Observatoire de l'islamisation : la plus grande base de données francophone sur l'islamisme
L\'Observatoire de l\'islamisation

L'Observatoire de l'islamisation

Dirigé par l’analyste Joachim Véliocas depuis février 2007, cet Observatoire se présente comme la plus grande base de données francophone recensant les faits marquants de l’avancée de l’Islam en Europe et dans le monde. Nouvelles mosquées ou « centres culturels », nouvelles madrasas déguisées en Instituts ou écoles...

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ZDF

Reportage de la chaine allemande ZDF sur les vraies intentions des Frères Musulmans

Lire aussi Le Projet totalitaire des Frères musulmans expliqué par Khairat el-Shater, le numéro deux de la Confrérie

Traduction par Poste de veille :

[Claud Kleber] : Notre prochain reportage ne montre aucune barbarie extraordinaire, mais pourrait induire quelques nuits agitées, surtout pour les gens intéressés à des événements dans des contrées lointaines. En Égypte, il semble que Frères musulmans vont gagner le référendum sur une nouvelle constitution. Ce n’est pas une victoire écrasante, et dans les grandes villes du Caire et d’Alexandrie la majorité a voté non, mais dans l’ensemble du pays plus de 50% des gens voteront oui samedi prochain. Notre grand reporter Dietmar Ossenberg trace un portrait des futurs dirigeants du pays. Et c’est ce qui m’empêche de dormir la nuit, quand je pense à une Égypte nocturne :

[Dietmar Ossenberg] : Peu après la fermeture des bars hier soir, une foule islamique traverse le quartier Dooki du Caire en criant des slogans contre l’opposition : « Nous défendrons nos mosquées contre ces mécréants ». Les islamistes ont pris d’assaut le siège du Wadf, un parti libéral ayant toujours milité pour l’harmonie entre chrétiens et musulmans. La violence éclate, il y a des blessés, et le chef du parti est sous le choc : « Je tiens le Président Morsi pour directement responsables de cette violence. »


Mais dans les trois derniers jours, le Président a seulement été responsable d’une conférence de chefs de file islamistes. Ils sont convaincus d’accomplir l’œuvre d’Allah. Ils donnent libre cours à la haine de l’opposition, poussant le pays vers la guerre. « Nous avons des millions de partisans, des martyrs prêts à sacrifier leur vie pour l’islam ». Khairat El-Shater, étroitement associé aux plus radicaux des radicaux, est l’homme le plus puissant des Frères musulmans et par conséquent l’homme le plus puissant en Égypte.

[Hamdy Risk] : Khairat el-Shater dirige la planification et les finances. Les Frères musulmans sont une entreprise internationale : ils possèdent des mégas chaînes de supermarchés, des pétroliers, des opérations commerciales en Allemagne, en Angleterre et aux Etats-Unis.

[Dietmar Ossenberg] : Khairat al-Shater, un multi-millionnaire vénéré comme un saint par ses partisans, a transformé les Frères musulmans en organisation de combat. Voici un document vidéo (2 :29) rarement diffusé : des jeunes combattants des Frères musulmans s’entraînent au Caire. Cette soi-disant Brigade Al-Aqsa a été fondée par Khairat Al-Shatar en 2006, ce qui lui a valu d’être emprisonné par Moubarak, mais le but est resté le même.

[Hamdy Risk] : Il ne s’agit pas seulement des Égyptiens. Les Frères musulmans veulent établir un Califat mondial. Leur idéologie se compare au communisme ou aux visées expansionnistes d’Hitler.

[Dietmar Ossenberg] : Un fait est évident pour la plupart des Égyptiens : le Président Morsi n’est rien d’autre qu’une marionnette de la Confrérie car il obéit aveuglément à leurs ordres.

Kamal El-Helbawy ancien porte parole des Frères, figure historique : Le Code de conduite des Frères musulmans est fondé sur deux principes : écouter et obéir.

[Dietmar Ossenberg]: Pour plusieurs Frères musulmans, le rêve semble se réaliser: la domination islamique de l’Égypte, et ensuite la domination du reste du monde.

