Observatoire de l'islamisation : la plus grande base de données francophone sur l'islamisme
L\'Observatoire de l\'islamisation

L'Observatoire de l'islamisation

Dirigé par l’analyste Joachim Véliocas depuis février 2007, cet Observatoire se présente comme la plus grande base de données francophone recensant les faits marquants de l’avancée de l’Islam en Europe et dans le monde. Nouvelles mosquées ou « centres culturels », nouvelles madrasas déguisées en Instituts ou écoles...

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Salah Sultan

« Tout Israélien entrant en Égypte, touriste ou non, doit être exécuté »

Salah Sultan a affirmé le 23 août (désolé pour le retard) sur Al-Jazera qu’il est nécessaire de rétablir une fatwa de 1994 émanant de l’IUMS (voir plus bas) intimant de tuer les Israéliens se trouvant sur le territoire égyptien. Qui est-il ?

– Membre des Frères Musulmans égyptiens

– Ancien président du département de recherche et d’études islamiques de la Muslim American Society (Frères musulmans américains)

– Membre du Conseil mondial des Savants présidé par Yusuf Al-Qaradawi (ami intime de feu Said Ramadan et pour qui Tariq éprouve un » profond respect »)

Niqab

Égypte : exclus d’une école publique pour non port du voile

La révolution islamique en marche…

AINA (communiqué de presse) 30 Septembre 2011
Par Mary Abdelmassih

Une jeune fille chrétienne a été exclue pendant plus d’une semaine de son école de Beni Mazar, dans la province de Minya, parce qu’elle refusait de porter le voile.« La direction de l’école a qualifiée de « manque de pudeur » le fait de ne pas couvrir ses cheveux », a déclaré Nader Shoukry une militante de la cause copte, qui a découvert l’histoire.

« Les étudiants coptes sont forcés d’obéir par crainte de menaces de la direction de l’école », a déclaré M. Wagdy Halfa, l’avocat de la jeune fille, « la famille de Ferial Sorial Habib a refusé cette décision parce qu’elle est incompatible avec la liberté religieuse et relève d’une islamisation flagrante de l’éducation. »

Ferial a été empêché d’entrer dans son école par le travailleur social, Mme Ola Abdel Fattah, pendant huit jours consécutifs.

Son père est allé à l’école le 17 septembre pour protester contre cette décision, mais l’école a déposé une plainte à la police contre lui pour diffamation.

M. Wagdy Halfa, l’avocat de l’étudiant, a déclaré que l’école publique secondaire de Shaikh Fadl (à Bani Mazar), qui avait envoyé un avertissement aux étudiants chrétiens les obligeant à porter une robe tête, semblable à la Hijab, et de ne pas révéler leurs cheveux, sinon ils seraient vu refuser l’entrée à l’école.

Le père de Ferial a déposé une plainte officielle auprès du Procureur de l’Etat et une autre avec le ministère de l’Éducation de Bani Mazar, précisant l’école s’est transformée en une « pépinière de militants » et a agi hors de sa portée juridique en forçant sur ​​les élèves ce qui n’est pas spécifié par la loi ou dans les orientations pédagogiques. Il a demandé aux autorités d’enquêter sur cet incident. Source et suite

La Finlande en voie de colonisation

Le système très généreux de prestation sociale en Finlande attire des migrants toujours plus nombreux. L’opposition craint un scénario à la suédoise, voisin faisant face à des problèmes d’émeutes musulmanes.

Le Figaro révise l’islamisme tunisien : Arielle Thedrel est incompétente

Dans un article intitulé Le nouveau pouvoir tunisien face à l’inconnue islamiste , Arielle Thedrel, grand reporter au service étranger du Figaro a présenté un visage délirant de l’islamisme tunisien, qui restera dans les annales de la désinformation. Voici quelques lignes valant leur pesant de cacahuètes :

« C’est une vieille habitude. Au lendemain des législatives d’avril 1989, à l’issue desquelles les islamistes avaient obtenu officiellement 14 % des suffrages, le président Ben Ali avait décidé d’exclure du champ politique le parti Ennahda.

