Observatoire de l'islamisation : la plus grande base de données francophone sur l'islamisme
L\'Observatoire de l\'islamisation

L'Observatoire de l'islamisation

Dirigé par l’analyste Joachim Véliocas depuis février 2007, cet Observatoire se présente comme la plus grande base de données francophone recensant les faits marquants de l’avancée de l’Islam en Europe et dans le monde. Nouvelles mosquées ou « centres culturels », nouvelles madrasas déguisées en Instituts ou écoles...

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Observatoire de l'islamisation

79 000 visas pour les Tunisiens en 2008

Le ministre socialiste Eric Besson poursuit la politique immigrationniste de son prédécesseur au ministère qui pourrait être qualifié de l’Invasion et de l’identité extranationale. La semaine dernière, lors d’un voyage officiel en Tunisie, un « accord » a été trouvé : 40 millions d’euros seront débloqués sur trois ans dans le cadre du « développement solidaire ». Solidarité et bonne volonté largement unilatérale car la Tunisie refuse 70% des demandes de réadmission des clandestins tunisiens en procédure d’expulsion (cf: Les Echos du 6 avril). Et pour cause, les transferts de la diaspora en France représentent 3% du PIB national, soit 1 milliard d’euros. 1 Tunisien sur 16 résiderait en France, soit 600 000. On peut légitimement se demander la pertinence d’une immigration ne réinjectant pas ou très peu son épargne dans l’économie Française, lorsque les Tunisiens travaillent, ce qui est loin d’être le cas. Et quid des coûts exorbitants des allocations familialles, de la scolarité des enfants, de la Sécurité sociale, du droit au logement opposable…sans parler des dépenses de police et de prison, les immigrés musulmans peuplant – c’est officiel –  60% des prisons françaises. On lira le dossier de Contribuables associés sur le coût exorbitant de l’immigration (réalisé par un expert pourtant de gauche).

En pleine crise économique, la France s’apprète donc à renouveller la gigantesque distribution de visas aux colons arabes, ce qui fait dire à Eric Besson : « Nous nous sommes réjouis de la façon dont cet accord est appliqué. Il donne pleine satisfaction aux deux parties« . Fermez le banc.

Bouabdellah Ghlamallah

La campagne électorale algérienne dans les mosquées « françaises »

Le ministre algérien des Affaires religieuses, Bouabdallah Ghlamallah, connu pour traquer les Chrétiens en Algérie, était l’invité dimanche de la Grande mosquée de Paris afin de mettre au diapason les mosquées de l’hexagone pour soutenir la réélection du boucher des Harkis, Bouteflika. Eric Besson a, pour cette sympathique besogne, délivré un titre de séjour à l’islamiste…

Voici reproduit un article du magazine Tout sur l’Algérie, par Sonia lyes , 30/03/2009 racontant son périple :

« En France, les prêches de vendredi prochain dans les mosquées «algériennes» seront consacrés à la présidentielle

Convaincre les Algériens de France d’aller voter massivement aux élections présidentielles. Depuis quelques semaines, d’importants moyens sont mobilisés dans l’Hexagone pour atteindre cet objectif. Dans ce pays, qui compterait plus de quatre millions d’Algériens, les opérations de vote débuteront le 4 avril. Elles se poursuivront jusqu’au 9 du même mois et le degré de mobilisation des électeurs pourrait avoir un impact sur la participation en Algérie, principal enjeu du scrutin. Les autorités cherchent à rééditer l’impact du scrutin de 1995 : la forte participation des électeurs en France avait contribué à mobiliser fortement les Algériens et crédibiliser l’élection de Liamine Zeroual.

Le succès, samedi 28 mars, du meeting parisien animé par Abdelmalek Sellal est de bon augure pour la suite des événements, estime-t-on dans l’entourage de la campagne de Bouteflika en France. « L’enthousiasme qu’on a vu à travers les représentants des différentes régions présentes samedi à Paris, avec notamment la présence de beaucoup de jeunes et de femmes, montre qu’il existe en France un nouvel état d’esprit par rapport aux élections en Algérie. C’est grâce au travail de préparation que nous avons mené ici avec d’autres associations que ce résultat a été rendu possible. Nous pensons qu’il y aura une forte participation, particulièrement des jeunes qui voteront pour la première fois. Le message du président lu par M. Sellal est bien passé. Mais une fois élu, il ne doit pas les décevoir », explique Adam Nacer Benahmed, un des piliers du dispositif électoral du président Bouteflika en France.

