Observatoire de l'islamisation : la plus grande base de données francophone sur l'islamisme
L\'Observatoire de l\'islamisation

L'Observatoire de l'islamisation

Dirigé par l’analyste Joachim Véliocas depuis février 2007, cet Observatoire se présente comme la plus grande base de données francophone recensant les faits marquants de l’avancée de l’Islam en Europe et dans le monde. Nouvelles mosquées ou « centres culturels », nouvelles madrasas déguisées en Instituts ou écoles...

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Le Figaro amalgame les musulmans avec les islamistes de l’UOIF

Dans deux articles très superficiels et lacunaires quant au congrès annuel de l’Union des organisations islamiques de France, sans même parler des conférenciers ultra-radicaux encore cette année, deux journalistes du Figaro tombent dans le panneau de l’organisation et titrent :

Les auteurs reprennent pour argent comptant les déclarations rassurantes du président Amar Lasfar, sans le mettre face à ses contradictions et les nombreux propos des responsables de l’UOIF infirmant cette posture de communication : il ose affirmer ne pas être communautariste, se présente comme un doux agneau voulant une intégration paisible, argue de « l’évolution idéologique »du mouvement. Les auteurs n’évoquent même pas la nationalité marocaine d’Amar Lasfar rendant plus que suspects ses propos sur son allégeance à la république.

L’organisation contrôle beaucoup de grandes mosquées en France (Poitiers, Mulhouse, Nantes, Caen, Bordeaux..) et jouit d’une forte assise numérique, l’affluence de son congrès en témoigne. L’amalgame avec les musulmans tient donc la route.

Observatoire de l’islamisation- 17 avril 2017.

Invité sur Beur FM, Emmanuel Macron reconnait que son référent dans le 95 a des options radicales

Ce 14 avril, Emmanuel Macron était l’invité de Beur FM, première radio musulmane de France. Cette radio a longtemps eu pour « grande signature du ramadan » Tariq Ramadan qui y avait carte blanche, et a des positions bien tranchées, comme la condamnation unanime de ses animateurs de l’interdiction des signes religieux dans les entreprises par la Cour de justice européenne le 14 mars dernier

Emmanuel Macron est revenu sur ses ondes sur le référent de En Marche dans le Val d’Oise, Mohamed Saou, qui a des propos très amènes sur les réseaux sociaux sur le dictateur islamiste Recep Erdogan, président turc ami des terroristes du Hamas, et de Mohamed Morsi (Frères Musulmans). Se croyant hors antenne, il répond à l’animateur expliquant que l’on peut ne pas être Charlie comme Mohamed Saou en disant  « il a fait des trucs un peu plus radicaux » .

Sabriya frappait des françaises gare de Lille sous son voile intégral

Lu dans La Voix du Nord du 13 avril 2017

« En la voyant minuscule et frêle dans le box de la comparution immédiate, on a bien du mal à imaginer que Sabriya S., 37 ans, a frappé violemment deux jeunes femmes, l’une à la gare Lille-Flandres et l’autre à la station de métro Porte de Douai.

Le 5 avril vers 20 heures, elle a asséné un coup de pied à la tête à une jeune femme de 18 ans à la gare : «  C ’est parti tout seul, j’aurais pas dû, mais elle m’avait insultée parce que j’étais complètement voilée.  » Le témoignage de la victime évoque au contraire un acte de violence gratuite. (…). Avant l’agression à la gare Lille-Flandres, il y a eu un précédent à 19 h 10 porte de Douai. Sabriya S. s’est approchée d’un couple de femmes, a frappé l’une d’elles en disant qu’elle était le diable.Article intégral

Bien entendu, ni la Licra ni SOS Racisme ne se porteront partie civile.

Une conférencière de l’UOIF obsédée par le rôle des « Blancs » dans l’Education Nationale, « système raciste ».

L’UOIF nous apprend la participation de Fatima Ouassak en tant que conférencière lors de son Rassemblement se tenant à partir de samedi pour trois jours. Celle qui se présente comme « politologue » a écrit un ouvrage édité par l’association IFAR, intitulé « Discriminations Classe/Genre/Race ». Cette obscure association IFAR compte aussi comme membre Saïd Bouamama, connu pour son livre »Nique la France-Devoir d’insolence ». Ce dernier a vivement contesté la notion de racisme anti-blanc dans une tribune du Mrap. Fatima Ouassak est une plume des Indigènes de la République (PIR) (mouvement pro Hamas). On se souvient de la manifestation « Emeute-toi » du PIR organisé en juillet 2014.

