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Résultats de la recherche pour : ‘mosquées radicales’

Pour Mondafrique des cadres des Frères Musulmans ne sont pas installés en France et les Etats-Unis ne les aidèrent pas

La rédaction de Mondafrique dirigé par Nicolas Beau  (à gauche sur la photo) a publié un article à charge contre le Centre des études du Moyen-Orient, basé à Paris avec un réseau d’analystes et de contributeurs vivant au Caire, en France et aux Etats-Unis. Alors que ce site avait ces dernières années publié des articles intéressants, il affirme des énormités comme celle que les Etats-Unis n’auraient pas aidé les Frères Musulmans lors des printemps arabes. Deuxième énormité, aucun cadre des Frères Musulmans ne vivrait en France.  Aussi, de basses attaques contre le président du CEMO, Abdel Rahim Ali, spécialiste de l’islamisme et député au parlement égyptien n’honorent pas ses auteurs, d’autant qu’elles s’appuient sur les ragots des journaux de gauche comme le JDD, avec des citations déformées. Monsieur Ali a largement répondu aux élucubrations de Mondafrique ici

Une phrase de Mondafrique a retenu notre attention :

« Paris serait menacé par l’installation du fameux Tanzim al-dawli, l’organisation internationale des Frères. Depuis, manque de chance, aucun spécialiste sérieux des Frères musulmans n’a vu la plus petite implantation du siège de la confrérie s’établir dans la capitale française. D’autant qu’une telle “révélation“ aurait mérité quelques précisions : à quelle adresse se sont-ils installés, et quelles sont les personnalités de la Confrérie venues s’établir sur les bords de la Seine ? » . 

Le CEMO ne limite évidemment pas son inquiétude à l’installation des Frères Musulmans à Paris, mais dans tout l’hexagone. Aussi, les Frères, forcés à la clandestinité, n’ont pas un organigramme officiel par pays, ça serait très mal comprendre son fonctionnement. Le CEMO travaille beaucoup sur l’implantation des Frères Musulmans et de leurs soutiens en France, et après avoir vu cette vidéo, on relira avec d’autres lunettes la citation ci-dessus :

Toutes les grandes mosquées contrôlées par des cadres des Frères Musulmans en France sont analysées dans l’essai Mosquées Radicales, ce qu’on y dit, ce qu’on y lit (éditions DMM, 2016). Rappelons que 170 mosquées sont contrôlées par l’UOIF, branche française de la confrérie égyptienne, et que ses cadres ont dû préter le serment d’allégeance à la confrérie (bai’ah) ainsi que l’ont révélé les repentis Mohamed Louizi et Farid Abdelkrim, pour ne citer qu’eux. 

Le supposé « complot » de l’aide américaine aux Frères Musulmans

Pour ce qui est de l’aide américaine aux Frères Musulmans sous l’administration Obama, notamment par l’ambassadrice des Etats-Unis Anne Patterson, elle est notoire et on lira avec intérêt le livre Histoire secrète des Frères Musulmans (éditions Ellipses, 2015) de Chérif Amir qui décrit par le menu cette bienveillance. Cette collusion a d’ailleurs valu à madame Patterson de quitter précipitamment son poste en 2013 sous la pression populaire des égyptiens anti-Morsi, épisode conté par Raymond Ibrahim du Gatestone Intitute.

Pour l’aide américaine aux Frères Musulmans en Tunisie il faut lire l’excellent essai du professeur Mezri Haddad, ancien ambassadeur de la Tunisie à l’Unesco , La Face cachée de la révolution tunisienne (Apopsix, 2012).