La victoire électorale du Front islamique du salut (FIS) en Algérie lors des élections de juin 1990 lui avait ensuite offert l’occasion d’ exploiter   la menace d’un «effet domino». Présenté comme un péril pour la stabilité du pays, Ennahda avait été interdit et ses cadres torturés et emprisonnés. La légende de Ben Ali «rempart contre l’intégrisme» était née. Le fait est cependant qu’Ennahda, contrairement au mouvement islamiste algérien, n’a jamais basculé dans la violence et que cette formation était et demeure jusqu’ici plus proche des islamistes modérés de l’AKP turc que des barbus algériens du FIS.« 

Pour les bons connaisseurs de l’islamisme tunisien, une telle densité de contre-vérités serait risible si le quotidien n’était si prestigieux et influent .  Alors que les ouvrages disséquant le parti Ennadha sont nombreux – en langue arabe ou en langue française- et que les spécialistes de l’islam politique tunisien  sont à portée d’un coup de téléphone ( Antoine Sfeir, Hamadi Redissi, Riyadh Sidaoui,  Abderrahim Lamchichi…) le degré d’incompétence est gravissime.

Première contre-vérité: Selon Arielle Thedrel, donc, Ennahda n’aurait jamais basculé dans la violence. Qu’elle médite sur ces faits historiques :

– Les nombreuses manifestations islamistes dans les universités, notamment à Tunis, furent émaillées de violences graves au long de l’année 1986. Celle du 23 avril 1986 fit un mort, policier. Les représentants du parti Destour (parti de Bourguiba) sont visés physiquement. A l’époque, la Ligue tunisienne des droits de l’homme (LTDH) n’hésite pas à nommer le mal :

 » La Ligue tient à insister sur le caractère très grave qu’a pris la violence cette fois-ci. Ainsi, des groupes d’étudiants appartenant au Mouvement Ennahda, ont commis de façon délibérée et organisée une série d’actes de violence grave, comme l’incendie d’institution éducatives, appartenant au peuple, dans le but de paralyser l’université, de la prendre en otage et ce dans le cadre d’une confrontation globale avec le régime » (communiqué du directeur de la LTDH du 18 mai 1991)

– Octobre 1987 : L’imam de la mosquée du Kram, Brahim el-Ouergui est vitriolé par des militants du MTI (mouvement de Ghannouchi fondé en 1981 qu’il rebaptisera Ennhada en 1989, constitué de la même direction) au crime d’être bourguibiste, il décède de ses blessures quelques jours plus tard. Quelques mois plus tard, un gardien de la paix de la région de Jendouba , Salah al-Manai, subit le même sort.

– 2 août 1986: quadruple attentat à la bombe dans des hôtels de Sousse et Monastir, qui firent treize blessés dont douze touristes britanniques et italiens. Le Monde du 2 septembre 1987 rapporte le contexte d’une montée aux extrêmes :  » Avant même les attentats à l’explosif commis le 2 août dans les hôtels fréquentés par les touristes, les violences se multiplient. Des armes sont volées à des policiers en faction devant l’ambassade d’Arabie Saoudite, des membres des forces de l’ordre sont battus à mort lors des manifestations, des magistrats sont vitriolés et des lettres de menaces arrivent chez des journalistes tunisiens ». Le philosophe Mezri Haddad rapporte dans son ouvrage  Non Delenda Carthago (Le Rocher, 2002)  que « Frappé de stupeur, fou de rage, Bourguiba exigeait la tête des hauts dirigeants de la secte islamiste. Il s’apprêtait ainsi à entrer dans le jeu diabolique des stratèges islamistes en leur offrant des martyrs. ‘ Si Dieu veut que je devienne le martyr des mosquées, qu’il en soit ainsi. Mais je vous dis que ma mort ne sera pas vaine et que de mon sang, naîtront des fleurs islamiques’  communiqua Ghannouchi (cité par Le Monde du 2 septembre 87).  »

Condamné aux travaux forcés, ne dut la vie vie sauve qu’à Ben Ali décourageant Bourguiba de le condamner à mort afin de ne pas en faire un martyr. Erreur :

– 8 novembre 1987. Tentative de coup d’état préparée par Ghannouchi et son bras droit Salah Karkar. En mai 1991, Abdallah Kallel qui fut ministre de l’Intérieur lors de la tentative avorté de coup d’état, révèle que « la décision de passer à l’action violente y compris le projet d’assassiner le président Ben Ali, a été probablement prise en mars 1988, lors du dernier congrès d’Ennhada » (rapporté par Libération du 23 mai 1991). Le premier à vendre la mèche sera l’ancien numéro deux de Ennhada, Abdelfattah Mourou dans Jeune Afrique du 12 juin 1991 : « Rached Ghannouchi a toujours refusé de dialoguer; il a choisi le recours à la violence » . Ce même  Mourou démissionna du mouvement « non violent » du Figaro à la suite de l’action terroriste du 17 février 1991 contre un local du parti RCD à Bab Souika.

