Observatoire de l'islamisation : la plus grande base de données francophone sur l'islamisme

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L’école d’imams de l’UOIF a pris en charge le terroriste Ziyad Abdelali (L’Est-Eclair)

Remise des diplômes à l'école d'imâms des Frères Musulmans de l'IESH, étrangement tolérée par l'Intérieur.

Remise des diplômes à l’école d’imâms des Frères Musulmans de l’IESH, étrangement tolérée par l’Intérieur.

Lu dans L’Est-Eclair du 12 décembre 2015 :

« Il se faisait appeler Rachid dans les années 1990. Lorsqu’il arrive il y a deux ans à la mosquée des Bas-Trévois à Troyes, il se fait appeler l’imam Abdelkrim. Une identité de façade pour un homme qui inspire confiance au président de l’Association du rassemblement des musulmans de l’agglomération troyenne (Armat).

« Il nous a été conseillé par un ami. Ensuite, nous avons su qu’il avait été récemment pris en charge à l’Institut européen des sciences humaines de Château-Chinon (Nièvre, NDLR)  », concède Rachid Zejli, directeur de la mosquée. Un établissement qui se charge de former les imams et les chercheurs spécialisés dans les sciences islamiques. (…)

Derrière Abdelkrim l’imam, se cache Abdelilah Ziyad le terroriste. Un islamiste marocain âgé de 57 ans condamné en 1997 devant le tribunal de Paris à huit ans de prison pour « association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste », ainsi qu’à une interdiction du territoire français durant dix ans. À l’époque, il est considéré comme le cerveau de l’attentat contre l’hôtel Atlas Asni de Marrakech en août 1994, qui fera deux morts. (…) Il sort de prison en 2001 pour réapparaître quelques années plus tard à Chartres (Eure-et-Loir) où il croise la route d’Omar Ismaïl Mostefaï, l’un des kamikazes du Bataclan. »

Note de l’Observatoire de l’islamisation:

l’Institut européen des sciences humaines (IESH) n’est autre que la plus grande école d’imâms de France, dirigée par l’UOIF, qui possède également une antenne à Saint-Denis, immatriculée à l’Académie de Créteil !

L’UOIF construit les plus grandes mosquées de France avec l’aide des maires de Nantes, Bordeaux, Lille, Mulhouse, Beauvais, Poitiers. Lire notre enquête Ces maires qui courtisent l’islamisme (éditions Tatamis, 2015) pour avoir une vue d’ensemble.

Estrosi persiste à défendre l’imâm Sadouni pourtant lié aux Frères Musulmans

Abdelkader Sadouni, imâm de la mosquée Attaqwa des Moulins à Nice, est défendu par Christian Estrosi face aux accusations de Marion Maréchal Le Pen. Qui est-il vraiment ? Ce documentaire vous donne les éléments pour juger de sa radicalité.

Xavier Bertrand prend la défense du lycée islamiste de Lille face à Marine Le Pen

Xavier Bertrand prend la défense du lycée islamiste de Lille face à Marine Le Pen

Lors du débat des régionales ce mardi 27 octobre, la tête de liste Républicains Xavier Bertrand a pris la défense du lycée Averroès de Lille, géré par les islamistes de l’UOIF. Pour Bertrand, Marine Le Pen qui demandait à ce que la région mette son nez dans cet établissement sous contrat avec l’état, et donc touchant des subventions, serait un « amalgame entre l’islamisme radical et l’islam« .

Xavier Bertrand ne connait pas du tout ce dossier, étrange alors qu’il se vante lors de ce même débat d’être allé visiter le lycée du sulfureux imâm Amar Lasfar,  après les attentats de Charlie Hebdo en janvier dernier. Amar Lasfar est connu pour avoir dit :

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L’imâm de Nice Abdelkader Sadouni a bien des liens nets avec les islamistes, dont les Frères Musulmans

L'imâm de Nice Abdelkader Sadouni a bien des liens nets avec les islamistes, dont les Frères Musulmans

Suite à la polémique naissante entre l’imâm Abdelkader Sadouni (interview ci-dessus) se félicitant d’avoir l »‘oreille attentive » de la mairie de Christian Estrosi (LR) dans Nice Matin, et Marion Maréchal-Le Pen le taxant d’islamiste, faisons le point.