Parler de « complotisme » pour ces faits bien connus des spécialistes, mais aussi pour la bienveillance israélienne avec l’insurrection islamiste « anti Bachar », alors qu’Israel a par exemple soigné les combattants djihadistes sur son sol, laisse pantois. Même le très prudent magazine Le Point s’en fit l’écho

« un rapport des observateurs de l’ONU dans le Golan, adressé en mars 2015 au Conseil de sécurité, révélait cette fois sérieusement l’existence d’« échanges » entre Israël et la rébellion syrienne entre novembre 2014 et mars 2015. D’après le document, des « individus armés » ont « traversé la ligne de cessez-le-feu » à plusieurs reprises, et se sont « approchés de la barrière technique (israélienne, NDLR) en ayant parfois des échanges avec les forces de défense israéliennes ». Les agents onusiens ont également indiqué être noté des transferts de blessés et des allers et venues de camions, dont certains ont été chargés de sacs avant de repartir vers la Syrie. Ils seraient ainsi au moins 2 000 Syriens à avoir été soignés au cours des trois dernières années dans les hôpitaux israéliens. » Source

Il fut un temps où le directeur de la rédaction de Mondafrique, Nicolas Beau, pointait les connivences entre Doha et Tel Aviv , ou la visite secrète de Qaradawi en Israel en 2010. Notamment dans son excellent livre Le vilain petit Qatar (Fayard, 2013). Abdel Rahim Ali rafraichit la mémoire de Nicolas Beau ici. 

Joachim Véliocas, directeur de l’Observatoire de l’islamisation, et analyste au CEMO, adresse son soutien au docteur et député Abdel Rahim Ali et le félicite pour son engagement contre la confrérie des Frères Musulmans sur le sol européen. Il lui laisse le soin de justifier la présence de Nicolas Beau dans certains numéros de la revue du CEMO, n’étant pas au courant de la nature de leur collaboration passée. 

Un parti musulman aux européennes : l’UDMF de Nagib Azergui décrypté

La liste de l’UDMF aux élections européennes est baptisée « Une Europe au service des peuples » est composée de 79 colistiersUne série de meetings sont prévus. Le premier, à Vaulx-en-Velin, samedi 2 mars. Suivra Marseille, le 29 mars, Joué-Lès-Tours le 6 avril, Lille le 13 avril ou encore Paris le 4 mai.

L’Union des démocrates musulmans français (UDMF) est un parti politique français fondé en novembre 2012 par Nagib Azergui et Emir Megherbi, qui prépare les prochaines échéances électorales. Lors des élections régionales de 2015, l’UDMF avait présenté une liste en Île-de-France, menée par Nizarr Bourchada (tête de liste et chef de fil du Val de Marne). Le parti obtint 12 528 voix, avec notamment 5,9 % dans la commune de Mantes-la-Jolie. Sont déjà annoncées pour les municipales de 2020 des listes à Joué-Les-Tours et Vaulx-en-Velin, deux villes où la pratique de l’islam se « salafise » ainsi que l’avait établi le livre-enquête « Mosquées Radicales » (éditions DMM, 2016).

Pour cerner le positionnement idéologique de ce parti, il suffit d’écouter les interventions télévisées de son président, Nabib Azergui, ainsi que ses publications sur les réseaux sociaux.

Azergui est souvent invité à s’exprimer sur la chaine saoudienne IQRAA. Il y a pris position contre la loi de 2004 interdisant le port du voile à l’école publique : « La loi de 2004 sur l’interdiction du voile à l’école est clairement liberticide[1] ». Il ne voit aucun rapport entre l’islamisme et le port du hijab et le fait savoir lors d’un autre passage sur la chaine : « Dire que derrière ces femmes qui portent le hijab se cache l’islamisme rampant (…) est un amalgame dangereux, réprimable. On ne doit pas garder le silence sur ce genre d’affront. »Lire la suite

« Les Musulmans » : une plateforme de consultation lancée par la mouvance fréro-salafiste

Fondée en 2018 à l’initiative de Marwan Muhammad, ex dirigeant du Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), l’organisation Les Musulmans a pour vocation de faire émerger une parole représentative des musulmans en France, par le biais d’une grande consultation, via un questionnaire diffusé dans de nombreuses mosquées et sur Internet. Une tournée des mosquées a été réalisée au premier semestre 2018, et 27 000 fidèles ont répondu à un questionnaire aux questions multiples, sur ce qu’ils pensent du CFCM, de la Fondation pour l’islam, s’ils souhaitent que l’Etat s’immisce dans leur organisation interne, sur la réforme de la certification halal, etc.

