Observatoire de l'islamisation : la plus grande base de données francophone sur l'islamisme
L\'Observatoire de l\'islamisation

L'Observatoire de l'islamisation

Dirigé par l’analyste Joachim Véliocas depuis février 2007, cet Observatoire se présente comme la plus grande base de données francophone recensant les faits marquants de l’avancée de l’Islam en Europe et dans le monde. Nouvelles mosquées ou « centres culturels », nouvelles madrasas déguisées en Instituts ou écoles...

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Wah

Encore deux filles Coptes enlevées : manifestation à El-Minya

Lu sur BlogCopte du 16 juin :

L’Agence de nouvelles Reuters, citant des sources non confirmées de la sécurité ont déclaré que trois policiers et six manifestants coptes ont été blessés mercredi dans un affrontement entre les deux parties dans la ville d’El Minya au sud de l’Égypte.

L’agence a déclaré que la police a utilisé des matraques pour battre les manifestants, qui ont riposté contre la police en lançant des pierres.

Les affrontements ont éclaté lorsque la police a tenté de disperser les manifestants, qui ont bloqué une route pour protester contre la disparition de deux adolescentes coptes.

La source a déclaré que le choc a eu lieu en face de la Direction de la sécurité, où un millier de manifestants coptes se sont réunis mardi. Des centaines de manifestants, qui ont campé pendant la nuit, ont affirmé que les filles ont été enlevées par des musulmans et forcées de se convertir à l’islam.

Algérie : un Chrétien lourdement condamné pour un CD...chrétien

Algérie : un Chrétien lourdement condamné pour un CD…chrétien

C’est encore au nom de l’inique ordonnance 06-03 prise en 2006 par le gouvernement algérien pour réglementer les cultes non musulman, qu’un chrétien algérien vient d’être condamné à la peine maximum.

Le tribunal pénal du district de Djamel (Wilaya de Béjaïa) avait à entendre d’une affaire où le prévenu, Siaghi Krimo, accusé d’avoir transmis à un de ses voisins un CD sur le christianisme, tombait sous le coup de l’article 144 du code pénal algérien qui punit quiconque « dénigre les dogmes ou les préceptes de l’islam » par tout moyens ou supports connus ou à découvrir…

Le soi-disant voisin n’était même pas présent à l’audience et les preuves inexistantes. Cela n’empêcha pas le procureur de requérir une peine de deux ans d’emprisonnement et une amende de 50 000 dinars (490 €) – sachant que le salaire mensuel minimum en Algérie est de 15 000 dinars.

Le président du tribunal ne suivit pas le procureur, et condamna Siaghi Krimo au maximum de la peine prévue par le code : cinq ans de prison et une amende de 200 000 dinars (1 900 €) ! Comme on le sait, la chasse aux chrétiens protestants est ouverte dans cette Wilaya qui vient de se singulariser en fermant administrativement sept temples voici quelques jours. La liberté de croyance et de culte des quelque 100 000 chrétiens que compterait l’Algérie est en très grand péril.

Source : Observatoire de la christianophobie, 3 juin 2011

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Égypte : Un télé-prédicateur salafiste préconise l’esclavage pour relancer l’économie

Abi-Ishaq al-Huwayni est un des prêcheurs vedette de la chaîne égyptienne Al-Nas TV, créée en 2006 par un riche Séoudien. Son idée pour redresser l’économie ? Relancer le djihad en vue de la capture d’esclaves et de saisies de biens (le fameux tribut). Représentant un poid non négligeable, les salafistes viennent de sceller un accord électoral avec les Frères Musulmans pour les prochaines élections…

« Nous sommes à l’ère du djihad. L’ère du djihad est arrivée, et le djihad dans le chemin d’Allah est un plaisir. C’est un réel plaisir.

