêve.

Quand le prophète Mahomet est arrivé à Médine, il a signé un traité avec les juifs, sans les forcer à payer l’impôt de capitation la jizya. Il ne pouvait pas faire autrement à l’époque, mais quand ils ont violé le traité, il les a combattu, et finalement, il a imposé la jizya [taxe pour la protection] aux Gens du Livre.

Les chrétiens [d’Égypte] peuvent être traités comme les Juifs de Médine. Cela est possible.

Source : Memri traduction Bivouac-id

Égypte : les salafistes à 29% lors de la deuxième phase des législatives !

Égypte : les salafistes à 29% lors de la deuxième phase des législatives !

AFP 24.12 :

Ils sont les grands vainqueurs des urnes. En Égypte, les principaux partis islamistes ont confirmé leur domination en remportant plus de 65% des voix lors de la deuxième phase des élections législatives organisée entre le 14 et le 22 décembre, a annoncé samedi la commission électorale.

Le Parti liberté et justice, issu des Frères musulmans, a remporté 36,5% des voix et les salafistes d’Al-Nour 28,7% lors du scrutin organisé dans un tiers des 27 gouvernorats du pays, notamment Suez, Assouan et Guizeh.

Lors de la première phase du vote fin novembre/début décembre, qui avait concerné notamment Le Caire, Alexandrie ou Louxor,le PLJ avait déjà raflé 36% des voix, tandis qu’Al-Nour avait réalisé une percée surprise avec 24%.

Troisième phase le 3 janvier

Comme lors de la première phase, les libéraux sont les grands perdants de ce scrutin. Le parti Al-Wafd, le plus ancien du pays, doit se contenter de 9,6% des voix, et le Bloc égyptien, la principale coalition libérale, de 7%.

La troisième phase du scrutin pour élire les députés, dans le dernier tiers des gouvernorats, doit débuter le 3 janvier. Une fois l’assemblée élue, un nouveau cycle de trois phases similaires étalées jusqu’en mars permettra de désigner les membres de la Choura (chambre haute consultative).

Eclairage de l’Observatoire : Le Salafisme, un islam déviant, marginal et non représentatif ?

Le professeur de droit Yadh Ben Achour (Université de Tunis), spécialiste de l’islam politique, nous éclaire dans son ouvrage La deuxième Fâtiha, l’islam et la pensée des droits de l’homme paru aux Presses universitaires de France, 2011 :

« L’erreur serait de supposer que ce salafiste est un pauvre égaré dans l’histoire de l’islam. Cessons de croire à la théorie de l’aberration qui veut que le salafiste ne représente pas l’islam ou que c’est l’enfant maudit de la famille. Il faut rappeler que ce dernier ne manque ni de cohérence, ni de force de conviction et de persuasion. Derrière lui, pour le soutenir, se profilent les armées du savoir religieux, avec des chefs remarquables: les ‘Ash’arî, Shâf’i (lire ses textes), ‘ibn Hanbal, Bâqillânî, Ghazâlî (note de l’Obs-i: loué par BHL), ‘ibn ‘Asâkir,Subkî, Fakh a-dine a-Râzi (loué par BHL aussi), ‘ibn Taimiyya. Derrière lui, une tradition triomphant à travers les siècles de tous les adversaires, hérétiques, libres penseurs, poètes maudits, philosophes. Devant lui, sous sa bannière, sur tout l’espace de la planète, des peuples entiers se mobilisent pour la défense et l’intégrité de leur religion. Des États et des gouvernements se mobilisent pour le servir. La sainte alliance n’a jamais disposé d’autant de force »

page 175

« La version intégriste représente une interprétation possible du texte fondateur lui-même ainsi que de son expression dans l’histoire. Ce point de vue serait même le plus proche de la vérité du texte. Mais le plus important est de garder à l’esprit qes entre les salafistes et les autres sont plus apparentes que réelles. C’est précisément de là que prvient le malentendu le plus grave. Il convient, par conséquent, de rappeler l’existence d’accords fondamentaux, avec des divergences sur la seule action politique, entre cet islam intégriste et l’islam « de tout le monde ». Sur le fond, les deux islams se retrouvent : la cité terrestre doit préparer la cité céleste, la parole incréee de Dieu définit les droits de Dieu et ceux des hommes, pour la restauration de l’ordre divin et naturel le musulman est tenu par un « devoir de violence », qu’on ne peut nommer autrement et qui se manifeste notamment par la loi pénale (hudûd) et la théorie du djihâd. L’existence entière s’articule autour du culte et des prières qui rythment la vie, mais également autour des règles détaillées sur le licite et l’illicite moral et juridique. Le poid des anciens, salaf, pèse également sur les uns et les autres. »