Abdekader Sadouni affiche ses affinités extrémistes, notamment sur sa page Facebook :

saldouni Nice Matin– il relaie le 11 août 2015 une vidéo du prédicateur Muhammad Musa Al-Sharif , connu pour préconiser les attentats suicides contre les juifs, qualifiés de « singes et des porcs«  ;

le 27 mars 2015, Saldouni se vante d’avoir eu « le privilège de recevoir » le savant syrien Muhammad Said Ramadan al-Bûti (ou al Bouti, mort en 2013), connu pour avoir préconisé le jihâd offensif dans ses livres. Certains livres de Al-Bûti ont été traduits en français et ne laissent aucun doute sur la dangerosité de l’homme. A l’instar de son livre Fiqh as-Sîra édité par Dar-al-Fiker en 1995. A la page 187 nous pouvons lire:

« Le Jihad désigne en son sens exact, la lutte pour la cause de Dieu et l’établissement d’une société islamique; le combat constitue en lui-même un aspect de cette lutte; il vise à fonder une nation islamique authentique. Quand à ses étapes: Le Jihad, comme nous l’avons vu, était au début de l’ère islamique, un appel à l’Islam impliquant la nécessité de résister aux difficultés et aux épreuves par la voie pacifique, cet appel s’accompagna au début de l’Hégire par le combat défensif rendu légitime, autrement dit par l’autorisation de répondre à la force par la force. A une étape suivante, l’Islam rendit légitime le combat de tous ceux qui empêchent la constitution d’une société islamique; en particulier les athées, les idolâtres et les polythéistes à cause de leur impossible intégration à l’Islam. Quand aux gens du livre, Ils peuvent coexister avec les musulmans à condition de se soumettre aux lois qui gouvernent la société musulmane et de s’affilier à la nation islamique en payant au gouvernement un tribu, l’équivalent de la zakat imposée aux musulmans. Cette dernière étape consacra la nécessité du Jihad dans l’islam sous la forme définitive en tant qu’un devoir imposé aux musulmans à toute époque, au cas où ils disposent d’une force armée suffisante. Dieu dit à propos de cette dernière étape du jihad ‘Combattez ceux des incrédules qui sont près de vous. Qu’ils vous trouvent durs. Sachez que Dieu est avec ceux qui le craignent’ [Coran Sourate IX ]Le prophète parle de cette étape du jihad en ces termes: « J’ai reçu l’ordre de combattre les gens jusqu’à ce qu’ils disent: Il n’y a qu’un seul Dieu professant leur foi en un seul Dieu. Alors seulement auront-ils la vie sauve. Mais s’ils sont coupables, Dieu jugera de leur sort. » 

Le professeur de pensée islamique à l’Université de Bordeaux, Ghassan Finianos, confirme dans son livre Islamistes,apologistes et libres penseurs (PUF, 2006) que selon al-Bûti « la souveraineté n’appartient qu’à Dieu, ou peut être à son représentant terrestre. Al-Bûti justifie la violence en vue de la conquête du pouvoir et, par conséquent, de la propagation des valeurs de l’islam »

Autant dire qu’un imâm d’origine étrangère faisant l’apologie de Ramadan al-Bûti devrait être par mesure de sécurité automatiquement reconduit à la frontière, et déchu de la nationalité française si il l’a obtenu abusivement par laxisme administratif.

Saldouni Iquioussen– le 12 avril , l’imâm qui a « l’oreille attentive » d’Estrosi conseille de regarder une prédication de Hassan Iquioussen de l’UOIF, connu pour approuver l’exécution des apostats qui dénigreraient l’islam ( il les traites de collabos et préconise « 12 balles dans la tête« ) dans une conférence Youtube intitulée  » L’islam et l’apostasie » (du 24 mars 2014). Pro turc, Iquioussen est un négateur assumé du « pseudo génocide arménien » selon ses propres termes (vidéo). Pour son apologie du jihâd, voir la retranscription de ses prêches dans notre enquête Ces maires qui courtisent l’islamisme (tatamis, 2015). Iquioussen est un promoteur du fondateur des Frères Musulmans, Hassan al Banna.

