Observatoire de l'islamisation : la plus grande base de données francophone sur l'islamisme
L\'Observatoire de l\'islamisation

L'Observatoire de l'islamisation

Dirigé par l’analyste Joachim Véliocas depuis février 2007, cet Observatoire se présente comme la plus grande base de données francophone recensant les faits marquants de l’avancée de l’Islam en Europe et dans le monde. Nouvelles mosquées ou « centres culturels », nouvelles madrasas déguisées en Instituts ou écoles...

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Huit hélicoptères syriens annihilent les positions islamistes au nord de Lattaquié

Al Masdar BEYROUTH, LIBAN (20h45) – Les forces aériennes syriennes ont lancé samedi une importante attaque sur la ville stratégique de Kabani, dans le nord-est de Lattaquié, alors que l’armée continuait de faire pression sur les rebelles djihadistes pour qu’ils quittent leurs positions dans cette ville.

L’armée de l’air syrienne, composée de huit hélicoptères d’attaque, a envahi Kabani samedi après-midi, infligeant des dégâts considérables aux défenses du Parti islamique du Turkestan et de Hay’at Tahrir Al-Sham (Al Qaida). Cette attaque aurait duré peu de temps samedi, les hélicoptères ayant concentré leurs attaques sur les tanières des djihadistes dans cette région montagneuse du gouvernorat de Lattaquié. Plus tôt cette semaine, une source de l’armée arabe syrienne a confié à Al-Masdar que l’armée était en train de se préparer pour une offensive imminente dans cette partie du gouvernorat de Lattaquié et dans la plaine voisine d’Al-Ghaab.

Les vrais chiffres des mosquées radicales en France sont plus élevés que l’estimation des politiques

Actualisation au 12 octobre 2019 : Le Figaro Magazine rapporte le chiffre de 80 mosquées salafistes pour la seule région Ile-de-France

Une semaine après l’attentat de la Préfecture de police, des personnalités politiques de droite présentent le nombre de cent mosquées salafistes en France, en se basant sur un chiffrage datant de plus de dix ans. Déjà, une étude du Service central du renseignement territorial de juin 2016 relevait 120 mosquées salafistes hors Préfecture de police de Paris qui ne relève pas de sa zone de surveillance, avec une hausse de 170% entre 2010 et 2016. Si on ajoute les vingt mosquées salafistes de la petite couronne parisienne surveillées par la PPP, le chiffre était déjà de 140. Le 10 juillet 2018 Le Figaro révélait[1] le chiffre de 132 mosquées salafistes toujours pour la zone de compétence du SCRT. Donc le chiffre dépasse les 150 pour toute la France. On est donc bien au-delà du chiffre de cent évoqué par les responsables du RN et de LR.

Mais pourquoi se limiter aux seuls lieux de cultes salafistes, alors que l’organisation Tabligh appliquant le même type d’islam que les Taliban (courant Déobandi) est une grande pourvoyeuse de terroristes depuis trente ans ? Le SCRT comptait 147 mosquées Tabligh en 2017. Ce mouvement très hierarchisé et encadré par la direction indo-pakistanaise, avec des stages obligatoires pour ses cadres et des missions de prosélytisme pour ses militants de base, reste une pépinière de « radicalisés ». Khaled Kelkal, Zacarias Moussaoui, Djamel Loiseau ont en effet été formés et recrutés par le Tabligh avant de passer à l’action. Plus récemment, les six familles de djihadistes français de Lunel partis en Syrie ont été fanatisés dans la mosquée Tabligh de Lunel.

En ce qui concerne le mouvement des Frères Musulmans, dont un ex président de l’UOIF admettait être membre[2], on dénombre 170 mosquées où la littérature des théoriciens de la confrérie justifiant le jihâd armé offensif est très présente (lire notre enquête de terrain). Rappelons cette phrase de Hani Ramadan qui fut longtemps un des principaux conférenciers itinérants de l’UOIF avant son interdiction de séjour :

« Le monde musulman est en ébullition. Cette force peut et doit être orientée vers un Etat islamique, un Etat appliquant le Coran et la Sunna.(…) Les musulmans ne retrouveront jamais leur bonheur perdu s’ils ne reviennent pas au jihad et ne cherchent pas à établir un Etat Islamique ». (Hani Ramadan, Sermons du vendredi rappels et exhortations, éditions Tawid, 2011, page 465.)

