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Résultats de la recherche pour : ‘mosquées radicales’

L’imâm radical Béchir Ben Hassen, interdit de prêcher en Tunisie, de retour en France

La mosquée de Savigny-le-Temple a annoncé la venue  récente du prédicateur tunisien Béchir Ben Hassen dans ses murs.

Nous avions dressé son portrait dans l’ouvrage Mosquées Radicales, ce qu’on y dit, ce qu’on y lit (DMM,2016) :

« Marié à une française, celle-ci porta plainte après qu’il l’empêcha de voir leurs enfants, partis avec lui au Maroc. Dans le cas d’une répudiation musulmane, l’homme peut conserver la garde des enfants sans recours de la femme. Mais l’imâm fut arrêté le 28 mai 2013 à l’aéroport de Casablanca, suite à l’émission d’un mandat d’arrêt international. Il fut extradé ensuite vers la France où il a purgé une peine de prison. Il est rentré en Tunisie en février 2014 où il a pu regagner en toute illégalité son poste d’imam à Msaken, sans qu’il n’y ait aucune décision du ministère de tutelle.

Il profita de sa liberté recouvrée pour appeler à combattre les chiites présents en Tunisie, ce en décembre 2014 :

« Je le dis haut et fort. Haut et fort. Les chiites n’ont rien à faire en Tunisie. Nous utiliserons tous les moyens à notre disposition pour les affronter, car nous sommes fondamentalement convaincus que la menace qu’ils représentent pour l’islam et les musulmans est supérieure à celle posée par les juifs et des chrétiens. Nous les attendons de pied ferme, avec tous les moyens à notre disposition. »

Sa liberté lui donnant des ailes, ce membre des Frères Musulmans tunisiens se distingue par d’autres dérapages, estimant même dans une vidéo que « ceux qui critiquent notre prophète méritent la mort et la pendaison[1]» , en se référant malheureusement avec raison sur le « consensus des savants ».

En juillet 2015, le ministre des Affaires religieuses le suspend de son poste d’imâm pour extrémisme, action qui aurait été impensable en France.

La proximité de Béchir Ben Hassen avec le chef des Frères Musulmans tunisiens, Rached Ghannouchi, est attestée par la vidéo d’un entretien téléphonique entre le premier et le second à propos d’un projet de référendum sur l’application de la charia en Tunisie dont la date n’est pas indiquée, mais que l’on peut situer au 1er trimestre de 2012, c’est-à-dire les premiers mois de la prise du pouvoir par Ennahdha, lorsque ses députés commencèrent à poser cette problématique avec insistance au sein de l’Assemblée nationale constituante (Anc).

Ben Hassen quitta son poste d’imâm de la mosquée de Villiers-sur-Marne en 2010, et depuis la fin de ses péripéties dans son pays natal, il vient en France prêcher dans diverses mosquées, dont celle de Pontoise (Avicenne) et d’Argenteuil (Assalam). Sa présence à Pontoise de manière hebdomadaire a été relevée par le Renseignement depuis début 2017.  » 

[1]conférence publiée le 10 janvier 2015 , consultable sur https://youtu.be/vE4tUJuEKZQ

Ecquevilly : la mosquée salafiste fermée va réouvrir avec un changement d’association

Rappel : la mosquée est fermée depuis le 2 novembre 2016, décision motivée ainsi par la préfecture, provocation « à la haine, à la discrimination, à la violence et apologie du terrorisme« . Les autorités reprochaient à l’imâm , Youssef Abou Anas,  notamment un prêche en arabe enregistré en décembre 2015, après les attentats de novembre, durant lequel l’imam français aurait justifié les attentats en temps de guerre: « Ces actes étaient un suicide qui ne respectait pas les règles de la religion, mais en temps de guerre ce n’est pas mauvais en soi« , traduction de la police qu’a contesté l’imâm. 

Dans l’enquête Mosquées Radicales : ce qu’on y dit, nous avions retranscrit un de ses prêches où il affirme que le croyant qui reste dans un pays non musulman « doit montrer son animosité vis-à-vis des non musulmans, doit montrer la haine qu’il a en eux, et ne pas montrer d’alliance vis-à-vis d’eux, car le fait de les aimer contredit la foi »(audio).

Et voilà que le 29 avril 2018, Le Parisien nous apprend que les animateurs de la même association qui avait choisi Abou Anas comme imâm, l’association Malik Ibn Anas, vont créer une autre association pour obtenir la réouverture de la mosquée salafiste ! Décidément, Gérard Collomb n’est pas très défensif pour préserver les français de la plaie du salafisme ! 

Macron reçoit les Frères Musulmans de Syria Charity à l’Elysée !