– le 24 mars dernier , Abdelkader Sadouni se félicite d’avoir invité Hani Ramadan qui a défendu le principe de la lapidation dans les colonnes du Monde en 2002, et fait la promotion de Hassan al Banna, son grand père, qui fonda les Frères Musulmans. Al Banna voulait édifier un califat mondial et avait répété devant ses fidèles : « Donnez moi 12 000 soldats et je conquerrai le monde » . Hassan al-Banna lors d’un discours en 1934 explicita sa vision expansionniste et guerrière de l’islam :

« Il est un devoir qui incombe à tous les musulmans de combattre dans le but de faire chaque peuple musulman et le monde entier islamique, de sorte que la bannière de l’islam puisse flotter sur la terre et que l’appel du Muezzin puisse résonner dans tous les recoins du monde »

Dans son étude éponyme sur le Jihâd, le fondateur des Frères écrit :

« Le djihad est une obligation d’Allah pour chaque musulman qui ne peut être ignorée ni éludée. Allah a dévolu une grande importance au jihad et a fait de la récompense  attribuée  aux martyrs et aux combattants sur Son sentier un cas splendide (…) Ceux qui ne peuvent se trouver des excuses, cependant, ont été prévenus des peines extrêmement sévères et Allah les a désigné avec le plus malheureux des noms. Il les a réprimandé pour leur lâcheté et manque d’esprit »

Voilà donc les affinités d’Abdelkader Sadouni, l’imâm « modéré » des médias…

Observatoire de l’islamisation- août 2015

Averroès, référence méconnue des djihadistes contemporains

AverrosLe professeur Luis Gomez Garcia (Madrid, 1967) est professeur titulaire de la chaire d’Études Arabes et Islamiques de l’Université Autonome de Madrid. Dans son Diccionario del islam, éditions Espasa, paru en 2008 avec le concours du Ministère de la culture espagnol, l’entrée « Jihad » rappelle que le paragon de l’islam des lumières, référence obligatoire d’un islam présenté tolérant, était lui même favorable au jihad offensif (nous l’avions déjà évoqué dans un article) :

« Le Jihad belliqueux, s’il recouvre un caractère défensif, recouvre, plus fréquemment, un caractère offensif et économique (> Butin). Son origine est liée à l’expansion de l’Etat islamique, et, comme le signale Averroès (1126-1198) dans son Bidâyat al-muchtahid wa-nihâyat al-muqtasid, ne fut pas une fin en soi (le jihad est le résultat du fâsad, du désordre et de la corruption), mais bien mieux un moyen légitime pour que l’Etat puisse accomplir sa mission ultime: la concrétisation de l’ordre universel islamique. Le jihâd tenait un caractère subsidiaire, auparavant devaient être remplies certaines conditions, comme le recours à des moyens pacifiques pour convaincre la population de rejoindre d’ordre islamique. Dans ce sens, selon Averroès, l’objectif du jihad dans le sentier de l’islam n’était pas exclusivement la conversion, mais également, une fois soumise l’Arabie paienne, la capitulation de la population dhimmi limitrophe (Chrétiens et Zoroastriens) et leur soumission au pouvoir califal, symbolisée par le paiement de l’impôt de la capitation ou jizya. Ce jihad de caractère offensif fut consubstantiel à l’Empire islamique, ou, ce qui revient au même, à l’expansion de l’islam vers les territoires non islamiques ( > dar al -harb, rabita) , et, en termes politiques, il servit tant pour légitimer le califat que pour souder la oumma. Il est symptomatique que Abd Allah Azzam (1981-1989); « l’imam du jihad » pour le jihadisme moderne, recourre, entre autres, à Averroès dans sa démonstration doctrinale de l’obligation du jihad en islam. » (page 362)