Pour se donner une crédibilité, l’organisation se dote d’un conseil scientifique, où figure le sociologue Saïd Bouamama, auteur sur le site du « Parti des Indigènes de la république », parti connu pour son soutien au Hamas. On ne s’étonne donc pas que Bouamama demande la libération du terroriste libanais Georges Ibrahim Abdallah emprisonné en France pour complicité d’assassinat fomenté par son groupe Fraction armée révolutionnaire libanaise. Bouamama s’est illustré en co-écrivant les paroles de la chanson « Nique la France- devoir d’insolence », tout un programme. Autre sociologue membre du conseil scientifique, Fatiha Ajbli, promotrice du « Muslim Women’s Day », pour qui la rétention de sûreté des terroristes à l’issue de leur peine est un « risque totalitaire ». La déchéance de la nationalité pour les islamo terroristes est aussi une menace pour les libertés individuelles selon cette « intellectuelle » dans la même tribune[1].Lire la suite

Fermée pour radicalisme puis rouverte, la mosquée de Villiers-sur-marne va ressusciter grâce aux Républicains

L’association des musulmans de Villiers-sur-Marne (AMVSM) qui s’est créée pour remplacer la structure visée par une fermeture administrative, promet de tourner la page d’un passé récent sulfureux. Elle vient d’annoncer au Parisien un projet de mosquée monumentale :  1 700 m2 répartis sur trois niveaux qui comprendront une grande salle de prière pour les hommes, une autre en mezzanine pour les femmes, mais aussi une salle polyvalente, une cuisine, une salle d’ablutions, des salles de cours pour l’enseignement de l’arabe et les ateliers dits « culturels »…Coût: 2,5 millions d’euros. L’association annonce qu’il n’y aura pas de financement étranger. Ce qui parait difficile à croire étant donné que la majorité des fidèles est d’origine étrangère. Aussi, rien ne laisse à penser que le salafisme ne sera plus la doctrine adoptée, car les fidèles seront les mêmes. 

Le maire LR  Jacques-Alain Bénisti (qui fut dans l’équipe de campagne de Fillon) a cédé un terrain municipal pour en construire une plus grande :

Lu dans Le Parisien du 4 novembre 2016 : « La ville est propriétaire d’un terrain vague, sur lequel doit être construite une nouvelle mosquée, avant la démolition de l’ancienne, explique Jacques-Alain Bénisti, maire (LR) de Villiers-sur-Marne.» . Le maire Républicain avait aussi fait voter une subvention.


Rappels: La mosquée Islah fut fermée administrativement pour cause de radicalité, foyer de djihadistes et pour avoir héberger une école salafiste clandestine. Deux imâms ultra radicaux s’y sont pourtant succédés : Béchir Ben Hassen, Frère musulman tunisien interdit de prêcher en Tunisie même, qui s’est illustré après la tuerie de Charlie Hebdo en rappelant qu’il faut « exécuter ceux qui maudissent le prophète » (sermon du 10 janvier 2015) et Mustafa Mraoui, imâm occasionnel parti rejoindre l’Etat Islamique avec dix fidèles de la mosquée ! Pour plus d’informations lire notre enquête « Mosquées Radicales » (éditions DMM,2016).

On aperçoit Béchir Ben Hassen à la gauche du maire Républicain à la 44ème seconde de cette vidéo :

Le couple à la tête de la mosquée de Raismes condamné pour avoir détourné 3 600€

Lu dans La Voix du Nord du 16 novembre :

Mustapha Aït Mouhou présidait l’association AJIR (Association jeunesse interculturelle de Raismes), ainsi que l’ACMR (association cultuelle des musulmans de Raismes). Début 2017, il a quitté la présidence de la première, pour se consacrer à la seconde. En mai 2017, son épouse, toujours trésorière d’AJIR, a signé un chèque de 3 600 € en faveur de l’ACMR. Tous deux ont expliqué au tribunal qu’il s’agissait d’arriérés de loyers. Sauf qu’il n’existait aucun bail, que son épouse n’a demandé aucune quittance de loyer et qu’aucun document ne vient accréditer qu’AJIR devait payer un loyer à l’ACMR….Lire la suite dans La Voix du Nord

Note : cette mosquée invite des conférenciers de la mouvance Frères Musulmans comme Abdallah Ben Mansour (source: sa page Facebook), et son imâm n’est autre que le fils de Hassan Iquioussen, Othmane. Nous avons consacré un chapitre entier à Hassan dans l’enquête Mosquées Radicales

Le carburant islamique des agressions homophobes qui augmentent : un tabou

Campagne de sensibilisation du public à l’homophobie islamique dans le métro de New-York.