Les compagnons (du prophète) s’émulaient les uns les autres dans la poursuite du djihad. La pauvreté qui nous afflige n’est-elle pas due à notre abandon du djihad ? Par contre, si nous menions une, deux ou trois opérations de djihad chaque année, de nombreuses personnes à travers le monde deviendraient des musulmans. Et nous combattrions ceux qui rejettent cette da’wa (prosélytisme) ou voudraient nous barrer la route, nous les ferions prisonniers, nous confisquerions leurs biens, leurs enfants et leurs femmes – et tout cela représente de l’argent.

Le moudjahidine reviendrait du djihad les poches pleines. Il reviendrait avec trois ou quatre esclaves, trois ou quatre femmes, et trois ou quatre enfants. Multipliez chaque tête par 300 dirhams, ou 300 dinars, et vous avez un excellent profit. S’il allait en Occident et concluait une transaction commerciale, il ne ferait pas beaucoup d’argent. Chaque fois qu’il rencontre des difficultés financières, il pourrait vendre un prisonnier, et atténuer ses difficultés. Il le vendrait comme on vend des provisions à l’épicerie. « 

Les livres de Al-Huwayni sont commercalisés (exemple 1 et 2) en France dans les milieux salafistes…dont les librairies ont pignon sur rue à Paris (rue Jean-Pierre Thimbaud).

Source : Egyptian Shaykh : Jihad Is Solution to Muslims’ Financial Problems, Translating Jihad, 31 mai 2011. Traduction par Poste de veille

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Égypte : des accords électoraux entre salafistes et Frères Musulmans

Lu dans Al-Masry Al Youm, version anglaise du 24 mai :

Khaled Saeed, fondateur du Parti Fadila [Parti de la vertu] créé par les salafistes, a exprimé son accord avec les Frères Musulmans consistant à ne pas présenter de candidat en cas de présence d’un candidat de l’un ou l’autre parti dans les circonscriptions au cours des élections parlementaires

Nous allons nous rencontrer dans quelques jours afin de déterminer combien de sièges parlementaires seront ciblés et par quel parti » a dit Saeed, ajoutant :  » Nous ne voulons pas d’antagonisme avec tout parti basé sur des références religieuses »

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Algérie : les églises de Béjaïa sommées de fermer

« On s’indigne de l’évangélisation de la Kabylie mais on trouve parfaitement normal que des imams islamisent toute la banlieue en France ! « 

Dilem, caricaturiste Algérien.

Lu dans Tout sur l’Algérie du 23 mai :

Toutes les églises protestantes de la wilaya de Béjaïa sont sommées de fermer en vertu d’un arrêté datant du 8 mai dernier et qui a été rendu public dimanche. « C’est le wali en personne qui a signé un arrêté pour la fermeture définitive de toutes communautés protestantes de la wilaya de Béjaïa », a indiqué Mustapha Krim de l’Eglise protestante d’Algérie (EPA) à TSA. « Ils ne nous ont donné aucune raison. Ils nous ont simplement signifié que c’est en rapport avec la loi 06‑03 du 28 février 2006 régissant la pratique du culte non musulman en Algérie »

a‑t‑il ajouté. Lire la suite

Analyse de l’Observatoire de l’islamisation :

Lundi 21 juin 2004, le ministre algérien des Affaires religieuses, Bouabdallah Ghlamallah, dénonça l’évangélisation des kabyles en Algérie dans une conférence de presse à Alger. Il rappela que l’islam est la « religion d’État et de tous les Algériens », puis avertit que l’apostolat chrétien entraînerait irrémédiablement un affrontement : « Il y aura effusion de sang ». En mars 2008, il tient des propos tout aussi durs dans le journal L’Expression : « J’assimile l’évangélisation au terrorisme ». Entre ces deux déclarations fracassantes, en mars 2006, une loi algérienne marqua clairement le virage islamique du régime. La loi prévoit des peines de 2 à 5 ans de prison et une amende de 500.000 à 1.000.000 de dinars (5.000 à 10.000 euros) contre toute personne qui « incite, contraint ou utilise des moyens de séduction tendant à convertir un musulman à une autre religion ». Les mêmes sanctions sont prévues contre toute personne qui « fabrique, entrepose, ou distribue des documents imprimés ou métrages audio-visuels ou tout autre support ou moyen, qui visent à ébranler la foi musulmane ». La loi n’a pas tardé à être suivie d’application.

