Observatoire de l'islamisation : la plus grande base de données francophone sur l'islamisme
L\'Observatoire de l\'islamisation

L'Observatoire de l'islamisation

Dirigé par l’analyste Joachim Véliocas depuis février 2007, cet Observatoire se présente comme la plus grande base de données francophone recensant les faits marquants de l’avancée de l’Islam en Europe et dans le monde. Nouvelles mosquées ou « centres culturels », nouvelles madrasas déguisées en Instituts ou écoles...

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La nouvelle mosquée de Combs-la-Ville en sympathie avec les Frères Musulmans

Petite ville de 22 000 habitants à 28 kilomètres au sud de Paris, en Seine-et-Marne, Combs-la-Ville comprend déjà une salle de prière gérée par l’Association culturelle et éducative des Musulmans de Combs-la-Ville, créée en 1991. Cette association a déjà récolté 447 000 euros pour la construction d’une grande mosquée, alors que son objet social premier était comme son nom l’indique de faire de l’éducation, et c’est pour cela qu’elle relève de la loi de 1901 et non 1905. Etant donné qu’il ne manque plus que 6000 euros pour le démarrage du chantier, il est fort probable que le monument sortira de terre en 2020.Lire la suite

Rétro 2019 : quand la mouvance frériste a pris la tête de la « marche contre l’islamophobie »

Abdelmonaim Boussenna et Marwan Muhammad le 10 novembre à Paris

Deux mois après la marche contre l’islamophobie organisée le 10 novembre par les initiateurs de l’appel à manifester dans le journal Libération, soit l’association frériste L.E.S Musulmans, le CCIF et le collectif Adama du nom d’une famille de délinquants[1] soutenue par l’extrême gauche, revenons sur ceux qui étaient sur scène pour prononcer les discours.Lire la suite

Égypte : un chrétien dénonçant les incendies d’églises frappé et emprisonné pour  » diffusion de fausses informations »

Le père Sila Abdel Nour priant pour “notre frère Ramy Kamel”, dans l’église du 6th Octobre dans la banlieue du Caire.

Lu dans Le Point du 23 décembre :

Il est 1 heure du matin passée ce 23 novembre quand sept hommes armés défoncent la porte de l’appartement familial de Ramy Kamel, dans le quartier populaire de Warraq, au cœur de la capitale égyptienne. L’activiste de 33 ans est roué de coups jusqu’à ce qu’il accepte de livrer son téléphone et le mot de passe de son compte Facebook. Ce récit n’émergera que le lendemain, lorsqu’il parviendra à échanger quelques mots avec ses avocats, face au procureur de la sûreté d’État. Connu pour sa défense de l’héritage et de la langue copte, Ramy découvre alors qu’il est accusé d’appartenance et de financement d’une organisation terroriste, de diffusion de fausses informations et de troubles à l’ordre public pour mauvais usage des réseaux sociaux.

« On ne nous a dit ni le nom de sa supposée organisation terroriste ni son objectif », indique son avocat, Saïd Fayez, qui s’est aussi vu « refuser l’accès au dossier contenant, selon le procureur,(…)

« Ils voulaient le faire taire, car il dénonçait publiquement les violences subies par les Coptes ainsi que l’absence d’enquête sérieuse à la suite de récents incendies d’églises et donc, en creux, il pointait l’incapacité des autorités à protéger les Coptes » détaille Mina Thabet, un ami et chercheur basé à Londres. Ces dernières semaines, trois églises au Caire et dans le Delta du Nil ont été en partie ravagées par les flammes, à cause des courts-circuits électriques selon les services de sécurité. Une version mise en doute par des prêtres et fidèles (…) Lire la suite

Un imâm sulfureux de Montpellier invite Tariq Ramadan en conférence : étranger et toléré par l’Intérieur

Tariq Ramadan était invité par un imâm de Montpellier à donner une « conférence de fin d’année »intitulée « le sens des épreuves personnelles et collectives », à grand renfort d‘affiches placardées sur de nombreuses bâtisses de l’agglomération montpelliéraine. Mohamed Khattabi (photo), soutien du prédicateur suisse, est l’imâm de la mosquée Aicha qui n’avait hésité à soutenir l’islamiste lorsqu’il fut incarcéré préventivement, dénoncant un « lynchage médiatique ». Étonnamment toléré sur le sol français alors qu’il est de nationalité marocaine et canadienne, Khattabi fut expulsé d’Amérique pour extrémisme. Ses nombreux prêches enflammés dont celui du 13 novembre 2015, en arabe, n’empêchent pas le renouvellement de son titre de séjour : «Ô Allah (…) soutiens Tes serviteurs, les moudjahidins (combattants de la foi qui s’engagent dans le djihad, NDLR) partout, ô Seigneur de l’Humanité!».

