Observatoire de l'islamisation : la plus grande base de données francophone sur l'islamisme
L\'Observatoire de l\'islamisation

L'Observatoire de l'islamisation

Dirigé par l’analyste Joachim Véliocas depuis février 2007, cet Observatoire se présente comme la plus grande base de données francophone recensant les faits marquants de l’avancée de l’Islam en Europe et dans le monde. Nouvelles mosquées ou « centres culturels », nouvelles madrasas déguisées en Instituts ou écoles...

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Observatoire de l'islamisation

Résistance héroïque des Coptes contre l’armée islamique égyptienne

Honte aux médias Français qui ont employé les termes de « violences interreligieuses » et « violences confessionnelles » pour éviter de parler de pogrom et de massacre anti-Chrétien.


Euronews : Les violences interreligieuses font… par BlogCopte
Addendum mardi 11/10 : le nombre de coptes tués par l’armée et par les forces de l’ordre s’élève au moins à 36 mais il s’agit d’un bilan provisoire. Il y a également plus de 300 blessés, sans compter les centaines actuellement détenus pour avoir «troublé l’ordre public».

C’en était trop. Après que l’armée ait attaqué des monastères en tirant sur les moines en février (info camouflée en France, les journaux se gargarisant sur la beauté de la révolution démocratique), après les nombreuses attaques de villages chrétiens par des foules fanatisées (ici et ici), alors que chaque jour des filles Coptes sont enlevées par des islamistes impunis, après les récentes attaques d’églises à Eldmadmar et Almarinab , après l’acquittement scandaleux des assassins de Nag Hammadi par une justice islamisée, les Coptes ont encore dû subir dimanche de voir leur manifestation réprimée. Des centaines de Coptes avaient déjà manifesté mardi pour protester contre l’incendie de l’église et réclamer le limogeage du gouverneur d’Assouan. « Nous défilions pacifiquement« , a dit à Reuters Talaat Youssef, un chrétien de 23 ans. « Quand nous sommes arrivés devant le siège de la télévision officielle, l’armée a ouvert le feu à balles réelles », a-t-il ajouté, assurant que des véhicules militaires avaient roulé sur la foule et fait cinq morts. « Les manifestants étaient contenus par un important cordon policier, dans le calme, quand des militaires sont brutalement intervenus pour les disperser », raconte Mohammed, employé d’une chaîne de télévision privée dont les bureaux surplombent la scène. « Des coups de feu ont éclaté. Je ne sais pas qui tirait sur qui, mais les tirs se sont intensifiés et des véhicules blindés de l’armée ont foncé dans la foule. Ça a été une boucherie. On a ramassé des corps jusque dans la cage d’escalier de notre immeuble. » Le Conseil suprême des forces armées (CSFA), dirigé par l’ancien ministre de la Défense de Hosni Moubarak, a accusé les Coptes d’avoir tiré les premiers sur les militaires et tué trois appelés, une information démentie par plusieurs médias égyptiens.Un journaliste de l’Agence France-Presse a vu les dépouilles de 17 manifestants à l’Hôpital copte du Caire. L’un d’entre eux avait le visage écrasé au point d’être méconnaissable. « Un véhicule de l’armée a roulé sur cinq manifestants », a dit le père Daoud, un prêtre copte. « Voici son cerveau », a-t-il ajouté en parlant du manifestant au visage défoncé et en montrant de la matière blanche dans un sac en plastique. Des blessures par balle étaient visibles sur certaines des dépouilles. Voici des images exclusives de ce soulèvement héroïque :



De nombreux blessés et morts côté Copte :

Elections en Tunisie: un « militant islamiste » en campagne dans le 93 !

RÉUNION PUBLIQUE le dimanche 9 octobre à 15h. En présence de: Cheik ABDELFATTAH MOUROU

Les Salons Wilson

139, avenue du Président Wilson – 93210 La Plaine Saint Denis

Jeune Afrique a récemment écrit un article sur lui :

L’ex-numéro 2 du parti islamiste Ennahda, Abdelfattah Mourou dirigera une liste indépendante à l’élection de l’assemblée constituante en Tunisie, le 23 octobre prochain.(…)

Le divorce avec ses anciens compagnons de la mouvance islamiste semble bel et bien consommé. D’après la version officielle, Abdelfattah Mourou, cofondateur aux côtés de Rahed Ghannouchi du Mouvement à tendance islamiste (MTI) en 1989, devenu Ennhada, a pris ses distances parce que le parti « ne s’est pas excusé pour l’affaire de Bab Souika ». Il s’agissait de l’incendie criminel d’un local du RCD (ex-parti présidentiel) en 1991, dans lequel un gardien avait trouvé la mort.