Beaucoup d’imâms et prédicateurs des Frères Musulmans de l’UOIF (rebaptisé Musulmans de France) sont de nationalité étrangère, et le ministère de l’Intérieur ne sera pas crédible dans sa lutte contre l’ « hydre islamiste » tant qu’ils seront toujours tolérés sur notre sol. Ils ont été identifiés par le Centre des études du Moyen-Orient basé à Paris :

[1]https://www.lefigaro.fr/actualite-france/2018/07/10/01016-20180710ARTFIG00312-lutte-contre-le-terrorisme-les-pouvoirs-publics-epingles.php

[2]Lors d’un entretien avec le journal algérien l’Expression du 16 mai 2002, Lhaj Thami Breze dut s’expliquer sur la présence au congrès de la même année, du chef des Frères musulmans algériens de l’époque, Mahfoud Nahnah (mort en 2003) dirigeant du Mouvement de la société pour la paix MSP). Extrait de l’interview :

« Votre organisation n’est-elle pas proche des Frères musulmans?

Nous sommes des Frères musulmans, mais nous ne sommes pas les Frères musulmans. Tout le monde, à mon avis, doit être fier des Frères musulmans. Cheikh Nahnah a un mouvement de Frères musulmans. Les Frères musulmans représentent le renouveau.
Nous sommes une tendance, un mouvement qui puise ses fondements, sa doctrine de la France indépendamment de toute appartenance idéologique ou politique. Les Frères musulmans, nous les connaissons bien, sont le meilleur des mouvements qui existent. Ils ont su bien s’adapter à la modernité et ils ont su aussi adapter le discours et la pratique de l’islam à notre époque. Moi, je pense comme Cheikh Nahnah qui est un personnage moderne et modéré.
 »

Les menaces d’islamistes se multiplient depuis 48 heures (10.10.2019)

La presse locale se fait l’écho de plusieurs menaces caractérisées par des islamistes :

Lu dans La Manche Libre du 10.10.2019 (extrait):

La gérante de la supérette Utile à Saint-Hilaire-du-Harcouët (sud-Manche), ouverte en décembre 2018, a eu « la peur de (sa) vie », dit-elle, après avoir été menacée avec son employée par un homme armé d’un couteau à la ceinture, mardi 8 octobre 2019 en début de soirée. 

« Il m’a demandé ce que je pensais des attentats. Je lui ai dit que je n’avais pas à parler de ça ni à lui donner mon avis. Il m’a alors dit plusieurs fois qu’il viendrait me retrouver, qu’il allait me tuer et faire sauter le magasin« , déclare-t-elle encore sous le choc. Gardant son sang-froid, elle lui a aussitôt demandé de partir sinon elle appelerait « la police ».

Ce qui a littéralement mis hors de lui cet homme déjà connu pour des faits de violence : « Il m’a montré son grand couteau à la ceinture qui au départ était sous un vêtement. Au départ, je ne savais pas qu’il avait un couteau, je croyais qu’il se tenait le ventre. Je sais juste qu’il a toujours eu la main sur son couteau dès les premiers échanges avec notre client dans les rayons. »

A maintes reprises aussi, il a crié « Allah Akbar » et plusieurs mots en arabe. « Il avait comme une crise de démence et j’ai eu peur qu’il soit radicalisé », lâche la gérante qui a su malgré tout rester calme… « en apparence ». Si j’avais dit un mot de travers, il m’aurait plantée », estime-t-elle aujourd’hui, au regard du manque de discernement de son agresseur.

Lu sur RTL du 10 octobre :

« Vous allez tous mourir », « Allah Akbar ». Un homme a menacé les passagers du RER B mercredi 9 octobre. Deux voyageuses ont pris peur et sont descendues en gare du Blanc-Mesnil mais cet homme d’une trentaine d’année, mesurant 1m90 et marchant à l’aide d’une béquille les a suivies.

Il est parvenu à saisir l’une d’elle par le cou en réitérant ses menaces : « Je vais vous jeter sous le train ». Les deux femmes sont parvenues à s’enfuir, et c’est l’exploitation de la vidéosurveillance qui a permis d’identifier et d’interpeller l’auteur. Ce dernier a été placé en garde à vue, les infractions retenues contre lui sont « violences volontaires » et « menace de crime ».