Dans un article d’un site consacré au combat contre l’islamophobie, Fatima Ouassak dresse un portrait au vitriol de l’école de la République, identifiée comme un bastion des Blancs et un « système raciste ». Citons ces quelques phrases teintées de paranoïa aiguë : :

« l’institution scolaire est utilisée par les Blancs pour maintenir et transmettre leurs privilèges. »

« Lorsque le système raciste regarde nos enfants, il ne voit rien de tout ça, il ne voit pas des enfants, il voit des menaces pour sa survie, ces millions de Noir-e-s et d’Arabes qui grouillent dans les écoles et les collèges de cité, cet immense danger qu’il s’agit de maîtriser le plus en amont possible. »

« En contexte hostile, en contexte raciste, nos familles, le lien que nous avons à nos enfants, la transmission que nous leur devons, notre histoire, nos mémoires, nos luttes, nos communautés, nos racines, nos langues, et nos religions, sont des ressources pour nos enfants : un soutien, une écoute, un partage d’expériences, un réseau d’entraide, des résistances collectives. »

« Nous ne voulons pas envoyer nos enfants se faire détruire en vol pour cause, soit disant, d’indiscipline, d’insolence, de non-respect, de radicalisation, de communautarisme, etc. » Article intégral

Un autre de ses articles, de la même trempe, pousse le délire toujours plus loin: 

« Nos enfants apprennent à l’école à avoir honte de leurs mamans.

Nos enfants apprennent très tôt la hiérarchisation raciale. » (source)

Comment ne pas voir dans ce discours victimaire, ressort classique de mobilisation chez les islamistes,  une manière de créer des tensions raciales dans notre société ?

Encore une bonne raison de dissoudre l’UOIF, après avoir identifié tous les orateurs radicaux de l’évènement dans un précédent article.

Observatoire de l’islamisation- 13 avril 2017.

Deux jeunes islamistes ont menacé de mort des religieux à Toulon hier

Explosions à Dortmund : le suspect, un Irakien de 25 ans était « surveillé depuis longtemps pas la police »

Le quotidien Bild affirme ce jeudi que la personne retenue par la police faisait l’objet d’une surveillance depuis longtemps et aurait tenu des propos « suspects » dans une conversation téléphonique.

« Nous pensons que c’est un acte motivé par le terrorisme« , a déclaré le parquet fédéral allemand, ce mercredi. Après l’attentat contre l’équipe de football du Borussia Dortmund, mardi 11 avril, deux suspects « de la mouvance islamiste » sont visés par les enquêteurs. L’un d’entre eux a été arrêté et placé en garde à vue. 

Selon le quotidien Süddeutsche Zeitung, il s’agit d’un Irakien de 25 ans résidant à Wuppertal, ville située comme Dortmund dans la région de la Ruhr. L’autre suspect laissé en liberté est un Allemand de 28 ans habitant à Fröndenberg. 

Le quotidien Bild affirme ce jeudi que la personne retenue par la police faisait l’objet d’une surveillance depuis longtemps. L’homme aurait tenu des propos « suspects » dans une conversation téléphonique, faisant penser aux autorités qu’il pouvait dissimuler des explosifs chez lui. Toutefois, les enquêteurs n’ont rien trouvé à son domicile, ajoute le journal. La justice a jusqu’à jeudi soir pour décider d’un éventuel placement en détention ou d’une remise en liberté. 

Mais si la région est connue pour abriter une mouvance islamiste importante, et concentre nombre de procédures contre d’anciens djihadistes revenus d’Irak ou de Syrie, les enquêteurs demeurent encore prudents.  Lire la suite dans L’ Express

17 393 individus sont inscrits au fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation terroriste

Le Sénat publie ce 12 avril 2017 un rapport intitulé Les collectivités territoriales et la préventions de la radicalisation  :

« La mesure de la radicalisation n’est évidemment pas une science exacte. On ne peut guère se fonder que sur les signalements traités par l’UCLAT pour avoir une vue globale de la situation.

Les chiffres qui suivent sont actualisés à la date du 1er mars 2017 ; ils prennent en compte les individus signalés par les services et le Centre national d’assistance et de prévention de la radicalisation (CNAPR), qui gère la plateforme téléphonique nationale de signalement, ainsi que les « objectifs » créés par les services spécialisés.

