Observatoire de l'islamisation : la plus grande base de données francophone sur l'islamisme
L\'Observatoire de l\'islamisation

L'Observatoire de l'islamisation

Dirigé par l’analyste Joachim Véliocas depuis février 2007, cet Observatoire se présente comme la plus grande base de données francophone recensant les faits marquants de l’avancée de l’Islam en Europe et dans le monde. Nouvelles mosquées ou « centres culturels », nouvelles madrasas déguisées en Instituts ou écoles...

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Les mosquées turques en France multiplient les appels amplifiés à la prière

Adhan à Strasbourg dans la mosquée du Milli Gorus le 3 avril dernier.

Depuis deux semaines, les provocations sonores se multiplient dans les mosquées gérées par la diaspora turque pour leur majorité. Suite au précédent de la Grande Mosquée de Lyon de tendance frériste qui la première a lancé un adhan par le muezzin au prétexte d’une solidarité avec les soignants, les turcs se sont empressés de leur emboiter le pas après avoir observé le laissez-faire des pouvoirs publics. 

Ainsi, en Alscace, à Bischwiller, commune surnommée « la ville des turcs » par les alsaciens, la mosquée Yunus Emre a émise un appel sonore à la prière entendu des centaines de mètres à la ronde, comme l’atteste une vidéo d’un riverain étonné.

A Strasbourg, la mosquée Eyyup Sultan des extrémistes du Millî Görüş, pourtant encore en chantier, a dépêché son muezzin pour lancer également un appel sonore dans la mosquée provisoire au centre de la cour.

A Annonay en Ardèche, la mosquée turque n’a pas de minaret mais cela ne l’a pas empêché  d’installer une sonorisation puissante pour que tout le quartier subisse l’adhan. L’association cultuelle des musulmans d’Annonay (ACMA) gère cette mosquée, affiliée aussi au Millî Görüş.

A Valentigney, le compte Facebook de la mosquée turque a relayé l’appel amplifié à la prière venant d’un balcon. Donc on peut en conclure que la mosquée n’a pas voulu « en faire trop » en installant le système amplifié dans son enceinte pour préférer une légère délocalisation dans un appartement difficilement identifiable. La mosquée turque Selmiyye Camii est située 6 rue des Combottes à proximité du quartier sensible des Buis à Valentigney. Elle est affiliée au DITIB ( gouvernement turc) et son imâm est détaché par la Turquie. L’association de l’amicale des amis turcs et français est le nom de l’établissement dirigeant.

A Colmar la mosquée Ennasiha a diffusé également l’appel à la prière, de manière à médiatiser l’événement. Un compte twitter d’un turc a diffusé une vidéo de cet appel amplifié où on voit un caméraman de la mosquée filmer la scène méthodiquement. « La municipalité a autorisé » informe en turc celui qui a diffusé la vidéo. Mais la mosquée est gérée par des maghrébins, et entretient d’excellentes relations avec la candidate La République en Marche Stéphanie Villemin qui s’y est rendue le 1er mars dernier dans le cadre de sa campagne électorale.

La candidate LREM à Colmar en visite à la mosquée qui a diffusé l’appel amplifié à la prière

Stéphanie Villemin dans le cadre de sa campagne pour les municipales 2020 a visité les musulmans de la mosquée Ennassiha de Colmar. Cette mosquée a diffusé l’adhan, l’appel à la prière, vendredi dernier,  à l’aide d’un système d’amplification sonore afin que les habitants subissent l’islamisation de leur ville.

Attaque islamiste à Romans-sur-Isère par un clandestin soudanais régularisé

Actualisation à 21h

Le Parquet national antiterroriste (PNAT) a annoncé samedi 4 avril dans un communiqué ouvrir une enquête notamment pour « assassinats en relation avec une entreprise terroriste » et « association de malfaiteurs terroriste criminelle », à la suite de l’attaque au couteau qui a fait deux morts à Romans-sur-Isère (Drôme), en plein confinement pour lutter contre l’épidémie due au coronavirus.

