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Marseille : 12 mosquées salafistes dirigées par des étrangers bienvenus sur notre sol.

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La région Paca illustre bien la progression du salafisme, avec des mosquées cadres qui essaiment dans un rayon de plusieurs dizaines de kilomètres, en adoubant des imâms prenant la tête de nouvelles salles de culte, et se chargeant d’organiser les formations en langue arabe et doctrine islamique.

Le Centre islamique Ibn Khaldoun à Marseille est dirigé par l’ancien responsable de l’UOIF dans la région, Moshen N’Gazou, né en Tunisie et ayant obtenu la nationalité française. Un gros travail a été entrepris par l’homme pour créer un collège-lycée juxtaposé à la mosquée, conférant un gage de sérieux à l’institution, de même qu’il existe un institut pour adultes. Un succès pour le collège, qui a ouvert une deuxième classe de sixième à la rentrée 2017, et qui est passé sous contrat avec l’état en 2016. Les résultats du Bac de la même année sont plus mitigés, avec 75% de réussite en filière scientifique. En juin 2016, le cheikh saoudien Abou Bakr Shatiri est venu donner une conférence dans la mosquée, marquant la proximité de l’institution avec l’islam wahhabitte. Les collégiens ont de nombreuses heures de cours d’islam, et même les pièces de théâtre jouées par les élèves au gala de fin d’année sont tirées de l’histoire de l’Islam. Un voyage de fin d’année en 2017 à Londres a été l’occasion pour les élèves de visiter le département d’histoire de l’islam du British Museum, et la mosquée de Regent Park, financée par l’Arabie Saoudite. L’environnement de la mosquée s’est radicalisé, avec le port de tenues islamistes comme le niqab ou le jilbab.

Une nouvelle mosquée sise dans le 15ème arrondissement de Marseille, nommée Al-Insaf, située dans des locaux loués à une SCI, a démarré ses activités en relation étroite avec Moshen N’Gazou. Cependant, aucun des travaux ou aménagements effectués n’a fait l’objet d’une quelconque autorisation. En effet, seul un permis de construire datant de 2003 autorisait la réhabilitation et la transformation de cet immeuble d’activités industrielles en bureaux. Et en 2004, lorsqu’un nouveau permis fut déposé pour transformer l’immeuble en logements, il  fut rejeté par les services de l’urbanisme de la ville de Marseille. L’association Al-Insaf est dirigée par la famille Trisgati, dont le père Abderrahim est de nationalité marocaine. L’imâm du vendredi, un certain Belmoktar, est lui un algérien de 40 ans. Pourtant, cette association n’a pas été prévue pour mener des activités religieuses, car fondée sur la loi de 1901, et dont l’objet est de promouvoir l’action sociale et le rapprochement socio-culturel. Aussi, les locaux loués servent d’atelier de menuiserie à Abderrahim Trisgati ! L’association multiplie les activités : soutien scolaire, cours d’islam, lieu de culte, aide aux démunis : la stratégie classique des Frères Musulmans. Un projet ambitieux d’école primaire avec six salles de classe est en préparation, ce qui complèterait l’offre de l’école Ibn Khaldoun, permettant de scolariser les enfants du primaire jusqu’au lycée. Pour l’instant, à l’heure où ces lignes sont écrites (août 2017), l’établissement n’est pas habilité à recevoir du public et fonctionne donc en marge des règles de l’urbanisme.

Les mosquées salafistes de Marseille 

Lorsqu’on se penche en détail sur les nombreuses mosquées salafistes de Marseille, dix recensées, ce qui frappe est l’origine des directions, étant algériennes ou égyptiennes, et ayant parfois obtenus la naturalisation française malgré leur radicalité islamique.

Dans notre  ouvrage, Mosquées Radicales (éditions DMM, 2016), nous avions exposé la nature salafiste de la plus grande mosquée de Marseille, Al-Islah, mettant en ligne les ouvrages de base du wahhabisme appelant au djihâd armé et précisant que « Allah a rendu obligatoire la haine envers les mécréants et le fait de les considérer comme ennemis » (Salâh Al Fawzan, Alliance et désaveu en islam, téléchargé en octobre 2015 sur le site http://mosquée-islah.net). Cette mosquée qui rassemble mille fidèles le vendredi est dirigée par un quartette d’algériens, président, vice-président, délégué et imâm étant tous nés en Algérie avant l’indépendance de 1962.