Dimanche, le ministre des Affaires religieuses Bouabdallah Ghoulamallah, a tenu une réunion à la Mosquée de Paris avec les imams des mosquées contrôlées par les Algériens. Il leur a demandé de consacrer leurs prêches de vendredi prochain à la sensibilisation des électeurs algériens pour s’assurer d’une forte participation à la prochaine présidentielle.

C’est la première fois que les mosquées algériennes en France sont officiellement sollicitées pour jouer un rôle politique. Ces dernières années, les autorités algériennes se sont montrées méfiantes sur les questions liées à la gestion de religion après les événements connus par le pays dans les années 1990. Résultat : une politique prudente a été menée, au point où la Mosquée de Paris a perdu, en 2008, les élections du Conseil français de culte musulman (CFCM) face à des Marocains minoritaires. La présidentielle ouvrira-t-elle une nouvelle ère dans la gestion par Alger de l’Islam en France ? « 

Rappel de l’Observatoire de l’islamisation : Lundi 21 juin 2004, le ministre algérien des Affaires religieuses, Bouabdallah Ghlamallah, dénonça l’évangélisation des kabyles en Algérie dans une conférence de presse à Alger. Il rappela que l’islam est la « religion d’Etat et de tous les Algériens », puis avertit que l’apostolat chrétien entraînerait irrémédiablement un affrontement : « Il y aura effusion de sang ». En mars 2008, il tient des propos tout aussi durs dans le journal L’Expression : « J’assimile l’évangélisation au terrorisme ». Entre ces deux déclarations fracassantes, en mars 2006, une loi algérienne marqua clairement le virage islamique du régime. La loi prévoit des peines de 2 à 5 ans de prison et une amende de 500.000 à 1.000.000 de dinars (5.000 à 10.000 euros) contre toute personne qui « incite, contraint ou utilise des moyens de séduction tendant à convertir un musulman à une autre religion ». Les mêmes sanctions sont prévues contre toute personne qui « fabrique, entrepose, ou distribue des documents imprimés ou métrages audio-visuels ou tout autre support ou moyen, qui visent à ébranler la foi musulmane ». La loi n’a pas tardé à être suivie d’application.

Lire notre note sur les récentes condamnations de Chrétiens et les fermetures d’églises en Algérie.

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Abdullah Gül dans le texte

« On changera définitivement le système laïc. La République vit ses derniers temps ».

Abdullah Gül, actuel président de la République

Source : Nevzat Bölugiray, AKP degisiyor mu? [ L’AKP change t’il?], Tekin Yayinevi, Istanbul, 2004,p.78.

dalil boubakeur

La Grande Mosquée de Paris s’entiche des élections… algériennes

A l’occasion de la fête nationale algérienne, Missoum SBIH, Ambassadeur d’Algérie en France, reçoit ses invités de marques tous les 8 novembre.

Source : El Moudjahid, édition du 03/03/2009

Le recteur de la Grande mosquée de Paris, le docteur Dalil Boubakeur, a estimé hier à Paris que les présidentielles du 9 avril sont un événement d’importance qui intéresse l’ensemble des Algériens installés en France et tous les Français d’origine algérienne concernés par la vie politique en Algérie.
Interrogé par l’APS sur le rôle de la mosquée dans la sensibilisation des ressortissants algériens, le recteur de la mosquée de Paris a précisé qu’en tant qu’Algériens « nous ne pouvons rester insensibles » à ce qui se déroule en Algérie.
« C’est la raison pour laquelle, a-t-il noté, nous sommes mobilisés à l’effet de réunir les conditions, les meilleures, pour le déroulement de cette opération ».
Pour le recteur de la mosquée de Paris, « l’échéance électorale est non seulement fondamentale et importante pour le pays, mais elle l’est aussi pour l’ensemble des Algériens installés en France, car c’est là une grande occasion pour ces derniers de manifester leur patriotisme (ndr : pas le Français, celui là est xénophobe), leur intérêt pour l’Algérie et d’influer par leur action positive au bon déroulement de cette élection puisque elle se passe aussi bien en France qu’en Algérie ».
Dr Dalil Boubakeur considère que la mosquée de Paris « via sa fédération, sa surface est un élément catalyseur, hautement unificateur de la prise de conscience de la population vis-à-vis de cet événement pour lequel, a-t-il ajouté, nous apportons naturellement tout notre soutien, toute notre attention et mettons tous les moyens pour favoriser une juste expression de la volonté populaire ».