Alors qu’en moins d’un mois de nombreux homosexuels se sont fait lynchés gratuitement à Rouen, Paris, Lyon , La Réunion, Tarbes et Montpellier (avec un soin particulier des médias à camoufler le nom des auteurs) nous reproduisons le chapitre consacré au phénomène dans le livre Mosquées Radicales: ce qu’on y dit, ce qu’on y lit (éditions DMM). La doctrine musulmane est en cause, jusqu’aux juristes référencés par la Grande Mosquée de Paris qui prescrivent le meurtre. Extraits :

Chapitre VII

L’homophobie islamique

Homosexualité : ce que dit la Sharia 

Le droit musulman fait cas des homosexuels, et le consensus des juristes a toujours été limpide à leur endroit : peine de mort sans commutation possible.

Le « Guide de l’étudiant[1] » de l’école d’imâms Grande Mosquée de Paris, préfacé par Dalil Boubakeur, programme en « référence annexe » la Risâla de Zayd al-Qayrawani (922-996), traité de droit sunnite de référence. Compendium destiné à vulgariser la charia, enseigné officiellement au Maroc ainsi qu’en Algérie, il précise la légalité de la mise à mort des homosexuels :Lire la suite

La mosquée salafiste d’Ambérieu-en-Bugey inaugurée par le dircab du Préfet et visitée par le député LR Damien Abad

Le 7 octobre dernier, l’inauguration de la mosquée d’Ambérieu-en-Bugey, monumentale, a été l’occasion pour le directeur de cabinet du préfet de l’Ain de couper le ruban vert mettant fin à des années de travaux.

En juin dernier, le député de l’Ain Les Républicains, Damien Abad, en pleine campagne, avait visité la salle de prière dédiée aux hommes :

En quoi la mosquée est-t-elle salafiste ? Elle publie sur sa page Facebook les Fatwas (avis juridiques) des principaux savants contemporains de l’Arabie Séoudite comme Al-Uthaymine et Bin Baz :Lire la suite

La maire UDI de Noisy-Le-Sec achète un terrain pour une mosquée

Lu dans Le Parisien du 2 octobre 2018 (extrait)

Ils devraient troquer leurs préfabriqués pour la construction d’un « vrai » lieu de culte. La fédération des musulmans de Noisy-le-Sec doit démonter ses bâtiments modulaires.

L’association, basée à Noisy et créée en 2012, est installée en bordure du quartier du Londeau, sur un terrain appartenant à la ville voisine Rosny-sous-Bois, depuis « environ trois ans », selon son président M’hammed Henniche.

« Laurent Rivoire (NDLR : le mairede Noisy-le-Sec) nous avait demandé d’héberger l’association le temps de trouver une solution, indique-t-on à la mairie de Rosny. Nous avons accepté pour rendre service. »

La convention précaire tripartite a pris fin au début de l’été. Et n’a pas été renouvelée, à l’inverse des deux années précédentes. « Nous avons demandé à l’association de partir puisque nous avons d’autres projets pour ce terrain », souligne-t-on encore à Rosny.

Les fidèles auraient dû remballer dans le courant de l’été. « Nous avons besoin de quelques semaines avant de partir », confie M’hammed Henniche, aussi président de l’Union des Associations musulmanes (UAM 93) et de la Grande Mosquée de Pantin.

En parallèle, la mairie de Noisy-le-Sec a acheté un terrain d’environ 1 000 m², toujours au Londeau, pour le mettre à disposition d’une association —« certainement sous forme d’un bail emphytéotique »— et construire une mosquée.