Les premiers éléments de l’enquête sur l’auteur présumé de l’attaque, un homme d’origine soudanaise né en 1987, « ont mis en évidence un parcours meurtrier déterminé de nature à troubler gravement l’ordre public par l’intimidation ou la terreur », selon le PNAT, qui ajoute que lors d’une perquisition à son domicile ont été retrouvés « des documents manuscrits à connotation religieuse dans lesquels l’auteur des lignes se plaint notamment de vivre dans un pays de mécréants ». AFP/Le Monde

Ce samedi 4 avril au matin, dans le département de la Drôme à Romans-sur-Isère, un demandeur d’asile soudanais né en 1987, a semé la terreur dans une rue commerçante, poignardant neuf personnes, dont deux mortellement. Selon des témoins cités par le média local France Bleu, il a crié « Allah Akbar » lors de sa furie sur les clients de plusieurs boutiques. Inconnu des services de police, l’homme a été interpellé en fin de matinée en position agenouillée, et, selon un témoin, en train de réciter une prière en arabe. Selon sa carte de séjour, il se nommerait Hamed Osman. Le parquet national anti-terroriste devrait se saisir de l’affaire. Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a communiqué sur tweeter « Toutes mes pensées vont aux victimes de l’attaque de Romans-sur-Isère et à leurs proches. L’auteur présumé a été interpellé par la Police Nationale. La Direction de la Police Judiciaire de Lyon est mobilisée pour établir la nature et la circonstance de cet acte odieux. »

La nature islamiste est désormais connue. La politique de régularisation des clandestins en France est encore en cause, l’individu entré illégalement s’est vu remettre un titre de séjour sans que l’on sache pourquoi si ce n’est par laxisme. Les crimes et délits des « demandeurs d’asile » explosent en France depuis dix ans, avec nombre de viols et de meurtres, dont l’assassinat de deux étudiantes à Marseille en octobre 2017 par un terroriste de l’Etat dit islamique.

La France a donné sa nationalité à 15390 Marocains et 14 857 Algériens en 2018

Lu sur Yabiladi du 31 mars 2020

L’Office statistique de l’Union européenne (Eurostat) a rendu public, lundi, les chiffres relatifs à la naturalisation dans l’Union européenne pour l’année 2018. Ainsi, les Marocains continuent de dominer la liste des étrangers les plus naturalisés en Europe et ce, depuis 2012.

Les Marocains représentent ainsi près de 10% de l’ensemble des personnes ayant acquis la nationalité d’un pays européen en 2018. Ils sont suivis par les Albanais (7%) et les Turcs (4,2%).

En effet, selon Eurostat, alors qu’elles étaient 700 561 en 2017, 672 270 personnes ont obtenu la citoyenneté de l’un des États membres de l’Union européenne. C’est désormais l’Espagne qui arrive en tête des pays européens octroyant la citoyenneté. Le royaume ibérique est suivi par l’Italie, la France et la Belgique.

Le nombre de Marocains naturalisés a ainsi atteint 67 156 personnes devant 47 441 Albanais et 28 386 Turcs. L’Espagne arrive en tête de la liste des pays ayant accordé la nationalité à des immigrés marocains avec 25 315 naturalisations, représentant un total de 37,7%. Elle est suivie de l’Italie (21 841 naturalisations de Marocains, 23,1%), la France (15 390 naturalisations, 22,9%) et la Belgique (4 856 naturalisations, 7,2%). Toujours selon l’Eurostat, les Pays-Bas arrivent à la dernière place avec 3 017 naturalisations en 2018 pour des Marocains.

Eurostat donne aussi le chiffre de 14857 Algériens ayant obtenu la nationalité française en 2018.

Progression constante des islamistes turcs en France : l’ assemblée générale du Millî Görüş fait le point

Le mouvement est autorisé à construire des mosquées ottomanes géantes comme à Strasbourg, Roubaix et Vénnissieux.

Le 21 octobre 2019 se tenait à Paris le congrès du mouvement islamiste turc Millî Görüş. Enregistré intégralement par le média turc MIZANE, son visionnage nous permet de saisir la dynamique de l’organisation à travers la France.