Question : Que fait la Grande Mosquée de Paris dans le Conseil Français du culte Musulman ? Quelle est la pertinence du droit du sol ?

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Les services consulaires Algériens mobilisent la diaspora en Lorraine

16-02-2009 à 20:27 EL MOUDJAHID :

Le consulat d’Algérie à Metz, depuis l’annonce de la convocation du corps électoral pour le scrutin présidentiel du 9 avril prochain, multiplie les initiatives pour informer et sensibiliser les 35.000 électeurs de la région sur l’importance de cet évènement.
Dans ce cadre, un bulletin est édité par les services consulaires pour servir de support d’information contenant toutes les indications utiles pouvant intéresser les membres de la communauté nationale implantée dans la région.
« Déjà, sept numéros ont été tirés et mis à la disposition des 55 associations d’Algériens activant dans la région qui nous servent de relais ou distribués aux concitoyens venant au siège du consulat pour régler des problèmes administratifs » a expliqué lundi à l’APS, Abdelhamid Ahmed-Khodja. Ce bulletin d’information est également systématiquement joint au courrier adressé aux ressortissants nationaux vivant à Metz ou dans les villes relevant de la circonscription consulaire Lire la suite sur El Moudjahid.

Commentaire : Ironie de l’histoire, ceux qui ont chassé les Français et approuvé une indépendance pilotée par des terroristes, approuvé le massacre des Harkis « collabos », en voulant prendre en main l’ hypothétique destin d’un pays (créé de toute pièce par la France et valorisé par le labeur des « Pieds noirs« ) viennent maintenant trouver refuge chez l’ex-colonisateur pour fuir une incapacité totale à gérer soi même son pays pourtant « libéré »…
Et la France ouvre grand ses portes aux petits fils, qui, non contents d’être socialement portés à bout de bras, sifflent toujours la Marseillaise et honorent la mémoire de leurs anciens, combattants du FLN

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Guérini : « un bonheur » de rencontrer le bourreau des Harkis


Jean-Noël Guérini (PS), président du Conseil général des Boûches-du-Rhône, visita Alger en février 2009 dans le cadre d’un partenariat entre le Département et la capitale algérienne, où il rencontra -outre Bouteflika Djamel Ould-Abbes, ministre de la Solidarité nationale et de la communauté algérienne à l’étranger, qui déclara : « Nous souhaitons qu’elle soit la plus importante mosquée de France ». En parlant de la Grande Mosquée de Marseille qui sera financée à hauteur de 1 million d’euros par Alger…

Lundi 21 juin 2004, le ministre algérien des Affaires religieuses, Bouabdallah Ghlamallah, dénonça l’évangélisation des kabyles en Algérie dans une conférence de presse à Alger. Il rappela que l’islam est la « religion d’Etat et de tous les Algériens », puis avertit que l’apostolat chrétien entraînerait irrémédiablement un affrontement : « Il y aura effusion de sang ». En mars 2008, il tient des propos tout aussi durs dans le journal L’Expression : « J’assimile l’évangélisation au terrorisme ». Entre ces deux déclarations fracassantes, en mars 2006, une loi algérienne marqua clairement le virage islamique du régime. La loi prévoit des peines de 2 à 5 ans de prison et une amende de 500.000 à 1.000.000 de dinars (5.000 à 10.000 euros) contre toute personne qui « incite, contraint ou utilise des moyens de séduction tendant à convertir un musulman à une autre religion ». Les mêmes sanctions sont prévues contre toute personne qui « fabrique, entrepose, ou distribue des documents imprimés ou métrages audio-visuels ou tout autre support ou moyen, qui visent à ébranler la foi musulmane ». La loi n’a pas tardé à être suivie d’application.