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Le double langage des Frères Musulmans ne trompe plus que Juppé et Ayrault

Alors que Jean-Marc Ayrault et Alain Juppé soutiennent matériellement les Frères Musulmans de Nantes (lire) et Bordeaux (lire) (subventions et mise à disposition de terrain) -faits cachés par les journalistes du système- Tewfik Aclimandos, chercheur associé à la chaire d’histoire contemporaine du monde arabe au Collège de France et proche de l’opposition égyptienne, explique au Point.fr comment les Frères musulmans comptent instaurer une théocratie en Égypte. (extrait)

« Les Frères ne sont pas pragmatiques. Ils appartiennent à une organisation léniniste qui sait parfaitement manier le double langage. C’est simple, ils mentent tout le temps. Ils avaient dit en 2011 qu’ils ne brigueraient pas la majorité au Parlement, ils l’ont fait. Ils ont dit ensuite qu’ils ne présenteraient aucun candidat à la présidence, ils l’ont fait. Lorsque Mohamed Morsi a fait campagne, il a déclaré que la composition de l’Assemblée constituante était très déséquilibrée et qu’il fallait y remédier, il ne l’a pas touchée »

Lire l’intégralité sur Le Point.fr

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Égypte : les Chrétiens montrés du doigt par les Frères Musulmans

Hier encore [11 décembre], au cours de la manifestation organisée par les partisans du Président Morsi, le responsable des Frères Musulmans, Mahmud Beltagui, a une fois encore dressé la foule contre les chrétiens, affirmant que 60 % des participants aux manifestations contre le gouvernement appartiendraient à l’Église copte, une thèse qui avait déjà été soutenue trois jours auparavant par Khairat al-Shater, membre du bureau de la guidance des Frères Musulmans.
Interrogé par l’Agence Fides, l’évêque auxiliaire d’Alexandrie des Coptes catholiques, S.E. Mgr Botros Fahim Awad Hanna, dénonce la tentative de faire passer les conflits qui agitent le pays sur le terrain miné des oppositions sectaires :

« la stratégie, déclare à Fides Mgr Hanna, est d’identifier un bouc émissaire afin de cacher le désastre d’une politique qui a détruit l’unité de la nation. Cela est extrêmement dangereux mais il me semble que la population a compris immédiatement qu’il s’agit d’une opération de diversion de nature propagandiste ».

L’évêque tient à montrer que l’opposition au texte du projet de Constitution n’est pas générique et floue en passant en revue quelques articles concernant la matière religieuse :

« L’article 2 ne pose aucun problème. Tous ici acceptent le critère juridique qui reconnaît les principes de la charia comme source fondamentale de la législation. L’article 3, qui est nouveau, garantit aux chrétiens et aux juifs l’usage de leurs propres principes canoniques pour régler les questions personnelles et religieuses de leurs communautés respectives. Cela peut paraître une garantie d’autonomie. Mais en réalité, il n’est laissé aucune place à la liberté religieuse pas plus que la possibilité de choisir librement sa religion. L’article 4 attribue la faculté d’interpréter la loi à l’Université sunnite d’Al Azhar et non plus à la Cour Suprême. Pour l’heure, Al Azhar est dominée par les positions modérées mais qui peut dire comment les choses évolueront à l’avenir ? L’article 44 jette les bases constitutionnelles d’une possible loi sur le blasphème, mesure qui cause nombre de dommages dans d’autres pays à majorité islamique. Certains articles reconnaissent un rôle aux groupes sociaux en matière de sauvegarde de l’éthique et de la morale publique. Ces dispositions pourraient être utilisées pour instituer des corps de police chargés de poursuivre les comportements individuels incohérents avec les préceptes religieux. Enfin, l’article 219 affirme clairement que l’interprétation de la charia doit être en accord avec la jurisprudence élaborée au cours des premiers siècles de l’islam. Est ainsi reconnue la possibilité de l’intervention des écoles d’interprétation en conflit entre elles, avec une préférence implicite pour celles qui sont les plus suivies par les salafistes ».