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Le djihad selon Ibn Khaldûn

Le djihad selon Ibn Khaldûn

Le djihad selon Ibn Khaldûn

Spécialiste du jihâd, Majid Khadduri est l’ auteur d’un livre phare sur la question (malheureusement non disponible en langue française), « War and peace in the law of Islam » (The Johns Hopkins Press, Baltimore et Londres, 1979). Le chapitre V, est consacré à la doctrine du jihâd. Khadduri se réfère justement au grand historien musulman  Ibn Khaldûn (1332-1406) :

(P.70) «  Les guerres, selon ibn Khaldûn, sont de 4 sortes. La première est la guerre  tribale, telle qu’elle existait parmi les tribus arabes. Deuxièmement, les querelles  (feuds) et les escarmouches (raids) propres aux peuples primitifs. Troisièmement, les guerres prescrites par la Sharia,i-e, le Jihâd. Quatrièmement, les guerres contre les rebelles (déviationnistes, réformistes, schismatiques insoumis à l’autorité islamique[1]) et les dissidents. Ibn Khaldûn soutient que si les deux premières sont injustifiées, car elles sont des guerres de désobéissance, les deux autres sont des guerres justes. »

Ibn Khaldun qui notait justement dans ses fameux Prolégomènes (Muqqadima) :

« Dans l’islamisme, la guerre contre les infidèles est d’obligation divine, parce que cette religion s’adresse à tous les hommes et qu’ils doivent l’embrasser de gré ou de force. On a donc établi chez les musulmans la souveraineté spirituelle et la souveraineté temporelle, afin que ces deux pouvoirs s’emploient simultanément dans ce double but ». Ibn Khaldoun, Les Prolégomènes, tred. M. G. de Stane, Paris 1862-1868, t. I, p.469

Ibn Khaldoun enseignait en son temps la charia à l’université islamique Al-Azhar en Égypte… Son nom été choisi pour un collège privé musulman de l’UOIF à Marseille.

[1] La catégorie des « rebelles » fait l’objet d’une définition précise dans les Statuts Gouvernementaux de El-Mawerdi (1058 +) , ouvrage majeur du droit public musulman.

"Le djihad est indispensable à la prédication" écrivait Qutb, théoricien des Frères Musulmans

« Le djihad est indispensable à la prédication » écrivait Qutb, théoricien des Frères Musulmans

Son nom n’était connu que des spécialistes avant la médiatisation des Frères Musulmans subséquente aux révolutions arabes (voir cet excellent documentaire). Sayyed Qutb (1906-1966) nommé dès 1951 responsable de la Section de propagande (dawa‘) des Frères Musulmans, membre du Bureau de l’orientation (irshâd) puis membre du Comité exécutif de la confrérie auprès du Guide suprême de l’époque Al-Hudaybi (guide de 1951 à 1973). Dès 1954 il dirige La Revue des Frères Musulmans, l’hebdomadaire officiel de la confrérie, ce pendant dix ans entrecoupés de périodes d’interdiction de publication par le régime de Nasser.

En 1953 il représente les Frères au Congrès général islamique de Jérusalem aux côtés d’un certain Saïd Ramadan, père chéri de Tariq et Hani…

Ses ouvrages sont disponibles dans les plus grandes librairies musulmanes de Paris, alignées rue Jean-Pierre Timbaud (voir). On orientera vers les biographies qui lui sont consacrées ceux qui souhaiteraient en savoir plus sur les détails de la vie de celui qui fut pendu par Nasser en 1966, lui consacrant son statut impérissable de martyr (shahîd), en faisant un mythe chez les islamistes.

Le Monde, dans son édition du 21/08, souligne que le nouveau Guide suprême Mahmoud Ezzat, nommé suite à l’embastillement de Mohamed Badie, est un fervent dévot de la pensée de Qutb. 