Mieux, dans un livre d’entretien avec les journalistes Nicolas Beau et Jean-Pierre Tuquoi intitulé Notre ami Ben Ali, sorti en 2002 à la Découverte, Salah Karkar (bras droit de Ghannouchi) avoue carrément : « Les sympathisants du MTI au sein de l’armée préparaient un coup d’Etat, prévu pour le 8 novembre (…) cette décision a été adoptée par le bureau politique du mouvement islamiste (…) Nous n’avions d’autres issues (…)le régime nous avait déclaré la guerre ». Karkar explique qu’il quitta la Tunisie pour « obtenir l’accord des Frères Musulmans égyptiens et syriens et de certains milieux algériens pour le coup d’Etat » (page 41)

Heureusement à l’époque, cette machination qui impliqua des policiers et militaires  islamistes infiltrés, formant un groupe secret dénommé le « Groupe sécuritaire » (Mjmoua amniyya) échoua, 73 d’entre eux furent immédiatement arrêtés. La confiscation de la démocratie par une théocratie islamique était le but avéré. « Il n’y a pas lieu de concevoir une société islamique laique, ou un musulman laic, sauf si il abandonne ce qu’il y a de fondamental dans l’islam […] une société ne peut être islamique que si elle n’est pas laique » expliquait Ghannouchi à Algérie Actualité (n°1252) en 1989 lors de son exil   D’ailleurs, Abdelfattah Mourou (numéro 2 de Ennhada à l’époque) ne cachait pas d’instrumentaliser le « processus parlementaire » pour des « raisons tactiques » , islam et démocratie occidentale étant « antinomiques » (propos issus d’ une vidéo que révéla l’hebdommadaire Le Maghreb en juin 1990).

Salah  Karkar, numéro trois de Ennhada tint ces propos plus qu’ambigus, rapportés par Le Figaro du 8 novembre 1993 (madame Thedrel devrait pouvoir vérifier facilement) : « La violence? Je ne peux pas la conseiller…mais je ne peux pas la désapprouver » (sic) . On ne s’étonne donc pas qu’il fut soupçonné d’importer des armes en Tunisie en provenance d’Allemagne par la police tunisienne.

Selon Mohamed-Chérif Ferjani qui a analysé le discours de Ghannouchi dans son livre Islamisme, laicité, droits de l’homme « Quant aux moyens à utiliser pour combattre la « mécréance » et l' »injustice », R. Ghannouchi préconise le Jihad qui « varie selon l’étape » de l’action pour un « régime islamique » (pages 212-213). « Islamisme modéré », ah bon madame Thedrel ?

 Deuxième contre-vérité: Arielle Thedrel laisse aussi entendre que Ennahda n’aurait jamais eu de liens proches et très privilégiés avec le FIS, faisant de lui un parti islamo-conservateur démocratique comme l’AKP (si tant est que l’AKP corresponde à cette définition). Qu’elle médite donc sur ces quelques faits historiques :

– Lors de son exil à Alger en 1990 c’est Ghannouchi en personne qui a rédigé la plate-forme électorale du FIS pour les élections municipales algérienne de 1990, révèle Roland Jacquard dans son livre Au nom d’Oussama Ben Laden paru chez l’éditeur Jean Picollec en 2001. Mieux, c’est Ennhada qui a aidé le FIS à rencontrer les bailleurs de fonds au sein des monarchies arabes à la veille de la guerre du Golfe ajoute Jacquard toujours excellement informé. Selon un conseiller des Nations-Unies en matière de terrorisme, « en 1990 et 1991, Ennahda a envoyé de nombreux cadres en Algérie pour aider les militants du FIS dans leur campagne électorale« . Le Nouvel Observateur du 14 juin 2001 a questionné Hichem Aboud (ancien directeur de cabinet de la Sécurité militaire algérienne) qui révéla « Lorsque les Tunisiens ont proposé, dans le cadre de la coopération, de filer Ghannouchi quand il venait rencontrer les gens du FIS, les services algériens ont refusé au nom de la démocratie […] Les Tunisiens n’en revenaient pas : l’ambassadeur d’Arabie Séoudite allait au siège du FIS et rencontrait ses dirigeants (la direction de Ennahda). On savait pourtant que le FIS était financé par l’Arabie Séoudite. On laissait faire. On ne bougeait pas »

Pour des gens qui ne sont pas très proches du FIS selon Thedrel, c’est quand même bizarre !