Source : Agence Fides

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Turquie : une avocate qui dénonce les mariages de fillettes est inculpée pour insulte à l’islam

Source : Silencing women’s rights activists in Turkey, par Bingul Durbas, OpenDemocracy, 10 décembre 2012. Extrait traduit par Poste de veille

Canan Arin, avocate et militante de premier plan pour les droits des femmes en Turquie, a été illégalement détenue le 23 juin 2012 pour avoir dénoncé les mariages d’enfants. Pendant que son procès se poursuit, elle vit sous la menace permanente mais refuse de se taire. Dingul Durbas l’a interviewée.

Bingul Durbas : L’Association du Barreau d’Antalya vous a invitée en tant qu’avocate et formatrice à parler de la violence faite aux femmes. Après votre présentation, vous avez été arrêtée. Que s’est-il passé ?

Canan Arin : Je suis co-fondatrice du Centre pour la mise en application des droits des femmes de l’Association du Barreau d’Istanbul et j’y ai travaillé comme formatrice. L’Association du Barreau d’Antalya ouvrait un Centre pour la mise en application des droits des femmes et les avocats avaient besoin de formation. Dans le cadre de cette formation, j’ai donné une conférence sur les mariages précoces et les mariages forcés comme formes de violence envers les femmes. J’ai utilisé deux exemples pour illustrer mon propos. Le premier est celui du prophète qui a épousé une fillette de sept ans. Le second est celui du Président de la République turque : son épouse, la Première dame, avait 14 ans lors de leurs fiançailles et 15 ans lors du mariage. Ce sont des faits.

Pendant que je parlais, des jeunes hommes se sont levés et ont commencé à crier après moi. Ils disaient que mes propos étaient insultants et hors sujet. J’ai nié, et je leur ai dit qu’ils étaient libres de quitter la salle de conférence, ce qu’ils ont fait. Le lendemain, un autre groupe de jeunes hommes (je ne suis pas certaine que c’était des avocats) ont tenu une conférence de presse et m’ont dénoncée à la cour en m’accusant d’avoir insulté le prophète et le Président de la République de Turquie. Ce groupe d’une dizaine d’hommes qui ont déposé une plainte contre moi n’avaient pas assisté à ma conférence.

J’ai été inculpée pour avoir avili les valeurs religieuses d’une partie de la population (Code pénal turc, article 216/3) et avoir insulté le Président de la République (Code pénal turc, article 299/1). … Dans l’acte d’accusation, le procureur utilise l’acronyme « PSSL» (paix soit sur lui) quand il écrit le nom du prophète Mahomet dans un document juridique. Un procureur ne peut inclure ce genre de qualification dans les documents juridiques. Cela démontre son manque d’impartialité dans ma cause.

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Égypte : «Si cette constitution est adoptée, Le Caire deviendra Kandahar» (Mahmoud Salem)

Égypte : « Si cette constitution est adoptée, Le Caire deviendra Kandahar » (Mahmoud Salem)

Mahmoud Salem (alias Sandmonkey) est un blogueur et activiste égyptien bien connu. Il est souvent interviewé par les médias occidentaux et invité à prendre la parole dans des conférences en Europe et aux États-Unis. Son compte Twitter a des dizaines de milliers d’abonnés. Il s’y décrit comme « extrêmement laïque« . Dans cet article, il explique pourquoi les salafistes, des partisans de l’application stricte de la charia, se sont ralliés au projet de constitution.

Jusqu’à récemment, la majorité des partis salafistes d’Égypte avaient l’intention de voter contre le projet de constitution qui doit être soumis à un référendum dans deux semaines.

Bien que certains extrémistes continuent d’appeler à un boycott, la grande majorité d’entre eux se mobilisent en faveur de la constitution. Ils étaient opposés à la constitution parce qu’à leurs yeux, elle n’était pas assez «islamiste» : ils appelaient à l’instauration stricte de la charia, y compris comme base des jugements des tribunaux. À première vue, il semblerait qu’aucun article du projet de constitution n’aborde clairement cette question. Il faut un examen plus approfondi pour le trouver, quelques mots sans prétention dans un article passé largement inaperçu : l’article 76.