Mais les détracteurs de Mourou voient en lui une simple vitrine modérée qui roule en réalité pour le mouvement islamiste. « Je suis un militant islamiste et je le reste », affirme Abdelfattah Mourou. « Je ne vais pas demander aux gens de fermer les yeux et de me remettre leurs voix pour les donner ensuite à Ennahda », se défend -il. Pourtant une alliance avec ses anciens camarades après les élections n’est pas exclue. « Tout est possible », lance-t-il. Source et suite

Cinquième église brûlée en Égypte depuis la révolution islamique

Addendum : le 4 octobre Al Arham Online diffuse une vidéo tournée au Caire où l’on voit l’armée réprimer violemment une manifestation de Coptes protestant contre l’impunité des islamistes attaquant leurs églises les jours précédents.

À peine une semaine après l’attaque de l’église Saint-Georges de la ville d’Almarinab, une autre église vient d’être brûlée par des islamistes, tout puissants et jamais arrêtés par une police complaisante.

Lu sur l’Observatoire de la christianophobie :

Le 3 octobre l’église Sainte-Marie du village d’Eldmadmar – qui compte 15 000 chrétiens – en Haute Égypte a été assaillie par une tourbe de jeunes musulmans exigeant sa fermeture et la caillassent. Leur but était de la démolir, mais la présence nombreuse des forces de sécurité égyptiennes les en a, temporairement, dissuadé. Les musulmans accusent cette église d’être une maison transformée subrepticement en église. Faux : l’église existe depuis huit ans. Ils affirment que l’église n’a aucune autorisation légale. Encore faux : elle a l’autorisation des services de sécurité, mais il lui manque une licence administrative qu’elle attend depuis huit ans… Ils prétendent qu’on y célèbre la Messe tous les jours à 16 h. Toujours faux : on n’y célèbre la Messe qu’une fois par semaine, le samedi. Ils affirment être indisposés par les sonneries de ses cloches. Archi faux : l’église n’en a pas !

On attend, comme pour les églises attaquées précédemment, la réaction d’Alain Juppé qui copine avec les Frères Musulmans, à Bordeaux comme au Caire.

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Entrée progressive et officielle de la Turquie dans l’UE : un scandale démocratique

Rappel : malgré la propagande de Nicolas Sarkozy jurant être contre une adhésion, celle qui dirigeait le groupe UMP au parlement dit européen, madame Grossetête, avait donné consigne de voter les crédits de pré-adhésion, soit 2,26 milliards pour les pays membres. Dans un pays normal, on parlerait de haute trahison nationale. L’UMP a beau jeu de mettre sur le dos de la seule crise le creusement des déficits…


Turquie : l’UMP vote les crédits de pré… par L_pour_Libertas

Depuis 2006, et malgré tous les rapports européens démontrant le non respect des minorités religieuses et les persécutions des journalistes par le gouvernement islamiste, le monstre administratif auto-proclamé « Union Européenne » vient d’enclencher une étape décisive et évidemment passée sous silence :

Un accord-clef entre la Turquie et la commission européenne a été signé en toute discrétion le 28 septembre dernier par le ministre des affaires étrangères turc, Egemen Bagis, et le vice-président de la Commission européenne en charge des affaires administratives, Maroš Šefčovič.

Celui-ci marque une nouvelle étape dans le processus d’adhésion du pays asiatique : en effet, des experts turcs seront détachés auprès de la Commission européenne. Le ministre turc, dans un communiqué envoyé aux députés européens, est on ne peut plus clair : « En d’autres mots, les Turcs vont avoir un rôle dans la formation des futures politiques et législations européennes. »

Il poursuit : « Le réseau créé dans les couloirs de la commissions européenne et des institutions entre bureaucrates turques et eurocrates, va non seulement contribuer à une compréhension mutuelle, mais va également balayer les erreurs de perception et les préjugés contre l’adhésion de la Turquie dans les pensées et le cœur de certains Européens. »

Le député néerlandais Geert Wilders a porté cet accord à la connaissance du public et l’a vivement dénoncé par la même occasion.