Pour finir, on apprendra à Arielle Thedrel les liens entretenus entre l’Iran des Pasdarans avec Ghannouchi, afin de parfaire ses fiches pour ses prochains papiers sur l’islamisme  tunisien . Car pour information, voici la retranscription de l’allocution de Ghannouchi au 1er congrès islamique tenu à Téhéran du 4 au 6 décembre 1990 :

 » Les premières lueurs de l’islam apparaissent, ainsi que les promesses d’un islam victorieux, avec un Etat islamique international […] un islam qui règlera leur compte aux armées juives criminelles qui poursuivent leur croisade contre notre Umma […] l’adversité est de nature à éveiller notre nation, et à l’inciter au djihad, à l’union et au combat contre ces régimes traitres qui nous oppriment »

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Le Conseil islamique de Suisse déplore l’interdiction de la burqa…

GENEVA, Sept 29- Kuwait News Agency (KUNA) —

« The Islamic Central Council of Switzerland (ICCS) Thursday expressed its deep concern about the accord reached by the Swiss Federal Parliament on a ban of the Niqab by a majority of 101 to 77 votes. The ban was proposed by the right wing Swiss Peoples Party (known as SVP).

Speaking to the Kuwait News Agency (KUNA), the Islamic Central Council’s spokesman, Qaasim Illi, expressed hops that, « the Council of States would be rational and correct the National Council’s failings just as they had rejected a similar attempt by the representatives of the State of Aargau northern of Switzerland. » He further outlined that what causes uneasiness about the National Council’s decision was the impression given by the legislators that Islam was rejected by the Swiss society, Muslims were not welcomed and that this political trend was on the rise among the Swiss.(…) According to the ICCS, Muslim women are mostly affected by Islamophobia specifically those who face difficulties for wearing the Islamic head scarf-hijab in some public schools or when trying to find a job. These women often get confronted with verbal attacks whilst trying to adhere to the Islamic dress code.

The draft resolution aims at banning all kinds of face covering in public transportation, public service offices and at demonstrations. An exception is being made for the annual carnivals, which allow for different masks and other forms of face coverings as part of the Swiss tradition. » dépêche intégrale

mosquee

« Près de 90% des mosquées algéroises sont contrôlées par les salafistes »

Lu dans El-Watan du 19 septembre (extrait) :

Auteur, poète, chercheur et spécialiste de l’islamisme, Sadek Slaymi s’est longuement intéressé à la doctrine salafiste. Au fil de ses recherches, il tire une déduction selon laquelle le salafisme n’est pas apparenté au sunnisme (une position non partagée par la majorité des islamologues).

(…)

-Comment se manifeste la pensée salafiste en Algérie ?

Elle fait des ravages. Elle divise la société à petit feu. Le malékisme disparaît. Un cadre du ministère des Affaires religieuses m’a fait une confidence. Près de 90% des mosquées algéroises sont contrôlées par des salafistes purs et durs. Il n’est pas étonnant que les jours de l’Aïd vous n’entendiez pas, dans la majorité des mosquées les medhs, que psalmodiaient nos ancêtres. Pour eux, c’est une bidaâ. Le salafisme, qui fait dans beaucoup de cas les affaires du pouvoir, risque de se radicaliser encore plus. Déjà que c’est une pensée dangereuse, les salafistes vont se retourner, dès que possible, contre l’ensemble de la société et les autorités, bien évidemment.

-Mais les salafistes présents sur la scène politique ne disent pas vouloir tuer les Algériens ?

Ils utilisent la taqqya, comme les chiites. Ils cachent leur jeu et ne disent jamais ce qu’ils pensent. Aujourd’hui, ils sont plus intelligents qu’auparavant. Ils ont acquis une culture politique et appris la leçon du passé. Ils espèrent un jour accéder au pouvoir et, ensuite, régler leurs comptes.