La mosquée Sunna de Abdel-Hadi Doudi est la plus influente en PACA, avec tout un réseau de mosquées dans la région dont les imâms sont adoubés par cet imâm charismatique. Le site islamiste Islam et Info présente le profil de Doudi, étrangement toléré chez nous : « Le prédicateur de tendance “salafiste”, lui même insiste pour avoir ce qualificatif, est l’un des pionniers du salafisme en France. Passé par l’Université de Médine (Arabie Saoudite), la prison en Algérie, le FIS (Front Islamique du Salut) du belliqueux Ali Beljhadj, il aurait émigré vers la France dans les années 90. » source

La mosquée Al Quods de La Recolette, fréquentée par des salafistes, est dirigée aussi par des maghrébins, algériens (président et secrétaire) et tunisiens (vice-président), dont la présence en France est loin d’être justifiée. L’imâm qu’ils ont choisi pour officier est un salafiste égyptien, Mohamed El Sheimy, dont la présence chez nous n’est due qu’au laxisme de l’Intérieur. 

La mosquée Al Imam de la rue Hoche, fréquentée par 300 fidèles aux tenues salafistes, est elle dirigée par trois tunisiens qui occupent les postes de président, secrétaire et trésorier.

Celle des Bleuets logée dans le centre commercial Saint-Paul regroupe 900 fidèles, majoritairement salafistes. La mosquée de Consolat de la « zone de sécurité prioritaire » de Saint-Paul, fréquentée par 300 fidèles le vendredi, n’a pas respecté son arrêté de fermeture notifiée pourtant depuis juin 2016. La raison ? Son imâm, un quadragénaire algérien,  Mouammar Fedj,  a proféré « des discours antirépublicains » note le renseignement territorial. Là aussi, comment tolérer un imâm étranger sur notre sol pourtant identifié comme radical ?

Autre mosquée dans le collimateur de la police encore ouverte, et ce malgré le non respect des règles régissant les ERP, la mosquée Air Bel du 11ème arrondissement. Son président est un égyptien, Abdelkader Hamel, dont on se demande la valeur ajoutée pour la société française. D’autant que des prêches antirépublicains ont été enregistré par les services, et que sa radicalité est détectée dès 2008. Fréquentée par les salafistes, le quartier  dans lequel rayonne cette mosquée étrangère est appelé « La petite Kaboul » de par le nombre d’habitants portant le niqab pour les femmes et les tenues afghanes pour les hommes.

Le public de trois autres mosquées marseillaises s’est radicalisé dans la manière de se vêtir, notamment à la mosquée Rabi Ibn Baz Umayar Al Madkhali dont l’imâm, Salim Hacem Blidi, a été naturalisé français (né en Algérie en 1972). Les mosquées « Les jardins de la Paix » et As-Sunna (dont l’imâm Doudi est algérien), ont vu des niqabs -pourtant prohibés- fleurir à leurs abords, les hommes eux, portent kami et djellaba. Concernant la mosquée des « Jardins de la Paix », sa création récente a été permise par la mairie des 11 et 12 ème arrondissements, qui lui loue un local municipal depuis septembre 2014. Le maire de secteur, Valérie Boyer, suscite la colère des riverains pour la « convention de mutualisation » qui a permis cette mise à disposition de local municipal. Autre mosquée récente fréquentée par des salafistes, la mosquée Al Badr, qui est propriétaire de ses locaux depuis 2016. Cette dernière est également dirigée par des ressortissants algériens nés dans ce pays après l’indépendance de 1962.

Pour connaitre la situation au niveau national, lire l’enquête Mosquées Radicales, ce qu’on y dit, ce qu’on y lit (éditions DMM, 2016)

Observatoire de l’islamisation, 2 octobre 2017.

Liste exhaustive des 177 mosquées salafistes avec noms et adresses

Une liste mise à jour le 6 avril 2017 par les musulmans eux-mêmes sur l’annuaire des mosquées. Sur ces 177, il faut en soustraire 20 qui ont été fermées administrativement : Voir la liste 

Pour comprendre ce qu’on y enseigne, lire l’enquête Mosquées Radicales paru aux éditions DMM fin 2016.