Ce mouvement fut fondé en 1969 par l’ex Premier ministre turc Necmettin Erbakan (mort en 2011) qui voyait l’Europe comme une terre de conquête. « Les Européens sont malades… Nous leur donnerons les médicaments. L’Europe entière deviendra islamique. Nous conquerrons Rome. » avait-il prévenu. Grand ami des Frères Musulmans, Erbakan attira à son enterrement les pontes de la confrérie islamiste dont Rached Ghannouchi qui évoqua la perte d’un «grand frère ». Car le projet est similaire entre les deux mouvements siamois : rétablissement à long terme d’un califat politique basé sur une Loi islamique, qui pourra s’établir par l’épée si nécessaire.

Son secrétaire général en France, Fatih Sarikir, a développé les chiffres clés de l’organisation en termes de fidèles, d’adhérents, de nombre d’associations liées et de mosquées.Lire la suite

Appel amplifié à la prière à la Grande Mosquée de Lyon ce 25 mars (toléré par l’Intérieur)

Il faut savoir que le recteur de la Grande Mosquée de Lyon Kamel Kabtane avait publié une lettre ouverte de soutien à Tariq Ramadan et qu’il laissait l’imâm salafiste (expulsé pour extrémisme) Abdelkader Bouziane à donner des conférences dans son établissement. En savoir plus.

Erdogan appelle à une guerre sainte contre l’Europe


« Nous vaincrons car nous sommes la dernière armée de l’islam (…) Allah se tient derrière les millions de fidèles »

Le chef du régime islamiste turc, Recep Erdogan, a récemment prononcé un discours dans lequel il décrivait l’offensive frontalière turque contre la Grèce comme une guerre sainte islamique contre l’Europe et faisait allusion au possible rétablissement de l’empire ottoman.

Erodgan commence le discours enflammé par une citation d’un célèbre poème écrit par le célèbre poète turc Yahya Kemal Beyatlı intitulé «26 Ağustos 1922», le jour où la Grande Offensive de la guerre d’indépendance turque qui a vaincu les Grecs en Anatolie et les amena dans la mer Egée orientale. Source

L’université islamique d’Al Azhar (Egypte) refuse de qualifier l’Etat islamique d’hérétique

Extrait d’une analyse de l’institut MEMRI du 20 mars 2020 :

« L’abstinence d’Al-Azhar à se prononcer sur cette question [ l’accusation d’hérésie envers des musulmans] découle de la crainte d’entrer en conflit direct avec ces organisations [ EI et Frères Musulmans] et de la crainte qu’une telle fatwa soit utilisée contre des militants d’autres mouvements, tels que les Frères Musulmans [15]. « Si je décide qu’ils sont hérétiques, je serai comme eux », a déclaré Al-Azhar Sheikh Al-Tayyeb en réponse à la question des étudiants de l’Université du Caire expliquant pourquoi il n’avait publié aucune annonce déclarant des militants de l’Etat islamique hérétiques [16]. Son adjoint, Abbas Shuman, a déclaré sur le même sujet : « Pour autant que je sache, tout au long de l’histoire d’Al-Azhar en tant qu’institution officielle, elle n’a jamais accusé personne ou mouvement d’hérésie. Ce n’est pas la mission d’Al-Azhar. » À une autre occasion, il a déclaré: « Je confirme que les actions de l’Etat islamique sont terroristes et ne sont pas compatibles avec le bon islam. Le mal de cette organisation doit être combattu, même avec le recours à la force qui conduira à son élimination. Mais ses membres ne doivent jamais être déclarés hérétiques. « [17]

Le refus d’Al-Azhar d’accuser les militants terroristes d’hérésie a été sévèrement critiqué dans les médias d’État égyptiens et est perçu comme une réticence à coopérer dans la lutte contre le terrorisme qui se propage en Égypte et dans le monde. Par exemple, la poète égyptienne Fatma Na’out a écrit dans le quotidien égyptien Al-Masri Al-Yawm: « N’est-il pas temps pour Al-Azhar de se rendre compte que la baguette magique qui enterrera le terrorisme en Égypte, vaincra l’EI dans le monde, et défendre la vie des chrétiens à Al-‘Arish est uniquement entre ses mains? Émettre une fatwa claire et décisive proclamant hérétique l’EI supprimera ce bouclier humain qui fournit un abri à ces monstres  … Vous, honorable Al-Azhar, sans c’est-à-dire avoir transformé les soldats de daesh en frères en islam qu’il est de son devoir d’aider, [même s’il] pèche, sans condition ni réserve, tant qu’il est musulman … « [18]