Se sentant intouchable de par sa proximité avec le maire de la ville, il pouvait dérouler son discours provocateur ce même 13 novembre :

« Le musulman pour les Occidentaux, c’est un grand géant mais il est en train de dormir et il est malade. Ils ont peur que ce géant malade (…) ne se réveille (…) Qu’est ce qui arrivera? Il reprendra sa place dans la sphère de la Terre, il reprendra son rôle, il va remettre les pendules à l’heure (…)Nous voulons que nos enfants pénètrent sur la scène politique en Occident. C’est ce que nous voulons. Nous rêvons de voir nos enfants devenir des ministres et des dignitaires, et même des présidents. Pourquoi pas ? Nous voulons qu’un jour ils gouvernent la France, qu’ils gouvernent la Belgique, l’Allemagne et la Grande-Bretagne. Pourquoi pas Lire la suite

Au moins 14 villageois tués par Boko Haram dans l’ouest du Tchad

Le Figaro avec AFP du 18 décembre :

Au moins 14 personnes ont été tuées mardi dans l’ouest du Tchad par des membres du groupe djihadiste nigérian Boko Haram qui ont attaqué un village de pêcheurs au bord du lac Tchad, ont annoncé ce mercredi le préfet et le gouverneur de la région.

«Il y a eu 14 morts, 5 blessés et 13 personnes portées disparues dans l’attaque non loin du village de Kaiga», a précisé le préfet de la zone, Imouya Souabebe.

Creuse : 50 Strasbourgeois viennent soutenir un imam Palestinien assigné à résidence pour cause de prêches haineux

(L’imâm qui filme est de Sétif en Algérie, les drapeaux français ne sont brandis par ces gens qu’à fin de communication)

Lu sur France Bleu du 10 décembre :

Le maire de La Souterraine, Jean-François Muguay, demande au ministre de l’Intérieur d’éloigner Mohamed Al-Ashram. Le Palestinien vit depuis avril 2015 dans un hôtel de la ville, où il est assigné à résidence.

[…] Samedi 7 décembre, une cinquantaine d’Alsaciens sont venus jusqu’en Creuse pour manifester dans les rues de La Souterraine. Ils réclament l’ouverture d’un procès en bonne et due forme et ils ont tenté de sensibiliser les Sostraniens à la situation du Palestinien, à grand renfort de drapeaux tricolores et de pancartes. Au passage du cortège, un habitant a mimé des tirs de mitraillettes, il a également sorti un pistolet à bille.

France Bleu en novembre expliquait :

Il fait l’objet d’une mesure d’expulsion du territoire français mais ne peut être concrètement expulser car sa vie est en danger sur les territoires palestiniens. ( Ce qui reste à prouver la magistrature en 2015 a refusé de l’expulser)

[…]

A l’origine de cette expulsion, une note des services de renseignements français qui le désigne comme un imam radical ayant tenu des prêches de haine contre l’occident, les Etats-Unis et Israël. Il aurait aussi convaincu des jeunes d’aller combattre en Syrie. Et il est désigné par nos collègues du journal Libération comme étant l’une des sources de radicalisation de l’un des kamikazes du Bataclan.

Note de l’Obs-i : Il fréquentait à Strasbourg la mosquée radicale de l’Elsau, tout comme Mohamed Lamrini interpellé 9 juin 2015 par la Sous-direction anti-terroriste (SDAT) de la DCPJ pour apologie de terrorisme et participation à une bande organisée en vue d’opérer des actes de terrorisme et actuellement incarcéré en région parisienne. Al-Ashram et Lamrini étaient tout deux des proches d’un responsable de la mosquée, Hmda Boutghata (selon le SCRT). Cette mosquée est en voie d’agrandissement. (photo ci-dessous) :

Un projet de grande mosquée à Abbeville dans la Somme

Le groupe Facebook de la mosquée de La Paix est géré par Abdel Ali Sahli responsable du lieu, qui relaie la plateforme fréro salafiste L.E.S Musulmans,  la chaine Qatari AJ+, le CCIF, ou encore l’imâm frériste Abdelmonaim Boussenna. Aussi, la page Facebook de la mosquée diffuse la chaine Al-Hiwar de la confrérie totalitaire des Frères Musulmans. Abdel Ali Sahli y affiche l’ouvrage de propagande islamophile de Sigrid Hunke , cadre du parti nazi, Le Soleil d’Allah brille sur l’Occident, ouvrage de référence pour les islamistes et les nazis fans de l’islamisme. 

Toulouse : seulement dix ans de prison pour deux djihadistes partis en Syrie, qui posaient avec des têtes coupées

Lu dans Le Figaro du 6 décembre :

Deux jeunes Toulousains partis combattre en Syrie dans les rangs djihadistes ont été condamnés en appel jeudi soir à Paris à dix ans de réclusion criminelle, des peines inférieures à celles prononcées en première instance, a appris l’AFP vendredi de source judiciaire.