L’article 76 stipule ce qui suit : Les peines doivent être personnalisées. Toutes les peines et les délits doivent être prévus par un texte constitutionnel ou par la loi. Aucune peine ne peut être imposée autrement que par décision judiciaire. [ ]

Dans ce cas, la recherche d’une loi … renverra directement à l’article 2 de la Constitution qui prévoit que «les principes de la charia islamique constituent la principale source de la législation». Ces Principes de la Charia Islamique sont définis à l’article 219 : Les principes de la charia islamique comprennent la preuve générale, les règles fondamentales, les règles de jurisprudence, et les sources crédibles reconnues par la doctrine sunnite et l’ensemble de la communauté.

Cela signifie que tout précédent basé sur la charia dans les 1400 ans de jurisprudence islamique et toute décision rendue par une «source crédible» sont conformes au projet de Constitution de l’Égypte. Cela comprend les peines bien connues pour le vol, l’adultère, l’idolâtrie et le meurtre – l’amputation des mains, le fouet, la lapidation à mort, le rachat de sa liberté, respectivement – ainsi que les crimes sociaux moins connus qu’aucun musulman modéré ne considère aujourd’hui comme un crime. [ ]

Si cette Constitution est adoptée, Le Caire deviendra véritablement Kandahar, avec la bénédiction du Président égyptien et des Frères musulmans. J’espère que le cessez-le-feu à Gaza en valait la peine, cher Président Obama.

Source : Why the Salafis Agreed to the Constitution, par Mahmoud Salem, Égypte Source, 3 décembre 2012. Traduction par Poste de veille

Images de la protestation anti Frères Musulmans au Caire hier

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Égypte : la Haute magistrature remplacée de facto par les « savants » d’Al-Azhar

Les lois égyptiennes devront désormais se conformer à la jurisprudence islamique avant tout, et devront être validées par les oulémas d’Al-Azhar. La Haute cour constitutionelle dans sa forme actuelle est condamnée, et ne servira demain qu’à entériner les avis islamistes sans autre boussole que la Charia.

Lu dans Le Figaro :

« En fin de matinée, les manifestants ont gagné. Un porte-parole annonce que la cour se met en « grève ouverte », dénonçant l’« assassinat psychologique » des juges. La grève des 19 « Sages » lève le dernier obstacle juridique à la marche forcée du président Morsi, issu des Frères musulmans, vers la promulgation de la loi fondamentale contestée.(…)

« Le fossé qui s’est creusé entre les deux Égypte paraissait difficile à combler dimanche matin, devant le siège de la Haute Cour. Comme lors de la grande manifestation de samedi, les militants ne pratiquent pas l’art de l’esquive cher au président Morsi, qui parle d’« unir les Égyptiens ». Pour eux, la nouvelle Constitution, c’est surtout le triomphe du Coran. Le texte réserve aux savants de l’université islamique d’al-Azhar le rôle de conformer le droit à la jurisprudence des écoles sunnites »

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La mauvaise foi des islamologues musulmans, par Yadh Ben Achour.

Yadh Ben Achour est professeur en droit public et philosophie du droit (Université de Carthage), spécialiste des idées politiques de l’islam, membre de l’Institut de droit international. Au lendemain de la révolution du jasmin, il a été nommé président de la Commission de réforme politique de la Tunisie. Nous citons ci-dessous son livre La deuxième Fâtiha, l’islam et la pensée des droits de l’homme paru aux Presses universitaires de France, collection Proche Orient dirigée par Gilles Képel. Très objectif et critique sur les fondements de l’orthodoxie sunnite (titre d’un de ses ouvrages de référence), il dénonce les islamologues militants qui refusent de rendre responsable l’islam des maux qui le caractérisent :