Castaner accusé de relations frero-salafistes par Abdallah Zekri responsable de la Mosquée de Paris

Abdallah Zekri responsable de la Grande Mosquée de Paris s’offusque des rencontres récentes de Christophe Castaner avec des islamistes comme le chef de la Ligue islamique mondiale Mohammed Karim Al Issa rencontré à Lyon en septembre et de sa rupture du jeûne du ramadan avec le Frère Musulman Abdelhaq Nabaoui de l’UOIF en mai dernier à Strasbourg. Castaner avait préférer se rendre à ses côtés plutôt qu’à la rupture du jeûne de la Grande Mosquée de Paris.

« Suis notre prophète Muhammad et médite le Coran » a écrit la femme de Mikael Harpon

3391 étrangers fichés pour radicalisation à caractère terroriste : Castaner veut les garder en France

Le ministre de l’Intérieur ne veut toujours pas appliquer la proposition d’éloignement des islamistes philo djihadistes étrangers du Rassemblement National : Pourquoi ? Pour le simple fait que cette demande émane de la supposée « extrême droite » ?  La politique extrémiste n’est-t-elle pas celle qui autorise ces étrangers à rester sur notre territoire, à tolérer 152 mosquées salafistes, 147 mosquées tablighis et 170 mosquées des Frères Musulmans (chiffres SCRT) ces trois courants sanctifiant le jihâd offensif ? L’extrémisme laxiste prépare des lendemains sanglants.

Des policiers évoquent des pressions sur des membres de la DRPP pour cacher les alertes passées sur le comportement de Harpon

Lu dans Le Parisien :

Deuxième point central du début de l’enquête, l’analyse poussée du portable du meurtrier a démontré ses liens avec un prédicateur d’une mosquée du Val-d’Oise connu de la DGSI. (…)Sur procès-verbal lors des premières investigations, un des collègues de Harpon a indiqué qu’après l’attentat de Charlie Hebdo qui avait fait douze morts en janvier 2015, ce dernier s’était écrié : « C’est bien fait ! ». Le 30 août de la même année, Harpon relayait sur Facebook un article jugeant que « la France est classée en tête des pays les plus islamophobes d’Europe ». Pour autant, il restait inconnu des services de renseignement, ces alertes n’étant apparemment pas remontées.

À la mosquée de Gonesse, ville où habitait Harpon, on confirme que l’assaillant de la préfecture de police de Paris venait y prier régulièrement.

Des policiers évoquent des pressions

Le matin de l’attaque, Harpon aurait refusé d’embrasser les femmes, selon un policier. La conduite des premières heures d’enquête laissera des traces au sein des services de police. Des policiers, sous couvert de l’anonymat, évoquent en effet des pressions sur des membres de la DRPP pour ne rien révéler des alertes passées sur le comportement de l’adjoint administratif. Quelques-uns en ont fait état à la Crim’, refusant que leurs propos soient consignés sur procès-verbal.

Les autorités ont-elles cherché à minimiser la réalité ou, à tout le moins, retarder l’échéance de l’annonce d’un acte terroriste commis de l’intérieur ? Y a-t-il eu un problème de transmission de ces informations entre la DRPP, la PP et la place Beauvau ? Jeudi, peu après les faits, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, affirmait que l’adjoint administratif n’avait « jamais présenté de difficulté comportementale », ni « le moindre signe d’alerte ». Sollicité ce vendredi soir, le Parquet national antiterroriste se refusait à tout commentaire. Lire l’article intégral sur Le Parisien

Rappel : Jeudi, peu après les faits, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, affirmait que l’adjoint administratif n’avait « jamais présenté de difficulté comportementale », ni « le moindre signe d’alerte »

Harpon : le parquet ouvre une enquête pour association de malfaiteurs, l’entourage couvrait son profil terroriste

On l’apprend ce soir  (BFMTV) , le Parquet National anti terroriste ouvre une enquête pour « association de malfaiteur en relation avec une entreprise terroriste ». Cela pour plusieurs raisons :

  • Ses frères et autre entourage ont informé qu’ils savaient qu’il avait légitimé les attentats de 2015.
  • Il avait des relations salafistes. Nous avions profilé la mosquée qu’il fréquente donc ne sommes pas surpris.
  • Sa femme le couvrait également et lui a envoyé un SMS la veille « Dieu seul te jugera »
  • Deuxième point central du début de l’enquête, l’analyse poussée du portable du meurtrier a démontré ses liens avec un prédicateur d’une mosquée du Val-d’Oise connu de la DGSI.