« J’avais promis pendant ma campagne qu’une mosquée serait construite sous mon mandat, se félicite le maire UDI Laurent Rivoire. Les associations sont maintenant devant leurs responsabilités. »

Pourtant, à entendre M’hammed Henniche, les jeux semblent déjà faits. « Le terrain ce sera pour nous, veut-il croire. Il n’y a que l’association Aman (lire ci-contre), comme autre association musulmane à Noisy, mais ils sont en guerre ouverte avec la mairie. » Lire la suite dans Le Parisien

Or, l’UAM93 présidée par Henniche a des positions tranchées sur le niqab, la démocratie et la charia, lire nos articles consacrée à cette fédération de mosquées radicales.

La mosquée de Jouy-le-Moutier lancée sur un terrain cédé 1 euro par l’agglomération de Cergy

Lu dans Le Parisien du 16 septembre 2018 (extrait) :

« Le terrain, situé au croisement de la rue d’Ecancourt et de la rue Claude-Debussy, à côté du lycée de l’Hautil, a été cédé à la commune par l’agglomération pour un euro symbolique. L’association culturelle a conclu un bail emphytéotique de soixante ans, avant une éventuelle acquisition. »Lire l’article dans Le Parisien

Le maire de droite Jean-Christophe Véryne (membre de l’UMP à son élection  en 2014), membre du bureau de l’agglomération dirigée par le PS Dominique Lefebvre (ami de Valls), a donc signé un bail pour la grande mosquée. 

 Le député La République en Marche, Aurélien Taché, se vante quant à lui d’avoir posé la première pierre :

Le compte twitter officiel de la mosquée Nour relaie très souvent les publications de Tariq Ramadan, du CCIF ainsi que le cheikh saoudien extrémiste Al -Fawzan, notamment un prêche mettant en garde contre l’occidentalisation des femmes musulmanes :

« Retweeter » une vidéo de Fawzan dénote une orientation ultra-radicale. L’islamologue suisse Sami Aldeeb Abu Salieh (site), un des meilleurs spécialistes de l’islam, nous a apporté les précisions suivantes :

« Le cheikh saoudien Saleh Fawzan, membre du Comité permanent des avis religieux (ifta’) et membre du Conseil des Oulémas en Arabie Saoudite, dit:  « L’islam n’interdit pas de prendre les femmes comme captives, et celui qui appelle à interdire l’enlèvement des femmes est un ignorant et un athée. Il a ajouté dans un court Tweet de son compte Twitter: Cette norme découle du Coran, et on ne peut l’abroger tant que dure le jihad pour Allah. Il poursuit: « Voilà le jugement de Dieu, qui ne fait de faveur à personne et ne ménage personne. Si l’esclavage était interdit, l’Islam l’aurait clairement énoncé comme il l’a fait avec l’usure et l’adultère. L’Islam est fort et ne ménage personne »

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Inauguration de la Grande Mosquée de Toulouse : l’imâm algérien vante le califat pour la « communauté supérieure »

La Grande mosquée de Toulouse dite d’Empalot a été inaugurée ce 23 juin en grande pompe ce samedi par le maire Les Républicains Jean-Luc Moudenc et la présidente de la région Occitanie Caroline Delga (PS) . Financée avec les contributions de l’Algérie qui pourchasse les chrétiens, à hauteur de 213 000 euros et celui du Koweït pays bailleur de fond des groupes djihadistes, pour 131 000 euros. Le terrain avait été vendu par la mairie UMP-LR de Jean-Luc Moudenc à un prix qui avait scandalisé les professionnels locaux de l’immobilier. 

Un article de Robert Langlois fait le point sur ce coup de pouce foncier :

« À l’origine du projet, l’Imam TATAÏ avait acheté une ancienne propriété de 5.000 m2 pour 213.429 € dans un parc situé au 2, chemin des Côtes-de-Pech David, dans un quartier de villas et de résidences neuves de qualité. À ce prix là, à cet endroit, la constructibilité du terrain devait être très faible. Affaire sensible, le terrain ne convient pas pour un tel projet incompatible avec le voisinage. On veut bien faire plaisir aux musulmans, mais il ne faudrait pas non plus contrarier l’électorat bourgeois de ce quartier. Jean-Luc MOUDENC adjoint à l’urbanisme fait traîner et finit par refuser le permis de construire. L’affaire capote, le problème reste entier.