Le Maroc achète une des grandes mosquées de Mantes-La-Jolie

Capture d’écran 2017-01-23 à 09.18.53Lu dans Le Parisien :

« Fin d’un interminable feuilleton à Mantes-la-Jolie. La mosquée Othmane IbnAffane du Val-Fourré vient d’être acquise par le royaume du Maroc. Mercredi, des représentants de l’association éponyme et les services du Royaume se sont retrouvés pour signer la cession du bâtiment.

Il n’y a pas eu de contrepartie financière. Le royaume chérifien, via son « ministère des Habous », est désormais le propriétaire des lieux. Le royaume, qui avait déjà débloqué plus de 5,6 M€ ces dernières années pour les travaux, va continuer à investir afin de boucler le chantier au plus vite. A terme, la mosquée devrait être l’une des plus grandes de France et pourra accueillir 4 000 à 5 000 fidèles. Elle sera cogérée avec l’association Othmane, mais le Maroc choisira les imams qui y prêcheront »Lire la suite

Le Maroc est un pays christianophobe qui fait la chasse aux évangélistes, interdit les conversions au christianisme. Ses imâms officiels en France promeuvent la charia la plus stricte avec son lot de sanctions physiques comme nous l’avons démontré dans le livre Mosquées Radicales (éditions DMM, 2016).

« Le nombre de mosquées salafistes a bondi de 170% entre 2010 et 2016 » : interview de Joachim Véliocas

Capture d’écran 2016-10-28 à 18.09.33

Analyste pour le think tank Wikistrat , et directeur de l’Observatoire de l’islamisation, Joachim Véliocas présente son nouveau livre à la rédaction de Riposte Laïque :

Riposte Laïque : Commençons par l’actualité. Vous avez été très actif, sur le site que vous animez, pour pointer du doigt les connivences d’Alain Juppé avec Tareq Oubrou et les Frères Musulmans. Pourquoi un tel acharnement contre lui, alors que d’autres ont la même attitude, comme l’a montré votre livre « Ces maires qui courtisent l’islamisme » ?Lire la suite

Ces membres de l’équipe Fillon qui collaborent avec des mosquées en mairie

Ces membres de l'équipe Fillon qui collaborent avec des mosquées en mairie

Ces membres de l’équipe Fillon qui collaborent avec des mosquées en mairie

Le site de campagne de François Fillon affiche les portraits de ses soutiens parmi les parlementaires, souvent maires de grandes villes, dont au moins huit (nous continuons de fouiller dans nos archives) ont soutenu activement des projets de mosquées, souvent radicales, sises sur des terrains municipaux.

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« Plus de 148 mosquées ont basculé dans l’islam radical » (Renseignement)

148 moquées radicales en 2015

Lu dans le Figaro Magazine du vendredi 6 novembre 2015. Dossier « Six mois d’enquête au coeur des nouveaux RG ». Christophe Cornevin qui a été immergé parmi les hommes du renseignement territorial, a eu accès aux derniers rapports de la DGSI et relève : « D’après un récent bilan, le nombre de lieux de culte ayant basculé dans le salafisme en France a plus que doublé en cinq ans, pour atteindre le nombre de 148 aujourd’hui. » Dans son article, il prend l’exemple figurant en première page d’une grande mosquée avec coupole et minaret : les mosquées officielles sont plus que jamais concernées.

En complément voir notre livre-enquête sur les grandes mosquées radicales aidées par les municipalités PS et LR- UMP :

Mickaël Harpon fréquentait une mosquée du courant salafiste à Gonesse

Le Parisien du 3 octobre nous apprend que Mickaël Harpon fréquentait la mosquée dite de la Fauconnnière, du nom du quartier où se trouve la mosquée de l’Association Musulmane Gonesse. En se rendant sur son site, on voit que parmi les prêcheurs invités se trouve Youssef Baouendi , dirigeant le Bureau de l’organisation de la Ligue islamique Mondiale basé à Mantes-la-Jolie (source Le Point). L’inviter à donner des conférences est donc un signe clair de compatibilité avec le salafisme saoudien.