– En juin 2006, une trentaine d’étudiants Africains, qui eurent tort d’assister à un séminaire chrétien en Kabylie, eurent 10 à 15 jours pour quitter le territoire, une fois confisqués leurs titres de séjours.

– Le prêtre catholique Pierre Wallez, résidant en Algérie depuis de nombreuses années, fut été condamné le 30 janvier 2008 à un an de prison avec sursis par le tribunal de Maghnia (ouest Algérien).

– A Oran, le père Hugh Johnson, en retraite depuis 2006, vit toujours sous la menace d’une expulsion. Il attend la réponse au recours introduit devant le Conseil d’Etat.

– Le 21 mars 2008, huit ressortissants Suisses, devant animer des séminaires en Kabylie furent priés par la police de quitter le territoire.

– Il n’est pas possible non plus pour les prêtres français d’obtenir des visas pour l’Algérie, à l’image de l’évêque de Pontoise Mgr Riocreux qui s’est vu refuser une visite à la communauté catholique d’Algérie en mars 2008.

-En juillet 2008, deux Algériens convertis au Christianisme furent condamnés à 1000 euros d’amende.

-Selon Mustapha Krim, président des Eglises protestantes en Algérie, rien qu’entre janvier et mars 2008, dix églises protestantes ont été fermées dans tout le pays.

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Observatoire de l’islamisation, mai 2011

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Égypte : l’inquiétude grandit chez les Coptes chrétiens

Extrait de l’hebdo Al-Ahram du 18 au 24 mai 2011 :

« Nous sommes une population en danger », a annoncé le premier ministre Essam Charaf, deux jours après l’incident d’Imbaba. Les scènes de religieux musulmans et chrétiens qui s’embrassent devant les caméras et les manifestants qui tiennent la croix d’une main et le Coran par l’autre et ces discours creux que l’on entend tous les jours dans les médias n’ont plus de crédibilité.

(…) Frères musulmans, salafistes, Al-Tabligh wal daawa et d’autres noms de courants islamiques reviennent souvent dans les discours des Égyptiens. « Je vais émigrer si les islamistes arrivent au pouvoir », affirme Noha, qui ne s’imagine pas vivre une guerre civile comme cela s’est passé au Liban ou en Iraq. En fait, ces courants religieux ont toujours existé en Égypte mais n’étaient pas aussi apparents ni influents. Ils étaient aussi très contrôlés par les services de sécurité.

(…) Après le 25 janvier, ces courants religieux ont profité de cette marge de liberté pour jouer un rôle politique tentant d’imposer leurs lois et leurs idées. « Je ne comprends pas pourquoi on n’applique pas la loi de manière rigoureuse. Où sont les Azharites qui prônent l’islam modéré ? Ils doivent intervenir. On ne voit que des gens comme Mohamad Hassane et Safouat Hégazi, des salafistes, qui se chargent de résoudre les problèmes », commente Adel Ibrahim, professeur à l’université.

(…) D’un côté, les Frères musulmans cherchent à gagner du terrain en réalisant des progrès sur la scène politique, et de l’autre côté, les salafistes (un groupe qui prétend suivre le comportement des premiers musulmans) organisent des manifestations ou des mouvements de protestations soutenant le port du niqab. Ils se sont acharnés pour retrouver cette chrétienne convertie à l’islam et prétendent que l’église l’a cachée pour la forcer à retourner à sa religion. Ces salafistes appellent aussi à un État islamique et non pas civil. Karim, ingénieur, ne voit aucun inconvénient que le pouvoir soit entre les mains d’un gouvernement islamique, mais à condition que la religion soit appliquée correctement et non pas de véhiculer un islam rigide comme c’est le cas aujourd’hui.