Bonne affaire quand même pour l’imam qui revend le terrain et réalise une plus value de 840 000 euros. Handoulillah. Ce chiffre figure expressément sur la présentation des comptes faite par l’association.

         Prix pour le preneur final : 213 429 + 840 000 = 1 053 000 (arrondis) soit 210 euros el m2 au sol. Pas besoin d’être grand clerc pour comprendre que pour atteindre un tel prix, la constructibilité du terrain a été gentiment augmentée entre temps par MOUDENC Jean-Luc adjoint à l’urbanisme. Il faut bien aider les fidèles … C’est le constructeur MONNÈ DECROIX qui a réalisé la résidence ‘’le Bragance’’, 58 logements collectifs sur ce terrain.
        Comme un bienfait ne vient jamais seul, hamdoulillah, Jean-Luc MOUDENC a rapidement trouvé un nouveau terrain pour le projet, en toute transparence. Situé à quelques encablures du premier, juste de l’autre côté du périphérique, cette fois ci dans Toulouse intra muros.

« La mairie s’engage à le vendre à prix coûtant, et même à racheter une parcelle à l’État, le tout pour la somme symbolique de 20 000 euros, une bouchée de pain. »

        Or la surface de ce terrain situé en zone urbaine est de 1304 m2. Soit 15,33 euros le m2 au sol, à comparer aux 200 euros de l’autre côté du périphérique … »

Le deuxième sujet est le profil de l’imâm et président de la mosquée, Mohamed Tataï, envoyé et payé par l’Algérie (pays qui ferme les églises et expulse les évangélistes) dans les années quatre-vingt pour encadrer la diaspora de la région. Trente ans après son arrivée, ses prêches sont toujours en arabe (nos traducteurs sont entrain de vérifier leur conformité avec nos moeurs).

Sur l’ancienne version du site de la Grande Mosquée, ses propos sur l’attente du retour du califat et de la nécessaire domination des musulmans, forcément « supérieurs », auraient dû depuis bien longtemps amener l’Intérieur et le préfet à le raccompagner dans son pays d’origine. Prêche du 4 février 2011 repéré par Islamineurope :

« Une religion bizarre qu’est cette « démocratie », avec ses mille visages elle sert à protéger les châteaux et à garder le dictateur, elle reprend le discours de la majorité du pouvoir et de l’argent contre celle du peuple et de l’idéologie. Celui qui ne donne pas son importance à cette communauté, et sous estime sa volonté et ses choix, souffre incontestablement et entre autre d’une incompétence intellectuelle, d’une cécité historique, et d’une torpeur sensorielle. »

Mohamed Tataï discrédite les régimes de type démocratiques. Pour lui, la démocratie est « une religion bizarre » , qui sert à protéger les dictatures, et s’oppose au peuple.

«Cette communauté est certainement la meilleurs des nations, Allah a dit : « Vous êtes la meilleure communauté qu’on ait fait surgir pour les hommes vous ordonnez le convenable, interdisez le blâmable et croyez à Dieu. Si les gens du Livre croyaient, ce serait meilleur pour eux, il y en a qui ont la foi, mais la plupart d’entre eux sont des pervers. » (Sourate Al-Imran)« 
[…]
« Le fait qu’elle est une communauté qui ne s’est jamais réunie sur le mal, et ses hommes ne se mettrons jamais d’accord pour établir l’injustice, contrairement aux autres peuples. C’est la communauté à qui Allah a promis le retour du Califat, de la justice, de la victoire et de la gouvernance.
C’est la communauté supérieure, Allah a dit : « Ne vous laissez pas battre, ne vous affligez pas alors que vous êtes les supérieurs, si vous êtes de vrais croyants.»