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Des salafistes attaquent la Basilique antique du Kef (Tunisie)

Lu sur Tunisie actualité du 15 septembre 2011 :

Des individus barbus, se prévalant de l’Islam, se sont introduits de force dans la Basilique antique du Kef. A coups de « takbir »,( cri employé lors du djihad)  ils ont déclaré vouloir détruire ce monument datant du VIème siècle (bien avant l’arrivée de l’islam en Tunisie) le considérant comme blasphématoire.

Ces individus, qui se qualifient de salafistes, ont prévu demain d’accomplir la prière du vendredi dans cette basilique avant de la détruire. En attendant, ils ont occupé la basilique et ont refusé d’en sortir. Il semblerait, selon des témoins sur place, que le gouverneur de la région s’est déplacé sur les lieux et a réussi à les convaincre de quitter la basilique tout en leur promettant l’autorisation de venir prier demain ! On notera que l’Institut du patrimoine a envoyé un courrier, en ce sens, au gouverneur sans qu’il n’y ait de réaction.

Des témoins sur place ont, par ailleurs, affirmé avoir été la cible de jets de pierres lorsqu’ils ont voulu filmer les scènes.

La basilique du Kef est un monument archéologique de l’époque byzantine (VIe s.) que l’Islam semble avoir respecté après le VIIème siècle lors des « foutouhat ».

Dix siècles après au XVIIe, à l’époque mouradite, on en a fait une mosquée. En 1966, vu l’importance scientifique du monument, on a préféré récupérer le monument antique et le remplacer par l’actuelle grande mosquée de Sidi Ali Ben Salah, dix fois plus grande.

Depuis sa restauration totale, la basilique est à la fois un important monument touristique et culturel. Le nouveau programme de promotion du tourisme culturel envisage d’en faire un important centre culturel pour les jeunes.

Observatoire de l'islamisation

La Turquie exige plus d’immigration pour l’Europe

La France  délivre 110 000 visas aux Turcs chaque année (chiffres Intérieur 2008). Mais le rythme de l’invasion n’est pas assez soutenu pour les islamistes turcs au pouvoir.

« L’Europe devra mettre en place  l’arrivée de plus d’immigrants et accepter la diversité. » s’est exprimé le président turc Abdullah Gül lors du Forum Global Policy Yaroslavl le 8 septembre 2011 en Russie (discours intégral ici) L’islamiste  Gul a également exprimé sa préoccupation devant la montée du sentiment anti-immigrés et anti-islamique en Europe, et a suggéré que davantage devrait être fait pour combattre ce « fléau ». Cynisme et culot incroyable de Gul, car la situation des Chrétiens en Turquie ne s’améliore pas. Ainsi le Patriarche oecuménique orthodoxe Bartholomé vient d’affirmer à la chaine CBS que les chrétiens sont « des citoyens de seconde zone » n’hésitant pas à dire que sa communauté est « crucifiée« , ne pouvant par exemple toujours pas récupérer les biens confisqués, ouvrir des églises ou ouvrir à nouveau le séminaire de Halki fermé par la décision raciste de la Turquie dès 1971…Le patriarche Bartholomée vit avec une protection rapprochée jour et nuit, suite aux nombreux assassinats de religieux par les islamistes, ce qui est loin d’être le cas des imâms en Europe.

Pour ceux qui douteraient du caractère islamiste du président turc, nous rappellons un de ses propos :

« On changera définitivement le système laic. La république vit ses derniers temps »

Source : Nevzat Bölugiray, AKP degisiyor mu? [ L’AKP change t’il ?], Tekin Yayinevi, Istanbul, 2004,p.78.

Cet inquiétant donneur de leçon devrait balayer devant sa porte, un récent sondage sur les opinions des Turcs à l’égard des Chrétiens donne les résultats suivant :

Pour 59% des personnes interrogées, les non-musulmans « ne devraient pas » ou « ne devraient absolument pas » être autorisés à tenir des réunions publiques dans lesquelles ils peuvent discuter de leurs idées. Pour 54%, les non-musulmans « ne devraient pas » ou « ne devraient absolument pas » être autorisés à publier de la documentation pour expliquer leur foi. Selon l’enquête, près de 40% de la population de la Turquie a une opinion « très négative » ou « négative » des chrétiens. (en savoir + sur ce sondage)

Guéant explique l’extrémisme de sa politique migratoire

Pour se dédouaner de toute xénophobie devant Jean-Jacques Bourdin, Guéant met en avant l’extrême générosité française en terme d’accueil des étrangers.