Décryptage de l’Obs-i :

Syria Charity fait les tournées des mosquées fréristes et salafistes en France afin de lever des fonds. Son représentant en Champagne est le syrien Abdulhamid AL Khalifa, imâm de la mosquée de ‘L’Association de l’Institut Islamique et Culturel Rémois, qui gère une salle de prière (non déclarée comme telle) dans le quartier de la Croix-Rouge, fréquentée en son temps par Saïd Kouachi. Il s’entend très bien avec la grande mosquée UOIF de Reims (AMCIR) chez qui il peut installer sa communication pour « Syria Charity » comme nous l’avions remarqué lors de notre passage dans le cadre de notre enquête sur les Mosquées radicales (éditions DMM).

Abdulhamid AL Khalifa est aussi membre actif de l’association «Ligue Pour une Syrie libre – Section REIMS», qui comme l’explique l’humanitaire Pierre Le Corf en Syrie, est une organisation des rebelles islamistes (vidéo ci-dessus).

Syria Charity et la Ligue pour la Syrie Libre travaillent très étroitement ensemble comme l’illustrent à la fois la personnalité de Khalifa et l’enquête dans Alep Est libérée de Le Corf.

Aussi, Lina Murr Nehmé, libano-française spécialiste de l’islamisme, nous fait parvenir ce décryptage :

L’imâm de Torcy expulsé au Maroc, mais sa mosquée salafiste reste ouverte

La mosquée salafiste de Torcy a été épinglée dans l’enquête « Mosquées Radicales, ce qu’on y dit, ce qu’on y lit« parue en novembre 2016, pour avoir organisé des conférences marquées d’une hostilité envers l’occident. On apprend qu’un de ses imâms est expulsé aujourd’hui, mais malheureusement, cet endroit restera ouvert alors qu’il convient de fermer les mosquées radicales. 

Le Parisien du 28 mars 2018 :

« Mohammed Tlaghi, l’ancien imam suppléant de la mosquée Rahma de Torcy (Seine-et-Marne), a été interpellé ce mercredi matin vers 6 h 30 dans son appartement de Torcy. Selon son avocat Me Gilles Devers, il serait déjà dans l’avion pour Rabat, escorté par les policiers.

Ce ressortissant marocain de 50 ans, père d’un enfant français, est visé par une procédure d’expulsion depuis le 28 décembre dernier. La commission d’expulsion des étrangers avait rendu un avis favorable après l’audience du 20 décembre 2017.

La décision retenait « des prêches tenus en 2016 et 2017 » au cours desquels « les deux imams de la mosquée [avaient] explicitement légitimé le djihad armé en appelant les fidèles à prier pour les djihadistes du monde entier afin de détruire les ennemis de l’Islam en France et dans le monde ». »

La mosquée, installée dans des locaux provisoires avenue Lingenfeld, avait été fermée le 10 avril dernier par le ministère de l’Intérieur car soupçonnée d’être « un lieu de référence influent de la mouvance salafiste ».

Le 19 janvier dernier, elle a été reprise par la Grande mosquée de Paris et un nouvel imam ainsi qu’une nouvelle association ont été installés par le recteur Dalil Boubakeur. 

Appels au djihâd et à « abattre les idolâtres » à la mosquée Omar de Paris ! Collomb tolère.

C’est un document exceptionnel de AG Production en partenariat avec Le Week qu’a diffusé une chaine israélienne. L’infiltration de journalistes au sein des mosquées françaises afin d’enregistrer leurs discours tenus en interne. Diffusé au Proche-Orient, le retentissement de ce documentaire est déjà commenté par la chaine arabe Al Jazeera.

L’équipe de Riposte-Laique a réalisé un travail colossal pour le traduire en français.

L’équipe du Week, média partenaire du documentaire informe : « Précisons que le reporter Tsvika Yehezkeli est un habitué des scoops et des infiltrations : il fut membre des services secrets israéliens et a bénéficié d’un entrainement particulier psychologiquement poussé pour cette infiltration qui a durée de longs mois. Ce sont ses anciens collègues du Mossad et du Shabak (la DGSI israélienne) qui l’ont (re)formé pour l’occasion. »

Le moment choc du reportage repose sur l’enregistrement d’un prêche du vendredi de la mosquée Omar Ibn Al Khattab (2 rue Morand, 75011),  la plus fréquentée de Paris, à la quarantième minute du documentaire visionnable intégralement ici 

« Dieu renforce l’Islam et les musulmans. Donne à qui soutient la religion, la victoire ! Et abats les idolâtres ! Et extermine les ennemis de la religion ! Continues à soutenir tous nos frères Moudjahidines [les soldats du djihad] . Allah hisse l’étendard du djihâd ! » extrait vidéo ici.

Pour en savoir plus sur les nombreuses mosquées radicales tolérées par le gouvernement, lire l’enquête ‘Mosquées radicales, ce qu’on y dit, ce qu’on y lit’, 300 pages, éditions DMM.