– En juin 2006, une trentaine d’étudiants Africains, qui eurent tort d’assister à un séminaire chrétien en Kabylie, eurent 10 à 15 jours pour quitter le territoire, une fois confisqué leurs titres de séjours.
– Le prêtre catholique Pierre Wallez, résidant en Algérie depuis de nombreuses années, fut été condamné le 30 janvier 2008 à un an de prison avec sursis par le tribunal de Maghnia (ouest Algérien).
– A Oran, le père Hugh Johnson, en retraite depuis 2006, vit toujours sous la menace d’une expulsion. Il attend la réponse au recours introduit devant le Conseil d’Etat.
– Le 21 mars 2008, huit ressortissants Suisses, devant animer des séminaires en Kabylie furent priés par la police de quitter le territoire.
– Il n’est pas possible non plus pour les prêtres français d’obtenir des visas pour l’Algérie, à l’image de l’évêque de Pontoise Mgr Riocreux qui s’est vu refuser une visite à la communauté catholique d’Algérie en mars 2008.
-En juillet 2008, deux Algériens convertis au Christianisme furent condamnés à 1000 euros d’amende.
-Selon Mustapha Krim, président des Eglises protestantes en Algérie, rien qu’entre janvier et mars 2008, dix églises protestantes ont été fermée dans tout le pays.

Les médias français restèrent très discrets sur le sujet jusqu’à une affaire largement médiatisée suite à un article[1] du Figaro en mars 2008, concernant Habiba Kouider, mère de famille comparaissant devant le tribunal de Tiaret pour…possession de bibles. Le caricaturiste Algérien Dilem note pertinemment : « On s’indigne de l’évangélisation de la Kabylie mais on trouve parfaitement normal que des imams islamisent toute la banlieue en France ! ».

L’Algérie de son côté a envoyé en France en février 2008, 29 imams et deux femmes prédicatrices (« mourchidate« ) pour encadrer des mosquées en application d’un accord entre le ministère algérien des Affaires religieuses et l’ Association de la mosquée de Paris. Déjà, au mois d’octobre 2005, près de soixante imams furent envoyés en France au début du ramadan par le ministère des Affaires religieuses pour diriger les prières, à la demande de communautés musulmanes établies en France. La tolérance française vis à vis de l’islam est largement unilatérale, sans aucune réciprocité. Il est scandaleux que la Grande Mosquée de Marseille soit financée par l’Algérie pratiquant une épuration anti-chrétienne légale, affichée et fièrement assumée. En autorisant la construction de mosquées sponsorisées par l’Algérie (la mosquée de Tours a également bénéficiée d’un soutien financier Algérien), la France envoie un signal clair à tous les pays musulmans dotés de législations anti-chrétiennes: vous pouvez non seulement continuer à nous islamiser, mais nous ne vous tiendrons jamais rigueur des discriminations et persécutions appliquées à vos minorités, fussent-elles autochtones, au nom de ce même islam dont nous vous assurons la bienveillante protection.

Joachim Véliocas, Observatoire de l’islamisation, février 2009.

[1] Arezki Ait-Larbi, Offensive anti-chrétienne en Algérie, Le Figaro, 27/05/2008

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Davos: les accords de Schengen suspendus !

Selon le quotidien suisse Le Temps, la police genevoise a demandé à la Confédération Suisse de suspendre temporairement les accords de Schengen pour lui permettre de rétablir, durant le Forum de Davos, les contrôles systématiques aux frontières.

Ainsi, comme la France l’avait fait lors des cérémonies du 60ème anniversaire du débarquement en Normandie en juin 2004, on rétablit les filtres à immigration clandestine pour les « grands de ce monde » alors qu’on les ouvre tout le reste du temps pour les peuples Européens sous prétexte que les frontières seraient bien gardées aux contours de l’Europe, cela suffisant, les frontières internes devenant soit disant obsolètes, signe d’un « frileux repli sur soi nationaliste »

Un scandale. D’autant plus que le rétablissement des contrôles aux frontières sera interdit par la Constitution fédéraliste. Une citation de la Constitution européenne (aujourd’hui Traité de Lisbonne, pourtant rendu illégal par le vote des peuples Français, Irlandais et Néerlandais) rend compte de l’idéologie des fédéralistes européens :

« Article III-166
L’Union européenne développe une politique visant à :
a) assurer l’absence de tout contrôle des personnes, quelle que soit leur nationalité, lorsqu’elles franchissent les frontières intérieures »

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La prime à l’occupation d’église pour les clandestins, un concept UMP

Source : Présent du 21 janvier. Arithmétique… Clandestine par Franck Deletraz.

La préfecture des Hauts-de-Seine a annoncé lundi qu’elle procèderait à 26 régularisations parmi les 58 clandestins africains qui avaient occupé durant sept mois les locaux paroissiaux de l’église Saint-Paul de Nanterre, avant de bivouaquer un mois durant sous des tentes dressées sur la pelouse.