Karam Gabr, chef de l’autorité nationale de la presse égyptienne, a écrit dans Al-Akhbar: « Les terroristes criminels, qu’Al-Azhar refuse d’accuser d’hérésie, n’ont ni religion ni patrie. Ils ne croient pas en l’Égypte, son sol, son ciel, son drapeau ou son hymne. C’est un gang terroriste criminel qui cherche chaque marécage de sang et de feu pour perpétrer sa terreur noire et ses crimes barbares … Je ne suis plus d’accord avec l’affirmation d’un religieux que je respecte, que ‘ si nous proclamons que les membres de l’Etat islamique sont des hérétiques, nous leur fournissons une excuse pour faire de même. Ils ne demandent pas notre consentement ou notre permission, et ils nous ont déjà proclamés infidèles et ont jugé que des gens bons et pieux méritent d’être abattus. « [19]

En outre, les médias ont affirmé que les programmes d’études d’Al-Azhar eux-mêmes favorisent l’extrémisme et le terrorisme, et qu’Al-Azhar n’agit donc pas pour éliminer l’extrémisme dans le pays. [20] L’ancien ministre de la Culture Gaber ‘Asfour a abordé cette question, qualifiant le système éducatif d’Al-Azhar d’ « atrophié et arriéré » et ajoutant qu’il produit des terroristes. Il a dit: « Al-Azhar, pour la plupart, à part une petite minorité, est devenu salafiste dans son attitude. Ne croyez pas qu’ils feront quelque chose en quoi ils ne croient pas. Ils travaillent contre le développement. Comment peuvent-ils renouveler le discours religieux quand ce sont eux qui l’ont fait stagner? … « [21] Le chroniqueur Ahmad ‘Abd Al-Tawab a écrit dans Al-Ahram: » Les programmes d’Al-Azhar continuent à ce jour à enseigner aux étudiants de l’institution à accuser quiconque n’est pas d’accord avec eux d’ hérétique et de définir la construction d’églises comme un crime.« [22]

Al-Azhar, pour sa part, rejette les accusations du régime égyptien et les médias du pays, affirmant même que ses responsables faisaient partie du programme du régime pour éradiquer l’extrémisme et agir pour renouveler le discours religieux. Le cheikh Al-Azhar Al-Tayyeb a déclaré: « Certains médias mènent une campagne délibérée contre Al-Azhar. » [23] De même, le Dr Ahmad Omar Hashem, membre du Conseil des chercheurs chevronnés d’Al-Azhar, a précisé qu’il n’y avait pas d’ appels à l’extrémisme, à la violence ou au terrorisme à Al-Azhar ou dans ses livres, et que toute critique de l’institution est incorrecte. [24]

[15] See MEMRI Special Dispatch No. 8244, Head Of Egyptian National Press Authority Condemns Al-Azhar For Ongoing Refusal To Proclaim ISIS Heretical, August 27, 2019.

[16] Al-Watan (Egypt), December 1, 2015. See also MEMRI Special Dispatch No. 7376, Egyptian Religious Establishment Continues To Refuse To Accuse Islamic Terrorist Organization Activists Of Heresy, March 9, 2018.

[17] Al-Watan (Egypt), December 17, 2014. See also MEMRI Special Dispatch No. 5910, Al-Azhar: The Islamic State (ISIS) Is A Terrorist Organization, But It Must Not Be Accused Of Heresy, December 21, 2014.

[18] Al-Masri Al-Yawm (Egypt), February 26, 2017. See also MEMRI Inquiry & Analysis No. 1302, Against The Backdrop Of Copts Fleeing Sinai, Egyptian Establishment, Al-Azhar Is Criticized For Helplessness In Dealing With ISIS, Discrimination Against Copts, March 13, 2017.