« Tout le monde veut du bien pour ce pays. Mais ce que l’on voit actuellement semble aller en faveur des idées extrémistes importées de l’étranger et de ce clan qui lutte pour arriver au pouvoir », dit Soheir, à la retraite. Elle poursuit en montrant des coupures de presse qu’elle rassemble depuis le 25 janvier. Au début, les Frères musulmans avaient annoncé que leur participation serait de 30 % à l’Assemblée du peuple et qu’ils ne comptent pas se présenter à la présidentielle. Soheir sort un autre journal de date différente où les Frères musulmans espèrent atteindre les 50 %. Lire l’article intégral sur Al-Ahram

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Rapprochement historique entre Al-Azhar et les Frères Musulmans

L’idée reçue selon laquelle « l’islamisme n’est pas l’islam » prend encore du plomb dans l’aile avec le rapprochement du plus grand mouvement islamiste mondial avec la plus grande Université islamique mondiale. La presse française occulte sans surprise cette information de grande importance.

Le média égyptien Al-Ahram rapporte ce qu’il décrit comme une « première en son genre » soit une rencontre entre les Frères Musulmans (FM) égyptiens et des dirigeants d’Al-Azhar :

« Lors d’une réunion entre le Grand Imâm d’ Al Azhar, Ahmed El-Tayeb, et les chefs des Frères musulmans a été discutée la nécessitée de construire un discours islamique unifié. La réunion a été suivie par Ahmed El-Tayeb, Grand Imam d’Al-Azhar, Abdallah El-Husseini, chef des fondations religieuses, Osama El-Abd, dirigeant de l’ Azhar, Mohamed Badei, guide suprême des Frères Musulmans (FM), Mahdi Akef, ancien guide suprême des FM , Abd El-Rahman El-Barr, membre du bureau d’orientation des FM et professeur de l’ Azhar. Après la réunion, qui a duré une demi-heure, El-Tayeb a déclaré que le MB ont toujours été proches d’Al-Azhar, mais que les circonstances passées ( note: comprendre la situation politique avec le contrôle de l’Azhar par Mubarak, qui nommait le doyen) ne permettaient pas de telles réunions. Il a ajouté que la réunion a eu pour sujet l’importance de parvenir à une homogénéisation du discours islamique, modéré, face aux revendications de certains mouvements islamistes. » (note: compendre les plus extrêmistes prônant l’action directe terroriste)  »

Après le rapprochement avec l’Arabie Séoudite et l’intégration du cheikh Qaradawi dans son Conseil de la recherche en juillet 2008 (ce dernier étant pro-Hamas et enseignant la nécessité de tuer les apostats et les homosexuels), la prestigieuse université, une référence dans le monde sunnite, fondée en 970 et formant des dizaines de milliers d’imâms chaque année, poursuit sa radicalisation. Alors ministre des Affaires étrangères, Douste-Blazy souhaitait établir un partenariat entre Al-Azhar et la France afin de dépêcher des professeurs de l’Azhar former les imâms en France. Un déplacement officiel au Caire avait même été organisé le 29 septembre 2005 , où Dalil Boubakeur qui accompagnait le ministre affirma que l’institution offre « le meilleur niveau » (Le Monde- 2 septembre 2005). Ce projet de partenariat tomba finalement à l’eau. L’Italie fit l’amère expérience du « meilleur niveau » de l’Azhar avec l’imâm de Rome justement diplômé de cette université, Ibrahin Moussa, qui officiait depuis février 2003 : il fut expulsé après avoir prononcé une série de sermons enflammés contre l’Occident, les Juifs et soutenant les djihadistes « du monde entier« …Son expulsion (suivie par les expulsions des imâms de Crémone, Florence, Naples et Bologne pour les mêmes raisons !) fut médiatisée dans la presse italienne et espagnole, mais fut passée sous silence en France. Encore pour ne pas égratigner l’enseignement, largement répandu dans les IEP, selon lequel « l’islam n’est pas l’islamisme » ?