St-Valérien (89) : le maire écrit au préfet pour dénoncer l’islamisation de son village

Plus largement à l’échelle de la région Bourgogne, le FN réagit à la multiplication des mosquées radicales, formant 20% des lieux de culte musulmans de la région. Voir Infos-Dijon reprenant la liste détaillée. et France-Bleu.

Etat des lieux de l’islamisme en France avec Joachim Véliocas

Joachim Véliocas était l’invité de Radio Courtoisie le 22 décembre 2017. Il présente sa dernière enquête Mosquées Radicales, ce qu’on y dit, ce qu’on y lit, éditions DMM, 2016, 320 pages.

Arrivé en 1992 en tant qu’étudiant, l’imâm radical de Torcy va être expulsé

La mosquée de Torcy est épinglée dans l’enquête Mosquées Radicales parue en 2016.

Lu dans Le Parisien du 20 décembre 2017 (extrait):

Mohammed Tlaghi, l’imam suppléant de la mosquée Rahma de Torcy, est visé par une procédure d’expulsion. Considérée comme « un lieu de référence influent de la mouvance salafiste », la mosquée est fermée depuis le 10 avril dernier par le ministère de l’Intérieur.Lire la suite

L’Intérieur donne son accord aux islamistes pro charia pour la réouverture de la mosquée de Stains

Le ministère de l’Intérieur vient de négocier avec des islamistes biens identifiés sa réouverture. Ils peuvent diffamer la police (site officiel de l’UAM93!) traitée de « raciste«  , et parler de « guerre sans merci entre les forces républicaines et celles des musulmans« , tout en appelant à désobéir à la loi anti-niqab, et être reçus puis obtenir ce qu’ils veulent ! La soumission de Beauvau est actée. 

Le Figaro du 5 décembre nous apprend que l’Intérieur accepte la réouverture de la mosquée de Stains (extrait) :

« Fermée depuis novembre 2016 car repérée comme un lieu influent de la mouvance salafiste, celle-ci a de nouveau ouvert ses portes aux fidèles, en faisant d’ailleurs une légère entorse aux règles. Après le feu vert de l’État en mai dernier, puis celui de la commission d’hygiène et de sécurité, il y a une semaine, elle devait, pour de nouveau fonctionner, attendre l’arrêté municipal de la ville dont la publication n’est plus qu’une affaire de jours…

Pour ce lieu pouvant accueillir 1 400 personnes, il s’agit d’un redémarrage sous condition. Les responsables musulmans du département ont dû proposer un dispositif inédit de contrôle pour convaincre Beauvau d’accorder cette réouverture. » article intégral.

Or, l’interlocuteur qui a obtenu cette faveur « en première ligne des négociations avec Beauvau«  ajoute Le Figaro  est le secrétaire général de l’UAM93 qui fédère les principales mosquées du département, M’Hammed Henniche.

Dans notre enquête Mosquées Radicales (DMM,2016), nous avons exposé les prises de positions ultra-radicales de cette association, qui, sur son site Internet officiel, défend le port du niqab et élève la Charia au dessus des lois de la république, le tout avec une tonalité très agressive :Lire la suite

Deux imâms français fiché S licenciés de la mosquée saoudienne de Genève

Lu dans La Tribune de Genève du 23 novembre 2017

« Quatre employés de la mosquée du Petit-Saconnex sont licenciés, a appris ce jeudi la Tribune de Genève. Son responsable et directeur général de la Fondation culturelle islamique de Genève (FCIG), le Saoudien Ahmed Beyari, n’a pas tardé à exécuter les ordres de son superviseur venu récemment lui rendre visite. Le nouveau secrétaire général de la Ligue islamique mondiale (LIM), basé en Arabie saoudite, avait accepté de prendre la parole dans nos colonnes pour annoncer des mesures draconiennes.

«Nous avons licencié quatre employés. Les deux imams fichés S en France, selon les médias, et ayant une autorisation de travail en Suisse. L’employé de la sécurité aussi fiché S en France, selon les médias, et ayant une autorisation de travail en Suisse. Et un quatrième pour une autre raison», annonce Ahmed Beyari.

Ce n’est pas trois, mais quatre salariés frontaliers, en poste depuis plusieurs années, qui sont en fait fichés S pour radicalisation par la Direction générale de la sécurité intérieure, selon nos informations. Quatre parmi une trentaine d’employés de cette fondation pas comme les autres. En plus de sa mission religieuse, la FCIG gère des activités éducatives, sociales et immobilières. Elle est même reconnue, en partie, d’utilité publique par le Canton. » Lire la suite dans La Tribune de Genève

Nous avions consacré un chapitre sur la filière d’acheminement de djihadistes vers la Syrie organisée  dans cette mosquée, avec un profilage de ses imâms, dans notre enquête Mosquées radicales, ce qu’on y dit, ce qu’on y lit (éditions DMM, 2016).