Il faut dire que l’imâm de la mosquée de Gonesse, le marocain Hassan El Houari, est membre du Conseil théologique des musulmans de France, composé à sa grande majorité de prédicateurs de la mouvance Frères Musulmans. Effectivement quand on regarde sa composition on retrouve :

Ahmed Jaballah, ex président de l’UOIF et membre du Conseil européen de la fatwa (CEFR) et de l’Union internationale des savants musulmans (UISM), tous deux présidés par Youssef Al Qaradawi, le guide spirituel des Frères Musulmans (bio).

Larbi Becheri également membre du CEFR et de l’UISM et responsable de l’école de charia des Frères Musulmans en France , l’IESH. Le site nous dit « diplômé de charia de l’Université de Médine »

Ounis Guergah, diplômé en charia de l’Université de Médine, membre du CEFR et de l’UISM, professeur de théologie musulmane et directeur des études à l’IESH de Paris, imam-khatib.

On ne s’étonne donc pas que dans un prêche de septembre dernier l’imâm de Gonesse El Houari défende l’idée d’un Etat Islamique, non dans la forme terroriste de Daesh certes, mais tout de même un Etat musulman régi par les lois de l’islam. Il cite en référence dans ses conférences le juriste Ibn Taymiyya (+1328) (tout comme Youssef Baouendi), inspirateur des islamistes modernes. Si Ibn Taymiyya est cité pour des sujets sans gravités, il faut garder en tête ce qu’il a écrivit dans son traité La distinction entre les alliés :

« Quant au hadith raconté par certains selon lequel le Prophète est supposé avoir dit au retour de la bataille de Tabouk (localité en territoire byzantin, 630) : « Nous revenons du djihâd mineur pour mener le djihad majeur »…c’est un faux hadith, qui n’a pas d’origine, et aucun de ceux qui connaissent les mots et actes du Prophète (pbsl) ne l’a transmis. Combattre les incroyants est la plus grande des causes. En fait, c’est la meilleure chose qu’une personne peut rechercher. Allah dit, Coran, 4:95 : « Ne sont pas égaux ceux des croyants qui restent chez eux-sauf ceux qui ont quelque infirmité- et ceux qui luttent corps et biens dans le sentier d’Allah. Allah donne à ceux qui luttent corps et biens un grade d’excellence sur ceux qui restent chez eux. Et à chacun Allah a promis la meilleure récompense , et Allah a mis les combattants au dessus des non-combattants, en leur accordant une rétribution immense. »

Il est inquiétant de voir que les services de renseignement de la PPP tolèrent en leur sein des musulmans fréquentant les mosquées compatibles avec la pensée salafiste et « salafiste-réformiste » des Frères Musulmans.

L’Association des Musulmans de Gonesse a obtenu de la mairie socialiste la cession d’un terrain de 5000m2 pour construire une grande mosquée :

Rappel : plus de 500 mosquées radicales en France :

Lire dans Causeur : « Il faut fermer 450 mosquées radicales en France »

Le maire UDI de Le Mée-sur-Seine met à disposition un terrain pour une mosquée proche de l’UOIF

Lu sur Actu.fr du 9 septembre 2019 :

« Cet été, les élus du Mée-sur-Seine ont voté à l’unanimité la mise en place de deux baux emphytéotiques pour la construction de deux édifices cultuels à destination de deux communautés du Mée-sur-Seine : l’association cultuelle église évangélique baptiste de Melun et sa région (EEBM) et l’Union des musulmans du Mée (UMM). (…)Si les collectivités ne peuvent bien évidemment pas participer au financement d’édifices religieux, la mise à disposition d’un bail emphytéotique fait partie des dérogations à la Loi de 1905 de séparation de l’église et de l’Etat.  Les deux baux sont cédés par la municipalité pour une durée de 99 ans moyennant un euro symbolique. Seuls impératifs, le respect des règles d’urbanisme et un financement exclusivement privé. »