A. LES CHIFFRES DE L’UCLAT

1. Individus inscrits au fichier de traitement des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT)

Au total, 17 393 individus étaient inscrits au FSPRT, dont :

– 7 400 individus signalés par les préfectures via les États-Majors de Sécurité (EMS) ;

– 5 346 individus signalés par le public via le CNAPR ;

– 5 799 objectifs inscrits par des services de police ou gendarmerie.

Tous ces individus ne sont pas nécessairement contrôlés en permanence. Un certain nombre d’entre eux sont dits « clôturés » : les services estiment qu’ils ne nécessitent plus de surveillance, mais ils demeurent au FSPRT du fait des signes de radicalisation ayant été constatés. D’autres encore sont dits « en veille » : ils ne nécessitent plus de suivi actif mais restent néanmoins attribués à un service.Lire la suite

Congrès 2017 de l’UOIF : une liste des conférenciers plus hexagonale mais toujours inquiétante

La liste des conférenciers du Rassemblement annuel de l’UOIF du 14 au 17 avril est en ligne sur le site de l’évènement :
Nabil Ennasri. Ancien élève de l’UOIF dans son Institut IESH. Nous avions parlé de lui en 2009 dans un article : « Suite à la relaxe d’un gendarme ayant tué un cambrioleur maghrébin en délit de fuite, le 1er octobre 2009, par la Cour d’assise du Gard, (alors qu’il était encore élève de l’école d’imams de l’UOIF) Nabil Ennasri publiait un texte enflammé sur Oumma.com, premier site musulman de France intitulé « A quand les prochaines émeutes en France ? » Son article se termine par cette phrase :

 « Qu’on ne s’étonne pas alors si une autre flambée de violences, plus dure et plus violente, risque d’embraser à nouveau les banlieues françaises. En tout cas, vous ne pourrez pas dire qu’on ne vous aura pas prévenu… »

Lors de l’interdiction de séjour en 2012 de plusieurs orateurs extrémistes au congrès de l’UOIF, Nabil Ennasri, dans une conférence donnée devant des Musulmans et retransmise par l’association « Havre De Savoir«   s’indignait : « Vous avez également vu ce qui s’est passé cette semaine, le Cheikh Al-Qaradawi, le Cheikh Mohamed Al-Masri que l’on interdit comme ça de manière brutale et frontale. En plus de ça, on dit que ce n’est pas seulement ces deux cheikhs, mais tous les autres ! » 01:58 . Rappelons que Qaradawi , fervent soutien du Hamas, voit la Shoa comme un « châtiment divin » , et espère que la prochaine extermination des Juifs se fera « par la main des musulmans » (source).

Hassan Iquioussen sera un des orateurs vedettes.  Dans une conférence, il qualifie Youssef Al Qaradawi, qui préconise de tuer les homosexuels, les apostats et les israéliens, comme le  « pape de l’islam » car  » il est le savant qui fait l’unanimité chez la majorité des savants » (propos tenus dans une conférence intitulée « Trois savants exceptionnels » du 4 février 2016). Dans notre ouvrage Mosquées Radicales, nous avons exposé ses positions :

  • Négateur du génocide arménien.
  • « 12 balles dans la tête, peloton d’exécution » pour les apostats critiquant l’islam.
  • Pour lui « les évêques, les curés, les rabbins exploitent les petites gens en prenant leur fric, abusent de leurs femmes« .
  • Favorable au rétablissement du califat politique.
  • Préconise le jihâd guerrier au sens du juriste hanbalite Ibn Qayyim (conférence du 14 juillet 2013 à St-Louis de La Réunion).

Larbi Kechat : Islamiste algérien proche ami du chef des Frères Musulmans algériens Mahfoud Nahnah (1942-2003). Imâm de la mosquée parisienne Addawa’  de 1989 à 2014. Il invita à plusieurs reprises Hani Ramadan pour y tenir des conférences. Rappelons qui est Hani Ramadan en citant un de ses prêches : « Le monde musulman est en ébullition. Cette force peut et doit être orientée vers un Etat islamique, un Etat appliquant le Coran et la Sunna.(…) Les musulmans ne retrouveront jamais leur bonheur perdu s’ils ne reviennent pas au jihad et ne cherchent pas à établir un Etat Islamique ». (Hani Ramadan, Sermons du vendredi rappels et exhortations, éditions Tawid, 2011, page 465.)