L’ouvrage phare de la pensée de Qutb – sacralisant l’ultra violence au nom d’Allah – s’intitule À l’ombre du Coran (Fî zilâl al-qur’ân). Il est largement diffusé en France, étant donné que la branche informelle des Frères Musulmans dans l’hexagone, l’UOIF, s’est vue livrer les clés des plus grandes mosquées françaises grâce à la reconnaissance de Nicolas Sarkozy en tant qu’interlocuteur au sein du CFCM (« l’islam plus épicé a toute sa place à la table de la république » affirma Sarkozy à l’Académie des sciences morales et politiques en 2005) puis aux aides matérielles des maires UMP et PS (voir notre dossier). Les Grandes mosquées de Nantes, Mulhouse, Lille, Poitiers, Caen-Hérouville, et bientôt Bordeaux à cause de l’islamophilie de Juppé, parmi 400 salles de prières plus modestes, font partie de cette fédération. L’UOIF fait venir les chefs de la confrérie islamiste en stars à ses congrès depuis vingt ans, et son président Ahmed Jaballah est allé visiter Mohamed Morsi en Égypte le 3 janvier dernier (source agence QNA).

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Observatoire de l'islamisation

La mosquée où enseigne Sid Ahmed Ghlam liée à l’UOIF et à des références salafistes

Sid Ahmed Ghlam a enseigné l’arabe à la mosquée El-Fath (La Conquête) de Saint-Dizier, ainsi que l’a affirmé sa sœur devant les caméras d’I-Télé. En se renseignant sur les activités de la mosquée, tirant son nom de la sourate guerrière 48 du Coran, on remarque qu’elle a organisé un bus spécial pour que ses fidèles se rendent au Rassemblement annuel de l’UOIF qui regorge de littérature djihadiste (voir notre reportage).

Aussi un séminaire d’apprentissage du coran a été dirigé par un cheikh de « Château Chinon » soit la ville où siège l’école d’imams de l’UOIF, l’IESH aux orientations radicales :

Parmi les références inquiétantes de la mosquée, on remarque sur sa page Facebook officielle qu’elle relaie une vidéo de l’ancien grand mufti d’Arabie Saoudite, Abdelaziz Ibn Baz’ (1910-1999) dont les fatwa récusent l’idée d’un jihâd seulement défensif :

« Allah lui (Mahomet) a révélé ses versets qui commandent le jihad contre tous et de ne pas rechigner à combattre tout le monde jusqu’à ce qu’ils entrent dans la religion d’Allah ou jusqu’à ce qu’ils paient la jizya, s’ils font parti des gens de la jizya comme mentionné précédemment. » (…) L’islam invite d’abord les mécréants à se convertir mais s’ils refusent, ils devraient payer la jizya, et s’ils refusent, ils devraient être combattu tant que possible comme l’a déclaré le précédent hadith de Bourayda. »

Le Jihâd en tant que concept uniquement défensif ? « Allégation basée sur du vent ».

« Cheikh Salih Ibn Ahmad al-Masou’y  a réfuté ces allégations et invalidé ce que ces auteurs prétendent, que le jihad en islam n’est accompli que dans un but défensif. Également, notre bien-informé frère Abou al-A’la al-Mawdoudy a écrit un traité sur le jihad et expliqué la fausseté de ces affirmations, en disant que cela est une allégation basée sur du vent. »
Extraits de Majmou’ Fatâwa wa-Maqalât Moutanawi’a, ‘Abd al-‘Azîz Ibn Bâz, volume 3, p.190-201, Dâr al-Qâsim.

Aussi , dans une vidéo de la page Facebook de la mosquée El Fath (publiée 11 août 2014) on entend l’auteur expliquer qu’à la fin des temps une guerre totale éclatera entre les musulmans et les mécréants, et que nous entrons justement dans cette époque apocalyptique. Gloups.

Une autre vidéo postée (le 8 octobre 2014) traite des signes de la fin des temps, où le Mahdi est attendu après la restauration du califat « dans les pays du Machrek, ça peut passer par l’Irak, l’Iran  ou le Pakistan, il a dit où apparaissent ces étendards noirs de ces pays là, il a dit si vous pouvez allez-y, même en rampant, parce qu’il y aura le califat d’Allah et le Mahdi (…) on a vu que 99% des signes de la fin des temps se sont passés déjà » explique Adbelrahman de la mosquée de la Guynemere a Creil, relayé sur la page de la mosquée de Saint-Dizier.