On remarque dans le programme des conférences du ramadan la présence de Ahmed Djaballah qui dirige l’école de charia des Frères Musulmans de l’UOIF,  l’IESH. Aussi, le prédicateur Nourredine Aoussat est venu prêcher (décembre 2018), lui qui soutient les Frères Musulmans (Un chapitre lui est consacré dans l’enquête Mosquées Radicales, éditions DMM). Aoussat est un fervent opposant à la loi de 2004 interdisant le port du voile à l’école et ne supporte pas d’entendre parler de persécutions des chrétiens. Le 5 mars 2015, Aoussat s’indigna d’une couverture de l’hebdomadaire Le Point sur « Les Chrétiens face à l’islam », pointant la condition précaire des Coptes dont 80 églises et monastères ont été attaqués par les Frères Musulmans et salafistes après l’éviction du président Morsi à l’été 2013, et dont de nombreuses filles sont kidnappées, avant et pendant le passage de la confrérie islamistes au pouvoir (2011-2013) sans parler des nombreuses exactions et discriminations, la justice ayant toujours été hostile à la minorité chrétienne. Le Point dans son dossier évoquait aussi la précarité des chrétiens en Turquie, qui n’ont toujours pas le droit de construire des lieux de cultes et dont les biens ont été saisis (terres du monastère de Mor Gabriel et séminaire de Halki), et des chaldéens expulsés d’Irak bien avant l’émergence de l’Etat Islamique. Nourredine Aoussat ne garde pas sa colère contre les Frères Musulmans qu’il promeut, alors même qu’un de leur dernier Guide suprême, Mustapha Mashur (1996-2002), préconisait de rétablir la taxe sur les chrétiens et de les priver de postes à responsabilités, mais préfère la diriger contre le mensuel : 

« Toutefois, il faut s’indigner et exprimer toute sa colère, face à la une du Point de ce matin : une couverture menteuse, racoleuse, amnésique, propagandiste et islamophobe. « Les chrétiens face à l’islam » dit le magazine de Frantz Olivier Gisbert ? Ce ne sont plus les islamistes ni les intégristes qui sont en cause ? C’est carrément l’islam que le Point accuse ? Alors, écoute bien, cher FOG l’islam est -et à toujours été- majoritaire en Iraq, Syrie, Jordanie, Égypte et d’autres pays d’Orient et les chrétiens ont toujours vécus respectés et protégés au sein et parmi les musulmans. »

Un cours sur les « 40 hadith de Nawâwi »  est aussi programmé par L’Union des Musulmans de Mée-sur-Seine, inquiétant quand on connait son contenu qui prescrit de « verser le sang des apostats » (hadith n°14) , et le hadith n° 8 : «Il m’a été ordonné de combattre les hommes jusqu’à ce qu’ils témoignent qu’il n’est d’autre divinité qu’Allah, et que Mohammed est Son Envoyé, qu’ils accomplissent la prière rituelle, qu’ils acquittent la Zekâa ».

Le député LREM Olivier Véran chez les islamistes grenoblois pour soutenir leur grande mosquée en projet


Le député La République en Marche de l’Isère Olivier Véran a répondu positivement à l’association des musulmans unis (AMU) de Grenoble pour un repas de rupture de jeûne le 20 mai dernier. Cette association est membre de l’UOIF, branche française informelle des Frères Musulmans, rebaptisée récemment « Musulmans de France » afin de gommer le premier nom trop connu pour son extrémisme. Monsieur le député pourra contacter le renseignement territorial de l’Isère pour avoir confirmation. Non seulement le député macronien s’est rendu dans cette association, mais il s’est réjoui du projet de grande mosquée (dite de Teisseire) avec minaret porté par les islamistes. Ainsi on l’entend dans la vidéo rendu publique par l’AMU : « J’espère que votre projet de mosquée va avancer vite, j’ai vu le compteur, il en manque un peu mais il y a déjà la moitié ». Olivier Véran, qui fait partie de l’aile gauche de LREM, s’est fait remarquer pour avoir fait voter un amendement[1]annulant le délit d’aide au séjour des immigrés clandestins dans la loi asile-immigration.