Joachim Véliocas. Observatoire de l’islamisation, mai 2011

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Égypte : décryptage des pogroms anti-Coptes par Del Valle

Auteur de « Pourquoi on tue les chrétiens dans le monde, la nouvelle Christianophobie », éditions Maxima, à paraître le 12 mai prochain, Alexandre del Valle analyse la situation tragique des Coptes en Égypte juste après les pogroms anti-Coptes de samedi 8 mai dernier.

Lire l’article sur France Soir, où le laissez-faire de la police et de l’armée, quand ils ne sont pas supplétifs des islamistes, est bien expliquée. Del Valle accable la désinformation scandaleuse des médias français qui n’osent dénoncer clairement les responsabilités du camp musulman, et qui passe sous silence le fait que l’armée et la police prennent souvent part aux pogroms en tirant sur les Coptes désarmés….

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Égypte : les salafistes manifestent devant la cathédrale du Caire


Manifestations devant la cathédrale de milliers… par BlogCopte

Ce vendredi 29 avril, une manifestation de 2000 salafistes s’est tenue devant la cathédrale de l’Abbasiya afin de demander « le retour de Shehata Camellia« . Cette jeune femme, d’origine Copte, est accusée d’avoir quitté son « mari » musulman. Remariée à un prêtre Copte dont la communauté prétend qu’elle a été enlevée par les musulmans avant d’avoir subi un mariage forcé, technique malheureusement usitée par les islamistes. Samedi 30 avril, Le parquet a demandé à l’Église copte de lui présenter Camilia Chehata pour l’entendre et s’informer de sa situation actuelle afin de désamorcer par voie judiciaire ce qui pourrait mener à un conflit ouvert entre Coptes et musulmans.

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Égypte : Les Frères Musulmans parlent déjà des sanctions physiques divines [Hudud]

Une polémique grandissante dans la presse égyptienne que les médias français n’osent évoquer…afin de ne pas déstabiliser Alain Juppé qui noue un dialogue apaisé avec les Frères Musulmans ? (« Je crois qu’il y a parmi eux des sensibilités diverses, des gens qui sont sincèrement acquis à l’idée de progrès et de liberté » Alain Juppé 19.04.11 )

Titre original : Panic in Egypt over Muslim Brotherhood’s call for Islamic rule

par Mohammed Hassan Shabaan dans Asharq Al-Awsat du 20.04 (traduction Observatoire de l’islamisation)

Dr Izzat a rejeté l’idée que les Frères musulmans poursuivent actuellement la mise en place d’une règle islamique en Égypte, et l’application des peines corporelles de la charia . Dans des déclarations exclusives à Asharq Al-Awsat Izzat il affirme : « La mise en œuvre des peines est considéré comme le couronnement et l’achèvement des questions fondamentales, dont la plus importante est l’accomplissement des exigences et des besoins de la population. » Izzat explique: « Avant de parler de la mise en œuvre des peines, nous devons poursuivre la réalisation des exigences de base de la population en la soutenant. Ces questions exigent un travail, des efforts et du temps ce n’est aussi simple que cela.« 

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Izzat souligne que « ces peines font partie de l’Islam, et nous ne pouvons pas le nier. Cependant, comment peut-on punir quelqu’un qui s’est mal comporter sans lui avoir préparé un environnement approprié à la justesse de ces décisions ? » Il souligne qu’il existe de nombreux problèmes sociaux urgents et que les priorités des Frères musulmans sont les questions concernant le redressement de la nation. Le mouvement des Frères musulmans n’est pas préoccupé par cette polémique [ sur l’application de la peine] aujourd’hui, et estime qu’il ne doit pas être une priorité

Les déclarations du vice-président des Frères Musulmans, Izzat Mahmoud, au sujet de la mise en œuvre de la charia islamique et des punitions divines en Égypte ont suscité de fortes craintes parmi les partis politiques libéraux et de gauche. Ils considèrent qu’il s’agit d’une position divisant le consensus national et une violation par les Frères musulmans de leurs déclarations publiques ainsi qu’ une prise de position allant à l’encontre de leurs engagements envers l’état.