(…) En avril 2018, lors de leur premier procès, Mounir Diawara, alors âgé de 23 ans, et Rodrigue Quenum, 22 ans, avaient été condamnés à quinze ans de réclusion. Tous deux venus de quartiers populaires de Toulouse, ils étaient rejugés pour s’être rendus du 28 mai au 12 août 2013 en Syrie où ils avaient rejoint les rangs de groupes djihadistes, d’abord le Jabhat al-Nosra puis l’organisation État islamique (EI).

Ils apparaissaient sur des photos en tenue de combat, kalachnikov en main et, pour l’un d’eux, brandissant une tête coupée.

Le mouvement Tabligh et ses liens avec la mouvance frériste en France

Le mouvement Tabligh en France est solidement ancré depuis son implantation en France au début des années soixante-dix, avec environ 25 000 fidèles pratiquants et 147 mosquées, nombre toujours en progression étant donné qu’en 2012 le Service central du renseignement en dénombrait 139. Deux associations encadrent les fidèles, « Foi et pratique », longtemps dirigée par le tunisien Mohammed Hammami jusqu’à son expulsion en 2012 pour extrémisme, et « Tabligh Wa Da’wa Alillah » créé en 1978 par des dissidents autour de Wissam Tabbara, un libanais naturalisé français. Ces deux associations siègent au Conseil français du culte musulman, et il est important de noter qu’aux premières élections de ce Conseil (en 2003) Foi et Pratique avait contracté une alliance avec les Frères Musulmans de l’UOIF. Les liens entre tablighis et Frères Musulmans transparaissent lorsque le soutien de Tariq Ramadan et recteur de la mosquée de Lyon, Kamel Kabtane, avec d’autres imâms de l’UOIF, signèrent une pétition pour défendre Mohammed Hammami contre son expulsion. Pourtant, le président de Foi et Pratique qui était imâm à la mosquée Omar de Paris (la plus extrémiste de la capitale) fut expulsé du territoire français pour avoir « valorisé le jihad violent, proféré des propos antisémites et justifié le recours à la violence » contre les femmes, annonça à l’époque le ministère de l’Intérieur[1].

En 2004 des journalistes de Canal + furent agressés pour avoir tenté d’approcher l’école islamique de Foi et Pratique :

Autre mosquée tablighi ayant des liens avec l’UOIF, celle de Lunel nommée Baraka fréquentée par une vingtaine de djihadistes partis en Syrie, dont 8 sont morts sur place. Cette mosquée invite des imâms de l’UOIF (renommée Musulmans de France) à prêcher comme Abdelmonaim Boussenna en mai 2016 et Nourredine Aoussat en mars 2016, ce dernier considérant le Frère Musulman égyptien Safwat Hijazi comme un « frère et compagnon de la Dawa’ » déplorant son emprisonnement pour terrorisme en juin 2015 .

Aussi, les meilleurs élèves au sein de l’école coranique de la mosquée, fréquentée par 300 individus, sont envoyés à l’école de charia des Frères en France l’IESH, ainsi que l’atteste sa page Facebook le 7 avril 2019 :Lire la suite

Quatrième attaque d’église au Burkina Faso depuis un an : 14 morts dimanche dernier

C’est la quatrième fois qu’une église subit une attaque depuis le début de l’année. L’église de Hantoukoura, dans la région de l’Est venait juste d’ouvrir ses portes, avec une vingtaine de fidèles.

Quatorze fidèles ont été tués dimanche pendant un service religieux lors de l’attaque d’une église protestante à Hantoukoura, dans l’est du Burkina Faso. Les actions menées par des groupes armés jihadistes contre les lieux de culte se multiplient. Lire sur Radio France International

L’AFP faisait déjà un sinistre comptage en avril dernier :

Le Burkina Faso est confronté depuis quatre ans à des attaques de plus en plus fréquentes et meurtrières, attribuées à des groupes jihadistes, dont Ansarul Islam, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) et l’Etat islamique au grand Sahara (EIGS).

D’abord concentrées dans le nord du pays, ces attaques ont ensuite visé la capitale et d’autres régions, notamment l’Est, et fait depuis 2015 quelque 350 morts, selon un comptage de l’AFP.

A la mi-mars, l’abbé Joël Yougbaré, curé de Djibo, dans le nord du pays, a été enlevé par des individus armés. Son cadavre a été retrouvé près de Djibo, selon des habitants de la ville, sans que l’église catholique qui avait signalée sa disparition ne confirme cette information.

Le 15 février, le père César Fernandez, missionnaire salésien d’origine espagnole a été tué lors d’une attaque armée attribuée à des djihadistes à Nohao, dans le centre-est du Burkina.

En mai 2018, le catéchiste Mathieu Sawadogo et son épouse avaient été enlevés à Arbinda puis relâchés le 14 septembre. Avant eux, Pierre Boena, pasteur de l’église protestante de Béléhouro avait également été enlevé puis remis en liberté, en juin 2018. Source