L’imâm, Allal Jamad, né en 1959 au Maroc, a bénéficié d’une naturalisation française. Étonnant alors que ses liens avec des prédicateurs radicaux est connue, en plus de l’appartenance de l’AMU à l’UOIF. Ainsi l’association a invité récemment Hassan Iquioussen (février 2019), prédicateur vedette de la mouvance frériste en France auquel nous avons consacré un chapitre de notre essai Mosquées Radicales, ce qu’on y dit, ce qu’on y lit (éditions DMM). Iquioussen qui nie le génocide arménien, est un fervent défenseur des Frères Musulmans et du retour du califat politique. Dans une conférence de janvier 2013 consacrée à l’Empire Ottoman il expose sa stratégie pour un retour du califat, où les lettrés et les savants de l’islam auront pour rôle de  « ramener les musulmans dans le giron de l’islam pour recréer cette entité politique qui a pour objectif de permettre aux musulmans de vivre leur foi dans tous les domaines : économiques, politiques, et tout ce que vous voulez. Donc le califat est en train de revenir, ça va prendre du temps mais il y a un début à toute chose, regardez : révolutions, on renverse les tyrans despotes, d’accord, qui étaient tous laïcs, islamophobes. »

Dans une conférence à la Grande mosquée de Dunkerque (qui fut inaugurée par le sénateur-maire PS de la ville en 2013, Michel Delebarre)  le prédicateur de l’UOIF aborde le génocide arménien :

« Cinq cent mille arméniens ont fait pression sur l’ex président de la France Sarko pour qu’il vote une loi pour condamner les turcs, pour un péché qu’ils n’ont pas commis. On est bien d’accord, le pseudo génocide arménien. La loi n’est pas passée hein, donc je peux dire que ça existait pas. Si la loi était passé, alors là je ferme ma bouche. Vrai ou faux ?  Si la loi était passée je ne pourrais pas dire que le génocide arménien n’existe pas, parce que la loi me condamne. Donc là je peux m’éclater ! Regarde je parle, iln’y a pas eu de génocide, et j’ai les preuves historiques qu’il n’y a pas de génocide »

Ismaïl Abou Ibrahim, dit l’imâm Ismail.

Autre prédicateur invité par l’AMU, salafiste cette fois, Ismaïl Abou Ibrahim, imam de la mosquée des Bleuets à Marseille. Il vint le 6 mai 2018 pour donner une conférence à Grenoble. Son orientation salafiste est très facile à démontrer. L’imâm Ismaïl comme il aime à se faire appeler, évoque dans ses conférences[1]la notion phare des salafistes saoudiens, « l’Alliance et le désaveu » (al-Walaa wal-Bara), interdisant de se lier d’amitié avec des mécréants, n’autorisant que les relations commerciales avec eux[2] Il partage sur son compte Facebook des citations de Al-Utheymine, membre du Comité de hauts savants de l’Arabie Saoudite mort en 2001,  référence pour les salafistes en France. Ses ouvrages sont traduits en français et se vendent bien dans les librairies musulmanes. Dans son Commentaire sur les grands pêchés (éditions AlMadina, 2013) il rappelle que les musulmans qui délaissent la prière s’excluent de l’islam et précise que le fondateur de son école juridique ibn Hanbal, a prévu la peine de mort pour cette négligence dans l’observance. Al-Utheymine prescrit aussi dans le même ouvrage la peine de mort pour les homosexuels. Concernant les couples hétérosexuels qui entretiennent des relations sans être mariés, le tarif est de cent coups de fouets, et peine de « lapidation jusqu’à la mort » s’il s’agit d’une relation adultère.

Ce grand « savant » de l’islam certifie dans ses Fatâwas sur les piliers de l’islam que nombreuses sont les « preuves que le soleil tourne autour de la terre ». Des avis juridiques complètements fous, parmi lesquels l’interdiction de faire une « collection de souvenirs » photographiques, car le prophète a dit que « les anges n’entrent pas dans une maison où se trouve une image ». Il est interdit également d’avoir des tableaux ou des images chez soi. Cet ouvrage est édité par la Librairie Nationale du Roi Fadh à Riyad, et diffusé en France par l’éditeur Daroussalam.