Ou comment faire comprendre aux fidèles que rejoindre l’État Islamique fait parti du dessein d’Allah…

La mosquée est toujours ouverte à cause du laxisme total du gouvernement socialiste redoutant la réaction de son électorat musulman en cas de mesures fermes adoptées à l’encontre des islamistes étrangers en France.

Sid Ahmed Ghlam est sous les verrous, mais sa mosquée parle toujours…

Observatoire de l'islamisation

Dalil Boubakeur s’amalgame tout seul aux islamistes de l’UOIF

Pour ceux qui ont tardé à comprendre, Dalil Boubakeur l’avait déjà dit lors de l’édition 2005 du congrès de l’UOIF : « nos objectifs sont tous convergents, seules nos méthodes peuvent différer » (source)

Le parangon de « l’islam modéré » n’a jamais dénoncé la branche française des Frères Musulmans, mouvement totalitaire et violent dont les branches armées dénommées Fajr en Libye, Hamas en Palestine, Liwa al Tawid en Syrie, imposent par le jihâd l’établissement de la charia. En Egypte, porté au pouvoir en intimidant les votants et en bourrant les urnes en 2011, le mouvement suscita une révolution populaire en 2013 envers laquelle il opposa les armes avant d’être arrêté in extremis par l’armée (détails dans ce livre).

Au contraire, Dalil Boubakeur était encore cette année au Rassemblement des Musulmans de France, pour clamer qu’il faut « doubler le nombre de mosquées d’ici deux ans ». Avec le concours des mosquées de l’UOIF donc.

En 2012, alors que six conférenciers étrangers invités par l’UOIF s’étaient vu interdire de séjourner en France –suite aux révélations de l’Observatoire de l’islamisation- Dalil Boubakeur avait pris clairement la défense de l’UOIF et de ses cheikh appellent à tuer les Juifs, tuer les homosexuels et conquérir l’Europe :

« L’UOIF compte des cheikhs internationaux en son sein, je ne jette pas la pierre comme cela a été fait durant le congrès du Bourget, même si cela fait peur à une certaine presse ou à la classe politique, je n’ai rien vu d’illégal à cela.(…) L’UOIF est composé de musulmans très rigoureux pour lesquels j’éprouve respect et fraternité, notamment pour El Hadj Brez Touhami qui est un homme que j’estime beaucoup. Je suis profondément musulman et désireux de me rapprocher de mes frères qui pratiquent leur religion  avec rigueur. (…) Nous avons besoin de vérité, et pour moi, la vérité se situe plus dans la position de mes frères de l’UOIF. »  (source)

En se solidarisant ainsi avec les islamistes, Dalil Boubakeur et la Grande Mosquée de Paris (GMP), dont le programme de formation pour imam référence le cheikh psychopathe al Qaradawi recherché par Interpol, doivent être considérés comme des suppôts de l’islamisme international. Il est grand temps de geler toute construction de mosquées en France, la fédération de la GMP en contrôlant déjà 700, et l’UOIF 400 (salles de prières + grandes mosquées).

Renvoyer Dalil Boubakeur dans son pays, l’Algérie, avec les centaines d’imams fonctionnaires de l’Algérie qui gèrent les mosquées de la GMP, serait d’une élémentaire précaution. L’Algérie qui applique un islam totalitaire, a encore arrêté un chrétien pour possession de bibles récemment.

Observatoire de l'islamisation

Le professeur de mathématiques du Collège-Lycée Averroès (UOIF) soutient ouvertement les terroristes du Hamas

Alors que l’école Averroès est sous contrat avec l’état (donc subventionnée par les contribuables), et que le Hamas vent d’être maintenue sur la liste des organisations terroristes de l’UE… Mohamed Louizi (blog) ancien membre des islamistes de l’UOIF, repenti, fait des révélations importantes dans son ouvrage en ligne sur la face cachée de la branche française des Frères Musulmans, nous en avons déjà parlé. Nous revenons sur un passage de son livre, pages 153 et suivantes, où il dénonce les appels au Jihâd du professeur de mathématique, alors que l’école Averroès est financée par les contribuables étant sous contrat avec l’État !