7 juillet 2011 – Invité dans l’émission Bourdin&Co sur RMC/BFMTV, le ministre de l’Intérieur du gouvernement Fillon/Sarkozy, Claude Guéant, déclare tout tranquille : « La France n’est pas fermée, écoutez : 200.000 autorisations de séjour par an Jean-Jacques Bourdin ! C’est l’équivalent d’une ville comme Rennes, je ne sais pas si vous vous rendez compte de ce que ça représente. »

11 avril 2007 à Villepinte (ville UMP) Nicolas Sarkozy assiste à une « cérémonie d’entrée dans la nationalité française« …porter le voile semble faciliter la chose.

Guéant ne veut pas revenir sur la binationalité, alors que les nationalismes étrangers s’épanouissent en France de manière de plus en plus provocante. Chaque prétexte comme les matchs de football, les mariages, sont mis à profit par les colons pour sortir leurs drapeaux étrangers et parader dans nos rues. Un enrichissement culturel diversifié pour l’UMP et répondant à l’obsession du président sur l’exorcisation de la « consanguinité » qui menacerait les peuples homogènes, terme employé dans ses livres et discours sans peur du ridicule… Aussi, Guéant aurait pu parler de son bilan depuis qu’il conseille très étroitement Nicolas Sarkozy: 130 000 étrangers (dont 50% issus des pays du Maghreb) obtenant la nationalité française chaque année grâce à la magie républicaine.

Observatoire de l'islamisation

Égypte : un village Copte attaqué, un mort

Énième attaque censurée par les médias français…

Agence AINA – 9 août :

Les musulmans ont attaqué des chrétiens dans le village de Nazlet Faragallah, dans la province méridionale égyptienne de Minya dimanche soir. L’attaque s’est poursuivie jusqu’aux premières heures du matin le lundi 8 août. Un copte a été assassiné et les maisons ont été pillées et incendiées par des musulmans de quatre villages voisins, qui ont commencé leur violence à environ 20 heures, après la rupture de leur jeûne du Ramadan.

Selon des témoins, des milliers de musulmans sont entrés dans le village de tous les côtés, tirant avec des armes automatiques (principalement dans l’air), pillagant et lançant des cocktails Molotov sur plusieurs maisons. « Ils ont même détruit nos pompes d’irrigation », a déclaré un témoin.

La première attaque a été sur la maison du Père Youan, curé de Saint-Georges Église, figure du village. Il a été battu et son domicile a été pillé et incendié.

Tobias Nassif Maher (50), employé à la mairie, a été assassiné à son domicile. Il a été retrouvé par son fils. Sa maison a été complètement pillée, y compris son bétail.

Les forces de sécurité sont arrivés quatre heures après le début de l’attaque, avec des effectifs trop réduits. « Ils n’avaient que des bâtons dans leurs mains, et ont été incapables de contrôler la situation« , a déclaré un habitant du village copte. « Notre village est entouré de champs de maïs. Les Musulmans en sont venus dans le village pour piller et ont rapidement disparu dans les champs, la police ne pouvait pas les suivre. Ils venaient de toutes les directions en même temps. »

Nazlet Faragallah a 8000 habitants, 80% sont coptes, 20% musulmans.

Les événements ont été précédés dimanche par le harcèlement des musulmans envers des jeunes filles chrétiennes qui sortaient d’un office religieux dans l’après-midi. Des pierres ont été lancées par les musulmans sur l’église, brisant cinq fenêtres. Quelque 200 Coptes ont organisé un sit-in devant l’église Saint-Georges dimanche après-midi pour protester contre l’attaque musulmane sur l’église.

Trois musulmans ont été arrêtés hier et trois Coptes aujourd’hui. Aucun des Coptes ont été impliqués dans un incident, et l’un d’eux s’était cassé la jambe deux semaines avant. « La sécurité fait son nouveau numéro d’équilibriste », a déclaré l’un des villageois. «Ils veulent utiliser ces Coptes, qui ont été arrêtés au hasard, pour négocier leur liberté en échange de l’abandon des revendications des coptes du village durant une réunion de conciliation. (Réunion où les différends tentent d’être résolus en Égypte, pratique permettant d’exposer ses griefs).

Mary Abdelmassih (traduction de la dépêche par Joachim Véliocas, certains passages supprimés)

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