Des déclarations d’un certain nombre de membres des Frères musulmans de premier plan ont révélé que le groupe poursuit la mise en place d’un système de gouvernance islamique, et l’application des peines prévues par la charia.

Le journal Al-Misri Al-Yawm a rapporté les déclarations de Saad al-Husseini, membre du Bureau d’orientation des Frères musulmans, lors d’un rassemblement populaire organisé par le groupe de Bulaq district dans lequel il dit: « Aujourd’hui, Nous aimerions diriger la société pour instaurer une identité islamique préparant l’avènement de la Loi islamique. » Le journal a également indiqué que le Dr Mahmoud Izzat, vice-président du mouvement, a souligné: « L’application des peines de la charia islamique viendra après s’être accaparé le terrain. Les peines devront s’appliquer après que l’islam entre dans les mœurs, dans la morale et les relations sociales.  »

Dr Izzat a cependant nié ces propos rapportés par le journal. Dans un communiqué, il déclare « Ces mots sont de purs mensonges, mensonges et tromperie. » et prétend que ses propos ont été les suivants (note de l’Observatoire : des termes pourtant très proches) « Les punitions islamiques [en arabe: Hudud; signifiant aussi frontières] sont liées à l’existence d’un territoire englobant la société, la morale et les relations humaines. » Izzat souligne: « Les membres des Frères musulmans, sont convaincus que l’application des peines islamiques relève de la responsabilité du pouvoir exécutif et de l’État, et de personne d’autre.« 

Selon Izzat « L’Islam lui-même a établi des mesures spécifiques préalables afin que nous puissions atteindre l’application de ces peines. Nous sommes très loin de ces pré-requis » « les conditions de préparation et de réalisation de ce projet nécessitent une longue période d’étapes graduelles, qui peut prendre des années. Izzat considère que les bruits médiatiques visent à détourner l’opinion publique de la principale préoccupation qu’est la construction de l’État. »

Commentant les déclarations Izzat, George Ishaq (note: Chrétien) activiste politique et membre dirigeant de la Société nationale pour le changement, dont les Frères musulmans sont un des piliers, a dit: « Ce sont des propos graves. Chaque fois que nous essayons de rassurer l’opinion publique sur la volonté d’adhésion des Frères musulmans au mouvement civil, nous sommes choqués par telle ou telle déclarations. »

Ishaq, ancien coordinateur général du Mouvement Kifayah poursuit: « En tant que groupe national, nous traversons une phase délicate et critique, et il ne convient pas d’entendre de tels propos des Frères musulmans. Ils doivent présenter un éclaircissement immédiatement. De tels propos menacent la permanence des Frères Musulmans dans Société nationale pour le changement. Un tel positionnement représente une perte pour les deux parties. »

(…)

Le militant politique Dr Omar al-Hamzawi a commenté: « Cette position n’est pas compatible avec la prise de position publique du groupe des Frères musulmans, à savoir qu’elle poursuit la mise en place d’un « état civil », même en cas de contrôle de l’autorité religieuse. Ceci montre l’existence au sein du groupe d’une discorde. »

Al-Hamzawi considère cette position comme extrêmement grave, portant la dissidence de l’unanimité nationale, qui prévoit la création de droits civils respectueux de la citoyenneté et sans discriminations.

Al-Hamzawi considère qu’un tel discours divise l’esprit de la révolution égyptienne, qui a porté les slogans de la liberté et de la démocratie, et nous n’avons pas entendu dire qu’une des exigences de la Révolution fut la mise en œuvre de la charia islamique. (…)

Shurdi Mustafa Muhammad, porte-parole du parti Al-Wafd, déclare également préoccupé par ces déclarations que : « Nous ne devrions pas parler de choses qui font peur au peuple. » Il souligne: « La chose importante à ce stade est de faire ressortir le visage politique de l’Égypte d’abord, et il n’y a pas d’objection à la mise en œuvre de l’esprit de la charia islamique vu à travers une vision moderne. » (sic)

Article intégral en anglais ici