[19] Al-Akhbar (Egypt), June 8, 2019. See also MEMRI Special Dispatch No. 8244, Head Of Egyptian National Press Authority Condemns Al-Azhar For Ongoing Refusal To Proclaim ISIS Heretical, August 27, 2019.

[20] See MEMRI Special Dispatch No. 790, Egyptian Intellectual: Al-Azhar University Curricula Encourage Extremism and Terrorism

September 27, 2004;  MEMRI Special Dispatch No. 7254, Two Faces Of Egypt’s Al-Azhar: Promoting Goodwill, Tolerance Towards Christians In Informational Holiday Campaign – But Refusing To Do The Same In Its School Curricula, December 28, 2017; MEMRI Special Dispatch No. 6585, ‘Al-Ahram’ Columnist: Despite Al-Sisi’s Call For Revolution In Religious Discourse, Al-Azhar Scholars Continue On Their Extremist Path, August 24, 2016.

[21] Al-Akhbar (Egypt), July 10, 2016. See MEMRI Inquiry and Analysis No. 1265, Three Years Into Al-Sisi’s Rule: Difficult Challenges At Home And Abroad, August 16, 2016.

[22] Al-Ahram (Egypt), July 25, 2016. See MEMRI Special Dispatch No. 6585, Al-Ahram’ Columnist: Despite Al-Sisi’s Call For Revolution In Religious Discourse, Al-Azhar Scholars Continue On Their Extremist Path, August 24, 2016.

[23] Azhar.eg, April 21, 2017. See also MEMRI Inquiry and Analysis No. 1326, In Egypt, Clashes Between The Institution Of The Presidency And The Institution Of Al-Azhar, August 21, 2017.

[24] Al-Masri Al-Yawm (Egypt), April 20, 2017. See also MEMRI Inquiry and Analysis No. 1326, In Egypt, Clashes Between The Institution Of The Presidency And The Institution Of Al-Azhar, August 21, 2017.

« Le Coronavirus est un soldat d’Allah qui a frappé les 50 états américains » Imâm du Hamas – sermon du vendredi

Voir la vidéo ici

Vendredi 20 mars 2020, un jour avant que deux cas d’infection à COVID-19 ne soient confirmés dans la bande de Gaza, l’imam de Gaza, Jamil Al-Mutawa, a déclaré dans un sermon à la Mosquée Blanche à Gaza que le COVID-19 est un « soldat » d’Allah, qui a gravement touché les États-Unis, Israël, l’Iran, l’Italie et la Chine, tout en épargnant les Palestiniens et les Gazaouis. Prétendant qu’il y a une nouvelle victime de COVID-19 toutes les huit minutes en Iran et en Italie, Sheikh Al-Mutawa a prié Allah de continuer à déchaîner le virus contre ces personnes qui soutiennent « l’Accord du siècle » sur la question palestinienne.  Il a dit: « Regardez comment quiconque manigance contre la mosquée Al-Aqsa est brisé en miettes … C’est la grandeur d’Allah! » Le sermon a été diffusé sur la chaîne de télévision Al-Aqsa du Hamas à Gaza.

Le CFCM et l’AMIF s’allient pour organiser l’islam en France : décryptage

Le 6 mars 2020 Le Monde publiait la tribune des dirigeants de l’Association musulmane de l’islam de France (AMIF) et du Conseil Français du Culte Musulman (CFCM) -dont le bureau vient d’être remanié- intitulée « Nous avons décidés d’unir nos forces ».

Une batterie de propositions est mise sur la table, dont la gestion des ressources du marché du halal et du pèlerinage afin de dégager des revenus au profit de ce tandem, la « lutte contre l’extrémisme » et la continuité des financements turcs et maghrébins dont sont issus les dirigeants. En disant vouloir interdire les financements provenant de pays autres que ceux « dont le lien sociologique avec la France est avéré », il s’agit de s’opposer aux financements qatariens et saoudiens tout en laissant la Turquie, le Maroc et l’Algérie continuer à financer leurs réseaux de mosquées. Mais dorénavant, le poids numérique des musulmans leur permet de financer eux-mêmes leurs mosquées, donc il s’agit d’un sujet bien secondaire.