Voici la copie d’écran de l’époque (en voir plus ici) :

Dans un de ses prêches en arabe mis en ligne sur le compte Youtube de la mosquée, il parle de combattre ceux qui doutent de l’islam, et cite même l’idéologue des Frères Musulmans Youssef Al-Qaradawi, pourtant connu pour prescrire le meurtre des apostats, des juifs et des homosexuels (interdit de séjour en France) :

Un traducteur de l’Observatoire de l’islamisation transcrit :

« Mes frères en islam, notre discours de ce jour est qu’il n’y a pas de civilisation qui s’est propagée, ni une da’wa(prédication/prosélytisme actif) qui apparut sans sacrifices (consentis), sacrifices des fidèles de ses fils, sacrifices de ceux qui portent en eux-mêmes cette da’wa, qui vivent avec elle, pour elle et tendent vers elle.

Notre prêche de ce jour porte sur les types de sacrifices. Nous vivons avec la quintessence de l’élite, mes chers. (2:40) Qu’on se demande… chacun de nous doit se demander, chacun de nous ne doute pas de son islam et celui qui doute de son islam qu’on le combatte  (nuqateluhu = de sing. qital = sous-entendre : tuer), qu’on se brouille avec lui, qu’on soit en colère à son encontre, parce qu’il [le musulman] est fier de ce joyau/diamant [l’islam]. Alors, qu’avez-vous apporté à l’islam ? C’est là la question sur laquelle devrait s’arrêter chacun de nous ! (3:03) »

Tout sacrifice et ses formes est pour la religion, pour l’islam, fi sabil Allah (dans le sentier d’Allah), le plus éminent est le sacrifice de soi-même (!). On en a quatre formes : le sacrifice de soi, celui de la quiétude/repos de soi/de l’esprit, celui de l’argent, et celui du temps (la prière).

1) Sur le sacrifice de soi. Le prophète est le meilleur exemple de celui qui s’est sacrifié, qui a sacrifié sa quiétude. Mohamed Tataï prend comme exemple le penseur de l’islam pakistanais Mohamed Iqbal [celui qui fut à l’origine de la partition de l’Inde et de la création du Pakistan, l’un des pères du nationalisme islamique de la oumma et l’un des théoricien du jihad] . Mohamed Tataï le cite: « Nous donnions nos cous aux sabres, et nous ne craignons aucun despote, nous voyions des collines d’or et nous les affaissions sur la tête des kuffars (des mécréants ; pl. de kâfir)… Donc, le sacrifice dans la voie d’Allah, est le jihad suprême. Celui-ci qui mène au martyre que les anges lavent [pour entrer directement au paradis].« 

Il donne ensuite un exemple de la guerre contre les mushrikun (les polythéistes/les associationnistes) dans la bataille de Badr.

2) Le sacrifice du repos de l’esprit. Faire le bien pour son frère musulman dans le besoin, dans les soucis, par les actes. L’histoire ne retient que ceux qui ont sacrifié leur temps pour leurs prochains. Il prend comme exemple Abraham qui a sacrifié sa tranquillité, sa famille, etc. L’argent ne suffit plus, il nous faut vos efforts, vos sacrifices.

3) Le sacrifice de l’argent. Le Coran a parlé du jihad, il prend comme exemple l’ouvrage « de la plus haute importance sur la pensée du jihad », celui de Youssef Qaradawi, l’encyclopédie d’al-Jihâd, en deux parties, dans la charia, le jihad par le Coran est un jihad… « jihade-les [les mécréants] par le Coran », le jihad est aussi celui de la parole [le prosélytisme], celui (du repos) de soi, celui de l’argent. L’imâm de Toulouse fait ensuite une parenthèse sournoise en parlant d’un prêtre chrétien au Soudan, originaire de Bruxelles qui fait le sacrifice de son temps et de sa vie depuis 30 ans au Soudan. Les gens sacrifient pour qui ? Pour un mensonge ? Si on n’avait pas entendu de nos oreilles ce que les nassaras (chrétiens) disent « un en trois et trois en un ! » on aurait démenti… et pourtant certains se sacrifient. Le sacrifice est pour Allah… »

Et ce n’est pas tout, l’institut Memri vient de traduire un autre prêche (décembre 2017) de Tatai de la même chaine Youtube de la Grande Mosquée, où il cite un hadith évoquant la « bataille finale » lors de laquelle les musulmans devront tuer les juifs :

Pour comprendre la situation au niveau national lire notre enquête Mosquées Radicales, ce qu’on y dit, ce qu’on y lit (éditions DMM)