Hani Ramadan était d’ailleurs orateur lors du congrès UOIF de 2014 comme le rapportait RTL.

Ahmed Jaballah,  ex président de l’UOIF, est annoncé en tant que conférencier. On se rappelle de sa phrase inquiétante : « L’UOIF est une fusée à deux étages. Le premier étage est démocratique, le second mettra en orbite une société islamique. » (cité dans le livre de Fiamenta Venner, OPA sur l’islam de France, Calman-lévy, 2005)

Moncef Zenati, pur produit de l’UOIF, formé à l’IESH, a traduit des livres de Yussef Al Qaradawi et Hassan Al Banna en français. Pour Zenati, la charia est supérieure qualitativement aux lois humaines (droit positif) « La Charia correspond à la Loi Divine. La Charia correspond à l’ensemble des Lois, toutes les Lois, concernant tous les domaines. […] Le droit positif reflète l’imperfection de l’être humain et sa faiblesse » (Conférence « Qu’est-ce que la charia ? » du 12 avril 2014 à Paris). Il s’opposa vigoureusement  au « Forum mondial pour une réforme islamique » lancé par les musulmans réformistes Ghalib Bencheikh et le converti Félix Marquardt.

La chaine saoudienne Iqraa est partenaire de l’évènement.

Nous avions réalisé un reportage lors du congrès 2014 où nous avions repéré une littérature djihadiste importante, préparant les esprits à un djihad armé contre les mécréants

En n’interdisant pas ce congrès et l’UOIF, le gouvernement français prépare des lendemains très sombres pour la France. 

Observatoire de l’islamisation- 12 avril 2017.

Liste exhaustive des 177 mosquées salafistes avec noms et adresses

Une liste mise à jour le 6 avril 2017 par les musulmans eux-mêmes sur l’annuaire des mosquées. Sur ces 177, il faut en soustraire 20 qui ont été fermées administrativement : Voir la liste 

Pour comprendre ce qu’on y enseigne, lire l’enquête Mosquées Radicales paru aux éditions DMM fin 2016.

Mise au point : Macron veut « associer à notre projet de société » les juges islamiques de Mayotte

Tout part de cette interview diffusée sur Mayotte Première, le 22 mars dernier. Mohamadi Bacar Mcolo, présenté comme « directeur de campagne » du comité local Halo Na Macron (traduction mahoraise de « En Marche ») est interrogé sur les engagements du candidat à l’égard de ce territoire d’Outre-mer. « On lui a fait certaines propositions, qu’il a prises en compte, c’est pourquoi nous le suivons » explique-t-il (à 3 minutes dans la vidéo). « Concrètement ? » lui demande le journaliste. Mohamadi Bacar Mcolo répond : « Par exemple, les cadis [juges musulmans]. On sait très bien qu’ils ont été dépouillés de leurs pouvoirs sur le plan local. Le cadi est un pilier de la cohésion sociale à Mayotte, Emmanuel Macron est d’accord pour remettre ces pouvoirs-là. »

Cette interview a déclenché un tollé, et les journalistes ont voulu en savoir plus. LCI a recueilli les précisions de l’équipe de campagne d’Emmanuel Macron :

« Il y a des réalités locales dans certains territoires que nous ne pouvons pas nier, les cadis de Mayotte en font partie. Néanmoins, l’engagement d’Emmanuel Macron, c’est que les lois de la République s’appliquent à toutes et tous, que les infractions aux lois de la République soient sanctionnées, et que la laïcité s’impose à tous », explique-t-on dans l’équipe de campagne d’Emmanuel Macron, qui s’est rendu le 26 mars dans ce département d’outre-mer.

« Nous ne voulons pas donner un pouvoir aux religieux mais plutôt les associer à notre projet de société, solliciter leur soutien afin d’assurer la cohésion sociale de la population mahoraise. Il s’agit d’un rôle de médiateur social, de conseil et d’accompagnement de l’action publique. Cela n’a rien à voir avec la charia ou la répudiation », a appuyé Hakim Nourdine, porte-parole d’En marche ! à Mayotte. Le rôle de médiateur des cadis est en effet reconnu par le conseil départemental de Mayotte, 19 juges de paix musulmans ayant intégré le service de médiation sociale en 2016. Source