Rappelons que les Français sont majoritairement hostiles à l’adhésion turque à l’UE .

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Une église encore brûlée en Égypte : indifférence de la police

Et indifférence des médias français plus occupés à traquer les « islamophobes »

Lu sur CopticWorld

« L’Eglise Saint-Georges dans le village d’Al Marinab dans la province d’Edfou a été attaqué et brûlé par des fanatiques musulmans originaires des mêmes villages et des villages voisins. Personne ne se trouvait à l’intérieur de l’église pendant l’attaque. Cette église a été attaquée il ya quelques semaines par la même foule de musulmans qui ont exigé de retirer sa croix. Aujourd’hui, ils ont réussi à brûlée l’église comme ils menaçaient depuis plusieurs jours. Ils ont prié leurs prières du vendredi en face de l’église incendiée.

Les fanatiques étaient environ 150. Trois maisons voisines, un magasin ainsi qu’un bâtiment, qui sont tous détenus par les coptes, ont également été brûlés (…)Aucune arrestation n’a été faite. Les Fanatiques musulmans ont empêché les camions de pompier de venir sur les lieux. Aucune protection de la justice et de l’état a été promis pour les coptes du village. Les Coptes qui ont peur de ces actes continueront d’augmenter à mesure que le gouvernement continue de permettre ces actes criminels et les laissent passer inaperçus. C’est la quatrième église copte détruite par les musulmans cette année, après la révolution ».

Salah Sultan

« Tout Israélien entrant en Égypte, touriste ou non, doit être exécuté »

Salah Sultan a affirmé le 23 août (désolé pour le retard) sur Al-Jazera qu’il est nécessaire de rétablir une fatwa de 1994 émanant de l’IUMS (voir plus bas) intimant de tuer les Israéliens se trouvant sur le territoire égyptien. Qui est-il ?

– Membre des Frères Musulmans égyptiens

– Ancien président du département de recherche et d’études islamiques de la Muslim American Society (Frères musulmans américains)

– Membre du Conseil mondial des Savants présidé par Yusuf Al-Qaradawi (ami intime de feu Said Ramadan et pour qui Tariq éprouve un » profond respect »)

Niqab

Égypte : exclus d’une école publique pour non port du voile

La révolution islamique en marche…

AINA (communiqué de presse) 30 Septembre 2011
Par Mary Abdelmassih

Une jeune fille chrétienne a été exclue pendant plus d’une semaine de son école de Beni Mazar, dans la province de Minya, parce qu’elle refusait de porter le voile.« La direction de l’école a qualifiée de « manque de pudeur » le fait de ne pas couvrir ses cheveux », a déclaré Nader Shoukry une militante de la cause copte, qui a découvert l’histoire.

« Les étudiants coptes sont forcés d’obéir par crainte de menaces de la direction de l’école », a déclaré M. Wagdy Halfa, l’avocat de la jeune fille, « la famille de Ferial Sorial Habib a refusé cette décision parce qu’elle est incompatible avec la liberté religieuse et relève d’une islamisation flagrante de l’éducation. »

Ferial a été empêché d’entrer dans son école par le travailleur social, Mme Ola Abdel Fattah, pendant huit jours consécutifs.

Son père est allé à l’école le 17 septembre pour protester contre cette décision, mais l’école a déposé une plainte à la police contre lui pour diffamation.

M. Wagdy Halfa, l’avocat de l’étudiant, a déclaré que l’école publique secondaire de Shaikh Fadl (à Bani Mazar), qui avait envoyé un avertissement aux étudiants chrétiens les obligeant à porter une robe tête, semblable à la Hijab, et de ne pas révéler leurs cheveux, sinon ils seraient vu refuser l’entrée à l’école.