Rappelons qu’au départ de cette affaire, aucun de ces « sans-papiers » (ils ont bel et bien des papiers de leur pays pourtant), selon les autorités, ne devait être régularisé. Puis, fin octobre 2008, revenant une première fois sur leur décision, la préfecture annonçait que 7 des 58 dossiers de Saint-Paul seraient susceptibles d’être réexaminés. Depuis, 26 d’entre eux ont été régularisés. Et virtuellement 36, si l’on compte les 10 clandestins dont les dossiers nécesitaient un « examen plus approfondi » et qui bénéficient actuellement « d’une autorisation provisoire de séjour de trois mois en attendant qu’il soit statué définitivement sur leur cas ».

Quant au 22 clandestins de Saint-Paul ayant essuyé un refus assorti d’une « obligation de quitter le territoire français », il y a fort à parier qu’ils soient encore sur notre sol dans ces prochains mois…

Erdogan

Patrick Louis s’adresse au Premier Ministre turc

Lundi 19 janvier, la Conférence des Présidents du Parlement européen recevait le Premier Ministre turc Recep Tayyip Erdogan. Le secrétaire général du MPF, Patrick Louis (voir son nouveau site) s’est adressé directement au Premier Ministre en ces termes :

« Monsieur le Premier Ministre,

Par votre présence, je tiens à saluer le représentant d’un grand peuple et d’un grand pays. Votre pays a assuré dans le passé de grandes responsabilités géopolitiques et culturelles et aujourd’hui encore, il est un maillon stratégique nécessaire à l’ordre du monde, spécialement pour les pays du Moyen-Orient.

Mais, comme vous le savez, le lien idéal pour cacher un poison est le miel, ainsi je ne vous parlerai pas de miel, je vous parle franc.

– Nous pensons, en effet que la subordination des peuples à une entité supranationale n’est de l’intérêt de personne.

– Certes une coopération étroite, loyale et privilégiée doit exister entre les nations, les échanges économiques doivent être abondants et équitables, et le dialogue culturel toujours vivifié.

Mais votre entrée dans le cadre institutionnel actuel de l’Union supposera de votre part un abandon progressif de votre souveraineté et la subordination de votre politique à celle de l’UE.

– Ainsi nous ne pouvons approuver votre entrée dans l’UE car cela ne sera bon, ni pour vous, ni pour nous.

Vous comprenez donc, Monsieur le Premier Ministre, que je ne veux pas vous souhaiter ce que je ne souhaite pas à mon propre pays !

Mais rassurez vous, je représente une opinion encore minoritaire dans cette assemblée, mais majoritaire dans l’opinion publique !! »

Au cours de cette réunion, M Erdogan a assuré que la liberté religieuse et les droits des minorités étaient pleinement respectés en Turquie. La grande majorité des présidents de groupe ont affirmé leur soutien à l’adhésion turque, certain d’entre eux, au motif que cela empêcherait l’Europe d’être un « club chrétien« …Alors que la Turquie préside le club musulman qu’est l’ Organisation de la Conférence Islamique, et qu’elle a progressivement épuré religieusement son territoire…

Erdogan

L’odieux chantage Turc

Le projet Nabucco, un gazoduc de 3.300 km, doit contribuer à l’approvisionnement vers l’Europe de gaz issu de la Caspienne, voire du Moyen-Orient, en évitant le territoire russe. Il doit passer par la Turquie, la Bulgarie, la Roumanie, la Hongrie, pour aboutir en Autriche. Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a menacé aujourd’hui de revoir sa position sur le projet Nabucco en cas de blocage des négociations d’adhésion à l’UE.

La Turquie a ouvert à ce jour 10 des 35 chapitres thématiques qui jalonnent ses négociations d’adhésion à l’UE, dont 2 en 2008. Parmi les chapitres non encore ouverts figure celui portant sur les questions énergétiques, en raison notamment de fortes réserves des Chypriotes grecs, entrés dans l’UE en 2004. M. Erdogan a déclaré, lors d’une conférence organisée à Bruxelles par l’institut European Policy Center :

« Si nous sommes confrontés à une situation dans laquelle le chapitre sur l’énergie est bloqué alors nous réexaminerons notre position [L’UE] doit être équitable dans son traitement [et] ne devrait pas préférer la partie Sud de Chypre, qui est située loin de l’Europe et ne compte que quelques centaines de milliers d’habitants (…) comparée à la Turquie et ses 70 millions d’habitants ».

Michel Janva du Salon Beige