Ismaïl Abou Ibrahim est membre du mouvement L.E.S Musulmans fondé par Marwan Muhammad, dont nous avons démontré la nature frero-salafiste[3]. Dans une de ses conférences de janvier 2019 traitant de l’actualité brûlante, l’imâm marseillais dresse un tableau apocalyptique de la situation des musulmans en France afin de battre le registre victimaire habituel des islamistes :

« Plus on avance, plus la situation s’aggrave. On en a marre de la situation dans laquelle on vit. Cette situation d’humilés, cette situation de rabaissés. (…) depuis 1989 ils ont pris des mètres et des mètres, des kilomètres, on se dit qu’on est au dernier centimètre : nos femmes, interdiction de travailler pour elles. Interdiction d’étudier avec le hijab. A chaque fois elles ne peuvent rien faire. Les enfants, tu veux leur donner une éducation, c’est quasi impossible. Car déjà vous vous préférez les mettre là où c’est gratuit (…) ». L’idée étant d’inciter les fidèles à inscrire les enfants dans les écoles musulmanes de Marseille, justement fondées par des associations de l’UOIF. « Comment je vais au bled après ? Comment je paye ma maison au bled ? C’est ça qui est plus important que mon enfant ? » poursuit l’imâm. « Nos femmes sont la cible, nos enfants sont maintenant la cible. Jusqu’à quand ? Comment on fait ? On revient au Coran ! ». Le prédicateur prend l’exemple des salafs (pieux prédécesseurs), qui ont dû souffrir aussi à leur époque.

Ce n’est donc pas étonnant que Ismaïl Abou Ibrahim ait pris la défense de la mosquée des Oliviers fermée à Marseille dans une vidéo tournée sur place. Europe 1 rapportait en décembre 2016 « Dans ce lieu, dans le collimateur de la police, les prêches échappent aussi au conseil régional du culte musulman (CRCM) de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. « On a un grand problème. Il n’y a pas de dialogue. La cité est difficile, c’est un quartier chaud là-bas. C’est une mosquée soupçonnée de discours radical tendance salafiste djihadiste. Et de bien d’autres fléaux », explique Abderrahman Ghoul, vice-président du CRCM-PACA. »

Ainsi, avec de tel conférenciers choisis avec précaution par l’Association des Musulmans Unis, sa nature radicale ne fait aucun doute. Plaider pour l’édification de leur future grande mosquée relève de la collaboration avec l’islamisme.

[1]Vidéo mise en ligne le 17 mai 2019 sur sa page Facebook Ismail-Marseille.

[2]Saleh Ibn Fawzan Ibn Abdullah,membre du Comité des grands savants saoudiens explique dans Le Guide de la croyance authentique (éditions Al Bayyina,2014) :

« Ceux qui doivent être totalement et sincèrement détestés par les Musulmans, sans les aimer, ni s’allier à eux. Ils sont les purs mécréants, tels que les polythéistes, les hypocrites, les apostats et les athées. »

[3]http://islamisation.fr/2019/01/23/les-musulmans-une-plateforme-de-consultation-lancee-par-la-mouvance-frero-salafiste/

Pour Mondafrique des cadres des Frères Musulmans ne sont pas installés en France et les Etats-Unis ne les aidèrent pas

La rédaction de Mondafrique dirigé par Nicolas Beau  (à gauche sur la photo) a publié un article à charge contre le Centre des études du Moyen-Orient, basé à Paris avec un réseau d’analystes et de contributeurs vivant au Caire, en France et aux Etats-Unis. Alors que ce site avait ces dernières années publié des articles intéressants, il affirme des énormités comme celle que les Etats-Unis n’auraient pas aidé les Frères Musulmans lors des printemps arabes. Deuxième énormité, aucun cadre des Frères Musulmans ne vivrait en France.  Aussi, de basses attaques contre le président du CEMO, Abdel Rahim Ali, spécialiste de l’islamisme et député au parlement égyptien n’honorent pas ses auteurs, d’autant qu’elles s’appuient sur les ragots des journaux de gauche comme le JDD, avec des citations déformées. Monsieur Ali a largement répondu aux élucubrations de Mondafrique ici

Une phrase de Mondafrique a retenu notre attention :

« Paris serait menacé par l’installation du fameux Tanzim al-dawli, l’organisation internationale des Frères. Depuis, manque de chance, aucun spécialiste sérieux des Frères musulmans n’a vu la plus petite implantation du siège de la confrérie s’établir dans la capitale française. D’autant qu’une telle “révélation“ aurait mérité quelques précisions : à quelle adresse se sont-ils installés, et quelles sont les personnalités de la Confrérie venues s’établir sur les bords de la Seine ? » . 