Le père de Ferial a déposé une plainte officielle auprès du Procureur de l’Etat et une autre avec le ministère de l’Éducation de Bani Mazar, précisant l’école s’est transformée en une « pépinière de militants » et a agi hors de sa portée juridique en forçant sur ​​les élèves ce qui n’est pas spécifié par la loi ou dans les orientations pédagogiques. Il a demandé aux autorités d’enquêter sur cet incident. Source et suite

La Finlande en voie de colonisation

Le système très généreux de prestation sociale en Finlande attire des migrants toujours plus nombreux. L’opposition craint un scénario à la suédoise, voisin faisant face à des problèmes d’émeutes musulmanes.

Le Figaro révise l’islamisme tunisien : Arielle Thedrel est incompétente

Dans un article intitulé Le nouveau pouvoir tunisien face à l’inconnue islamiste , Arielle Thedrel, grand reporter au service étranger du Figaro a présenté un visage délirant de l’islamisme tunisien, qui restera dans les annales de la désinformation. Voici quelques lignes valant leur pesant de cacahuètes :

« C’est une vieille habitude. Au lendemain des législatives d’avril 1989, à l’issue desquelles les islamistes avaient obtenu officiellement 14 % des suffrages, le président Ben Ali avait décidé d’exclure du champ politique le parti Ennahda.

La victoire électorale du Front islamique du salut (FIS) en Algérie lors des élections de juin 1990 lui avait ensuite offert l’occasion d’ exploiter   la menace d’un «effet domino». Présenté comme un péril pour la stabilité du pays, Ennahda avait été interdit et ses cadres torturés et emprisonnés. La légende de Ben Ali «rempart contre l’intégrisme» était née. Le fait est cependant qu’Ennahda, contrairement au mouvement islamiste algérien, n’a jamais basculé dans la violence et que cette formation était et demeure jusqu’ici plus proche des islamistes modérés de l’AKP turc que des barbus algériens du FIS.« 

Pour les bons connaisseurs de l’islamisme tunisien, une telle densité de contre-vérités serait risible si le quotidien n’était si prestigieux et influent .  Alors que les ouvrages disséquant le parti Ennadha sont nombreux – en langue arabe ou en langue française- et que les spécialistes de l’islam politique tunisien  sont à portée d’un coup de téléphone ( Antoine Sfeir, Hamadi Redissi, Riyadh Sidaoui,  Abderrahim Lamchichi…) le degré d’incompétence est gravissime.

Première contre-vérité: Selon Arielle Thedrel, donc, Ennahda n’aurait jamais basculé dans la violence. Qu’elle médite sur ces faits historiques :

– Les nombreuses manifestations islamistes dans les universités, notamment à Tunis, furent émaillées de violences graves au long de l’année 1986. Celle du 23 avril 1986 fit un mort, policier. Les représentants du parti Destour (parti de Bourguiba) sont visés physiquement. A l’époque, la Ligue tunisienne des droits de l’homme (LTDH) n’hésite pas à nommer le mal :

 » La Ligue tient à insister sur le caractère très grave qu’a pris la violence cette fois-ci. Ainsi, des groupes d’étudiants appartenant au Mouvement Ennahda, ont commis de façon délibérée et organisée une série d’actes de violence grave, comme l’incendie d’institution éducatives, appartenant au peuple, dans le but de paralyser l’université, de la prendre en otage et ce dans le cadre d’une confrontation globale avec le régime » (communiqué du directeur de la LTDH du 18 mai 1991)

– Octobre 1987 : L’imam de la mosquée du Kram, Brahim el-Ouergui est vitriolé par des militants du MTI (mouvement de Ghannouchi fondé en 1981 qu’il rebaptisera Ennhada en 1989, constitué de la même direction) au crime d’être bourguibiste, il décède de ses blessures quelques jours plus tard. Quelques mois plus tard, un gardien de la paix de la région de Jendouba , Salah al-Manai, subit le même sort.