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Égypte : accords électoraux entre Salafistes et Frères Musulmans

Un désaveu cinglant pour Alain Juppé distinguant les Frères Musulmans de l’islamisme radical.

Traduction d’un article du journal égyptien Al Masri Al Youm, édition du 9 novembre :

« Un responsable du parti salafiste Nour a déclaré qu’une rencontre a eut lieu la semaine dernière entre ses membres et le Parti Liberté et Justice, nom électoral de l’organisation officielle des Frères Musulmans, afin de coordonner les nominations des candidats éligibles lors des prochaines élections parlementaires. Toutefois, le parti Justice et Liberté a nié que les deux groupes collaboraient.

Pendant la réunion de jeudi, les dirigeants des deux partis ont convenu de soutenir le candidat islamiste le mieux placé pour un siège donné et de retirer les candidats les plus faibles de la course afin de ne pas diviser les voix islamistes. Nader Bakkar, un membre du Comité suprême du Parti Nour, a fait cette confidence à Al-Masry Al-Youm.

La stratégie, selon Bakkar, permettra de s’assurer que les candidats islamistes, qu’ils soient affiliés aux Frères musulmans ou aux salafistes, vont gagner les élections. Il a confirmé que les deux partis tiendront une deuxième réunion en début de semaine prochaine pour déterminer les meilleurs candidats pour chaque circonscription.

Le secrétaire général du parti liberté et justice, Mohamed Saad al-Katatny, a nié toute coordination avec le Parti Nour au sujet des investitures pour les sièges individuels.

Waheed Abdel Meguid, responsable du comité de coordination électorale au sein de l’Alliance démocratique, qui est dirigée par le Parti de la Liberté et la Justice, a déclaré que plusieurs groupes politiques se sont concertés sur les sièges à pourvoir. Abdel Meguid attend des pourparlers, qui ont été interrompus pour les vacances d’Eid, afin de conclure les accords d’ici à quelques jours. »

L’Observatoire de l’islamisation avait été le premier média en France à évoquer ces alliances inévitables dès avril 2011, ayant pour base une information provenant du site officiel des Frères. Relire notre article : Égypte : Les Frères Musulmans cherchent la « réconciliation » avec les Salafistes

Tous nos articles sur le printemps islamiste en Égypte

mosquee

« Près de 90% des mosquées algéroises sont contrôlées par les salafistes »

Lu dans El-Watan du 19 septembre (extrait) :

Auteur, poète, chercheur et spécialiste de l’islamisme, Sadek Slaymi s’est longuement intéressé à la doctrine salafiste. Au fil de ses recherches, il tire une déduction selon laquelle le salafisme n’est pas apparenté au sunnisme (une position non partagée par la majorité des islamologues).

(…)

-Comment se manifeste la pensée salafiste en Algérie ?

Elle fait des ravages. Elle divise la société à petit feu. Le malékisme disparaît. Un cadre du ministère des Affaires religieuses m’a fait une confidence. Près de 90% des mosquées algéroises sont contrôlées par des salafistes purs et durs. Il n’est pas étonnant que les jours de l’Aïd vous n’entendiez pas, dans la majorité des mosquées les medhs, que psalmodiaient nos ancêtres. Pour eux, c’est une bidaâ. Le salafisme, qui fait dans beaucoup de cas les affaires du pouvoir, risque de se radicaliser encore plus. Déjà que c’est une pensée dangereuse, les salafistes vont se retourner, dès que possible, contre l’ensemble de la société et les autorités, bien évidemment.

-Mais les salafistes présents sur la scène politique ne disent pas vouloir tuer les Algériens ?