Le CEMO ne limite évidemment pas son inquiétude à l’installation des Frères Musulmans à Paris, mais dans tout l’hexagone. Aussi, les Frères, forcés à la clandestinité, n’ont pas un organigramme officiel par pays, ça serait très mal comprendre son fonctionnement. Le CEMO travaille beaucoup sur l’implantation des Frères Musulmans et de leurs soutiens en France, et après avoir vu cette vidéo, on relira avec d’autres lunettes la citation ci-dessus :

Toutes les grandes mosquées contrôlées par des cadres des Frères Musulmans en France sont analysées dans l’essai Mosquées Radicales, ce qu’on y dit, ce qu’on y lit (éditions DMM, 2016). Rappelons que 170 mosquées sont contrôlées par l’UOIF, branche française de la confrérie égyptienne, et que ses cadres ont dû préter le serment d’allégeance à la confrérie (bai’ah) ainsi que l’ont révélé les repentis Mohamed Louizi et Farid Abdelkrim, pour ne citer qu’eux. 

Le supposé « complot » de l’aide américaine aux Frères Musulmans

Pour ce qui est de l’aide américaine aux Frères Musulmans sous l’administration Obama, notamment par l’ambassadrice des Etats-Unis Anne Patterson, elle est notoire et on lira avec intérêt le livre Histoire secrète des Frères Musulmans (éditions Ellipses, 2015) de Chérif Amir qui décrit par le menu cette bienveillance. Cette collusion a d’ailleurs valu à madame Patterson de quitter précipitamment son poste en 2013 sous la pression populaire des égyptiens anti-Morsi, épisode conté par Raymond Ibrahim du Gatestone Intitute.

Pour l’aide américaine aux Frères Musulmans en Tunisie il faut lire l’excellent essai du professeur Mezri Haddad, ancien ambassadeur de la Tunisie à l’Unesco , La Face cachée de la révolution tunisienne (Apopsix, 2012).

Parler de « complotisme » pour ces faits bien connus des spécialistes, mais aussi pour la bienveillance israélienne avec l’insurrection islamiste « anti Bachar », alors qu’Israel a par exemple soigné les combattants djihadistes sur son sol, laisse pantois. Même le très prudent magazine Le Point s’en fit l’écho

« un rapport des observateurs de l’ONU dans le Golan, adressé en mars 2015 au Conseil de sécurité, révélait cette fois sérieusement l’existence d’« échanges » entre Israël et la rébellion syrienne entre novembre 2014 et mars 2015. D’après le document, des « individus armés » ont « traversé la ligne de cessez-le-feu » à plusieurs reprises, et se sont « approchés de la barrière technique (israélienne, NDLR) en ayant parfois des échanges avec les forces de défense israéliennes ». Les agents onusiens ont également indiqué être noté des transferts de blessés et des allers et venues de camions, dont certains ont été chargés de sacs avant de repartir vers la Syrie. Ils seraient ainsi au moins 2 000 Syriens à avoir été soignés au cours des trois dernières années dans les hôpitaux israéliens. » Source

Il fut un temps où le directeur de la rédaction de Mondafrique, Nicolas Beau, pointait les connivences entre Doha et Tel Aviv , ou la visite secrète de Qaradawi en Israel en 2010. Notamment dans son excellent livre Le vilain petit Qatar (Fayard, 2013). Abdel Rahim Ali rafraichit la mémoire de Nicolas Beau ici. 

Joachim Véliocas, directeur de l’Observatoire de l’islamisation, et analyste au CEMO, adresse son soutien au docteur et député Abdel Rahim Ali et le félicite pour son engagement contre la confrérie des Frères Musulmans sur le sol européen. Il lui laisse le soin de justifier la présence de Nicolas Beau dans certains numéros de la revue du CEMO, n’étant pas au courant de la nature de leur collaboration passée. 

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