« La plupart des analyses écrites par des musulmans relèvent d’une apologétique animée par la défense d’une foi, fermement tenue par des dogmes. La plupart ne peuvent dépasser une perspective concordiste qui tente de réaliser un mariage difficile, sinon impossible, entre la pensée moderne des droits de l’homme et la philosophie du droit en islam. Certaines analyses peuvent atteindre les plus hauts degrés de la mauvaise foi. Il en est ainsi de toutes celles qui se livrent à des interprétations alambiquées du texte coranique pour nous enseigner que le jihâd ne vise nullement quelque forme de violence que ce soit, que « frappez-les » signifie autre chose que l’action de frapper, que la qiwama, prévalence des hommes sur les femmes, n’implique aucune infériorité de cette dernière, ou que la shûra (consultation) constitue le fondement même de la démocratie, sans compter toutes les tentatives de retrouver la laicité au coeur du premier islam. Ces tours de magicien ne font qu’aggraver les problèmes. Ils sont inventés pour plaire à tous les camps » page 15

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Égypte : les opposants à la Charia qualifiés « d’infidèles » par un prêcheur des Frères Musulmans

Wagdi Ghoneim, prédicateur des Frères Musulmans, a qualifié dans un tweet les opposants à la charia d’ « infidèles » le 8 novembre.

« Les infidèles et ceux qui ont la haine de l’islam sont les seuls qui refusent l’application de la charia et appellent à l’annulation ou à l’annulation de l’article Deux [de la constitution faisant de la charia la source principale du droit], a déclaré Ghoneim sur Twitter hier. Et il ya des infidèles dans la communauté égyptienne qui se disent libéraux, laïcs ou modernistes. »

« Comment se fait-il que vous-mêmes qui vous faites appeler musulmans combattiez l’Islam ? » a ajouté Ghoneim. « Peu importe qu’ils soient Frères musulmans, salafistes ou d’autres groupes islamiques, le peuple égyptien principalement aiment leur religion. Celui qui ne veut pas l’application de la loi de Dieu doit sortir complètement de son univers. »

Wagdi Ghoneim s’était fait remarqué en mai dernier sur Al-Aqsa TV pour avoir affirmé qu’Israël diffusait le virus du Sida en Égypte. En février dernier, il fut invité à donner des conférences en Tunisie par l’Académie Dar-Al Hadith, durant lesquelles il a défendu l’excision des fillettes. Il est souvent invité en Europe par les filiales de l’Union des Organisations Islamiques d’Europe, représentant les Frères Musulmans sur notre continent, notamment par l’UCOII en Italie ou l’Islamic Cultural Center in Ireland que dirige Al-Qaradawi.

Juppé promet une « une aide économique massive à la Tunisie »

Lu dans Le Figaro (extrait):

« Le chef de la diplomatie française, Alain Juppé, a appelé hier Rached Ghannouchi, le chef d’Ennahda, vainqueur des élections du 23 octobre en Tunisie, pour lui transmettre un « message de confiance sans préjugé ni procès d’intention« .

Lors de cet appel, le ministre a félicité le chef islamiste de sa victoire, a-t-on ajouté de même source. Fin octobre, Alain Juppé avait conditionné l’aide du G8 à la Tunisie au respect des valeurs démocratiques. « Nous allons mettre en place une aide économique massive à la Tunisie », avait-il dit sur France Inter. « Naturellement, cette aide, nous l’apporterons dans la mesure où les lignes rouges ne seront pas franchies. Je pense que c’est important d’avoir cette conditionnalité », avait-il ajouté, en citant le respect de l’alternance démocratique, des droits de l’homme, et de l’égalité hommes-femmes.

Dans un entretien au journal Le Monde, Rached Ghannouchi avait réagi séchement à ces propos. « Nous n’avons pas besoin d’une telle parole pour respecter les droits de l’Homme. Cela fait partie de nos valeurs et de notre religion et les Tunisiens n’acceptent pas les aides conditionnées« , avait-il fait valoir. »

Au printemps, Nicolas Sarkozy avait déjà promis 300 millions d’euros pour le développement de la Tunisie, sans évidemment consulter les contribuables français.