Il faut se pencher sur l’identité des signataires de cette tribune pour comprendre que la promesse de la « lutte contre l’extrémisme » est peut-être possible contre la pensée takfiriste de l’Etat islamique, mais certainement pas contre l’extrémisme des Frères Musulmans et de la Turquie dont les membres du CFCM et de l’AMIF sont imbibés.

Par exemple, Ibrahim Alci, vice-président du CFCM et un des quatre signataires de la tribune, dirigera la grande mosquée turque Eyyup Sultan de Roubaix (photo ci-dessus), et a fait visiter le chantier en octobre dernier à l’ambassadeur de Turquie en France, démontrant que cette mosquée est acquise à l’islamisme d’Erdogan. N’oublions pas que l’administration religieuse d’Erdogan a fait organiser des prières pour la réussite du djihâd en Syrie et notamment contre les kurdes dans les dizaines de milliers de mosquées du pays. L’islam pratiqué en Turquie est dorénavant compatible avec celui de la brigade djihadiste Sultan Murad qui opère en Syrie et Libye ainsi que celui du Parti islamique du Turkestan actif aussi dans ces zones de guerre religieuse.

Avec 8 élus sur 17 au nouveau conseil d’administration élu du CFCM, les turcs sont incontournables dans l’organisation et la ligne islamo-politique et neo califale d’Erdogan ne sera pas remise en cause.

Alors que les Frères Musulmans n’ont obtenu qu’un élu sur dix-sept, marginalisés, ils reviennent donc par la fenêtre avec l’AMIF qui compte beaucoup de ses sympathisants dans son « conseil théologique ». Hakim El Karoui qui préside l’AMIF est le visage bon teint et médiatiquement acceptable de cet aéropage de religieux formés à l’école de la confrérie islamiste.

L’imâm Mohamed Bajrafil d’Ivry-sur-Seine fait aussi partie de ce Conseil théologique de l’AmifIl se présente comme formé par des pontes des Frères Musulmans comme  Safwat Hegazi  et Al Qaradawi (il est fier de les présenter comme « Ses références » dans son auto-biographie sur son site officiel). Dans son livre récent Islam de France an I, (éditions Plein jour, 2015) Bajrafil qualifie de “livre de référence du droit musulman dans la gestion du pouvoir” (p.37) le livre Les Statuts gouvernementaux de El Mawerdi  (972-1058),  traité de droit devant guider un califat idéal, qui interdit d’édifier des églises entre autres discriminations légales contre les chrétiens:

« ils ne peuvent élever en pays d’islam de nouvelles synagogues ou églises, qui sont, le cas échéant démolies à leur détriment » (page 308, édité par les Editions du patrimoine Arabe et Islamique, bibliothèque de l’Institut du Monde Arabe). Le refus du statut de Dhimma comprenant vexations et impôt (jizya) a pour conséquence l’annihilation des Chrétiens. Page 31 des Statuts Gouvernementaux ont lit effectivement : « Combattre ceux qui, après y avoir été invités, se refusent à embrasser l’islam, jusqu’à ce qu’ils se convertissent ou deviennent tributaires ».

Sans aucune ambiguïté, Bajrafil prend logiquement la défense du « grand manitou » spirituel des Frères Musulmans, Youssef Al Qaradawi, dont il dit beaucoup de bien dans une conférence : « un grand homme » même s’il condamne sa vision de Hitler comme porteur d’un châtiment divin contre les juifs (il ne pourrait de toute façon pas endosser cette thèse publiquement et espérer prospérer dans les médias français). Il le considère pourtant comme « un très grand savant, quelqu’un dont on a appris bien des choses de sa philosophie de la charia ». Ses prescriptions de tuer apostats, juifs et de conquérir l’Europe doit être la marque d’un grand savant éclairé.

Sur Tariq Ramadan, il évite soigneusement de le critiquer durement, en disant « au moins il a travaillé, il a fait réfléchir sa tête, il a sorti de sa tête ce qu’il croit être bon pour sa communauté (…) Pourquoi faire des mises en garde contre Tariq Ramadan ?» (Source).