– 2 août 1986: quadruple attentat à la bombe dans des hôtels de Sousse et Monastir, qui firent treize blessés dont douze touristes britanniques et italiens. Le Monde du 2 septembre 1987 rapporte le contexte d’une montée aux extrêmes :  » Avant même les attentats à l’explosif commis le 2 août dans les hôtels fréquentés par les touristes, les violences se multiplient. Des armes sont volées à des policiers en faction devant l’ambassade d’Arabie Saoudite, des membres des forces de l’ordre sont battus à mort lors des manifestations, des magistrats sont vitriolés et des lettres de menaces arrivent chez des journalistes tunisiens ». Le philosophe Mezri Haddad rapporte dans son ouvrage  Non Delenda Carthago (Le Rocher, 2002)  que « Frappé de stupeur, fou de rage, Bourguiba exigeait la tête des hauts dirigeants de la secte islamiste. Il s’apprêtait ainsi à entrer dans le jeu diabolique des stratèges islamistes en leur offrant des martyrs. ‘ Si Dieu veut que je devienne le martyr des mosquées, qu’il en soit ainsi. Mais je vous dis que ma mort ne sera pas vaine et que de mon sang, naîtront des fleurs islamiques’  communiqua Ghannouchi (cité par Le Monde du 2 septembre 87).  »

Condamné aux travaux forcés, ne dut la vie vie sauve qu’à Ben Ali décourageant Bourguiba de le condamner à mort afin de ne pas en faire un martyr. Erreur :

– 8 novembre 1987. Tentative de coup d’état préparée par Ghannouchi et son bras droit Salah Karkar. En mai 1991, Abdallah Kallel qui fut ministre de l’Intérieur lors de la tentative avorté de coup d’état, révèle que « la décision de passer à l’action violente y compris le projet d’assassiner le président Ben Ali, a été probablement prise en mars 1988, lors du dernier congrès d’Ennhada » (rapporté par Libération du 23 mai 1991). Le premier à vendre la mèche sera l’ancien numéro deux de Ennhada, Abdelfattah Mourou dans Jeune Afrique du 12 juin 1991 : « Rached Ghannouchi a toujours refusé de dialoguer; il a choisi le recours à la violence » . Ce même  Mourou démissionna du mouvement « non violent » du Figaro à la suite de l’action terroriste du 17 février 1991 contre un local du parti RCD à Bab Souika.

Mieux, dans un livre d’entretien avec les journalistes Nicolas Beau et Jean-Pierre Tuquoi intitulé Notre ami Ben Ali, sorti en 2002 à la Découverte, Salah Karkar (bras droit de Ghannouchi) avoue carrément : « Les sympathisants du MTI au sein de l’armée préparaient un coup d’Etat, prévu pour le 8 novembre (…) cette décision a été adoptée par le bureau politique du mouvement islamiste (…) Nous n’avions d’autres issues (…)le régime nous avait déclaré la guerre ». Karkar explique qu’il quitta la Tunisie pour « obtenir l’accord des Frères Musulmans égyptiens et syriens et de certains milieux algériens pour le coup d’Etat » (page 41)

Heureusement à l’époque, cette machination qui impliqua des policiers et militaires  islamistes infiltrés, formant un groupe secret dénommé le « Groupe sécuritaire » (Mjmoua amniyya) échoua, 73 d’entre eux furent immédiatement arrêtés. La confiscation de la démocratie par une théocratie islamique était le but avéré. « Il n’y a pas lieu de concevoir une société islamique laique, ou un musulman laic, sauf si il abandonne ce qu’il y a de fondamental dans l’islam […] une société ne peut être islamique que si elle n’est pas laique » expliquait Ghannouchi à Algérie Actualité (n°1252) en 1989 lors de son exil   D’ailleurs, Abdelfattah Mourou (numéro 2 de Ennhada à l’époque) ne cachait pas d’instrumentaliser le « processus parlementaire » pour des « raisons tactiques » , islam et démocratie occidentale étant « antinomiques » (propos issus d’ une vidéo que révéla l’hebdommadaire Le Maghreb en juin 1990).

Salah  Karkar, numéro trois de Ennhada tint ces propos plus qu’ambigus, rapportés par Le Figaro du 8 novembre 1993 (madame Thedrel devrait pouvoir vérifier facilement) : « La violence? Je ne peux pas la conseiller…mais je ne peux pas la désapprouver » (sic) . On ne s’étonne donc pas qu’il fut soupçonné d’importer des armes en Tunisie en provenance d’Allemagne par la police tunisienne.