Mickaël Harpon fréquentait une mosquée du courant salafiste à Gonesse

Le Parisien du 3 octobre nous apprend que Mickaël Harpon fréquentait la mosquée dite de la Fauconnnière, du nom du quartier où se trouve la mosquée de l’Association Musulmane Gonesse. En se rendant sur son site, on voit que parmi les prêcheurs invités se trouve Youssef Baouendi , dirigeant le Bureau de l’organisation de la Ligue islamique Mondiale basé à Mantes-la-Jolie (source Le Point). L’inviter à donner des conférences est donc un signe clair de compatibilité avec le salafisme saoudien.

Il faut dire que l’imâm de la mosquée de Gonesse, le marocain Hassan El Houari, est membre du Conseil théologique des musulmans de France, composé à sa grande majorité de prédicateurs de la mouvance Frères Musulmans. Effectivement quand on regarde sa composition on retrouve :

Ahmed Jaballah, ex président de l’UOIF et membre du Conseil européen de la fatwa (CEFR) et de l’Union internationale des savants musulmans (UISM), tous deux présidés par Youssef Al Qaradawi, le guide spirituel des Frères Musulmans (bio).

Larbi Becheri également membre du CEFR et de l’UISM et responsable de l’école de charia des Frères Musulmans en France , l’IESH. Le site nous dit « diplômé de charia de l’Université de Médine »

Ounis Guergah, diplômé en charia de l’Université de Médine, membre du CEFR et de l’UISM, professeur de théologie musulmane et directeur des études à l’IESH de Paris, imam-khatib.

On ne s’étonne donc pas que dans un prêche de septembre dernier l’imâm de Gonesse El Houari défende l’idée d’un Etat Islamique, non dans la forme terroriste de Daesh certes, mais tout de même un Etat musulman régi par les lois de l’islam. Il cite en référence dans ses conférences le juriste Ibn Taymiyya (+1328) (tout comme Youssef Baouendi), inspirateur des islamistes modernes. Si Ibn Taymiyya est cité pour des sujets sans gravités, il faut garder en tête ce qu’il a écrivit dans son traité La distinction entre les alliés :

« Quant au hadith raconté par certains selon lequel le Prophète est supposé avoir dit au retour de la bataille de Tabouk (localité en territoire byzantin, 630) : « Nous revenons du djihâd mineur pour mener le djihad majeur »…c’est un faux hadith, qui n’a pas d’origine, et aucun de ceux qui connaissent les mots et actes du Prophète (pbsl) ne l’a transmis. Combattre les incroyants est la plus grande des causes. En fait, c’est la meilleure chose qu’une personne peut rechercher. Allah dit, Coran, 4:95 : « Ne sont pas égaux ceux des croyants qui restent chez eux-sauf ceux qui ont quelque infirmité- et ceux qui luttent corps et biens dans le sentier d’Allah. Allah donne à ceux qui luttent corps et biens un grade d’excellence sur ceux qui restent chez eux. Et à chacun Allah a promis la meilleure récompense , et Allah a mis les combattants au dessus des non-combattants, en leur accordant une rétribution immense. »

Il est inquiétant de voir que les services de renseignement de la PPP tolèrent en leur sein des musulmans fréquentant les mosquées compatibles avec la pensée salafiste et « salafiste-réformiste » des Frères Musulmans.

L’Association des Musulmans de Gonesse a obtenu de la mairie socialiste la cession d’un terrain de 5000m2 pour construire une grande mosquée :

Rappel : plus de 500 mosquées radicales en France :

Lire dans Causeur : « Il faut fermer 450 mosquées radicales en France »

Le meurtrier de la Préfecture de police refusait de serrer la main aux femmes

Mickaël H. qui a tué quatre policiers au sein même de la préfecture de police de Paris où il travaillait au service documentaire du renseignement, s’était converti à l’islam il y a à peine 18 mois. Pour un homme de 45 ans, cette conversion a certainement dû être le fruit d’une longue réflexion. Habitant Gonesse, dans une partie du Val d’Oise où le salafisme a le vent en poupe, il n’est pas à exclure qu’il ait côtoyé dans sa cité des individus ayant une vision erronée de l’islam. Le très bien informé site Actu17, administré par des policiers, écrit :

« Selon nos informations, la piste terroriste est privilégiée. L’auteur, converti à l’islam, devait être prochainement convoqué par sa cheffe afin de s’expliquer sur le fait qu’il ne saluait plus les femmes. ». Actu 17

Le parquet anti-terroriste suit de très près l’évolution de l’enquête qui va avancer vite avec la perquisition dans son domicile de Gonesse et la mise en garde à vue de sa femme, musulmane depuis plus longtemps que lui.