Ils utilisent la taqqya, comme les chiites. Ils cachent leur jeu et ne disent jamais ce qu’ils pensent. Aujourd’hui, ils sont plus intelligents qu’auparavant. Ils ont acquis une culture politique et appris la leçon du passé. Ils espèrent un jour accéder au pouvoir et, ensuite, régler leurs comptes.

Lire la suite dans El-Watan

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Égypte : des jeunes filles enlevées chaque jour par les Salafistes

Déjà des centaines de filles chrétiennes enlevées, silence des médias français…

Assyrian International News Agency

15.07.2011 – Egyptian Muslim Ring Uses Sexual Coercion to Convert Christian Girls : Report

« Le nombre de jeunes filles chrétiennes enlevées et forcées de se convertir à l’Islam depuis la révolution égyptienne du 25 Janvier » a explosé, selon le père Filopateer Gamil de l’église St. Mary de Gizeh. « Plus de deux à trois jeunes filles disparaissent tous les jours à Gizeh seul », at-il dit. « Les cas qui sont portés à l’attention du public sont rares par rapport à ce que les chiffres sont en réalité. »

Beaucoup de chrétiens blâment le conseil militaire pour ne pas mettre un terme à ce problème, qui a dégénéré après la Révolution en raison de « l’émergence des salafistes musulmans », déclare le militant Copte Mark Ebeid qui croient fermement que la conversion d’un infidèle chrétien permet de gagner un ticket pour le paradis, pour ne pas mentionner la rémunération qu’ils obtiennent des Saoudien« .

Eclairage de l’Observatoire : Le Salafisme, un islam déviant, marginal et non représentatif  ?

Le professeur de droit Yadh Ben Achour (Université de Tunis), spécialiste de l’islam politique, nous éclaire dans son ouvrage La deuxième Fâtiha, l’islam et la pensée des droits de l’homme paru aux Presses universitaires de France, 2011 :

« L’erreur serait de supposer que ce salafiste est un pauvre égaré dans l’histoire de l’islam. Cessons de croire à la théorie de l’aberration qui veut que le salafiste ne représente pas l’islam ou que c’est l’enfant maudit de la famille. Il faut rappeler que ce dernier ne manque ni de cohérence, ni de force de conviction et de persuasion. Derrière lui, pour le soutenir, se profilent les armées du savoir religieux, avec des chefs remarquables: les ‘Ash’arî, Shâf’i (lire ses textes), ‘ibn Hanbal, Bâqillânî, Ghazâlî (note de l’Obs-i : loué par BHL), ‘ibn ‘Asâkir,Subkî, Fakh a-dine a-Râzi (loué par BHL aussi), ‘ibn Taimiyya. Derrière lui, une tradition triomphant à travers les siècles de tous les adversaires, hérétiques, libres penseurs, poètes maudits, philosophes. Devant lui, sous sa bannière, sur tout l’espace de la planète, des peuples entiers se mobilisent pour la défense et l’intégrité de leur religion. Des États et des gouvernements se mobilisent pour le servir. La sainte alliance n’a jamais disposé d’autant de force »

page 175

« La version intégriste représente une interprétation possible du texte fondateur lui-même ainsi que de son expression dans l’histoire. Ce point de vue serait même le plus proche de la vérité du texte. Mais le plus important est de garder à l’esprit qes entre les salafistes et les autres sont plus apparentes que réelles. C’est précisément de là que provient le malentendu le plus grave. Il convient, par conséquent, de rappeler l’existence d’accords fondamentaux, avec des divergences sur la seule action politique, entre cet islam intégriste et l’islam « de tout le monde ». Sur le fond, les deux islams se retrouvent : la cité terrestre doit préparer la cité céleste, la parole incréée de Dieu définit les droits de Dieu et ceux des hommes, pour la restauration de l’ordre divin et naturel le musulman est tenu par un « devoir de violence », qu’on ne peut nommer autrement et qui se manifeste notamment par la loi pénale (hudûd) et la théorie du djihâd. L’existence entière s’articule autour du culte et des prières qui rythment la vie, mais également autour des règles détaillées sur le licite et l’illicite moral et juridique. Le poids des anciens, salaf, pèse également sur les uns et les autres. »

page 179

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