Tareq Oubrou est aussi membre du conseil théologique de l’AMIF décidemment noyauté par la mouvance frériste. Dans un livre d’entretien intitulé Le Prêtre et l’imâm publié en août 2013, l’imâm de Bordeaux se revendiquait des Frères Musulmans. A une question sur « l’influence grandissante de groupes islamistes » en France, Tareq Oubrou admet « continuer d’être membre du mouvement [des Frères Musulmans] » sans aucunement le critiquer, en prétendant qu’il « modernise la religion sans toucher à l’essentiel ». Il livra sa vision profonde de l’islam peu conforme à l’idéal de la République française lors d’une conférence destinée à un public de fidèles, intitulée Les bases de la compréhension de l’islam chez l’imâm Al-Banna. On l’écoute prononcer ces phrases :

« La politique est une donnée, est une partie, est un élément de l’islam. Le Prophète était un chef d’Etat […] La politique des musulmans ce n’est pas la politique des autres, la politique des autres est construite sur le mensonge […] L’islam comme le veut le Coran touche à tous les domaines de la vie. C’est un Etat, c’est un pays […] il regroupe toute la communauté dans une géographie. Il n’y a pas de frontières […]la frontière entre deux pays est une hérésie méprisable en islam. Les Frères musulmans ne reconnaissent pas les frontières entre les peuples musulmans. […] Le Califat est une obligation, et la réunion des musulmans, l’union autour de ce Calife est une obligation. Et tant que les musulmans ne sont pas réunis autour du Califat, ils sont des pécheurs, sauf ceux qui œuvrent pour restaurer ce Califat ».

Il faut absolument que le gouvernement français s’oppose à ce que le CFCM et l’AMIF puissent obtenir de collecter et réguler de l’argent sur le marché halal comme ils en ont l’intention, et de former les imâms.  L’association en projet« aura aussi pour mission de collecter des dons et des legs susceptibles de financer la réponse aux enjeux nationaux que nous venons de décrire ».

Au prétexte qu’on trouvera toujours plus extrémistes qu’eux, il faudrait leur faire confiance pour « bannir les idéologies qui instrumentalisent la religion à des fins politiques ». Les rédacteurs se sont bien gardés de nommer le frérisme et le salafisme évidemment.

« La lutte contre l’extrémisme et la violence commise au nom de l’islam, est essentielle. C’est par un travail culturel et théologique ambitieux, efficace aussi dans sa diffusion que nous pourrons contrer les discours de haine, de séparation, de sécession qui prolifèrent aujourd’hui sur les réseaux sociaux » lit-on dans la tribune. Quand on sait que Bajrafil se partageait la tête d’affiche avec Hassan Iquioussen d’un gala de soutien à un groupe islamiste mauritanien au siège de l’UOIF à Saint-Denis en mai dernier, et qu’il a invité le 24 octobre  le prédicateur salafiste marocain Zine El Abidine Balafrej dans sa mosquée d’Ivry-sur-Seine, c’est fort de café de nous servir le discours du rempart contre l’extrémisme.  Le sociologue marocain Hicham Houdeifa a présenté Balafrej  sur le média Al Fanar : « Balafrej est une star de la mouvance salafiste au Maroc, avec sa propre chaîne YouTube, sa page Facebook et son site Web. Il enseigne et prêche dans les mosquées, publie des livres et publie des fatwas. Ses conférences sont suivies non seulement par des étudiants, mais par des adeptes et des fans. 

Il a défendu le niqab (couvrant tout le visage) et a déclaré que la tradition marocaine appelle les femmes à ne montrer  qu’«un seul œil» et qu’une «munaqqaba respectable (femme voilée) ne peut pas entrer dans un café où il y a des hommes ou s’asseoir avec des femmes dévoilées». Si elle le fait, elle est «une menteuse» et peut-être «une prostituée». »

Nous suivrons de très près l’évolution de ce projet en binôme d’autant qu’Hakim El Karoui connaît personnellement le président de la république. Si ce projet devait aboutir, Emmanuel Macron serait définitivement disqualifié pour prétendre lutter contre l’islam politique et le « séparatisme » des islamistes.

Observatoire de l’islamisation, 13 mars 2020.

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