Extraits des pages 153 et suivantes :

« La preuve est désormais fournie pour démontrer, sans l’ombre d’une ambigüité, qu’au moins, un professeur de mathématiques au sein du « Collège-Lycée Averroès » est un idéologue, qui s’assume en public, vulgarisant et reproduisant, avec une violence verbale inouïe, toute la rhétorique islamiste concernant le discours de la confrérie, depuis Hassan Al-Banna jusqu’au Hamas. Son discours est accessible à tout le monde sur le net.

Date : Vendredi 29 août 2014.

Lieu : Centre Islamique de Villeneuve d’Ascq (CIV).

Imam : Dr Mohamed Karrat, professeur de maths au « Collège-Lycée Averroès ».

Sujet du prêche : « La victoire de Gaza ».

J’ai écouté, à mon tour, «religieusement» le discours de ce professeur, plusieurs fois, sur Youtube. J’ai pris presque 10 heures pour le retranscrire intégralement ; les passages en arabe et ceux en français. Je l’ai ensuite relu plusieurs fois. J’y ai repéré 47 mots-clés, 47 unités linguistiques : 47 armes. Je voulais savoir ce que le jeune élève de 14 ans allait garder, peut-être, dans sa tête à la veille de la rentrée scolaire au « Collège-Lycée Averroès ». Je précise que les statistiques concernent uniquement le corps du discours. L’introduction invariable et ritualisée ainsi que les invocations itératives de la fin, que l’on entend par ailleurs tous les vendredis, ne rentrent pas dans le cadre de mon recensement.

Le top 20 des mots-clés les plus utilisés – par ordre décroissant avec l’occurrence entre parenthèse – est : Gaza (44) ; Palestine/Palestiniens (33) ; Résistance (32); Sioniste (28); Victoire (25); Dieu/Allah (23); Musulmans (20); Armes/Armée (14) ; Israël/Israéliens (11) ; Jihad (11) ; Frères Musulmans (10) ; Combattre (10) ; Hamas (9) ; Hassan Al-Banna (9) ; Colons/colonies (8) ; Oumma (8) ; Guerre (7) ; Juif (6) ; Islam (6) ; Arabe (6).

(…) J’ai tenté ensuite de regrouper, par famille, certains mots-clés et de comptabiliser toutes les occurrences qui y sont associées. Le jeune élève a entendu 119 des termes renvoyant au Jihad, résistance, guerre, martyrs, etc. (…) Le mot « Paix » n’a été prononcé qu’une seule fois.

Le plus incroyable, mais peu surprenant, est que la confrérie des « Frères Musulmans », son fondateur et son bras armé (Hamas) cumulent, à eux seuls, une occurrence totale de 28 fois. Le Prophète, quant à lui, n’a été cité qu’une seule fois (…) A mon sens, traiter de la guerre de Gaza ne serait qu’un habillage, très malin, qu’un vernis et qu’une chapelure. Le fond du sujet, son cœur visé, serait de rappeler : L’appartenance primordiale à la Oumma islamique, au sens spirituel comme au sens politique indéfini ; la centralité et l’islamité de la question palestinienne ; l’obligation religieuse absolue du Jihad armé et violent ; l’obligation de sacrifier sa vie, en martyr si nécessaire, pour la cause religieuse ; la nécessite de prendre comme seuls exemples Hassan Al-Banna, les « Frères Musulmans » et le Hamas … et de rappeler surtout que : l’Etat d’Israël est illégitime et que les israélites, quelques soient les époques, – juifs, sionistes, … – étaient, sont et resteront les ennemis de l’islam et de la Oumma islamique, envers qui, aucune tolérance ne serait admise. (…) L’imam n’oublia pas de rendre hommage au Hamas – « Gloire de Dieu au Hamas » disait en arabe – et à d’autres aussi. »

Lire le livre intégral.

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