Selon Mohamed-Chérif Ferjani qui a analysé le discours de Ghannouchi dans son livre Islamisme, laicité, droits de l’homme « Quant aux moyens à utiliser pour combattre la « mécréance » et l' »injustice », R. Ghannouchi préconise le Jihad qui « varie selon l’étape » de l’action pour un « régime islamique » (pages 212-213). « Islamisme modéré », ah bon madame Thedrel ?

 Deuxième contre-vérité: Arielle Thedrel laisse aussi entendre que Ennahda n’aurait jamais eu de liens proches et très privilégiés avec le FIS, faisant de lui un parti islamo-conservateur démocratique comme l’AKP (si tant est que l’AKP corresponde à cette définition). Qu’elle médite donc sur ces quelques faits historiques :

– Lors de son exil à Alger en 1990 c’est Ghannouchi en personne qui a rédigé la plate-forme électorale du FIS pour les élections municipales algérienne de 1990, révèle Roland Jacquard dans son livre Au nom d’Oussama Ben Laden paru chez l’éditeur Jean Picollec en 2001. Mieux, c’est Ennhada qui a aidé le FIS à rencontrer les bailleurs de fonds au sein des monarchies arabes à la veille de la guerre du Golfe ajoute Jacquard toujours excellement informé. Selon un conseiller des Nations-Unies en matière de terrorisme, « en 1990 et 1991, Ennahda a envoyé de nombreux cadres en Algérie pour aider les militants du FIS dans leur campagne électorale« . Le Nouvel Observateur du 14 juin 2001 a questionné Hichem Aboud (ancien directeur de cabinet de la Sécurité militaire algérienne) qui révéla « Lorsque les Tunisiens ont proposé, dans le cadre de la coopération, de filer Ghannouchi quand il venait rencontrer les gens du FIS, les services algériens ont refusé au nom de la démocratie […] Les Tunisiens n’en revenaient pas : l’ambassadeur d’Arabie Séoudite allait au siège du FIS et rencontrait ses dirigeants (la direction de Ennahda). On savait pourtant que le FIS était financé par l’Arabie Séoudite. On laissait faire. On ne bougeait pas »

Pour des gens qui ne sont pas très proches du FIS selon Thedrel, c’est quand même bizarre !

Pour finir, on apprendra à Arielle Thedrel les liens entretenus entre l’Iran des Pasdarans avec Ghannouchi, afin de parfaire ses fiches pour ses prochains papiers sur l’islamisme  tunisien . Car pour information, voici la retranscription de l’allocution de Ghannouchi au 1er congrès islamique tenu à Téhéran du 4 au 6 décembre 1990 :

 » Les premières lueurs de l’islam apparaissent, ainsi que les promesses d’un islam victorieux, avec un Etat islamique international […] un islam qui règlera leur compte aux armées juives criminelles qui poursuivent leur croisade contre notre Umma […] l’adversité est de nature à éveiller notre nation, et à l’inciter au djihad, à l’union et au combat contre ces régimes traitres qui nous oppriment »

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Le Conseil islamique de Suisse déplore l’interdiction de la burqa…

GENEVA, Sept 29- Kuwait News Agency (KUNA) —

« The Islamic Central Council of Switzerland (ICCS) Thursday expressed its deep concern about the accord reached by the Swiss Federal Parliament on a ban of the Niqab by a majority of 101 to 77 votes. The ban was proposed by the right wing Swiss Peoples Party (known as SVP).

Speaking to the Kuwait News Agency (KUNA), the Islamic Central Council’s spokesman, Qaasim Illi, expressed hops that, « the Council of States would be rational and correct the National Council’s failings just as they had rejected a similar attempt by the representatives of the State of Aargau northern of Switzerland. » He further outlined that what causes uneasiness about the National Council’s decision was the impression given by the legislators that Islam was rejected by the Swiss society, Muslims were not welcomed and that this political trend was on the rise among the Swiss.(…) According to the ICCS, Muslim women are mostly affected by Islamophobia specifically those who face difficulties for wearing the Islamic head scarf-hijab in some public schools or when trying to find a job. These women often get confronted with verbal attacks whilst trying to adhere to the Islamic dress code.

The draft resolution aims at banning all kinds of face covering in public transportation, public service offices and at demonstrations. An exception is being made for the annual carnivals, which allow for different masks and other forms of face coverings as part of the Swiss tradition. » dépêche intégrale